Le Ranch Bundy ou les risques de guerre civile en Amérique

L’affaire du ranch Bundy, qui a fait beaucoup de bruit aux États-Unis, revêt une signification historique importante.

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Caricature de Cliven Bundy (Crédits Donkey Hotey, licence Creative Commons)

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Le Ranch Bundy ou les risques de guerre civile en Amérique

Publié le 5 juillet 2014
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Par Philippe Fabry.

Caricature de Cliven Bundy (Crédits Donkey Hotey, licence Creative Commons)
Caricature de Cliven Bundy

Ces dernières semaines, l’affaire du ranch Bundy a fait beaucoup de bruit aux États-Unis, et l’affaire commence à peine à être relayée dans les grands médias français. Elle revêt pourtant une signification historique importante.

Cliven Bundy est un éleveur du Nevada, héritier d’une exploitation installée par ses ancêtres dans le dernier tiers du XIXe siècle. En 1993 une agence fédérale chargée de l’administration des terres appartenant à l’État fédéral, le Bureau of Land Management crée une taxe sur les pâturages des bêtes. Cliven Bundy, jugeant inique de devoir désormais payer pour ce que lui et ses ancêtres faisaient librement et sans intervention de l’État depuis plus d’un siècle, refuse de s’acquitter de cette nouvelle taxe. Au mois d’avril dernier, après plus de vingt ans de débats juridiques au cours desquels les arriérés se sont accumulés, le BLM a décidé de se payer en nature en saisissant une partie du troupeau de Bundy. Face à cette menace Bundy, dont le combat fait écho à l’indignation des Tea Party face à la fiscalité et l’intervention de l’État dans l’économie depuis la crise de 2008 et l’élection de Barack Obama, a trouvé de larges soutiens, moraux, mais aussi physiques : par le jeu des réseaux sociaux se sont trouvés rassemblés, le jour de la saisie, des milices armées autour de l’éleveur qui ont fait face aux toutes aussi armées forces fédérales. Ainsi, à la mi-avril, pouvait-on voir près de Bunkerville, Nevada, agents fédéraux américains et miliciens américains, tous armés de fusils d’assaut, se faire face dans ce qui aurait pu dégénérer en un épisode de guerre civile si l’État fédéral n’avait pas reculé. Pour mieux sauter ? La façon dont l’affaire semble en train d’évoluer sur le terrain médiatique, où sont mises en évidence des déclarations racistes de Cliven Bundy, montre à l’évidence un changement de stratégie par lequel on espère isoler le rancher de ses soutiens et revenir plus tard quand il ne sera plus accompagné. Il est très possible que l’affaire se termine ainsi, de manière anecdotique. Cela ne doit pas nous faire croire qu’il ne s’agit que d’une anecdote.

Pour l’éleveur, lui et sa famille étaient là avant l’État fédéral, et l’instauration d’une taxe est une agression caractérisée. Pour Bundy, et tous ceux qui ont pris les armes pour venir le défendre contre l’État fédéral, ce dernier n’a aucune légitimité à exiger de l’argent dont l’emploi sera ensuite décidé à Washington, et distribué à d’autres.

Inversement, d’autres Américains considèrent que ces hommes armés qui campent sur des terres fédérales sont des terroristes qui menacent la paix civile. Du côté Bundy, il se dit que l’État fédéral cherche à étouffer les petits ranchers pour s’emparer des terres au profit d’intérêts privés, en particulier pétroliers : on oppose les « petits », indépendants et isolés, aux « gros », proches du pouvoir et bénéficiant de sa bienveillance. Du côté de ses détracteurs, on dénonce des conceptions réactionnaires, racistes, antisociales et dangereuses.

On assiste en réalité à la radicalisation d’une fracture toujours plus profonde dans la société américaine, et qui pourrait bien finir par dégénérer en authentique guerre civile.

