Mélenchon’s creed

melenchon révolution rené le honzec

Le regard de René Le Honzec.

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Il y a peu, mon billet portait sur la persistance du social-marxisme dans l’État français, malgré l’effondrement théorique de ses oripeaux les plus symboliques, le Mur de Berlin et l’Empire du Mal. Je rappelais la présence ostentatoire d’un PCF pourtant apparemment moribond en voix d’électeurs, mais toujours capable de nuisances par ses courroies de transmission syndicales, médiatiques, universitaires, municipales. L’un des oripeaux de ce système est un agitateur patenté, portant haut le verbe tribun et prolétarien – qu’il n’ a jamais été, avouant son addiction aux confortables premières en avion, par exemple – je nomme le député européen Mélenchon, ex-sénateur, ex-ministre, ex-petit prof de Lons-le-Saunier et dont les seules qualités sont celles de ces milliers d’ambitieux qui savent qu’ils n’ont ni le courage ni les compétences pour se faire une place dans l’économie réelle. Alors ils tentent la voie royale de la fonction publique, de la politique, de la maçonnerie qui permet de grimper dans la sphère rappelée récemment par Flanby, celle de « Ça coûte rien, c’est l’État qui paye »

Mélenchon s’est accoquiné avec les débris de l’Armée Rouge pour monter son Parti de Gauche, manipulé par Laurent et son PCF. De résultats pitoyables en déculottées électorales, de duels accablants avec Marine en reculades, Mélenchon veut rester ce camelot qui essaye de refourguer à des ménagères de plus de 50 ans désillusionnées des chimères à treize à la douzaine : « Allez, camarade, ton usine, ton emploi, la présidentielle et les grands trusts je te les fais à une voix ! ». C’est le Jean-Edern Hallier du pauvre – et encore, les pauvres vont chez Bleu Marine.

Sa dernière lubie ? S’indigner avec force postillons rouges contre le personnage de Robespierre dans le jeu à succès planétaire « Assassin’s Creed Unity » dont l’action, cette fois, se passe sous la Révolution. Bien sûr, des flots de sangs, Robespierre, idole de Méluche maltraité, pensez donc, ce héros au regard si doux, leader, Führer, Conducator, lider maximo de cette république qui allait massacrer des centaines de milliers de civils français, femmes, enfants, vieillards, à la guillotine – un peu – ou au canon, plus, au fusil, à la baïonnette, à la famine, à la torture. C’est, entre autres, le Génocide vendéen. Et Robespierre, c’est Mélenchon : petit avocat sans envergure, élu, prenant du grade et au passage de la férocité, pour aboutir à l’Inflexible sans pitié. Mélenchon hurle au complot contre le peuple. Heureusement, Mélenchon n’est pas le Peuple, ne l’a jamais été, et ce peuple va acheter Assassin’s Creed dont les flots de sang lui donneront peut-être l’envie d’en savoir plus sur les réalités révolutionnaires du camarade Mélenchon.