Argentine, faillite et respect du droit

Comment interpréter les récentes actualités autour de la dette argentine non remboursée après la faillite du pays ?

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Argentine, faillite et respect du droit

Publié le 23 juin 2014
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Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse.

Cristina Fernandez de Kirchner, présidente de l'Argentine
Cristina Fernandez de Kirchner, présidente de l’Argentine

Si la Coupe du Monde de football a ramené les pays d’Amérique du Sud sur le devant de la scène, l’Argentine risque de se tailler sous peu une place plus importante dans les pages économiques que dans la rubrique sportive – la faute à sa prochaine faillite.

Le défaut de paiement sur la dette argentine semble imminent, malgré les dénégations de la présidente argentine Cristina Kirchner.

Curieusement, l’effondrement financier d’un pays de quarante millions d’habitants semble provoquer peu de réactions. Il est vrai que l’Argentine est coutumière du fait, malgré un nom qui signifie « en argent ». La dernière banqueroute du pays remonte à décembre 2001 – la plus grande de l’histoire à l’époque. Mais la lassitude n’explique pas tout.

Exclue du marché mondial des capitaux, l’Argentine n’eut de cesse d’y revenir et de solder les dettes du passé. En 2005, un premier round de renégociation de la dette reçut l’assentiment de 76,15 % des créanciers pour un montant de dette de 81,8 milliards de dollars. « Renégocier une dette » est un doux euphémisme pour des pertes financières colossales : le créancier renonce à l’essentiel de ses prétentions en échange d’un nouveau contrat qui sera cette fois respecté, croix-de-bois croix-de-fer si je mens je vais en enfer.

On peut s’étonner de l’apparente facilité de telles négociations. Nombre de banquiers préfèrent accepter ce genre de deal, sans doute parce qu’il permet de solder des contentieux et d’avoir quelque chose à inscrire au bilan. Il est vrai que leurs moyens de rétorsion contre un pays sont assez limités ; et tout aussi vrai qu’ils ne jouent jamais leurs propres économies…

Toujours est-il qu’à ce premier round de renégociation de la dette succéda un second en 2010, suivant des modalités similaires. 18,3 milliards restaient à solder, plus 9 milliards d’intérêts cumulés depuis 2005. 70,2% des détenteurs de cette dette – du petit retraité italien à des fonds des banques – acceptèrent de renoncer à la moitié de leurs espérances. À l’issue de ce processus, 93% de la dette en défaut depuis 2001 était renégociée.

(Ouvrons une parenthèse – pourquoi renégocier la dette, pour commencer ? Les politiciens se préoccupant déjà fort peu de leur propre population, on imagine la priorité qu’ils accordent à un petit porteur ruiné de l’autre côté de l’océan. Si la recherche d’une respectabilité renouvelée est louable, ce n’est jamais la vraie raison. La vraie raison est la suivante : les politiciens renégocient la dette d’un pays ruiné pour se construire une nouvelle virginité et avec celle-ci emprunter à nouveau auprès d’une brochette de gogos. À l’issue de cette restructuration, Mme Kirchner et son équipe envisageaient ainsi de pouvoir à nouveau lever des fonds sur le marché des capitaux. Le cycle éternel de la vie continue… Fin de la parenthèse.)

Si 93% est un taux élevé, ce n’est pas 100%. Les créanciers restants lancèrent des actions judiciaires pour récupérer l’intégralité de la valeur nominale de leurs titres. « Il reste les fonds vautours, qui ont tous refusé notre proposition, mais ils sont clairement isolés », commentait le ministre de l’Économie argentin, Amado Boudou, en 2010. Le futur allait lui donner tort.

Il est facile d’insulter ses créanciers – et les Argentins ne s’en privent pas. Mais le mépris n’est pas une preuve de bon droit. Une paire de fonds spéculatifs, NML Capital et Aurelius Management, a effectivement racheté à vil prix des papiers de dette argentine. NML Capital a ainsi racheté pour 48 millions de dollars de dette argentine pour une valeur nominale de 832 millions ! Ils ont effectivement activé l’option judiciaire pour exiger le paiement intégral. Et ils l’ont emporté, simplement parce que les termes du contrat s’appliquent.

L’Argentine n’a simplement aucun droit unilatéral d’imposer à tous ses créanciers une renégociation de la dette acceptée seulement par quelques-uns, fussent-ils nombreux.

