Le fascisme se porte mieux que jamais

Pour Jeffrey Tucker, les Américains n’utilisent plus le terme « fasciste » pour qualifier ce qui s’est passé pendant la période du New Deal aux USA parce que ils aiment se féliciter de l’avoir vaincu lors de la seconde guerre mondiale. Mais l’ont-ils vraiment vaincu ?

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Le fascisme se porte mieux que jamais

Publié le 3 septembre 2014
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Par Jeffrey Tucker.

 

fascisme credits recuerdos de pandora (licence creative commons)

 

Le terme de « fascisme » a besoin de faire son retour dans les usages, non pas comme un juron mais comme une description factuelle d’un ensemble d’idées. Cela parce que ces idées sont bien réelles, ont un passif lourd, et infusent un projet politique bien vivace dans le monde d’aujourd’hui.
Malheureusement, quand un mot devient suffisamment impopulaire, il se mue en simple épithète. Et perd de son sens dans le processus.

Perte de la signification du mot « fasciste »

C’est ce qui se passe avec le mot « raciste », par exemple. De nos jours ce n’est guère qu’une insulte pour qualifier des gens. C’est facile d’oublier que le racisme est en fait une idéologie, un corpus d’idées fondées sur des certitudes spécifiques sur les gens, l’ordre social, l’organisation politique, et la façon dont tout cela devrait être géré pour atteindre certains buts sociaux précis. Le racisme en tant qu’idéologie a eu un rôle gigantesque dans le déroulement de l’histoire mondiale. Il a engendré des programmes publics d’eugénisme, des campagnes de stérilisation, des lois de discrimination, des guerres, et des tentatives de génocide.

Le fascisme est un autre exemple du genre. Quand avez-vous entendu ce terme utilisé pour quoi que ce soit d’autre que qualifier un « méchant » ? Ce mot a été vidé de son sens, et c’est fort regrettable. Ce terme a été détourné comme simple insulte, sa signification réelle perdue.
Je ne connais de meilleure source pour en comprendre l’origine, les implications et le sens, que le livre remarquable de John Thomas Flynn, écrit en 1944, As we go marching. Flynn fournit là un historique rigoureux d’analyse de la naissance de l’idée fasciste en Italie, et cartographie ses ramifications principales.

Il se tourne ensuite vers la « forme maléfique » du fascisme émergeant en Allemagne. Il couvre sa réalisation en Espagne, en Grèce, au Portugal, en Roumanie, en Pologne, en Slovaquie, en Turquie, et en Amérique latine.

Puis il se penche sur la « forme bénéfique » du fascisme qui a inspiré le New Deal aux USA – et c’est parce qu’il l’a appelé ainsi que ce livre n’est plus guère lu aujourd’hui. Son analyse est riche de détails, et sa documentation des parallèles entre le fascisme européen et le fascisme américain sont renversants.

Nous n’utilisons plus le terme de « fascisme » pour qualifier ce qui s’est passé aux USA pendant cette période, simplement parce que nous aimons nous féliciter d’avoir combattu et vaincu le fascisme lors de la seconde guerre mondiale. Mais l’avons-nous vraiment vaincu ? Les chefs de ces systèmes politiques sont morts depuis longtemps, mais les idées qui les ont portés et maintenus au pouvoir sont plus vivantes que jamais.

Le fascisme originel

Le fascisme est une idée politique et économique qui est née dans les années 1920, en Italie, à la fois issue de et en réponse à l’idéologie socialiste. Il a été engendré par le socialisme car il s’opposait aux forces du marché et au laissez-faire en tant que modèle d’ordre social. Il concevait l’état comme seul gestionnaire compétent et unificateur ultime de la société.
Mais il rejetait aussi plusieurs idées clés des marxistes-léninistes, et c’est par opposition à ces derniers qu’il s’est imposé politiquement. De cette manière, c’est une théorie politique spécifiquement non-gauchiste, avec ses propres repères culturels, religieux et économiques. C’est pour cela qu’il est inexact d’appeler « fascisme » la gauche ou la droite. Il tient des deux mais ne correspond vraiment ni à l’un ni à l’autre.

C’est pour cela que le fascisme – au contraire du socialisme – peut séduire la classe moyenne bourgeoise, et même les grands industriels, et pourquoi il parvient à se faire tolérer des religions et des unions syndicales. A la différence du socialisme marxiste, il préserve en grande partie les choses auxquelles tiennent la plupart des gens mais promet en sus d’améliorer la vie économique, culturelle et sociale à travers ses opérations unificatrices, sous contrôle de l’État.

En termes d’influence politique au XXème siècle, on peut dire qu’il a été bien plus important que le socialisme en Europe, en Amérique latine et aux USA. Le socialisme, malgré toute la rhétorique enragée déployée en sa faveur ou défaveur, n’a probablement jamais été une véritable menace. Le fascisme, en revanche, a été la pire.

Vous pouvez le constater rien qu’en lisant les journaux des années 1930. Le marché libre y était largement déconsidéré et ringardisé en tant qu’idée périmée et faillie. Le socialisme, au moins dans la presse américaine, était vu comme l’ennemi de tout ce qui comptait pour nous.

L’attrait du fascisme

imgscan contrepoints 297 fascismeLe fascisme, par contraste, recevait un traitement respectueux et un large écho. Le New York Times présentait Benito Mussolini comme le génie de la centralisation planificatrice. Churchill l’acclamait comme l’homme providentiel. Les théoriciens du fascisme écrivaient pour les manuels américains et bénéficiaient d’entrevues complaisantes dans les plus grands journaux. En 1941 encore, Harper’s Magazine louait la glorieuse « révolution financière allemande » et la magie du système fasciste.

Cette idée était dans l’air du temps parce que le fascisme paraissait une alternative viable à la fois au marché libre, présumé en échec, et à l’idée effrayante et glauque du socialisme marxiste.
Quelle était cette idée ? Il est possible de la résumer sous la formule plus acceptable de « société planifiée ». Elle est fondée sur le principe du leadership et la conviction que l’entreprise industrielle, pour fonctionner, doit être guidée depuis le sommet par des experts recherchant l’optimum de l’efficacité en concordance avec les priorités sociales et politiques.

Le fascisme ne cherchait pas tant à nationaliser l’industrie ou détruire le modèle familial ou abolir la religion, comme les socialistes les plus fous fantasmaient de faire. Il préservait ce qui avait de la valeur politique aux yeux de la population, et partant, le fascisme ne rompait pas avec les traditions. Il ne cherchait à révolutionner que la forme plutôt que le fond, à travers une nouvelle façon scientifique d’organiser toute l’existence de la nation.

Le conseiller économique en chef du président Franklin Delano Roosevelt, Rex Tugwell, a résumé cette philosophie toute entière, se faisant ainsi porte-parole de toute une génération d’économistes, de bureaucrates, de politiciens et de sociologues :

De ce que je sais de la nature humaine, je crois que le monde s’apprête à connaître un immense jaillissement d’énergie sitôt que nous aurons retiré la mainmise mortifère de l’entreprise compétitive qui restreint les ambitions publiques et ne dessert que les inclinations les moins efficientes et moins bénéfiques de l’homme. Quand l’industrie est le gouvernement et le gouvernement est l’industrie, le conflit duel au cœur de nos institutions est enfin aboli.

Flynn expliquait que le fascisme était loin d’avoir la clarté du socialisme dans son projet pour la société. Le pragmatisme y était élevé au rang de principe fondateur – l’État ferait tout ce qu’il aurait à faire, quoi qu’il arrive. Mais en observant son fonctionnement historique et le contexte dans lequel il prit son essor, en regard des principes des théoriciens et des militants fascistes, il était arrivé à huit points qu’il considérait comme ses pierres angulaires, une sorte de credo du fascisme.