Dans mon livre Rome, du libéralisme au socialisme, Leçon antique pour notre temps, j’essaie de montrer :

  • qu’à l’histoire de la grande puissance de l’Antiquité, son ascension fulgurante puis son effondrement spectaculaire, a fait écho au XXe siècle l’ascension de l’Amérique au premier rang des nations et l’implosion et le déclassement de l’URSS, et que ces parallèles s’expliquent par un ordre politique très libéral au début de la République romaine, une mutation social-démocrate puis socialiste dictatoriale avec l’arrivée de l’Empire, et enfin une évolution totalitaire au Bas-Empire ;
  • que l’histoire américaine, jusqu’à aujourd’hui, suit de manière remarquable la trajectoire romaine.

Ainsi, au IIe siècle avant J.-C., après que Rome a battu Carthage et est devenue la puissance dominante de Méditerranée, l’ordre libéral traditionnel romain a commencé à s’effriter : les grandes guerres extérieures avaient considérablement enrichi les Romains les mieux placés dans l’État, à savoir les sénateurs, qui tiraient de ces guerres des flots d’esclaves et de vastes terres qu’eux seuls avaient les moyens d’acquérir massivement, voire de s’attribuer gratuitement : comme ils contrôlaient le pouvoir politique, ils contrôlaient la distribution des terres annexées et se servaient généreusement. Grâce à l’abondance de la main-d’œuvre servile, l’exploitation de ces terres était très peu coûteuse et cette concurrence déloyale ruina un grand nombre de petits propriétaires romains, lesquels constituaient dans la République l’équivalent de nos classes moyennes. Cette connivence entre la direction politique de Rome et les intérêts économiques privés des sénateurs provoqua le déclassement de toute une frange de la population romaine qui dès lors se mit à exiger de l’État des moyens de subsistance, la redistribution des richesses, revendication portée par les célèbres Gracques, puis par les plus fameux encore meneurs du parti des populares, la « gauche » : Marius, César, Octave. En face se structura le parti des optimates, les conservateurs, la « droite », composé à la fois, de manière paradoxale, des sénateurs enrichis par la connivence avec l’État, et les libéraux ennemis de l’intervention de l’État et arc-boutés sur le mos majorum, la tradition républicaine, de la même façon qu’aujourd’hui on trouve dans la plupart des droites occidentales les libéraux partisans de moins d’État et des conservateurs partisans de la protection de la richesse installée par l’État, et que plus spécifiquement la droite américaine, le camp républicain, se divise entre membres des Tea Party, mouvement populaire hostile à l’État et aux taxes et se référant à la Constitution, et les partisans du Big government, un État interventionniste et favorable au complexe militaro-industriel.

L’on sait que la radicalisation de ce clivage déboucha, à Rome, sur la terrible guerre civile qui accoucha de l’Empire, un régime socialiste-autoritaire, établi par les chefs victorieux des populares, assez proche du fascisme en ce qu’il était à la fois très redistributeur de richesses et très protecteur des intérêts de la classe riche.

L’affaire Bundy nous enseigne que l’Amérique n’est certainement pas à l’abri d’une telle évolution à long terme. Aux États-Unis, l’assistanat progresse à grande vitesse : le Bureau of Labor statistics a révélé qu’en 2013, dans un foyer américain sur cinq personne ne travaille et l’on ne vit que d’aides publiques. Conséquence de la crise de 2008, qui fut provoquée par une intervention très importante de l’État au profit des banques depuis plusieurs décennies ; où l’on retrouve les dégâts de la connivence entre classe politique et intérêts économiques particuliers. De l’autre côté, des Américains déterminés sont prêts à prendre les armes pour ne pas payer les taxes qui financent ces aides. Il est très probable que d’autres affaires Bundy surgiront, et l’État fédéral ne reculera pas indéfiniment.

— Philippe Fabry, Rome, du libéralisme au socialisme, Leçon antique pour notre temps, Jean-Cyrille Godefroy Éditions, avril 2014, 159 pages.

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  • Je vous donne mon avis de simple lecteur sur votre bouquin.
    Bien dans l’ensemble pour autant que l’on possède un minimum de connaissances sur Rome.
    Vous citez et vous vous appuyez sur Gibbon, Veyne, Montesquieu mais vous avez aussi Fustel de Coulanges qui , c’est personnel, m’a beaucoup apporté ; par exemple la différence de gestion entre Rome et ses colonies. C’est à dire qu’ils appliquaient les bonnes solutions dans ces colonies et des désastreuses au centre du pouvoir. ***/5

    • Un peu comme l’Angleterre quasi collectiviste (1945-1978) et Hong Kong avec John James Cowperthwaite. Quand on a pas d’électorat à acheter il bien plus aisé de conduire une bonne politique économie…

  • « régime socialiste-autoritaire assez proche du fascisme » : normal, celui-ci s’est abondamment inspiré de celui-là.

  • Intéressant ce parallèle avec Rome bien que l’histoire ne se répète jamais tout à fait.
    Sur cette affaire le problème c’est bien la dépossession de terres locales au profit d’une législation fédérale invasive et la taxation rampante sans aucune raison économique locale.
    Le port d’arme et les moyens de se fédérer feront peut-être la différence.
    Déclarations racistes ?

  • Merci je vais lire votre livre qui m’intéresse !

  • A qui appartenait la terre des Bundy avant leur arrivée? Aux Indiens ?
    Si ils ont un acte de propriété, qui l’a fait?
    Le Nevada est rentré dans l’Union en 1864, au moment où ils ont eu leur terre.
    Comme souvent, en Amérique, de grands propriétaires terriens ont profité de la spoliation des terres des amérindiens par la force. Cela s’appelle du vol.
    Ils n’ont pas plus de droit sur cette terre que le gouvernement US ou la reine d’Angleterre

    • A ce compte, personne n’a droit à rien (et pas plus les « amérindiens » que les autres), le droit est un concept vide, et il ne reste plus que la force pour vider les querelles entre les Bundy, la reine d’Angletauree, le gouvernement fédéral US, les amérindiens (différents groupes), etc.
      on est bien avancé …

      • Ce qui me fait rire, c’est que Bundy parle qu’il n’ y a pas eu de l’intervention de l’état depuis qu’ils sont là, hors sans la cavalerie US de l’époque, les premiers Bundy auraient été massacrés par les Indiens et donc le Bundy d’aujourd’hui n’aurait pas cette terre.
        De la meme façon que Washington était un grand défenseur de la liberté, tout en gardant une centaine d’esclaves dans sa propriété jusqu’à sa mort.
        Il y a quand meme une certaine hypocrisie dans ces histoires de propriétés et de libertés aux Etats-Unis.

        • Si vous aviez lu Bastiat et Hernando de Soto vous ne raconteriez pas autant de conneries ! ah culture quand tu nous fuies

          • Pourquoi Bastiat parle du massacre des Indiens d’ Amérique et des esclaves de Washington?

            je cite des faits historiques et vous parlez de non culture et de conneries. On dirait une remarque d’intermittent du spectacle.

            Mais allez y, développer en citant des passages des écrivains mis en avant.

            • Vous citez la propagande historique. Les Indiens étaient des nomades, économie chasseur cueilleur. Ils connaissaient avant l’arrivée des colons des famines terribles, 50 % de morts. Pour la propriété vous avez Bastiat qui explique très bien son origine, Hernando de Soto traite des colons américains. Pour les origines de la propriété vous avez évidemment le droit romain et sa codification mais aussi les Grecs anciens (sous réserve, voir Fustel de Coulanges) qui avaient compris pour le bien de tous de faire respecter la propriété.
              Ce respect était basé sur le culte des ancêtres, les romains aussi avec les lares et les pénates.
              Si je retrouve des sources, je les poste.

              • Quelle propagande historique? Les européens ont colonisé l’Amérique, détruit des civilisations entières, spoliés des territoires gigantesques. Ce sont des faits, je ne les remets pas en question. Ca s’appelle l’histoire et non de la propagande.

                Je ne remets pas en question le principe de propriété privée. Je dis simplement que dans le cas présent Bundy a beau jeu de combattre l’état fédéral qui a permis à sa famille de devenir propriétaire de ces terrains.

                De plus, on a pas besoin d’être éleveur ou cultivateur pour être propriétaire d’une terre.

                Je considère que les lois d’un pays n’ont que peu de valeurs si une partie de la population de ce pays est esclave ou mise à l’écart. C’est le cas des Etats-Unis à une certaine époque avec ses noirs et ses indiens, de L’inde et de ses castes, des pays musulmans avec les non musulmans.

                Si dans un ensemble, à un instant donné, tous les hommes ne sont pas égaux en droit, les règles qui s’y appliquent ne sont forcément pas justes!

        • Einstein disait « il faut rendre à la société ce qu’elle nous a donnée »

    • Frederic 76 : « Comme souvent, en Amérique, de grands propriétaires terriens ont profité de la spoliation des terres des amérindiens par la force. Cela s’appelle du vol. »
      ————————
      L’histoire de la propriété des terres en Amérique est longue et complexe, ça inclut la conception du droit de propriété des Indiens (basée sur la communauté et non la propriété privée), les multiples et successifs traités avec les amérindiens qui remontent aux temps des colonies britanniques, les guerres entre blancs et rouges mais aussi les guerres entre peuples indiens et même entre tribus indiens, etc…

      Insinuer que ça se résume à « la spoliation par la force des Amérindiens » est grotesque (d’ailleurs, pouvez-vous citer un seul exemple précis de ce que vous avancez au lieu de balancer des poncifs ignorants ?).

      La vrai conquête de l’Ouest, ce n’est pas la version sans foi ni loi à la Hollywood hein ! La « bataille » d’OK Corral, le symbole de l’Ouest sauvage dans l’imaginaire populaire, avait fait… trois morts, même pas une fraction du nombre d’homicides par semaine à Detroit ou Baltimore.

      ————————–
      Frederic 76 : « Ce qui me fait rire, c’est que Bundy parle qu’il n’ y a pas eu de l’intervention de l’état depuis qu’ils sont là, hors sans la cavalerie US de l’époque, les premiers Bundy auraient été massacrés par les Indiens et donc le Bundy d’aujourd’hui n’aurait pas cette terre. »
      ————————–
      Ca vous n’en savez strictement rien, vous vous contentez d’affirmer, d’insinuer et d’étaler votre ignorance crasse. Les premiers Bundy étaient armés, ils n’avaient certainement pas besoin de la cavalerie pour les défendre (les colons étaient largement en surnombre et suréquipés).
      Et vous insinuez que leurs terres auraient été volés et non achetés aux Indiens, avez-vous des preuves ou contentez-vous de brasser du vent ?

      • Qu’est ce que ça veut dire ignorance crasse?
        Tout ça parce que je suis pas d’accord avec vous et que vous êtes derrière votre clavier?
        Pourquoi m’insulter? Vous avez eu une mauvaise journée?

        • Euh, Frederic 76, sur le fond, vous avez quelque chose à répondre à Minitax ?

          • Oui j’ai répondu sur le fond avec un court extrait de l’histoire du Nevada. Après je ne comprends pourquoi ce monsieur est insultant. La forme du dialogue est importante. On sent quand meme un fort complexe de supériorité.

            • Frederic 76 :  » Oui j’ai répondu sur le fond avec un court extrait de l’histoire du Nevada. Après je ne comprends pourquoi ce monsieur est insultant.  »
              —————————-
              Ah oui, vous connaissez que dalle du sujet, juste un post plus haut, vous ne saviez même pas qu’il s’agit de droits de pâturage et non de droit de propriété et qu’il s’agit de contestations sur la légimité de la taxe et non pas d’un refus de paiement de la taxe (puisque Bundy l’a toujours payée et a proposé de payer l’Etat du Nevada et non le BLM depuis le début de la dispute), et maintenant, vous vous posez en expert de l’affaire. Non sans blague !

              Frederic 76 : « Après je ne comprends pourquoi ce monsieur est insultant. »
              ———————
              Vous accuser d’ignorance crasse n’est pas d’une insulte, c’est la stricte vérité. Ce serait une insulte si je vous traitais d’andouille et d’ignare (ce qui serait parfaitement justifié).
              Eh oui, la réalité, ça fait mal, si vous êtes si fragile, faut pas venir faire la provoc avec vos inepties.
              Et commencez déjà par ne pas insulter l’intelligence des gens avec vos poncifs débiles.

          • J’ai aussi laisser un commentaire qui est en attente de validation sur ce Mr Bundy. Visiblement ses paroles ne passent pas les robots.

            Allez voir ce qu’ils pensent de ses compatriotes de couleur.

            http://en.wikipedia.org/wiki/Bundy_standoff

            Un vrai combatant de la Liberté , ce type!

    • Je crois comprendre que les Bundy n’ont pas de titres de propriétés sur les terres concernées. Elles sont en libres pâturages, ce qu’ils contestent, c’est que le gouvernement réclame un tribut sur ce qui ne lui appartient pas.

      • Oui j’ai répondu sur le fond avec un court extrait de l’histoire du Nevada. Après je ne comprends pourquoi ce monsieur est insultant. La forme du dialogue est importante. On sent quand meme un fort complexe de supériorité.

      • Si les terres appartiennent à l’état du Nevada ou à l’état fédéral, ils ont droit de les taxer si ils le souhaitent non?
        Si je suis propriétaire d’une prairie, j’ai le droit de demander une compensation à un éleveur qui laisserait paitre ses animaux.

        • « l’état du Nevada ou à l’état fédéral, ils ont droit » : les Etats n’ont aucun droit, les individus ont tous les droits. Depuis quand un simple outil aurait-il des droits ? Le but de la loi est de protéger les individus des abus de pouvoir des Etats. Sinon, la loi et l’Etat sont vains : n’importe quelle mafia est bien suffisante pour brimer les individus. Imaginer des droits aux Etats conduit à l’avènement d’une société fondamentalement immorale, où le vol, le mensonge et le meurtre ont force de loi.

        • Elles semblaient appartenir à l’Etat du Nevada. Le gouvernement fédéral aurait « fait pression » pour que le BLM en ai « la tutelle ».
          Quel service apporte ce dernier ?
          S’il y avait eu un problème de surpâturage, il aurait pu, à la rigueur, instaurer un quota d’animaux, et le vendre à l’encan ; mais rien de tout cela. Le Nevada est « propriétaire », le gouvernement s’arroge un usufruit.
          En dernière analyse, c’est le principe de subsidiarité que défendent les Bundy.

  • A well regulated Militia, being necessary to the security of a free State, the right of the people to keep and bear arms, shall not be infringed.
    Live Free or Die, Sic Semper Tyrannis, et tout ça !
    Bravo Bundy, DC sucks !

    • This is the reason why in France, it’s so difficut to have (legal) weapons. Our governments are so afraid of the anger of the people !

  •  » dans un foyer américain sur cinq personne ne travaille et l’on ne vit que d’aides publiques ». Comme en France, quoi ! Chez nous, la gauche et la fausse droite depuis 40 ans n’ont fait qu’écraser les entreprises, les classes moyennes et les familles pour financer, la gabegie, la corruption et l’assistanat. Le clientélisme des politiciens nous tue à petit feu, comme aux USA apparemment.

    On comprend mieux pourquoi la gauche soutient à fond Obama le Merveilleux !

    • La « fausse » droite??? En France, nous n’avons malheureusement connu que la VRAIE droite (et la vraie gauche), la pure et dure, dirigiste, protectionniste voire nationaliste, paternaliste, collectiviste, autoritariste, liberticide, constructiviste, bref foncièrement anti-libérale!

  • Les premiers habitants du Nevada sont les Amérindiens : dans les premiers temps, ils étaient nomades et chassaient les lièvres, les antilopes, les mouflons, les daims et les écureuils. Ils complétaient leur alimentation par les apports de la pêche. Ils cueillaient aussi les baies et ramassaient des racines. Puis ces peuples se sont sédentarisés et ont laissé de nombreux vestiges de leur culture et notamment des pétroglyphes (Red Rock Canyon, Vallée de Feu). Ils vivaient en adaptation avec les contraintes naturelles. Dans le Grand Bassin aride, les tribus pratiquaient la chasse et cultivaient des lopins irrigués.

    Le Nevada fut intégré à l’Empire espagnol dans la province d’Alta California

    En 1821, à la fin de la Guerre d’indépendance du Mexique elle est intégrée à cette nouvelle nation et prend le statu de territoire.

    À la fin de la Guerre américano-mexicaine en 1848, les États-Unis forcent la Cession mexicaine et passe alors ce territoire dans le Territoire de l’Utah, aux États-Unis.

    Le Congrès des États-Unis établit le Territoire de l’Utah le 14 août 1850 qui regroupait alors les États actuels de l’Utah, de l’Idaho et du Nevada. En 1859, la découverte des plus importants filons d’argent de l’histoire rend ce métal surabondant, lui faisant perdre sa valeur monétaire, mais provoque l’afflux d’aventuriers.

    En 1860, les Amérindiens Paiute, sous le commandement de Numaga, commencent à attaquer les campements blancs et les liaisons du Pony Express. L’intervention de l’armée écrase le mouvement de rébellion.

    • @ Frederic 76

      Faut arrêter de regarder les films à la télé sur les massacres d’indiens : il y en a eu 300 fois plus qui sont morts de mort naturelle, d’épidémie ou famine que sous les balles des blancs :

      De wiki sur les guerres indiennes « L’ensemble des combats et massacres livrés entre les États-Unis et les Indiens fait 19 000 victimes chez les blancs et environ 30 000 du côté des Indiens, hommes, femmes et enfants1. Entre 9 et 11,5 millions à la fin du xve siècle, les Indiens d’Amérique du Nord ne sont plus que 250 000 en 1890. Cette hécatombe démographique sans équivalent dans l’histoire étant due essentiellement aux épidémies et aux famines, provoquées notamment par les déportations et la chasse intensive du bison dont la population passe de 60 000 000 au début du xvie siècle à 1 000 à la fin du xixe siècle3. »

      A l’époque les Bundy’s ont certainement eu plus à lutter contre les mexicains que contre les indiens et de toute façon ils ont défendu ces terres avec leur sang arghhhh !

      Pour le reste il faudrait se documenter avant de parler d’un sujet que l’on ne connaît pas. Ces terres appartenaient au comté et par une loi inique (national monument law, documente toi) sont passées sous le contrôle de l’état fédéral il y a une trentaine d’année sans contrepartie (plus de 87% des terres du Nevada de mémoire) ; l’état fédéral a dans un premier temps argué de la protection d’une tortue (!) puis a, ce qui est surprenant, demandé un droit de pâture. Donc tortue ou not Tortue ? Il semble que comme en France les escrologistes, l’environnement et le global warming soient des bonnes excuses : des terres ont été retirées des pâtures pour des projets de fermes solaires qui n’ont pas encore vu le jour.

      Dans le cas présent il s’agit simplement pour l’état fédéral de créer une nouvelle taxe pour faire face à la gabegie des aides sociales. $1M de dollars en 20 ans c’est pas une paille ! Et quand ces terres auront été désertées on paiera des gens pour les débroussailler à cause des incendies puisque c’est aussi la raison qui avait conduit le comté à laisser ces terres en patûre.