Les fonds à l’origine de l’action en justice ont intelligemment joué le coup en portant l’affaire devant la Cour d’appel de New York. Une fois le dernier recours de l’Argentine auprès de la Cour Suprême rejeté, le jugement est devenu exécutoire et la messe est dite. Comme l’explique Le Temps :

Les remboursements de l’Argentine à ses créanciers ayant accepté la renégociation transitent par New York, où ils risquent d’être saisis par la justice américaine, d’où «l’impossibilité», affirme Buenos Aires, d’acquitter la prochaine échéance, à moins dans le même temps de payer les fonds spéculatifs, ce que le gouvernement argentin se refuse toujours à faire.

Comme l’a rappelé lundi la présidente argentine Cristina Kirchner, le pays ne veut pas se mettre en défaut de paiement. Mais s’il veut continuer à honorer les nouveaux engagements pris avec les créanciers restructurés, il doit aussi passer à la caisse pour 1,3 milliard de dollars à deux fonds spéculatifs… Le problème semble insoluble et la prochaine échéance du 30 juin se rapproche. Les agences de notation surveillent le dossier de près.

Il y a pire, deux fois pire. D’abord, selon le principe du pari passu, « si le pays est en effet contraint de rembourser l’intégralité de sa dette auprès de ces derniers créanciers, il sera alors dans l’obligation de régler la totalité de ses dettes auprès de la majorité des créanciers qui avaient jusque-là accepté le principe de restructuration », explique Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Institut des relations internationales et stratégiques. En d’autres termes, les 93% de dette renégociée pourraient tomber à l’eau.

Ensuite, l’Argentine a l’obligation de publier tous ses actifs :

La plus haute juridiction des États-Unis a en outre infligé lundi un deuxième camouflet à Buenos Aires, en le contraignant à dévoiler la liste de ses actifs financiers afin de faire exécuter le jugement.

Soutenue par le gouvernement américain, l’Argentine estimait devoir bénéficier d’une certaine « immunité » sur ses biens, en vertu d’une loi américaine de 1976 protégeant les actifs détenus par les Etats.

« Les arguments de l’Argentine ne sont pas valables », a argué le juge Antonin Scalia, en rendant la décision de la majorité de la haute Cour, dans une affaire plaidée en avril. « Même si l’Argentine avait raison », écrit-il, la loi de 1976 « n’interdirait pas de dévoiler les avoirs extraterritoriaux d’un pays étranger, car le texte confère une immunité seulement aux biens d’un pays étranger à l’intérieur des États-Unis« .

Le gouvernement Obama avait estimé, dans son argumentaire « amicus curiae » de soutien à Buenos Aires, que dévoiler les actifs financiers constituerait « une violation substantielle de la souveraineté » des pays étrangers.

J’ignore pourquoi l’administration Obama intervient dans un procès entre l’Argentine et des créanciers américains pour prendre la défense du gouvernement argentin, mais il est cocasse d’y lire la profonde préoccupation envers la souveraineté des pays étrangers lorsque les États-Unis font si peu de cas du secret bancaire helvétique… Au-delà de ce joli deux-poids-deux-mesures, l’implication du gouvernement américain n’aura pas suffi. Il est toutefois peu probable que l’Argentine se plie à la décision puisque tous ses avoirs pourraient être saisis.

Le retour de l’Argentine sur les marchés financiers semble plus que compromis. Si le pays se déclare à nouveau en banqueroute, l’impact pourrait être assez faible sur le système financier mondial. Le pays en est sorti depuis longtemps et nous pourrions ajouter, avec une pointe de cynisme, que pareil événement n’aurait rien d’une surprise.

La vraie nouveauté sur le dossier vient du traitement des créanciers. D’après Mme Kirchner, « ce petit groupe de fonds vautours ne met pas en danger seulement l’Argentine, (…). Il est dangereux pour tout le système » de restructuration de dettes. La dirigeante a raison : il ne sera plus aussi facile pour n’importe quel pays de réclamer une remise à plat de ses engagements comme auparavant. Dès lors qu’un créancier ou un autre fera de la résistance, tout l’édifice s’écroulera.
Le jugement américain faisant jurisprudence, on ne peut s’empêcher de penser à ses implications pour des faillites plus européennes comme la Grèce ou d’autres pays à venir. Les créanciers pourraient refuser à l’avenir tout compromis avec les États en difficulté dans l’espoir de récupérer l’intégralité de leur dû.

La décision ne facilitera certainement pas la tâche à des dirigeants cherchant à remettre leur pays en selle mais rappelle deux éléments importants : les contrats ne comptent pas pour du beurre, et la dette publique n’est pas quelque chose que les dirigeants d’un pays peuvent traiter avec légèreté.


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  • Que se passerait-il si l’Argentine décidait de rembourser sa dette en euros (ou dans toute autre monnaie) ? Est-ce que la justice des États-Unis pourrait y dire quelque chose…?

