Islamo-fascisme : Valls lâche le grand mot !

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Islamo-fascisme : Valls lâche le grand mot !

Publié le 17 février 2015
- A +

Le regard de René Le Honzec.

islamofascisme rené le honzec

Après s’être signalé par sa France de l’apartheid, Manuel se trouve une vocation de spécialiste de tout pour dénoncer le nouveau danger de l’islamo-fascisme. Le grand mot est lâché ! Non, pas islamo, parce que l’amalgame, vous savez, mais le fascisme ! Le grand compagnon de jeu du socialisme et du communisme, une famille d’enfants turbulents désireux de contrôler la cour de récré, au point de s’entretuer pour cette dictature. Le problème du socialisme, c’est qu’on le trouvait dans le national-socialisme de tonton Adolf et dans le communisme, qui est un ensemble de doctrines politiques issues du socialisme et, pour la plupart, du marxisme, opposées au capitalisme – plus précisément à la propriété privée des moyens de production – et visant à l’instauration d’une société sans classes sociales, dixit Wiki. Parce que quand c’est ce que je disais en fac à mes petits camarades gauchistes révolutionnaires, fallait entendre les cris d’orfraie !

Et pourtant c’est la tache originelle du socialisme français, qui n’a jamais réussi à faire son deuil de son grand frère décédé il y a une vingtaine d’année, le laissant orphelin (licence poétique). Plus de point de repère : on pouvait être socialiste trotsko, mao, s’infiltrer dans le socialisme à la Mitterrand, s’allier avec Brejnev et ses camps de rééducation par le travail avec le faux-nez de Marchais, faire un programme commun et embrasser des communistes au Conseil des ministres. On pouvait faire tout ça, parce que, en face, il y avait les faaaaachistes ! La Bête sans cesse renaissante (nan, pas l’Ours soviétique), l’Infâme, les-pires-heures-de-notre-histoires, et, avec l’invention par Mitterrand du Front National, la solution géniale pour pouvoir dénoncer le petit frère d’école qui avait moins bien réussi que les autres (vae victis) en y amalgamant systématiquement tout ce qui n’était pas estampillé « de gauche ».

C’est le socialisme de 81, sûr de son Grand Soir, c’est le socialisme de 2012, avec Hollande qui s’en fout, égocentriste forcené qui prépare sa retraite dorée, un programme inepte et idéologique qui va de « on va construire des logements pour les pauvres » à la Duflot à « on va construire une France socialiste en éduquant les enfants à la merveilleuse religion de la laïcité, en les retirant à leurs influences néfastes (parents, religion, classes, milieux) » à la Peillon, en passant par différentes nationalisations, genre autoroutes à la Ségolène, et par « on va supprimer la délinquance en supprimant les peines » avec Taubira.

En réalité, la gauche est incapable si elle n’est pas idéologique ; si elle est idéologique, elle détient la vérité et la vertu et ne peut se tromper. Il lui faut des ennemis, comme aux premiers temps de la Révolution, pour les accuser d’échecs que son idéologie produit en masse et les abattre. Parler d’islamo-fascisme lui permet de renouer avec ses vieux fantasmes : elle « respecte, bien sûr, l’islam » (pas d’amalgame), mais le fascisme lui donne une supériorité morale qui l’autorise à vendre des avions aux potentats arabes, de vouloir maîtriser Internet et, bientôt, de retourner faire la guerre en Libye.

C’est tellement évident que Tonton El Hitler et tonton Ben Mussolini soient les inspirateurs d’Al Qaïda, Daesh et du Hezbollah…

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)
  • La complaisance médiatique de la grande majorité des commentateurs, journalistes qui réussit au départ du même mot (islamo-fasciste) à le qualifier d’élément d’un discours républicain lorsque prononcé par Valls alors que dit par Estrosi (F5: C Politique) ou Sarkozy, celui-ci devient subitement propagande pour les thèses identitaires, communautaires FN et/ou signe intolérable d’un amalgame malheureux entre (gentils) musulmans et (méchants) islamistes terroristes…

  • Super édito : Bravo !

    Et oui, ca fait 35 ans que la gôche nous joue sa chanson destructrice à base de peur de la peste brune et de bouillie guignolo-clownesque.

    Ils n’ont pas changé le disque, même si ca crée des électeurs du FN et des abstentionnistes à la pelle.

    Perseverare diabolicum

  • « la gauche est incapable si elle n’est pas idéologique… »
    très pertinent
    et le dessin caustique

  • Les commentaires sont fermés.

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Carine Azzopardi est une journaliste qui a subi la perte de son compagnon et père de ses deux filles lors de la monstrueuse attaque terroriste du Bataclan. Au-delà de cette tragédie personnelle, à travers cet essai, elle entend dénoncer la peur, le manque de courage, mais aussi les dangereuses compromissions, qui amènent une partie des politiques, médias, associations et autres acteurs de la société à se voiler la face ou à céder face aux assauts idéologiques et manipulations allant à l’encontre de la démocratie.

 

Censure et ... Poursuivre la lecture

Si la France est connue pour être un pays de manifestations violentes, depuis plusieurs années l'émergence de l’expression « pas de vagues », en particulier dans l’Éducation nationale, interroge sur les véritables intentions de ses locuteurs.

Témoin d’une explosion des tensions communautaires, la France connaît depuis plusieurs années un climat social exacerbé, aussi bien sur le plan économique que culturel.

Explicitement rejeté devant l’Assemblée nationale le 17 octobre dernier par le ministre de l’Éducation nationale Gabriel A... Poursuivre la lecture

Et si une révolution libérale était en maturation en Amérique latine ?

C’est une perspective à ne pas négliger, eu égard à l’actualité politique de trois pays qui, ayant chacun à leurs manières subi les affres du socialisme, pourraient s’apprêter à écrire une nouvelle page de leur histoire en portant au pouvoir des libéraux.

En Équateur, c’est chose faite avec l’élection de Daniel Noboa. Au Venezuela, la présidentielle de 2024 pourrait faire émerger Maria Corina Machado, une centriste libérale, tête de file de l’opposition à Nic... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles