Hadopi : il faut sauver le soldat « Création »

Fleur Pellerin va devoir faire preuve d’imagination pour protéger la création française contre la contrefaçon et la diffusion illicite sur internet. Le point de vue de Thierry Berthier.

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Fleur Pellerin (Crédits : Adam Tinworth, licence CC-BY-ND)

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Hadopi : il faut sauver le soldat « Création »

Publié le 6 septembre 2014
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Par Thierry Berthier.

Fleur Pellerin credits Adam Tinworth (licence creative commons)

À peine entrée en fonction, la nouvelle ministre de la Culture Fleur Pellerin va devoir faire preuve de stratégie, d’agilité et de pragmatisme pour soutenir la filière française de la création de biens culturels face aux assauts répétés de la contrefaçon et de la diffusion illicite sur les réseaux. Préserver le droit d’auteur, limiter le pillage culturel par la prévention, la dissuasion et la sanction sont des défis complexes qu’elle devra relever dans les semaines qui viennent…

 

UN DOSSIER PRIORITAIRE

Selon une étude de l’ALPA (Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle) près d’un tiers des internautes français ont consulté au moins une fois un site de diffusion illicite de séries ou de films en 2013. Si l’HADOPI a bien franchi en avril 2014 la barre symbolique des trois millions de « premiers avertissements » envoyés en trois ans et demi d’existence, un seul internaute indélicat a été condamné à une coupure de sa connexion internet mais sa peine n’a pas été appliquée…
Le film américain Expendables 3 sorti officiellement le 20 août était disponible sur les réseaux de streaming et de torrent trois semaines avant cette date. Lucy, le film de Luc Besson sorti lui aussi en août figurait en tête de gondole de nombreuses plateformes de streaming trois semaines avant sa sortie officielle. C’est sur ce constat peu encourageant que Fleur Pellerin succède à Aurélie Filippetti au ministère de la Culture. Sa feuille de route comprend entre autres dossiers celui de l’avenir d’HADOPI, celui du projet de loi sur la Création préparé par l’ancienne ministre, celui d’une éventuelle licence globale, enfin, celui de la gestion des turbulences créées par l’arrivée de Netflix sur le territoire national ; autant dire que le programme de la nouvelle ministre est particulièrement chargé et que ses futures décisions sont attendues avec grande impatience…

Le député UMP Lionel Tardy a d’ores et déjà interrogé Fleur Pellerin sur sa position quant à l’avenir de l’HADOPI et à son éventuel rapprochement avec le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Le rapport Lescure avait envisagé un transfert de compétence entre l’HADOPI et le CSA sans que la préconisation ne soit suivie d’effet. Le député Lionel Tardy souhaite également savoir si la ministre présentera au Parlement un projet de loi sur la Création et selon quel calendrier.

Les ayants-droit ont eux aussi présenté une liste de doléances prioritaires sur la préservation du droit d’auteur et sur une éventuelle licence globale. L’Association des Producteurs de Cinéma (APC) œuvre pour l’application immédiate des préconisations du rapport Mireille Imbert-Quaretta sur la contrefaçon en ligne. Celui-ci explore plusieurs pistes pour lutter contre l’activité illicite des sites de streaming direct download et en particulier la mise en place de « chartes d’engagement volontaire » avec les intermédiaires de paiement et les régies publicitaires. Une autre piste consiste à produire un système de notification et de retrait prolongé, le « notice and stay down ».

Ce dispositif contraindrait un hébergeur de contenu illicite recevant une demande de retrait à veiller pendant une durée de six mois à la non-remise en ligne du contenu signalé. Cette mesure obligerait les hébergeurs à installer un dispositif d’empreinte sur les œuvres. Les géants Google et Dailymotion ont déjà adopté ce dispositif. Pour les petits hébergeurs, la situation est plus complexe…

L’Europe s’est d’ailleurs prononcée sur cette question et refuse actuellement que les intermédiaires soient contraints à des pratiques de surveillance généralisée. L’idée d’une liste noire rassemblant les hébergeurs « massivement contrefaisants » fait son chemin. Elle permettrait de concentrer la pression des ayants-droit sur les premiers responsables-coupables de la contrefaçon numérique.

 

LA RÉPONSE GRADUÉE DE L’HADOPI

ImpressionLa Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet, plus connue sous l’acronyme HADOPI, a publié le 16 juillet 2014 un rapport présentant les chiffres clés de la « réponse graduée », dispositif mis en place pour lutter contre la consommation illicite de biens culturels sur internet. Construite sur une chronologie en cinq phases (fig.1), la réponse graduée d’Hadopi doit d’abord s’interpréter au regard du ratio phase 5/phase 1, soit 119 dossiers transmis à la justice sur plus de trois millions de « premières recommandations ». On se dit immédiatement « Tout ça pour ça ! » et l’on s’interroge sur l’effet sanction de cette construction et sur son coût.

Les onze pages du rapport prouvent toute la difficulté à mettre en place un dispositif efficace à la fois dissuasif et répressif (il n’y a pas de dissuasion sans répression…) dans le domaine de la préservation du droit d’auteur. Au cours de l’année écoulée, la commission a doublé le nombre de recommandations envoyées avec plus de 300 000 premières recommandations et 150 000 deuxièmes recommandations envoyées aux internautes détectés.

Ces avertissements les informent, avec une courtoisie démesurée, qu’Hadopi a constaté l’utilisation de leur accès internet à des fins de mise à disposition sur les réseaux ou de lecture illicite d’œuvres protégées par le droit d’auteur.

Ainsi, durant la période d’octobre 2010 au 30 juin 2014, 8,9 % des titulaires d’abonnement à internet en France ont reçu une première recommandation de l’Hadopi. Le mois de juin 2014 a enregistré un record d’envoi avec 149 357 avertissements adressés aux internautes suspectés de téléchargement illégal d’œuvres protégées. La répartition géographique des internautes « avertis » par l’Hadopi démontre une forte hétérogénéité et mériterait d’être croisée avec d’autres marqueurs socio- économiques, le nord et le sud-est de la France concentrant les recommandations. L’indicateur des prises de contact avec Hadopi après réception d’un avertissement montre le faible impact du protocole sur l’internaute averti. Seuls 4,2 % des primo-avertis prennent contact avec les services d’Hadopi, contre 25 % à l’issue de la seconde phase et 43,5 % après la troisième. Assez curieusement, le rapport se félicite de ces taux de prise de contact, signe selon lui du fort potentiel dissuasif de la réponse graduée. Lors de cette prise de contact, 35 % des internautes avertis reconnaissent la pratique illicite et 25 % déclarent prendre des mesures pour la stopper. Moins de 1 % contestent les faits…

Selon un sondage CSA pour Hadopi auprès des Français, 70 % des internautes ayant reçu un premier avertissement déclarent avoir diminué leur consommation illicite de biens matériels dématérialisés. Ils sont 88 % après le second avertissement. 73 % des avertis déclarent ne pas avoir changé de plateforme au profit d’une autre plateforme illégale.

Le chiffre le plus important du rapport est sans doute celui-ci :

La réception d’un avertissement Hadopi n’entraîne pas un report vers l’offre légale. Seuls 25 % des avertis changent leur pratiques et se tournent vers du contenu licite. Enfin, 45 % des Français n’ayant jamais reçu d’avertissement mais ayant un proche averti déclarent diminuer leur consommation illicite. L’analyse de l’audience des plateformes de services torrent, de streaming et de téléchargement direct montre une stagnation sur l’année écoulée, à mon sens peu interprétable.

Deux tiers des Français connaissent l’existence d’Hadopi mais un tiers estime qu’elle a été absorbée par le CSA ou qu’elle est en sommeil.

 

AMÉLIORER L’EFFICACITÉ DISSUASIVE DE LA RÉPONSE GRADUÉE

Lorsque l’on observe l’architecture du dispositif « réponse graduée », d’un point de vue strictement systémique, on mesure vite la longueur du chemin séparant le premier avertissement de la transmission effective du dossier auprès d’une juridiction compétente.

La troisième phase du processus parait superflue et contre-productive en termes de dissuasion. Elle allonge inutilement la phase initiale et contribue à brouiller le message dissuasif.

Conserver les deux premières phases et supprimer la troisième permet de maintenir un volume significatif de situations de récidives examinées mais oblige aussi à modifier la phase de délibération et celle de transmission. Ce choix sous-entend un changement d’échelle important dans le traitement des dossiers. On passe ainsi de 1500 cas observés durant la troisième phase à plus de 300 000 en fin de seconde phase situant de fait l’opération dans une démarche Big Data. Il faut alors nécessairement automatiser la délibération. Une délibération algorithmique construite sur un modèle valué pertinent semble réalisable aujourd’hui et permettrait de traiter rapidement un grand nombre de dossiers. Elle aurait le mérite d’évoluer selon des règles claires, prédéfinies et portées à la connaissance de l’internaute dès le premier avertissement. La phase de transmission doit elle aussi être automatisée en demeurant bien entendu paramétrable selon le contexte répressif retenu par le législateur. On peut imaginer un éventail d’amendes forfaitaires graduelles (à l’image du traitement des infractions routières) afin de ne pas engorger les tribunaux.