D’après Flynn, le système fasciste est celui dans lequel :

1) le gouvernement abolit toute restriction à son autorité – totalitarisme

2) ce gouvernement sans restriction est dirigé par un dictateur – autoritarisme

3) ce gouvernement est organisé pour assimiler le système de production capitaliste et l’asservir à une vaste bureaucratie

4) ce gouvernement suit le modèle d’organisation d’un syndicat, en formant des groupes d’intérêt par catégories socio-professionnelles sous supervision de l’État

5) le gouvernement et les organisations syndicales contrôlent le système capitaliste selon des principes de planification et d’autarcie

6) le gouvernement a la responsabilité de fournir à la nation un pouvoir d’achat adéquat par la dépense publique et la dette publique

7) le militarisme constitue un mécanisme conscient de telle dépense publique

8) l’impérialisme découle inévitablement du militarisme et d’autres éléments intrinsèques du fascisme

Flynn conclut: « Partout où se trouve une nation incluant tous ces éléments, se trouve une nation authentiquement fasciste. Plus une nation emploie de ces éléments, plus vous pouvez considérer cette nation comme tendant vers le fascisme. »

C’est ce que Flynn écrivait en 1944, et le titre de son livre a un double sens. Nous marchions droit à la guerre contre le fascisme. Mais en même temps, l’économie et la société américaines tombaient sous contrôle total du gouvernement : contrôle des prix et des salaires, conscription, rationnement administratif, corporatisme, dépenses publiques perpétuelles et dette publique, additionnée de militarisation galopante en pleine guerre. L’ironie de la situation était prégnante, et Flynn la pointait du doigt ouvertement. C’est un miracle que le livre échappât à la censure de guerre.

Aujourd’hui, il mérite une relecture attentive, en particulier si on cherche à étudier la politique de notre gouvernement. Chaque industrie est profondément réglementée. Chaque profession est catégorisée et organisée d’en haut. Chaque bien ou service produit est taxé. L’accumulation sans fin de la dette publique va de soi. « Immense » n’est pas assez fort pour décrire l’étendue de notre bureaucratie. Nous sommes en état perpétuel de mobilisation militaire, avec chaque jour la perspective de guerre ouverte contre un ennemi étranger.

Toutes les institutions de notre gouvernement proviennent d’une idée commune. Cette idée a un nom. Ce n’est pas le socialisme. Ce n’est pas le libéralisme. C’est la fameuse troisième voie qui a connu son heure de gloire dans les années 1930. Que soient rares ceux qui osent utiliser le terme exact pour le nommer ne change rien à cette réalité.

Traduction originale de « Fascism is Real and Alive » par J. Sedra.

Sur le web

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  • après avoir lu cet article, j’ai l’impression que la France est un pays fasciste.

    • Il manque à la France les aspects militaristes et impérialistes, qui sont autrement plus évidents aux USA. Mais, oui, nous en avons bien pris le chemin pour tous les autres aspects.

      Personnellement, je pense que la nomination d’Emmanuel Macron au gouvernement est un indice de plus dans ce sens.

      • Et encore, Mali, Libye, Syrie, bientôt Irak, je trouve que l’impérialisme se porte bien.

        • Et les emmerdes permanents faits aux Suisses ?

          • mdr c’est vrai si on n’embête pas nos voisins suisses de temps en temps, ces salauds de capitalistes éhontés, on ne passe pas une vraie bonne journée 🙂

            @ Jesrad
            Pour les aspects manquants, on les a! 🙁 cf. commentaire de Yann
            La différence avec les US c’est que quand on part soutenir des terroristes à l’étranger, ça fait moins de bruit, parce qu’on est plus socialistes que les américains, et que donc on a fini par avoir de moins en moins de soussous à clauqer 😀 En proportion du PIB, la part que dépense l’Etat US EN TOUT correspond environ à nos SEULES DEPENSES SOCIALES!!! Les américains sont assurément dans le caca, mais ils sont des petits joueurs à côté de nous :'(

        • On peut aussi voir les aides aux pays du tiers-monde comme une forme d’impérialisme…

    • Normal : le modèle social que le monde nous envie a été largement mis en place par Pétain.

      http://www.armand-colin.com/livre/411708/l-heritage-de-vichy.php

    • Ah, et en matière de culte du chef et de leadership, Mollande se pose là… Et il m’est difficile de voir Valls dans ce rôle non plus.

      Par contre, si Marine remporte les prochaines présidentielles…

      • Mmmmh, melenchon déguisé en femme pour président… je file m’acheter une valise et un billet pour le Canada! 😀

      • On a en France un culte des hommes et femmes politiques. Pas une émission de télé, pas un article de journal, pas un diner de famille sans qu’on entende parler de l’un ou l’autre politique du moment, des dernières mesures du gouvernement, des derniers « couacs » ou autres petites phrases…

  • Une technique de manipulation dont je ne me rappelle plus le nom consiste à demander un truc exorbitant dont on sait qu’il sera refusée pour ensuite faire accepter une chose un peu moins exorbitante. Cette deuxième demande sera vue comme acceptable car « raisonnable » comparé à la première demande, alors qu’elle aurait été refusée si elle avait été présentée d’emblée.
    C’est un peu la même chose avec ce que nous vivons actuellement : le fascisme d’aujourd’hui est acceptable parce qu’il est bien moins violent en apparence que celui d’hier.

    • Sans doute. Mais il ne cependant par ailleurs pas écarter le caractère pernicieux de l’installation d’un tel système. Il ne s’instaure en effet pas en une nuit ; il est au contraire le résultat de moult petites résignations, voire soumissions — et dans le pire des cas, de consentements. Cela est particulièrement visible dans les files d’attente dans les aéroports. La lutte pour des intérêts particuliers pourrait également être évoquée, quand un travail de lobbying vient saper les libertés sous des prétextes fallacieux — par exemple, de sécurité (imposée) ou de santé (forcée). Ce que j’essaie de dire, je crois, est qu’il ne faut pas minimiser la part de responsabilité individuelle : résignation ou acceptation joyeuse, chacun est responsable de cet état de fait.

      • Bien sûr ! L’un n’empêche pas l’autre…
        Il ne faut pas non plus écarter le rôle de la pression sociale et du conformisme dans l’instauration d’un tel système.

    • C’est la technique du « pied-dans-la-porte ». Le « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens » (Jean-Léon Beauvois et Robert-Vincent Joule)

      • Non, après recherches, c’est la technique de la porte au nez :
        Le manipulateur vous demande dans un premier temps un service qu’il sait que vous allez refuser, puis derrière il vous propose quelque chose de plus acceptable.

        La technique du pied dans la porte, c’est la stratégie inverse : demander d’abord un petit service que l’autre ne peut pas refuser pour ensuite demander un service plus important (une fois qu’on a obtenu un « oui, c’est plus facile d’en obtenir d’autres). Stratégie brillamment employée par nos hommes politiques pour nous faire accepter un impôt, par exemple (d’abord petite assiette/petit taux et ça passe, et puis hop on élargit l’assiette et on augmente le taux)

        • Technique aussi utilisée pour rogner de plus en plus les libertés publiques : un filtrage du net est acceptable pour les sites pédophiles. Puis pour les sites terroristes. Puis…? Idem pour les fichiers des délinquants, qui commencent par stocker l’ADN des criminels sexuels, et finira peut-être par stocker l’ADN de celui qui a commis un excès de vitesse…

    • La technique dont tu parles c’est « The face-in-the door » ou porte au nez en français.

      L’article scientifique originel c’est:

      Cialdini, Vincent, Lewis, Catalan, Wheeler, & Darby (1975). Reciprocal concessions procedure for inducing compliance: The door-in-the-face-technique ». Journal of Personality and Social Psychology, 31, 206-215.

    • Cela s’appelle la technique de la porte au nez, très utilisée par les commerciaux.

  • Un article passionnant.

    A ceci près qu’il ne me semble pas acceptable que le fascisme soit considéré comme si distinct du socialisme ; distinct du socialisme marxiste, certes, mais le socialisme est commun aux deux. D’où d’ailleurs le propos d’Hayek dans La Route de la Servitude : « Le socialisme comptait sur la disparition rapide de la vieille classe moyenne, sans supposer l’avènement d’une classe moyenne nouvelle composée de l’armée des employés de toutes catégories, du personnel administratif, des instituteurs, des petits commerçants et des intellectuels mal payés. Cette classe a pourtant fourni pendant un certain temps des chefs au parti socialiste. Mais comme le standard de vie de cette classe intermédiaire empirait de plus en plus cependant que le sort des ouvriers industriels s’améliorait progressivement, l’idéal politique de ces dernier perdait de son attrait pour le nouveau prolétariat. Celui-ci restait toujours socialiste, détestant le capitalisme et souhaitant le partage des richesses, mais selon une conception de la justice, qui ne s’accordait plus avec la politique des vieux partis socialistes.
    Les partis socialistes ayant réussi à améliorer la situation économique d’un groupement professionnel, ont pu s’assurer le soutien de ce groupement. Mais ce moyen ne peut pas être employé pour obtenir l’appui de toute la masse, car on voit surgir des mouvements socialistes rivaux, qui font appel au soutien de ceux dont la situation économique s’est aggravée. Il y a une grande part de vérité dans la formule d’après laquelle le fascisme et le national-socialisme seraient une sorte de socialisme de la classe moyenne. […] Sans aucun doute, le revenu moyen d’un membre du parti nazi, au début de ce mouvement, était inférieur à celui d’un membre des syndicats ouvriers ou des vieux partis socialistes. […] On doit considérer le conflit entre le fascisme, le national-socialisme et les anciens partis socialistes comme une lutte qui devait infailliblement se produire entre factions socialistes rivales »

    • +1000

      Le fascisme est un socialisme qui refuse la guerre civile permanente inhérente marxisme-léninisme.

      « Tout dans l’État, rien contre l’État, rien hors de l’État. »
      Mussolini

    • Si le fascisme de la première moitié du 20ème siècle était un socialisme de la classe moyenne, alors on peut considérer que le fascisme actuel est un socialisme des riches, comme le revendique Warren Buffett.

      • intéressante remarque. Il y aurait donc un socialisme des prolétaires (marxisme), un socialisme de la classe moyenne (fascisme) et un socialisme de la classe supérieure (crony capitalism ?)

        • Dans la vision hayékienne, oui. Elle me semble très opérante, c’est pour cela que je l’ai reprise dans mon étude de Rome.

  • Un article édifiant qui démontre des parallèles intéressants . Cependant il suscite en moi une interrogation , la France tend-t-elle plus vers le socialisme , le fascisme ou le communisme ?

    • Ah, ça c’est sûr que c’est LA question !

      Pour le socialisme, envoyez SOC au 101234
      Pour le fascisme, envoyez FAS au 101234
      Pour le communisme, envoyez COM au 101234

      Résultats du vote après une page de publicité, continuez à regarder votre programme TV et dormez tranquilles braves gens !

    • Elle prendra la forme de celui qui arrivera le premier à instaurer une vraie dictature et éliminer tous les concurrents de gauche comme de droite comme ça c’est toujours produit.

    • c’est facile :
      le PC est mort
      A l’UMP le bonapartisme domine nettement. Mussolini les trouve un peu mou du genou, mais prometteurs.
      le PS a adopté les thématiques du moralisme le plus ringard, et les méthodes autoritaires : ordre moral, mariage pour tous, lutte contre la prostitution. Il double l’UMP par la droite. Mussolini s’esclaffe.
      Les verts, idem, le conservatisme naturaliste anti-progressiste en plus. Mussolini est mort de rire
      Et pas besoin de vous faire un dessin pour le FN.
      Les autres n’existent pas.
      résultats des courses : 4-0 pour le fascisme

  • « La gauche, c’est une salle d’attente pour le fascisme. « Léo Ferré

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