Islamo-fascisme : Valls lâche le grand mot !

Le regard de René Le Honzec.

islamofascisme rené le honzec

Après s’être signalé par sa France de l’apartheid, Manuel se trouve une vocation de spécialiste de tout pour dénoncer le nouveau danger de l’islamo-fascisme. Le grand mot est lâché ! Non, pas islamo, parce que l’amalgame, vous savez, mais le fascisme ! Le grand compagnon de jeu du socialisme et du communisme, une famille d’enfants turbulents désireux de contrôler la cour de récré, au point de s’entretuer pour cette dictature. Le problème du socialisme, c’est qu’on le trouvait dans le national-socialisme de tonton Adolf et dans le communisme, qui est un ensemble de doctrines politiques issues du socialisme et, pour la plupart, du marxisme, opposées au capitalisme – plus précisément à la propriété privée des moyens de production – et visant à l’instauration d’une société sans classes sociales, dixit Wiki. Parce que quand c’est ce que je disais en fac à mes petits camarades gauchistes révolutionnaires, fallait entendre les cris d’orfraie !

Et pourtant c’est la tache originelle du socialisme français, qui n’a jamais réussi à faire son deuil de son grand frère décédé il y a une vingtaine d’année, le laissant orphelin (licence poétique). Plus de point de repère : on pouvait être socialiste trotsko, mao, s’infiltrer dans le socialisme à la Mitterrand, s’allier avec Brejnev et ses camps de rééducation par le travail avec le faux-nez de Marchais, faire un programme commun et embrasser des communistes au Conseil des ministres. On pouvait faire tout ça, parce que, en face, il y avait les faaaaachistes ! La Bête sans cesse renaissante (nan, pas l’Ours soviétique), l’Infâme, les-pires-heures-de-notre-histoires, et, avec l’invention par Mitterrand du Front National, la solution géniale pour pouvoir dénoncer le petit frère d’école qui avait moins bien réussi que les autres (vae victis) en y amalgamant systématiquement tout ce qui n’était pas estampillé « de gauche ».

C’est le socialisme de 81, sûr de son Grand Soir, c’est le socialisme de 2012, avec Hollande qui s’en fout, égocentriste forcené qui prépare sa retraite dorée, un programme inepte et idéologique qui va de « on va construire des logements pour les pauvres » à la Duflot à « on va construire une France socialiste en éduquant les enfants à la merveilleuse religion de la laïcité, en les retirant à leurs influences néfastes (parents, religion, classes, milieux) » à la Peillon, en passant par différentes nationalisations, genre autoroutes à la Ségolène, et par « on va supprimer la délinquance en supprimant les peines » avec Taubira.

En réalité, la gauche est incapable si elle n’est pas idéologique ; si elle est idéologique, elle détient la vérité et la vertu et ne peut se tromper. Il lui faut des ennemis, comme aux premiers temps de la Révolution, pour les accuser d’échecs que son idéologie produit en masse et les abattre. Parler d’islamo-fascisme lui permet de renouer avec ses vieux fantasmes : elle « respecte, bien sûr, l’islam » (pas d’amalgame), mais le fascisme lui donne une supériorité morale qui l’autorise à vendre des avions aux potentats arabes, de vouloir maîtriser Internet et, bientôt, de retourner faire la guerre en Libye.

C’est tellement évident que Tonton El Hitler et tonton Ben Mussolini soient les inspirateurs d’Al Qaïda, Daesh et du Hezbollah…