Les recettes générées par le dispositif viendraient ensuite compenser le manque à gagner produit par les pratiques illicites. L’évolution vers la généralisation des sanctions est techniquement réalisable mais rien ne dit que le citoyen l’accepte sans réticence…

 

UNE QUESTION D’ÉDUCATION ET DE CYBER-CIVISME

Hadopi devrait investir le champ de l’éducation pour promouvoir les vertus d’un cyber-civisme et d’une « hygiène numérique ». Il suffit parfois d’une simple présentation argumentée pour modifier durablement certains comportements.

Enseignant en poste dans un département informatique d’IUT, je participe chaque année à la sensibilisation des étudiants entrant en première année. Avant de signer une charte d’utilisation des moyens informatiques de l’Université, ils sont informés des risques liés aux pratiques numériques illicites et des effets collatéraux du téléchargement illégal. Chaque année, ces jeunes découvrent avec le regard de l’innocence qu’ils ont un lourd passé de délinquant numérique et que regarder le dernier film de Luc Besson avant sa date de sortie officielle sur un site de streaming n’est jamais un acte anodin. Ont-ils reçu une sensibilisation adaptée au collège ou au lycée, c’est-à-dire durant les années d’installation des pratiques illicites ? Ont-ils été informés de l’existence du dispositif Hadopi ? Ont-ils conscience des effets économiques d’une consommation illicite généralisée de contenus culturels ? La réponse est négative, chaque année négative…

L’évocation des rares cas de transmissions des dossiers auprès des juridictions ne suffit pas à les dissuader d’utiliser les plateformes illicites mais permet en général une prise de conscience des effets de ces pratiques sur la création. Hadopi doit communiquer sur ces problématiques de façon pragmatique et convaincante. Sa mission initiale doit être étendue dans ce sens.

 

CIBLER LES PLATEFORMES ILLICITES

Il s’agit du volet principal de la lutte contre la diffusion illégale d’œuvres culturelles. L’histoire de la fermeture de Megaupload obtenue sous la pression de la très puissante MPAA (Motion Picture Association of America) doit faire jurisprudence. Lorsque ces plateformes sont implantées sur le territoire américain, l’opération peut être reproduite facilement. Quand ce n’est pas le cas, il faut faire pression sur les gouvernements concernés et agir sans retenue sur la composante vitale de la plateforme illicite : ses vecteurs et ses infrastructures de paiement. Le blocage et la confiscation des comptes paypal d’une plateforme de hacking et de partage de contenus a très récemment permis sa fermeture définitive. Les grands acteurs du paiement en ligne doivent se mobiliser et coopérer dans ce sens car la mesure est particulièrement efficace.

Le référencement de ces plateformes par les grands moteurs de recherche contribue fortement à leur audience et à leur succès. Il y a là un levier puissant sous réserve d’un accord négocié entre le moteur et les ayant-droits. Google n’a aucun intérêt stratégique à tuer la création, il peut devenir au contraire le premier pourfendeur de la diffusion illicite pour peu que le contrat initial soit clair.
Le moteur de recherche russe Yandex et le moteur chinois Baidu doivent eux aussi être associés (commercialement) à cette campagne de déréférencement des plateformes illégales.

Enfin, lorsque les structures illicites échappent à toute forme de pression, on peut imaginer que les ayant-droits commanditent des opérations de « sécurité offensive » réalisées par des cellules de hacking spécialisées. Leurs cyberattaques ciblées permettraient alors d’entraver la diffusion illicite et la bloquant ou en la ralentissant suffisamment…

La préservation de la création d’œuvres culturelles s’inscrit pleinement dans une démarche de lutte contre la cyberdélinquance. Elle doit mobiliser l’ensemble des grands acteurs du numérique en se réinventant constamment. Si l’éducation, la dissuasion et la sanction participent à cette lutte, elles ne doivent pas exclure des options « offensives » ciblant directement les plateformes illicites.


Sources :

 

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  • Renforcer le répugnant dispositif HADOPI?

    Allo la Terre?

    • #Anne Honnime : Quand vous allez au restaurant, vous choisissez, vous consommez. Etes-vous choquée lorsqu’on vous apporte l’addition ? Avec un peu d’agilité, vous pouvez très facilement sortir du restaurant juste après votre dessert sans attendre le café et l’addition, sans payer et sans grand risque.
      La consommation de contenus culturels illicites, c’est exactement le même contexte en un peu plus dématérialisé. Si les trois quarts des clients du restaurateurs choisissent l’option du « consommer sans payer », le type ferme sa boutique au bout de trois semaines…

      • Comparaison totalement hors de propos. Lorsque vous vous rendez au restaurant vous consommez un service que vous devez fort logiquement payer.

        Concernant le téléchargement, le bien – dans son entièreté c’est à dire le disque de plastique communément appelé CD et de facto ce qui est enregistré dessus, n’en déplaise aux thuriféraires des droits d’auteurs – a déjà été payé, ce qui est téléchargé (via les réseaux P2P) n’est que de la copie et donc ne pas payer n’est ici pas techniquement assimilable a du vol.

        Vous pouvez retourner le sujet dans tout les sens , il n’y à pas de soustraction de du, donc ni fraude, ni vol.

        • Le rappel du droit et de la loi du copyright comme du droit d’auteur, universel sur la Terre : seul l’ayant droit d’une œuvre et sa société de représentation sont légalement habilités à en autoriser la copie. L’auriez vous oublié dans votre frénésie libertaire ou alors ouvrez tout grand les tiroirs de vos créations personnelles et faites en profiter le plus grand nombre, après des années de travail… Les œuvres de l’esprit ne vous appartiennent pas parce que vous en auriez acheté une copie.

          Seriez-vous jaloux des gens qui ont un quelconque talent et tentent de le faire fructifier par la duplication ? Un cuisinier qui refait tous les jours la même recette et la duplique ad vitam pour constituer un chiffre d’affaire ? Dans ce cas changez de monde, vous ne faites pas partie de celui-ci qui protège le travail et la créativité, la répétitivité du processus pour créer des revenus. Et puis, pour finir, il n’y a pas de société viable et possible sans cette base.

          • Réponse absolument ubuesque qui oublie entre autres que la propriété intellectuelle est difficilement justifiable du fait de la nature même des « oeuvres de l’esprit » qui ne sont que des informations et que, de part leur nature elle ne peuvent être soustraites ( uniquement transmissibles par duplication ) et donc poser un tort à leurs auteurs qui au mieux peuvent revendiquer une paternité mais certainement pas une propriété.

            En outre vous citez l’exemple de la restauration et cela tombe très bien puisqu’il n’existe pas de droits d’auteurs dans ce domaine , idem pour le milieu de la prestidigitation. Et pourtant aucun de ces deux milieux n’est a ma connaissance en voie de disparition.

            On pourrait évoquer aussi le fait que la culture monnayée n’est pas née en même temps que le droit d’auteur , a moins que l’on ai fait récemment une découverte qui me soit passée sous le nez. Du reste même à supposer qu’aujourd’hui le paradigme ai changé à cause d’internet il y à un tas d’artistes qui vivent sans même adhérer à l’idéologie des droits d’auteur et arrivent tout de même à monnayer efficacement leur oeuvres et acceptent qu’être un artiste comporte des risques inhérents quant à la gestion de leur carrière.

            L’idéologie des droits d’auteur que vous défendez ne défend pas la culture mais la cégétisation de celle-ci.

            • Le restaurateur vends ses repas, il est rémunéré après chaque consommation, donc votre exemple me semble peu pertinent.
              Voici un exemple simple et concret :
              Cela fait des années que les enseignants en mathématiques des filières supérieures sont régulièrement sollicités par les maisons d’édition d’ouvrages universitaires pour rédiger des livres de niveau premier et second cycle de maths pour l’informatique. A titre personnel, je n’ai jamais répondu à cette sollicitation car je sais que 24 heures après la sortie du livre, il sera disponible sur les plateformes russes Bookos et Libgen, parfaitement référencé et que les étudiants pourront tous le télécharger gratuitement au format pdf ou djview.
              Dans ce cas très précis, la copie illégale TUE la production.

              • Combien vous auriez pu espérer gagner avec un tel bouquin, avant l’apparition de ces plateformes?

                Des cacahuètes j’imagine. Les auteurs ne touchent quasiment rien, alors un bouquin dans un domaine spécialisé où il doit y avoir déjà pléthore de références…

                • C’est une vraie question, je regrette que vous n’y répondiez pas.

                  • Argument fallacieux qui ne peut en aucun cas servir à la défense d’un droit au piratage gratuit, contre HADOPI, le droit moral s’appliquant hors toute rétribution, même sur un site gratuit comme Contrepoints et à ses articles.

                    • Merci fraserve pour cette réponse.
                      Je constate que vous faites preuve d’un grand dynamisme dans les contre arguments fournis.
                      Effectivement, il existe un contrat moral sur la publication d’un ouvrage quelque soit son tirage ou le bénéfice obtenu à partir de la vente légale de ce livre.
                      Piller/pirater un livre qui rapporte 10 euros ou 50 000 euros à son auteur reste un vol.
                      Les Etas-Unis sont en train de réussir dans leur lutte : la très puissante MPAA (Movie Picture Association of America), a été l’un des artisans des accords conclus en juillet 2011 avec les principaux FAI américains, dont la mise en oeuvre institue outre-atlantique une “réponse graduée“ en six étapes pour lutter contre l’appropriation illicite sur les réseaux P2P (US Copyright Alert System).
                      La France doit elle aussi s’activer dans ce sens. Elle n’a pas le choix si elle souhaite conserver un forme d’exception culturelle.
                      Monsieur fraserve sait parfaitement de quoi de parle ici…

                    • Quel droit moral? De quoi parlez-vous?

                      « Je constate que vous faites preuve d’un grand dynamisme dans les contre arguments fournis. »

                      Quels contre arguments? Il n’y a qu’un tombereau d’attaques personnelles et de menaces de petit facho frustré.

                      Je vois que TB ne répond pas à ma question, je pense donc avoir marqué un point.

                      Comme le reste est à l’avenant, c’est jeu set et match.

                      Je gagne. Fini.

                  • #Anne Honnime : je vous donne donc RDV sur un futur article publié sur Contrepoints pour une prochaine belle séance de Troll : j’essaierai de trouver un bon sujet allergisant rien que pour vous avec un paragraphe dédicacé, ce sera encore mieux ! 😉

                    • @TB
                      J’imagine que vos élèves n’osent pas vous contredire. Ici c’est pas pareil.

                      Le trolleur pour l’instant c’est vous. J’ai posé une vraie question sur vous, que vous avez éludé, parce que vous ne pouvez rien répondre. C’est dommage, parce que vous aviez un seul argument sur la nocivité du « piratage » (anecdotique, mais quand même), et je l’ai réfuté.

        • Prenons par exemple le travail de l’architecte. Vous voulez construire une maison. En France, seul un DPLG est habilité à signer des plans. Il a fait des études longues et couteuses pour obtenir ce droit. Vous lui achetez donc le plan de votre maison et il vous en remet une copie papier. Jusqu’à nouvel ordre, vous pouvez revendre votre maison, mais pas le plan de l’architecte, ni d’en faire une copie à des fins de diffusion gratuite sur le net, prérogatives et supports papiers (la création) qui resteront sa propriété tout le temps de son vivant. Lui a le droit de reproposer ce plan à d’autres personnes (sauf si vous payez un contrat d’exclusivité très cher), pas vous.

          • « Il a fait des études longues et couteuses pour obtenir ce droit. »

            Et ? Beaucoup font d’études longues et couteuses en littérature, histoire du lard, sociologie…
            L’État doit donc tout faire pour leur créer des débouchés s’ils n’existent pas ?

            Il y a ce qu’on appelle la prise de risque, qui fait qu’un travail, un investissement ne sera pas toujours rémunéré.

            « Jusqu’à nouvel ordre, vous pouvez revendre votre maison, mais pas le plan de l’architecte »

            Si je me suis engagé à ne pas le vendre, oui. C’est ce qu’on appelle un contrat, ce qui n’a rien à voir avec le droit d’auteur.

            « Lui a le droit de reproposer ce plan à d’autres personnes »

            Et même si ses plans se retrouvent sur internet, il a toujours un tel droit.

            Au fait, fraserve, vous pensez quoi des licences libres ?
            A terme, l’offre libre va s’accumuler, le nombre d’architectures libres vont s’accumuler, faisant qu’il sera de moins en moins utile de faire appel à un architecte, sauf pour des structures plus exceptionnelles.
            Vous allez vouloir interdire ces licences ?

            Trouvez-vous donc qu’il faille empêcher la baisse des prix pour protéger l’industrie ?

            • Vous avez le droit de rêver d’un monde meilleur selon vos aspirations, elles ne correspondent malheureusement pas à la réalité nulle part. Je vous le dis sans détour, étant assez compétent en terme de droit d’auteur de la musique et des œuvres de l’esprit. Arrêtez de croire que vos élucubrations et vos rêves étayés sur un esprit de spoliation de la création sont la réalité. Le libéralisme n’empêche pas la protection des œuvres de l’esprit, quelles qu’elles soient. Ou alors, je demande à ce que les diplômes eux-mêmes obtenus n’aient plus aucune valeur dans les sélections professionnelles, le vôtre y compris.

              Que faites vous dans la vie ? Moi je suis compositeur professionnel, donc je connais mon domaine et ses implications juridiques.

              Je demande de même que toutes disciplines et tous métiers soient ouverts à toutes personnes désirant les pratiquer. Par exemple moi, mon rêve est de devenir cosmonaute, pilote de ligne, au nom du libéralisme… Je n’ai aucun diplôme correspondant, ce n’est donc pas libéral ? Le droit d’auteur est la protection de l’auteur contre les voleurs de grand chemin dont vous vous gobergez de faire partie et c’est bien ainsi que les œuvres de l’esprit soient protégées contre des prédateurs comme vous dont l’esprit flirte avec aisance avec le non respect du travail d’autrui. Comme mon boucher est protégé dans son métier par son diplôme que je ne peux exercer à sa place.

              Vous ne disposez pas du droit de vous servir des œuvres de l’esprit qui ne vous appartiennent pas sauf celles du domaine public dont vous pouvez faire ce qu’il vous chante sauf d’atteindre au droit moral de l’auteur qui peut être représenté par les descendants de l’auteur et leurs avocats. Passez votre chemin sinon celui-ci finira par la case justice, c’est tout. Et vous l’aurez cherché. Comme dans le cas d’un exercice illégal de la médecine. Il y a un article de loi sur la contrefaçon qui s’appelle la loi du 11/03/1957 et qui est adossée au Code Pénal Art. 425. Il concerne des gens comme vous qui s’assoient sur la réalité tangible des œuvres de l’esprit QUI ONT UN PROPRIETAIRE, (ne vous en déplaise). L’on risque gros à la méconnaître : 5 ans et 250.000 € d’amende au bas mot. Point barre.

              Votre argumentation est débile et antisociale, dans le sens qu’elle oublie et néglige totalement les fondamentaux d’une société organisée qui se bâtit par des normes et des valeurs de toutes espèces (le Décalogue en est la base), ce qui vous chagrine, dont le droit d’auteur en est une incontournable au même titre que le droit de propriété. Si vous voulez d’une société libertaire à votre image, soit ! Prenez d’assaut un désert et construisez-y votre société idéale sans respect du travail des autres et au fond… des autres. Voyons si nous aurons des personnes intéressées par votre projet ? J’en doute fort.

              Car au bout du compte vos arguments pitoyables montrent une méconnaissance totale des secteurs dont vous prétendez être un expert, basée sur un mépris de la personne humaine qui créée et veut valoriser à son seul bénéfice, sa création. En quoi est-ce par ailleurs choquant que ce soit celui qui créée qui puisse bénéficier seul des dividendes de son travail et de son esprit plutôt que des esprits spoliateurs comme le vôtre, qui ont aussi par ce projet de gratuité des œuvres de l’esprit la possibilité de pouvoir les utiliser après spoliation pour faire eux-mêmes des bénéfices avec, comme le font tous les pirates (racl…s) sur la Terre).

              Le droit d’auteur protège l’auteur parce qu’il est légitimement propriétaire de son œuvre. Ou alors mettez-vous à créer au lieu de stipendier sans cesse ceux qui ont eu le talent de travailler (1% de génie, 99% de sueur) pour créer ces œuvres. Qui vous gênent de toute évidence car l’esprit de la création, qui vous est de toute évidence étranger, est ontologiquement associé à celui de la liberté d’esprit, que vous voudriez pour vous mais pas pour les autres.

              Au fond, je vous plains d’avoir un tel esprit égaré par la haine des autres. Car vous faites partie des derniers néandertaliens qui propagent ce genre d’arguments éculés. Je croyais votre race éteinte depuis les derniers débat à ce sujet il y a plus de 7 à 8 ans. Je m’étais trompé.

              Veillez à ne pas déverser votre haine sur mon site ou mon webmail, ils sont surveillés.

              • « Ou alors, je demande à ce que les diplômes eux-mêmes obtenus n’aient plus aucune valeur dans les sélections professionnelles, le vôtre y compris. »

                On se demande bien quel est le rapport…

                « le droit d’auteur en est une incontournable au même titre que le droit de propriété »

                donc vous admettez que le droit d’auteur n’est PAS un droit de propriété!

                « Ou alors mettez-vous à créer »

                Aucun rapport.

                « Veillez à ne pas déverser votre haine sur mon site ou mon webmail, ils sont surveillés. »

                Il joue les durs en plus!

                Au fond du trou, vous devriez vous arrêter de creuser.

          • « En France, seul un DPLG est habilité à signer des plans »

            En quel honneur?

            • Faites l’essai… Même si vous dessinez les plans de votre maison, il vous faudra la signature d’un cabinet pour pouvoir la construire et obtenir le permis…

              • Vous êtes lourd, lourd, lourd.

                • Et vous, la reine des trolleuses….

                  • Projection psychologique.

                    Classique.

                    • Chère Anne, j’aime bien le Troll et les Trolleurs, si j’avais plus de temps , je passerais mon temps à troller..

                      Sur la projection, vous manquez un peu d’éducation , donc voici de saines lectures :

                      – Projections algorithmiques et Cyberespace – article R2IE Revue Internationale d’Intelligence Economique Vol 5/2 2013, pp 179 – 195, publication RDN –
                      – Concurrences algorithmiques et duels asymétriques, Projections algorithmiques – Revue de la Défense Nationale 2013 -et Volume Guerre de l’Information RDN 2014. Sur les projections algorithmiques d’un individu : publication de la Chaire de Cyberdéfense & Cybersécurité Saint-Cyr Sogeti Thales.

                      Vous pouvez également consulter un Talk TEDx consacré au formalisme projectif (novembre 2013) : « Projections algorithmiques » et aux nombreux papiers en ligne AGS Alliance Géostratégique, Automates Intelligents, Admiroutes, Siliconwadi, O1net, ZDnet,…

                      Il vous suffit de saisir « projections algorithmiques » sur votre moteur préféré et vous trouverez sans peine.

                      Si vous avez du temps, voici trois conférences :
                      Digital Intelligence DI 2014 Nantes le 17 septembre prochain » Cyberconflictualité et Projections algorithmiques », Conférence CESAR Nantes (24 novembre Rennes) Prévoir les OP de Hacking d’influence – via les projections algorithmiques –

                      Conférence Transvision 2014 – 20 novembre 2014 Paris, « Projections algorithmiques et altruisme »

                      Plus deux conférences Québec et San Francisco sur le formalisme des projections.

                      Pas besoin d’hyperplan pour définir une projection algorithmique !

      • Je me demande bien quel est le rapport entre des bits, des idées, reproductibles à l’infini et pour lequel l’émetteur perd le contrôle dès qu’ils sont diffusés et un repas dans un restaurant, ou en quoi le fait de télécharger est un préjudice pour un auteur.
        La propriété intellectuelle est-elle propriété et son cadre juridique est-il celui qui est adapté ?
        Il n’y a ni soustraction et l’auteur jouit toujours de son produit, peut toujours le vendre.

        Certes, par rapport à l’époque où l’échange dépendant du support physique, cela aboutit surement à une diminution des gains, mais rien n’est acquis dans ce monde qui évolue.

        Faut-il interdire la concurrence parce que celle-ci diminue le CA de l’entrepreneur qui jouissait d’un monopole et risque même de le mettre en faillite ? Faut-il interdire l’innovation parce que ça ferme des entreprises ?

        C’est à l’entrepreneur à trouver comment se rémunérer de son travail, pas à l’État.

        • Quand la demande de liberté s’attaque à la propriété, elle s’attaque à sa propre liberté et vogue allègrement vers le totalitarisme.

          • Quelle attaque à la propriété ? Il n’y a pas plus d’attaque à la propriété que dans le fait d’établir une concurrence qui réduit les revenus du compétiteur originel.
            Considérez-vous que la concurrence mène au totalitarisme, ce système étant par définition monopole absolu ?

            Si l’État instaure un droit de propriété intellectuel sur le design de votre voiture faisant que tout gain financier obtenu grâce à elle doit rémunérer le designer, ce serait donc un renforcement de la propriété ?

            Ce n’est pas le monopole et les fonctionnaires qui font la culture ou l’innovation mais la concurrence, l’échange…

          • Perdu.

            La « propriété intellectuelle » n’est pas de la propriété.

            • En effet.
              Mais il ne faut pas non plus dire qu’il n’y a pas de propriété intellectuelle.
              Un problème est qu’on confond souvent propriété intellectuelle avec le droit de propriété et le droit positif de propriété tel qu’il existe actuellement, qui est plus une concession qu’autre chose.

              • Il y a non pas un mais plusieurs droits dits de « propriété intellectuelle », vraiment très différents, tant sur l’usage, les principes, le fondement philosophique :
                – droit d’auteur
                – droit des marques
                – brevets
                – modèles
                – bases de données
                – variétés végétales
                (peut être que j’en oublie)

                La force de la protection, la durée, etc. sont différents.

            • Dans votre tête, mais pas dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

              • Vous pouvez l’écrire n’importe où, le droit d’auteur n’est pas un droit de propriété.

                Le croire est faire preuve d’une méconnaissance consternante du sujet.

            • INPI : Institut National de la Propriété Intellectuelle

              http://www.inpi.fr/fr/accueil.html

              Cessez de dire des bêtises, Contrepoints est un site sérieux.

              • « INPI : Institut National de la Propriété Intellectuelle »

                Il ne suffit pas de l’écrire pour que ça devienne des droits de propriété.

                Un mensonge répété mille fois reste un mensonge.

                • INPI : un mensonge ?
                  On aura vraiment tout lu sous votre plume !

                  • Il n’y a pas de « Propriété » intellectuelle, c’est tout.

                    Maintenant, ça suffit.

                    On ne répète pas la messe pour les sourds.

                    • Je me répète dans ma tête cent fois :

                      Le soleil n’est pas jaune…
                      Le soleil n’est pas jaune…

                      Au bout de 10 minutes, j’ouvre les yeux… Le soleil est toujours jaune. C’est vraiment dégueulasse la vie, hein, Anne Honnime.

                      La propriété intellectuelle est une réalité de nos époques et c’est grâce à elle que la créativité tous azimuts a franchi des paliers au XXè siècle… Tout simplement parce que les inventeurs et les créateurs étaient enfin protégés, non pas par un monopole royal ou d’Etat (cf. vos arguments et ceux de vos références en ligne ci-dessus) qui sont des contresens économiques, juridiques, historiques, de liberté… Mais bien protégés dans leurs droits individuels de personne morale : le droit d’auteur est un enfant de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Ces droits et cette déclaration sont issus de la même conjoncture, de ces dix ans qui précèdent l’historique explosion sociale française et qui fit tâche d’huile partout ailleurs dans le monde depuis, comme les nouveaux droits qui sont nés de ce chaos.

                      Vos textes et vos idées ne méprisent pas seulement des droits fondamentaux jamais remis en cause depuis, mais ils méprisent aussi les développements historiques réels (économie, droits de l’homme, droits d’expression protégés…) que ces nouveaux droits d’auteurs ont créé depuis 200 ans. Vous ne méprisez donc pas seulement les créateurs et leurs droits intellectuels légitimes, légaux, institutionnels de protections de leurs œuvres, des « droits de propriété intellectuelle » ne vous en déplaise même s’il faut vous le répéter 100 fois, mais vous foulez aussi l’histoire réelle du monde des deux derniers siècles. Non pas parce que vous ne connaissez pas cette histoire que vous voudriez de toute évidence réécrire, mais parce que fondamentalement, vous êtes jalouse, profondément jalouse de ne pouvoir créer et gagner autant d’argent que les créateurs, les inventeurs, les génies, ceux qui se bougent leur cerveau pour essayer d’inventer du nouveau pour leur époque et leur congénères, pour rendre (créer des) service ou donner du plaisir aux autres. Car tel est leur bon plaisir : rendre service et donner du plaisir.

                      A défaut de talent, Anne Honnime, (j’enlève le « chère », car je doute désormais que ce soit une personne de nature féminine qui se cache derrière ce pseudo trollé terriblement agressif et rempli jusqu’à ras bord de testostérone) votre mépris comble vos frustrations ! Vous n’êtes pas exceptionnelle à ce titre, c’est tellement banal, comme positionnement soi-disant intellectuel, soi-disant courageux, soi-disant protecteur des libertés, soi-disant protecteur du progrès et de l’avenir contre la barbarie du contrôle d’Internet…

                      Oui, c’est bien cela, Monsieur, vous n’êtes qu’un soi-disant.
                      Le pseudo féminin nous laissait croire à une personne intelligente, sensible aux arguments, capable de compréhension et de jugement, capable donc de reconnaître ses erreurs, et puis non , pfffuiiiittttt !

                      Si banal, petit et médiocre, au fond !

      • Vous ne semblez pas faire la différence entre
        1) la défense du droit d’auteur
        2) la défense de la loi HADOPI

        A ce point d’incapacité à raisonner, c’est très très grave. Est-ce que vous êtes comme ça en cours aussi?

  • Regarder un film telechargé illégalement est il du vol?

    – oui dans 25% des cas d’après l’article, qui partiellement se tourneraient vers des achats de produits culturels.
    – non pour l’immense majorité des cas: ils n’auraient tout simplement pas acheté les produits culturels.

    D’autant que les dangereux criminels sont aussi consommateurs de produits culturels, qu’ils contribuent aux tres nombreuses formes de subventions de ce secteur d’activité.

    La grande victime du streaming c’est la télévision que plus personne ne regarde. ( avec impact direct sur la création )

    Puisque l’on parle de produits culturels, je m’étonne dune taxation privilégiée, pour des produits qui ne sont pas de première nécessité (5, 5% pour le merveilleux single de Johnny, 20% pour le fauteuil roulant de lhandicapé))

  • En même temps, faudrait savoir…
    Ces gens là veulent sauver la culture française, la faire rayonner dans le monde…
    Si une création est téléchargée sur internet, elle est diffusée, et la culture française rayonne, non ?
    Alors pourquoi vouloir sanctionner ça ?

    • La diffusion sur Internet n’est pas interdite et condamnée par les ayants-droits, de toute évidence, mais seuls eux et leur société de représentation ont seuls le droit d’autoriser cette diffusion. Ne confondez pas le moyen de diffusion qui est aujourd’hui incontournable et qu’adorent et utilisent les artistes et ayants-droits des œuvres avec professionnalisme et enthousiasme et le droit d’utiliser ce moyen qui est du seul ressort du propriétaire de l’œuvre ou de sa société de représentation.

      Si vous êtes familiers comme moi je le suis de ces processus, il y a sur TOUTES les plateformes légales de téléchargement aujourd’hui (YouTube/Google/USA, DailyMotion/France) la mention suivante, quand vous voulez diffuser une œuvre de l’esprit : « êtes-vous propriétaire des droits de diffusion ».

      Cela laisse peu de place à l’interprétation, il me semble, non ?

      Si vous n’avez pas cette propriété, vous n’avez pas le droit de diffuser, un point, c’est tout.

      Si vous êtes sur le territoire des USA et que vous contrevenez à cette règle basique, je vous plains de tout mon cœur, sincèrement. Vous irez droit en prison et paierez pour le nombre de diffusions illégales permises par votre téléchargement illégal (des peines en millions de dollars et des années de prison sont requises et effectuées, toujours). Les avocats des ayants-droits des œuvres là-bas (ASCAP) sont sans pitié. Excusez-moi de penser qu’ils ont raison de faire respecter les droits de leurs clients, en toute légalité permise aujourd’hui par le droit international. Juste un détail, ils ont aussi pouvoir pour intervenir ailleurs par mandat.

      • Juste un détail, vous êtes un petit facho.

        • Ne soyez pas si dure. C’est juste quelqu’un qui n’a rien compris au libéralisme.

        • Les fascistes sont ceux qui volent le travail des autres sans contrepartie. C’est vous. N’accusez pas les autres de dictateurs alors que votre modèle totalitaire tend à imposer à tous un modus vivendi intolérable et pernicieux, dénoncé par tous les démocrates et les personnes attachés aux respect des droits de l’homme, dont celui de la propriété individuelle, même celle des œuvres de l’esprit. Ce que votre pratique de pirates d’Internet ne démonte pas. Comment pouvez vous encore donner des leçons de morale ici, avec votre attitude et votre idéologie de bas étage.

          • C’est toujours comique de voir les totalitaires libertaires traiter les autres de fachos quand ils ne supportent pas que leur modèle de spoliation généralisée soit remis en question. C’est un comique que même les féodaux qui demandaient les droits de cuissage sur les filles des manants n’auraient même pas oser.

            Parce que ce que vous demandez aux ayants-droits d’œuvres de l’esprit protégées par la loi, finalement, c’est d’ouvrir les cuisses et les séants de leurs filles et de leurs fils (leurs œuvres) pour le seul bénéfice de votre plaisir onaniste, c’est un mandat sans retour au nom de votre soi-disant liberté imposée sur Internet, imposée par ailleurs de manière unilatérale sans demander de manière démocratique aux autres utilisateurs « normaux » d’Internet ce qu’ils en pensent, au titre de la pluralité des usages et des lois qui régissent la société, de manière universelle, volontaire et partagée. Vous réclamez en fait le droit de viol et d’assassinat professionnel des créateurs d’œuvres de l’esprit, de toute conscience et de toute personne au non de votre soi-disant gratuité qui n’existe que dans vos têtes, au nom de votre goût du sang excité par la manne que représente ce cheptel en déroute (les créateurs d’œuvres de l’esprit et leurs œuvres) sous les assauts de votre esprit de prédation libérée en ces lieux, car jamais un modèle de gratuité n’a existé dans les sociétés, sauf l’entraide ou le milieu associatif qui ont aussi des contreparties, dont ceux de la morale et de la justice, du respect des autres, domaine qui fait totalement défaut à votre idéologie et votre conscience libertaires, et non libérales. Et puis, de grâce, cessez de vous prendre en ces lieux pour ce que vous n’êtes pas, des libéraux. Les libéraux ont toujours respecté la propriété individuelle, c’est un aspect fondamental du libéralisme. Ce qui n’est pas votre cas.

            Sachez que l’Allemagne, devant le fléau que représente le hacking et la piraterie généralisée, a décidé au plus haut niveau de sécurité de l’État d’en revenir aux vieilles Underwood déconnectées du net utilisables dorénavant dans des cages de Faraday institutionnelles. Vous croyez que le modèle de la digitalisation va faire de vous les rois du monde. Détrompez-vous, votre révolution sans foi ni loi n’aura qu’un temps, qui est bientôt révolu, soyez en sûr. Ne soyez pas si sur de votre technologie, ou alors elle vous pètera au nez.

            Les mafieux de Chicago se croyaient les rois du monde avec leurs dollars, leurs tueurs et leurs voitures infiniment plus véloces que celles de la police… Je ne suis pas un flic, mais ce qui est certain c’est que vous êtes des voleurs.

          • « Les fascistes sont ceux qui volent le travail des autres sans contrepartie. C’est vous »

            Diffamation et trollage.

            Maintenant, ça suffit. Je demande au modérateur d’intervenir pour faire cesser cette pollution.

            • Vous êtes tout à fait dans votre rôle totalitaire. Mécontente d’être éconduite par des arguments imparables produits par des défenseurs des droits d’auteurs et des libertés publiques jamais remises en question depuis plus de deux siècles, les mêmes attachées désormais dans les dernière évolutions du droit mondial au Déclarations Universelles des Droits de l’Homme (ONU, 1948), qui entendent de la manière la plus vive défendre leurs droits, vous en appelez désormais au modérateur pour faire cesser cette défense abusive. On voit bien désormais de quelle espèce de bois vous êtes constituée, de celui des totalitaires capricieux et sûr de leur fait alors que vous ne faites qu’attaquer jusqu’à mort d’homme la propriété intellectuelle des auteurs. C’est votre objectif assumé, vous ne cessez de l’affirmer dans tous vos arguments et références, même s’ils sont faux et purement idéologiques, vous détestez en fait ceux qui ont le talent de création et leur déniez le droit d’exister. Ce n’est pas parce que vous dites cent fois « sus à l’animal » que vous avez cent fois raison. Le marxisme-léninisme a démontré que même en répétant sans cesse la même chose, on pouvait avoir finalement tord.

              J’ai peur (je souhaite) qu’il n’y ait pas de mur des fusillés dans la cour de votre justice expéditive pour faire cesser l’importun qui résiste à vos caprices d’idéologue dépassée par la conjoncture qui se déplace dans la direction opposée à ses souhaits. Contrepoints n’est pas synonyme de tribunaux de Lavrenti Beria avec la sanction directe dans la cour enneigée et la fosse commune adjointe.

              Vous vous croyez où ?

              Oserai-je demander votre radiation de ce forum pour incompatibilité d’humeur ou argumentaire ? Vous vous prenez pour qui ? Et vous me traitez de flic… et de facho ? C’est l’hôpital qui se moque de la charité dans ses plus grandes largeurs. Lisez ce que vous écrivez ! Je prétend à juste titre défendre les œuvres de l’esprit contre un piratage inique et vous me rétorquez que je n’ai pas le droit, qu’il faut me faire bannir de ces lieux. Vous êtes vraiment barrée !

              Votre posture terminale montre bien que l’esprit sanguin, même chez les plus extrémistes des libertaires, monte à la tête, jusqu’à la demande d’estourbir le récalcitrant. Et oui, je récalcitre, et c’est pas terminé. J’espère que vous avez de l’endurance et de la bouteille, car je ne cesserai jamais ce combat. Il faudra me tuer. Para ailleurs, C’est vous qui semblez au bord de l’explosion tant la réalité vous échappe, une réalité qui veut réguler Internet, comme on l’a fait pour les océans, afin que les gens normaux et pacifiques comme moi et 99,99 % de la population puissent y vaquer sans se faire estourbir ou voler son bien ou vider ses comptes en banque. L’histoire ne plaide malheureusement pas pour vous. Désolé ! Liberté et libéralisme ne signifient pas « sans foi ni lois ».

              Je lutte pour ma liberté de travailler et d’avoir un métier protégé par dels lois, comme tous les métiers, et vous me dites que je n’aiaps le drout de dme défendre…

                • Ben Hur est mon film préféré dans les peplum, et comme l’adore, je l’ai acheté en DVD.

                  • Je ne l’ai pas téléchargé illégalement. Je respecte la loi et j’aime les artistes et leurs œuvres, je leur fais honneur en achetant leurs productions. Mais je ne peux tout acheter, donc j’attends ou je vais à la bibliothèque pour louer ce que je veux voir. J’ai une énorme bibliothèque , vidéothèque, discothèque achetée, et ai accès à une encore plus incommensurable louée en bibliothèque. De plus je navigue beaucoup sur YouTube et écoute beaucoup de choses et vois beaucoup de productions proposées légalement par l’offre légale sur Internet, comme sur les sites en replay. De plus les livres, CD, DVD d’occasion sur Amazon ou ailleurs défient désormais aujourd’hui toute concurrence. Je ne comprends pas d’ailleurs comment peux-t-on encore pirater avec une offre aussi « démocratique » d’accès à la culture, à moins que celle-ci ne soit pas en réalité l’objectif principal des pirates, dont le fait de pirater pour contrevenir à la loi et agir contre le bien des artistes et inventeurs détestés doit être la raison principale de leur activité plus que le contenu culturel piraté. C’est une question de principe sans doute chez eux, pas de culture, ou j’en doute…. Quand on est cultivé, quand on lit, quand on écoute, on finit finalement par aimer ce que l’on voit et les artistes qui ont créé les œuvres. La culture ne peut aller sans ce sentiment de reconnaissance qui n’a aucun rapport avec la mentalité du pirate spoliateur du bien des autres. Comme par hasard, ceux qui n’aiment pas la culture brûlent plutôt les bibliothèques et enferment ceux qui la créent, dans l’histoire. L’artiste a toujours été pourchassé par les totalitaires, ce n’est pas nouveau et vos arguments le confirment.

                    Voyez, non seulement je ne méprise pas l’Internet et ses nouveaux moyens de diffusion puisque je les utilise à mon propre compte depuis bientôt 15 ans. Mais en plus, j’aime profondément la culture et parce que je l’aime, je veux qu’elle survive en utilisant les moyens qui feront en sorte qu’elle survive par des moyens légaux qui pérenniseront son existence. La culture n’est pas gratuite, elle a un coût, non seulement en temps mais en investissement, pour les acteurs de la culture, mais aussi pour les utilisateurs, en terme personnel mais aussi collectif. Voilà ce qu’est l’attitude normale d’une personne à l’heure actuelle qui aime la culture et qui souhaite sa continuité. Car la fin de la culture signifie toujours une ère de terreur et de barbarie. Ce que souhaitent tous les anarchistes libertaires de la Terre, ce n’est pas nouveau.

                    Délire complet ?
                    Non réalité historique partout et toujours constatée.

                    • « Je ne l’ai pas téléchargé illégalement. Je respecte la loi et j’aime les artistes et leurs œuvres, je leur fais honneur en achetant leurs productions. »

                      Merveilleux.

                      Sauf que le sujet ici est HADOPI.

                    • S’il n’y avait pas eu un téléchargement illégal monstrueux qui a diminué de « moitié » le CA d’une profession par essence fragile, car versatile et très conjoncturelle, il n’y aurait jamais eu d’HADOPI. N’inversez pas les rôles. On accuse celui qui met des défenses quand les pirates s’en prennent aux bibliothèques pour les faire brûler (le vol et le piratage amène cette conséquence directe, car il n’y a pas de respect de l’œuvre créée ni de son auteur), c’est un comble ! Devrait-on alors baisser, selon vos grands principes, nos culottes face aux hordes venant d’ailleurs, nous les anti-libertaires, pour se laisser prendre d’assaut selon votre pseudo tautologie bien faible, d’une malhonnêteté intellectuelle, d’une mauvaise foi sans précédent. Je vais vous le démontrer en plusieurs points, que voici :

                      – ici même sur Contrepoints, le modèle de diffusion des libéraux, que je ne récuse pas le moins du monde puisque je l’utilise pour mon propre compte, de mon propre chef (c’est moi qui décide de diffuser ma propre production musicale sur le web gratuitement, comme ici certains font de même et le décident eux-mêmes, ni contraints ni forcés, ni à la suite d’un viol/vol de leur production), je ne sais pas si vous l’avez bien analysé au fond : ici-même des auteurs diffusent leurs articles et leur pensée libérale, il me semble gratuitement, comme je le pratique sur YouTube. Mais je doute que ce choix de la gratuité (financement par la publicité, les dons privés, les abonnements, les publications annuelles d’extraits de publication…) ne soit pas à son tour totalement muni et protégé par un droit moral d’auteur qui interdit à toute personne d’utiliser ces articles sans les citer ou d’une quelconque manière partielle ou mensongère et détournée de son objectif initial que réprouverait la protection de l’auteur et de ses écrits. Je ne connais pas les fondements baptismaux juridiques de cette publication. Mais je doute qu’elle fonctionne autrement que ses coreligionnaires, ne serait-ce que pour respecter la loi française sur les publications « d’essence publiques ».

                      – je m’étonne de plus d’une duplicité que je trouve bien hypocrite chez les défenseurs de l’Internet le plus libre, de la dernière technologie la plus libertaire, les moins surveillés. En effet, ceux-là souvent sont vent debout contre HADOPI, qui est à peine un tout petit RG de pacotille destiné uniquement aux internautes qui ne respectent pas la loi, car seuls les internautes qui naviguent sur les plateformes de téléchargement illégales sont pointés du doigt par la maîtresse : « attention, faudra plus recommencer la prochaine fois les garçons et les filles ». Vache, quelle télésurveillance de masse, dont je n’ai jamais entendu parler sur mon propre ordinateur ou dans mes émails : las je ne télécharge pas illégalement.

                      – par ailleurs, ces geeks sont adeptes des cookies et autres spywares / spygames, jeux en ligne avec espionnage virtuel, et autres fabricants de virus qu’ils trouvent très seyants à leurs yeux… et de la surveillance généralisée de chaque page et de chaque IP téléchargé sur web (méthode qu’ils apprennent à l’école de la technologie) ; étant par ailleurs souvent fabricants de ces drones virtuels ; par ailleurs qui applaudissent à la voiture de Google Street View qui scanne toutes les devantures des maisons depuis bientôt 5 à 10 ans (un coin dans le droit sur la propriété privée ?) ; enfin, qu’ils arborent tous les derniers IPhone en bandoulière question dernière mode geek fashion victim ; que tous ces appareils ont par défaut un GPS qui scanne tous les déplacements à la milliseconde près (le logiciel attaché permet de faire la trace au mètre près de tout votre emploi du temps) et est enfin capable par le truchement de la technique (que je ne connais pas) d’allumer à distance le micro et la caméra sans que l’utilisateur ne s’en rende compte ; qu’ils seront enfin les premiers prescripteurs des drones venant regarder par votre fenêtre ce que vous faites…

                      Je me marre.

                      Je me marre quand j’entends les anti-HADOPI geekés jusqu’au cerveau se plaindre de ce petit système de surveillance dissuasif et « no punitif », uniquement réservé à ceux qui trichent sur le principe de respecter les autres et leur propriété intellectuelle.

                      Je me marre.

                      Et puis vraiment, je ne cesse de me marrer. Vous vous attaquez à la paille HADOPI. Je n’ai jamais entendu vos hurlements abominables sur le dispositif 10 fois plus puissant du Boulevard Mortier, ou sur celui de Facebook interfacé NSA, que vous adorez, bien évidemment…

                      Vraiment, je me marre.

                      Je vais vous avouer : navigant sur Internet comme je roule sur une route, une voie d’essence publique, cela ne me dérange pas d’être surveillé par des gendarmes, de temps en temps. La peur du gendarme : il faut réfléchir un peu à son utilité. Mais il faudrait peut-être, à côté des études technologiques pures, avoir fait un peu de sociologie et de philosophie. Ah, c’est pas au programme ! Vous ne m’étonnez guère.

                      Par ailleurs, au sujet de la surveillance généralisée par les téléphones portables : une solution, je n’en ai pas. Je ne suis pas surveillé. Je suis tranquille, pas de paranoïa abusive ou déplacée. Je me soigne par l’absence de stress. Question de morale et/ou d’époque, de choix personnel !

                      Enfin, un peu de décence, n’allez pas crier contre la mécréance que vous avez vous même créée par vos actes les plus illégaux, les plus libertaires. Dans nos métiers, personne n’avait de problème de piratage ou de copie pirate avant les années 2000 (la radio et la télé paient des droits d’auteurs depuis leur origine, en toute logique, sinon les ondes seraient vides de créations), sauf à la très faible marge, par des contrefacteurs très marginaux.

                      Vos pratiques et votre mentalité ont, tous seuls, créé ces défenses, c’est tout ! Assumez la conséquence directe de vos actes, tel un boomerang qui revient dans la figure de celui qui l’a lancé, en toute logique de l’aérodynamique.

                      Je sais, on a changé d’époque. Assumez-la aussi ! Vous en êtes les prescripteurs principaux, la plus jeune génération. J’ai vécu 40 ans sans, sans me plaindre de son absence. Et puis drôle de retournement de situation, c’est moi qui me semble le mieux adapté à elle…

                      C’est marrant, non !
                      Seriez-vous les néo-vieux dépassés par votre propre création, votre propre monstre Frankenstein que vous ne contrôlez plus, dépassés par votre propre époque ?

                      Il faut en effet de toute urgence se poser la question.

                    • « Je ne connais pas les fondements baptismaux juridiques de cette publication.  »

                      Oui, vous ne connaissez rien au droit d’auteur, rien à rien.

                      Vous êtes un petit facho inculte, je vous laisse dans votre poubelle.