      Bundy I’m ready !

  • Il a l’air pas mal votre Bundy chéri.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Bundy_standoff
    Je cite: »After making remarks discussing whether black people would be better off as slaves than under government subsidies, Bundy was widely condemned in the media, and was repudiated by conservative politicians and talk-show hosts who had previously supported him, many of whom forcefully condemned his remarks as racist. »

    Un type qui pense que les noirs seraient mieux esclaves que sous allocation.

    Enfin, on a les défenseurs de la liberté qu’on peut!

    • Ca n’a pas d’importance.
      Qu’un rancher du Nevada ait des positions racistes sur nombre de sujet, c’est presque normal (bien que je ne sois pas d’accord avec ces positions). Pour s’étonner de cet état de fait, il faut vraiment être né de la dernière pluie.
      Ce genre d’argument a été repris par les médias mainstream pour attaquer Bundy sur un autre flanc que celui des terres fédérales où il fait paître ses bêtes. Tentative de décrédibilisation, en somme. La réalité, c’est que les libertariens s’en foutent que Bundy soit raciste ou qu’importe. Ce n’est pas le sujet. On parle de conflit de propriété et de conflit avec un gouvernement fédéral, qu’est-ce que ça vient foutre là ?

    • Frederic 76 : « Un type qui pense que les noirs seraient mieux esclaves que sous allocation.
      Enfin, on a les défenseurs de la liberté qu’on peut! »
      —————————
      Ah oui, évidemment, le joker du racisme, quand ce n’est pas de l’homophobie ou du créationnisme, pour faire du character assassination au lieu de débattre le vrai sujet. C’est tellement prévisible de la part d’un perroquet de Wiki et de la propagande gauchiste !

      Votre perfidie est d’autant plus grotesque que Bundy n’a rien d’un raciste, il suffit de voir la vidéo et le transcript COMPLET de son message, et non juste un extrait sorti du contexte par les merdias. On se rend compte qu’il y condamnait l’esclavage moderne qu’est l’assistanat par un Etat nounou, avec le langage d’un terrien septuagénaire pour parler des « nègres ».
      Et Bundy serait-il répudié par ses supporters pour son racisme ? (si Wiki le dit, c’est que ça doit être vrai). On se demande bien alors pourquoi une majorité d’Américains continuent de le soutenir. C’est que que les Ricains doivent être racistes. Oh wait, c’est pour ça qu’ils ont élu et réélu un président… noir.

    • @Frederic 76

      « better off » ça ne veut pas dire « mieux » mais « plus à l’aise financièrement »

    • Voici la suite de ce que Bundy disait au sujet des Noirs et des Hispaniques, des passages que bien évidemment les merdias « oublient » de citer, tout comme ils « oublient » de crier sur les toits quand Zuma chantait, en tant que Président, « Kill the boer » ou quand Mugabe déclarait publiquement que les blancs n’ont pas le droit de posséder la terre.
      Et c’est Bundy qui est raciste, cherchez l’erreur…

      « You know they didn’t get more freedom, uh they got less freedom – they got less family life, and their happiness -you could see it in their faces- they were not happy sitting on that concrete sidewalk. Down there they was probably growing their turnips – so that’s all government, that’s not freedom.

      Now, let me talk about the Spanish people. You know I understand that they come over here against our constitution and cross our borders. But they’re here and they’re people – and I’ve worked side-by-side a lot of them.

      Don’t tell me they don’t work, and don’t tell me they don’t pay taxes. And don’t tell me they don’t have better family structure than most of us white people. When you see those Mexican families, they’re together, they picnic together, they’re spending their time together, and I’ll tell you in my way of thinking they’re awful nice people.

      And we need to have those people join us and be with us…. not, not come to our party. »

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