Le capitaine de pédalo a encore frappé !

Vladivostok Mistral RLH

Le regard de René Le Honzec.

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Le capitaine de pédalo a encore frappé ! En ne choisissant pas de livrer ou non, mais d’attendre encore et toujours d’être contraint de prendre une décision, Hollande reste fidèle à sa ligne politique de Premier Secrétaire du PS, louvoyant entre partis, tendances et promotions canapés.

Pendant que Merkel se chauffe au gaz de Poutine, tandis que Cameron déroule le tapis rouge (sans faucille ni marteau) aux placements russes à la City, Flanby joue les simili-caïds en affectant une position dénuée de tous sens politique.

Il refuse de vendre ? Soit, il en coûtera des centaines de millions de dédommagements, un chantier naval en difficulté, deux carcasses flottantes dont la Royale ne saurait quoi faire (aménagements pour des besoins spécifiques russes) et dont une partie des responsables russes n’a jamais voulu, une réputation de fiabilité désastreuse auprès des anciens ou potentiels acquéreurs – si les Indiens achètent les Rafale, qu’un début de guerre les oppose à leurs traditionnels ennemis pakistanais, on ne vend plus ?

Il accepte de vendre ? Il se fera passer pour un faible aux yeux de l’establishment médiatico-subventionné, qui a dès le début détesté Poutine qui lui rappelait toutes ses erreurs de jeunesse dans la croyance du grand soir rouge.

Mais il aurait pu être celui qui décide, tranche, tient parole tout en adoptant un langage diplomatique intelligent, constructif parce que modéré et ferme, tant envers les agités de Kiev que de ceux du Dombaz, acceptant de considérer enfin Poutine comme le chef de la puissance européenne de l’Est. Et alors jouer comme Sarkozy le fit lors de la crise de Géorgie, en interlocuteur reconnu, poste prestigieux à pourvoir face à l’apathie européenne et otanienne. Bref, devenir un Homme d’État. Mais, même au Mali, il n’y arrive pas.

Parce que c’est un socialiste, et un socialiste, ça ne sait pas faire.