                    • Arrivez-vous à vous relire ? Vos arguments sont inexistants. Relisez mes interventions et les vôtres. Il n’y a pas photo, désolé. Si vous avez tant de compétence, exposez-la, ce forum est fait pour. Tout ce que vous savez dire, c’est que je n’ai aucune compétence sur un sujet qui est central de ma profession depuis 35 ans. J’ai déposé plus de 260 œuvres à la SACEM (18 heures de musique) et je ne connais rien au droit d’auteur… Moi je vous prouve ma compétence par mes propos. Vous zéro ! Insulte, puis insulte, puis insulte, puis insulte… Je suis votre miroir et vous vous mirez dedans. Vous insultez votre image en fait. C’est le propre de la personne insultante, elle s’insulte en fait, elle se hait, c’est un standard de la psychologie, chère Anne.

                      Et puis, vous me lassez définitivement par votre médiocrité, c’est un échange médiocre. Cessons-le donc là !

  • Un seul chiffre suffit à comprendre le désastre du téléchargement illégal, pour les gens qui travaillent dans ce secteur : de 2002 à 2010 le CA de l’industrie de la musique en France est passé de 1300 à 650 millions d’€. Hadopi n’est certes pas l’outil idéal d’autant qu’il n’est pas du tout punitif et seulement dissuasif. Mais arrêter l’érosion de ce phénomène devient urgent pour arrêter l’hémorragie. Les gens mis au chômage de masse par ces pratiques immorales et illégales, inconscientes et infantiles, n’ont plus que leurs yeux pour pleurer, souvent après des dizaines d’années de travail et d’études.

    On a l’impression de voir des gens en France qui ne seront contents que lorsqu’il n’existera plus dans le monde qu’une seule industrie culturelle, la seule qui sache se protéger efficacement par une contrainte légale et punitive très dissuasive pour le contrevenant (peines en millions de dollars et années de prison requises et effectuées, même pour ceux qui voyagent sur le territoire avec des ordinateurs bourrés de copies pirates, il faut le savoir), celle des USA. Après, il ne faudra pas venir pleurer quand on n’aura plus que ce type de productions en France. J’aime la culture américaine dans ce qu’elle a de meilleur, mais bon, j’aime aussi profondément ce que produit le territoire français. Continuer dans le sens du téléchargement illégal consiste à tuer la poule aux œufs d’or, qui paye aussi des impôts et maintient tout un réseau professionnel en état de marche. Le jour où celui-ci n’existe plus, je suppose que les téléchargeurs illégaux préféreront payer des impôts supplémentaires pour nourrir des nouveaux chômeurs, sans parler de la disparition des œuvres d’origine française ou la diminution de leur offre.

    Je ne confonds pas non plus cette pratique illégale avec le streaming légal dument pratiqué par les ayants-droits eux-mêmes sur leurs œuvres, à des fins publicitaires.

    Le téléchargement illégal est un crime contre la création. N’allez pas me dire que ceux qui téléchargent n’auraient pas acheté l’œuvre qu’ils téléchargent illégalement. Ce discours est creux, usé et faux, le volume des œuvres en téléchargement légal payant montrant un changement de mentalité, non seulement nécessaire mais aussi de toute évidence moral. Les industries culturelles ont aussi des seuils de rentabilité, des points morts, on l’aura presque oublié dans cette cacophonie libertaire idéologique proche de la volonté d’euthanasie de nos artistes français de la musique et du cinéma.

    On ne change pas d’époque en changeant de moralité : qui vole un œuf vole un bœuf ! C’est universel et invariant depuis le Décalogue. L’Internet n’est pas un monde d’illégalité… ou s’il reste ainsi, il ne survivra pas longtemps sous la forme actuelle.

    • #fraserve : Vos commentaires me rassurent un peu.
      Effectivement, trop d’internautes prennent le cyberespace pour une zone de non droit, y-compris en France !

      • Et un système étatique orwellien est donc la garantie de l’état de droit ?

        • Vous projetez des phantasmes forcément déplacés sur un espace qui concentre toutes les situations de concurrences et de duels humains. Encore une fois, l’internet n’est pas un espace « hors la loi ».
          renseignez-vous.

          • fantasmes , c’est plus clean…

          • Fantasmes ?

            Surveiller au frais du contribuables les communications des internautes, les DPI, ça respecte donc la vie privée ?

            Autant mettre des caméras dans les domiciles. Après tout, le domicile n’est pas un espace « hors la loi »…

            • Votre vie privée n’existe plus lorsque vous la projetez sur le réseau : C’est le premier principe de la thermodynamique du cyberespace.
              Les DPI, et les tatouages numériques ne sont que des outils de contrôle à minima.
              Les caméras dans les domiciles, elles y sont déjà pour la vidéosurveillance, vos objets connectés seront bien plus intrusifs que vos caméras !

              • « Votre vie privée n’existe plus lorsque vous la projetez sur le réseau »

                Charabia

              • « Votre vie privée n’existe plus lorsque vous la projetez sur le réseau »

                Euh si. Ce n’est pas parce que je surfe que je fais partie d’un grand tout collectif… J’ai un certain contrôle sur ce que je mets sur internet.
                Ce n’est pas parce que je publie des choses que ça en fait une raison suffisante pour qu’on me flique.

                Votre argument n’est au final qu’une énième déclinaison de la rhétorique antilibérale qui veut que « la liberté n’existe pas, abolissons là! »

                « thermodynamique du cyberespace. »

                What ?! Qu’est-ce que c’est que cette fantaisie mystico-scientiste ?

                « Les caméras dans les domiciles, elles y sont déjà pour la vidéosurveillance, vos objets connectés seront bien plus intrusifs que vos caméras ! »

                Ces caméras, ces objets, je les ai acheté et mis volontairement. Si je veux, je les déconnecte. Parce que je les utilise volontairement.

                Les gens achètent des objets connectés, ça donne le droit de violer leur droit à la vie privée ?
                Considéreriez-vous donc que du fait qu’une fille soit libertine, ce n’est alors pas grave de la violer ?

                Il y a toujours la frontière du consentement.
                Le droit à la vie privée n’est pas une obligation… Mais ça reste toujours un droit.

                « Les DPI, et les tatouages numériques ne sont que des outils de contrôle à minima. »

                Un meurtre à minima, un viol à minima restent des meurtres et des viols.

                • Vous n’avez effectivement aucun contrôle sur ce que vous projetez sur internet.
                  Quant à une rhétorique antilibérale, pardonnez-moi mais je ne vois pas bien le rapport avec le sujet de l’article…

                  • Qu’entendez-vous par « projeter »?

                    Internet n’est pas un hyperplan, c’est un ensemble de réseaux IP interconnectés.

          • Fantasme?

            Et le « logiciel de sécurisation » de la loi HADOPI, c’est un fantasme?

            Vous n’avez même pas l’air de comprendre la loi que vous défendez.

            • On ne défend pas un système de sécurisation, on défend notre serrure qui défend notre fond de commerce qui défend notre bout de gras, notre portefeuille, notre viatique. Nuance !

              Quelle est votre légitimité ? Nulle.
              Quelle est la nôtre, la mienne ? Totale.

              Votre argumentaire (Anne Honnime, PhilippeMurrayRothbard, PH11) dans un prétoire prêterait à sourire et vous enverrait immédiatement en correctionnelle, là où l’on donne la correction aux enfants mal élevés.

              Les portes chez vous sont-elles grandes ouvertes aux quatre-vents pour que les voleurs puissent pénétrer et voler toute votre vaisselle en argent et vos cartes de paiement, vider vos comptes en banque avec vos codes. C’est pourtant ce que vous faites tous les jours en téléchargeant des œuvres de l’esprit qui ne vous appartiennent pas. Du cambriolage, il n’y a pas d’autre mot. Votre croyance commence par le fait de posséder une galette de plastique. Votre connaissance du droit est donc bien limitée à ce titre.

              Tiens, je vais me mettre à prendre la voiture de mon voisin et la louer à mon compte… Pourquoi pas ! C’est votre logique, non ! Pourtant je peux la regarder, la prendre en photo. Pourquoi ne puis-je la posséder selon mes désirs et mon idéologie, selon mes propres codes ? Grand dilemme de l’enfant frustré qui voit dans la devanture l’objet de ses désirs…

              Vous tous, tiens (sauf l’auteur de l’article, merci Thierry Berthier), la logique de votre argumentation est tellement spécieuse que vous avez même peur de la signer par des pseudos réels. Moi, vous pouvez me trouver en un clic. C’est la preuve ultime que je suis dans mon droit, et pas vous. C’est tout.

      • Je crois qu’il faudrait sérieusement que vous révisiez vos notions de Droit. Confondre le Droit avec le Dalloz c’est la garantie de lire le genre de bêtises adolescentes que vous éructez ici.

        • Une bonne lecture, libre de droits :

          http://www.chaire-cyber.fr/

        • Blablablablabla, descendez de votre piédestal de pirate d’essence supérieure, qui est un socle d’argile, voire de sable. Qui passera à la première marée ! Les pirates passent leur temps à voler sur le net (c’est la plus pure définition d’un pirate) et à crier « Maman, j’ai rien fait, je suis innocent, je suis dans mon droit au nom de… » De quoi, on ne sait toujours pas !

          Avez vous comme aux temps anciens un mandat royal pour écumer les océans de non-droit que représentent pour vous l’Internet actuel. Voyez plutôt comment finissent de tout temps tous les pirates dans l’histoire du monde, ce sera plus parlant pour votre avenir, car votre idéologie n’en a aucun. Militez pour votre modèle, s’il vous en chante, je n’y pourrai rien. Mais ne venez surtout pas vous plaindre un jour venu des conséquences directes et incontournables de vos actes délictueux.

          Vous réagissez par ailleurs comme la totalité des pensionnaires des prisons, dont aucun n’est coupable de ce dont on l’accuse mais bien une victime de la société. Où est votre droit de voler les ayants-droits ? Trouvez-moi donc ce texte dans votre Dalloz de référence.

          J’attends.

          Allez plutôt vérifier le contenu de l’article 425 du Code pénal afférant à la propriété intellectuelle et à la contrefaçon.

          J’attends encore. Mais c’est tout vu.
          Quand on veut parler d’un sujet, il vaut mieux le connaître.

    • Ce n’est pas en régulant encore plus la création, la diffusion et la consommation que nous allons sauver ce système mourant.

      Je suis un gros consommateur de séries américaines et de films, mais il n’y a pas d’offre qui pourrait répondre à ma demande. Et je n’ai pas les moyens de me payer ces films ou ces sériés.

      Il faut que l’industrie du film s’adapte aux nouvelles comsomations, innover, proposer de nouvelles sources de diffusion..

      • Pour commencer : supprimer la « chronologie ».

        Et pas faire des réformettes comme passer de 3 ans à 2 ans!

        • Depuis quand le client décide de ce qu’il fait mettre en tête de gondole et qu’elle est la stratégie commerciale d’un produit. Après le client achète ou pas, éconduit le producteur s’il juge l’offre sans qualité ou ne répondant pas à ses besoins et boycotte le produit. Mais cette tentation d’imposer aux autres la manière qu’ils doivent utiliser pour gérer leurs affaires (pourquoi pas comment il doivent s’habiller, pendant qu’on y est, vous n’êtes pas à cela près) est tout simplement ubuesque.

          Avez-vous une entreprise ? Tolérez-vous que vos voisins viennent vous dire comment faire votre métier ? Toléreriez vous que des quidam viennent se servir dans vos stocks, non pas à vil prix, mais gratuitement ? Êtes-vous par ailleurs compétente et formée pour le domaine dont on parle ? De toute évidence, non ! Vous ne faites évidemment pas partie du cercle des créatifs. Cela se sent. Vous les détestez mais entendez profiter et leur bien le plus cher, leur création, sans payer. Voilà votre vraie mentalité. Il faut le dire. Parce que vous aimez les œuvres (???), mais pas ceux qui se cachent derrière leur conception. Votre attitude s’appelle : la jalousie, l’envie. Le meurtre, même symbolique, n’est alors jamais très éloigné.

          De quel droit vous prétendez (présentez vos lettres de créances, vos compétences, diplômes, résultats, réussites professionnelles, article de presse qui rendent crédible votre positionnement, ce que je fais sur mon site) imposer la chronologie des médias à des professionnels qui ont des comptes à rendre à leur rentabilité et à des investisseurs, et qui choisissent donc la meilleure chronologie des médias, pour dans un premier temps espérer rentabiliser leurs investissements à très gros risques (le point mort, c’est déjà pas mal) et puis après, espérer faire des bénéfices. La chronologie des médias ? On voit que vous ne connaissez pas du tout le sujet, vous êtes hors course. Cette chronologie est la conséquence d’un seul fait : seuls 50 films sur 280 produits en France par an sont rentables. Et vous voudriez en plus réduire encore plus cette rentabilité en obligeant le producteur à diffuser une copie digitalisée (donc piratable par vos soins automatiquement) encore plus rapidement. Vous êtes en plein délire nombriliste et narcissique. Vous n’êtes pas productrice, vous ne savez pas du tout de quoi vous parlez.

        • « Cette chronologie est la conséquence d’un seul fait : seuls 50 films sur 280 produits en France par an sont rentables »
          Nawak. Double Nawak, même.
          d’une part, cette rentabilité minable est un problème en soit, produit d’un système foireux à la base.
          d’autre part, la chronologie n’a rien à voir avec cette faible rentabilité, c’est juste un privilège accordé aux salles de cinéma, par un étrange raisonnement autocontradictoire : on a besoin de salles parce qu’elle offrent un meilleur service, donc cela justifie qu’on leur accorde un privilège …

          « Vous êtes en plein délire nombriliste et narcissique.  » Je crois que c’est ce qu’on appelle une projection, ça 🙂

  • Sincèrement, Anne, ph11, Philippe…

    Qu’avez vous inventé dans votre petit coin qui vous rendent les inventeurs si détestables à vos yeux ?
    Où sont les mérites si puissants de vos œuvres qui vous autorisent à cracher sur celles des autres en les spoliant et en vous battant jusqu’au bout contre leurs intérêts ?
    En quoi ont-ils ôté des richesses et des dividendes philosophiques à vos vies ?
    Dites-le moi, répondez sincèrement ?
    Pourquoi la création et ses moyens de survie économiques inventés et pérennisés par les siècles vous sont-ils si odieux ?

    Ne détestez-vous pas les auteurs et les inventeurs uniquement parce que votre vie et vos choix ont rendu impossible cette activité, ce talent et cette possibilité d’en vivre ?

    Que s’est-il passé dans votre petite enfance ?

    Votre professeur de musique vous a-t-elle dit que vous n’aviez pas de talent, pour en arriver à une telle haine contre les créateurs et contre ce qui fait leur survie ?
    Que nous apprennent vos littératures de référence ‘(je vais toujours lire les liens qu’on me propose) ? Que les non inventeurs détestent ceux qui y arrivent et prétextent d’une distorsion de la concurrence ou d’une inefficacité de la protection et des brevets pour faire avancer le progrès pour invalider ces moyens de protection ?
    Si les brevets et les protections de droits d’auteurs empêchaient le progrès… cela se saurait, non ! Depuis le XVIIIè siècle.

    Parce qu’au fond, le problème principal, c’est que vous trouvez que certains ont trop de génie, et qu’au fond, vous aimeriez bien qu’ils le partagent un peu pour en faire à votre tour des bénéfices. Voilà le fond du problème. Le voilà, c’est tout.

    • MAINTENANT CA SUFFIT.

      • Artung verboten ! Strahlung erforderlich ! Nou zavon lé moaien de vou ver barlé !

        • Vous avez fini de déposer vos déjections?

          • Je n’ai pas été une fois insultant avec vous dans mes propos, je vous ai juste renvoyé votre image, comme un miroir. Par contre, à lire vos posts, c’est assez comique de vous entendre faire cette réflexion ! De quoi m’avait vous traité, voyons, faisons l’inventaire… Et puis non, je vous laisse à votre univers. Je mien n’est pas scatologique. Je continue juste à faire le miroir, ça marche, vous vous mirez dedans.

            Je n’ai pas besoin de vous pour vivre. Il faut que je m’occupe de mes enfants. Je vous laisse désormais à vos propos de bas étage. Adieu, je ne commenterai plus jamais vos propos, ils n’en valent pas la peine. Il y a des gens qu’on est heureux de rencontrer sur Contrepoints, des gens bien élevés et éclairés, avec de l’expérience et de la bouteille sur la vie, des quinquas comme moi qui souvent approuvent très souvent mes propos sages et éclairés et les plussoient, parmi eux certains avec qui je corresponds désormais hors de Contrepoints. Avec vous cela ne sera pas possible, de toute évidence.

            Et puis avec un tel pseudo qui montre un réel manque de courage, c’est tellement facile de balancer des tartes et des insultes à foison.

  • Article totalement consternant.
    Le terme propriété intellectuelle doit être réservé à ce qui est « propre ». C’est à dire secret. Je veux bien qu’on parle de propriété intellectuelle à propos d’un code secret de carte bleue, ou même des fameuses clefs AACS des DVD. Et quand on me vole des clefs, je change mes serrures, et c’est marre (c’est d’ailleurs bien ce que fait le système AACS).
    Par contre, parler de propriété intellectuel à propos d’informations qu’on diffuse soit même le plus largement possible, c’est du foutage de gueule et du vol de concept ; à fortiori pour des « œuvres » qui ne sont que des plagiats de resucées de contrefaçons de samples de remakes.

    Pour ceux qui se souvienne, le fameux droit de propriété intellectuel des auteurs n’est rien d’autre que le privilège royal que la monarchie française accordait … ou pas : le bureau d’à coté se chargeait de la censure !
    Privilège dont les Pays-Bas se foutait , faisant d’Amsterdam le « piratebay » de l’époque, produisant quantité de copie qui revenait à Paris en contrebande.
    La création en a-t-elle été exterminée ?
    Nullement.
    L’Encyclopédie, ouvrage monumental et fort couteux, a été vendue par souscription.
    Netflix ne fait pas autre chose ; ce que les thuriféraires de l’action publique ne font que déblatérer (la license globale), netflix le fait.

    Luc Besson ou Stallone auraient-ils eu du mal à prévendre leurs films ? J’en doute.
    Inversement, les petits jeunes créateurs peuvent-ils compter sur les grosses boites du show biz pour créer. Qui le croit ? Il faut qu’ils se débrouillent avec leurs prestation live, du buzz internet (et du « piratage », donc !), et du financement participatif.

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