    • Le souci n’est pas exclusivement américain : la Cour Suprême n’a pas de juridiction internationale. La décision de la Cour Suprême fait du bruit car la plus grande partie de la dette argentine est détenue par des financiers américains. Il y a aussi eu des décisions de justice en Belgique et en Allemagne.
      L’État doit rembourser la dette dans la monnaie initialement prévue.

    • Pas suffisant. Il faudrait que l’Argentine renonce totalement à utiliser le dollar. Or tout le commerce international, et agricole en particulier (un des rare secteurs où l’Argentine existe), se fait en dollar…

  • Les citoyens ne contresignent pas les emprunts de leur gouvernements. Leur responsabilité individuelle et donc pécunière n’a pas à être engagée. C’est une liberté essentielle à défendre. Ils n’ont pas comme contribuables à être taxés pour les emprunts non affectés à un investissement précis. Cela vaut pour les citoyens-contribuables du monde entier et notamment les argentins, les grecs, les africains, les français bientôt. Il appartient aux investisseurs d’être avisés en prêtant aux états et de le faire sur des projets précis avec un actif précis comme contrevaleurs. (par exemple une infrastructure, un bâtiment, une route, un pont…)

    Que de simples citoyens puissent être contraints de payer comme contribuables par le biais de hausse d’impôts pour ces prêts internationaux est une régression des libertés vu du peuple. (C’est vu comme un progrès du point de vue de ces prêteurs, comme le dit ce billet)

    Ce cas de figure est un conflit d’intérêts entre les prêteurs internationaux concernés et les citoyens-contribuables du pays concernés (Argentine, Grèce)
    Un gouvernement ne peut engager ses citoyens (il y en aura toujours qui lui deniront ce droit – notamment ici sur Contrepoints !)

    Alors en quoi la Cour Suprême de L’Etat de New York – état ou les intérêts du secteur bancaire sont si puissants – en quoi cette Cour est compétente pour condamner un Etat souverain étranger. Ce n’est pas une affaire intérieure US mais une tentative d’extra-territorialité – autant dire d’impérialisme – judiciaire.

    C’est un point commun avec l’affaire BNP et ce n’est pas une bonne nouvelle. Sur ce point on va voir si le Gouvernement français et le Parlement ont des couilles ou non ! Pardonnez-moi cette expression.

    • Factuellement faux au moins à deux niveaux :
      – les tribunaux americains sont compétents uniquement parce que l’Argentine l’a bien voulu lors de l’émission de ses dettes de l’époque. L’Argentine a considéré, à ce moment là, que c’était une garantie d’honorer ses engagements.
      – l’affaire BNP est liée à un problème d’extra territorialité, indépendante de sa volonté. Aucun rapport.
      Conclusion : les fonds injustement qualifies de vautour ont bien raison de se battre contre cet etat voleur qu’est devenu l’Argentine.

      • OK
        ces emprunts auraient été émis aux Etats-unis, sous la garantie du Droit et des tribunaux américains.

        Reste que ce n’est pas l’Etat argentin qui vole, c’est un ou des gouvernements identifiés. Le patrimoine de l’Etat argentin reste la propriété des argentins.

        Saisir les biens d’un Etat étranger pourrait valoir des mesures de rétorsion sur les biens américain en Argentine.

        • « Reste que ce n’est pas l’Etat argentin qui vole, c’est un ou des gouvernements identifiés. »

          -on parle d’État et pas de pays ou de nation
          -le gouvernement, c’est la direction de l’État. De plus, quel est le réel pouvoir du gouvernement sur l’État. S’il est la tête, est-il le cerveau ? Les dirigeants prennent des décisions par rapport aux solutions proposées par les fonctionnaires, avec l’information fournie par les fonctionnaires, avec leurs conseils,…

          « Le patrimoine de l’Etat argentin reste la propriété des argentins. »

          Tout comme le patrimoine de l’éleveur est la propriété des vaches.

          « Saisir les biens d’un Etat étranger pourrait valoir des mesures de rétorsion sur les biens américain en Argentine. »

          Pas sur que ce soit dans leur intérêt de faire ça…

        • Une dette de l’Etat argentin n’est pas un bien qui entre à l’actif de son « patrimoine », mais au passif. Une dette est une dette, on peut le tourner dans tous les sens qu’on veut. Et lorsqu’on ne paie pas ses dettes, on lèse celui qui a prêté, on peut le prendre par tous les sens, il en va toujours ainsi. Par quelle incroyable perversion de l’esprit est-il possible de le comprendre à l’envers ? En vous suivant, la signature d’un Etat n’aurait effectivement aucune valeur, ce qui inciterait tous les prêteurs, dont nous faisons partie directement ou indirectement, que nous le voulions ou nous, à nous détourner définitivement du financement de ces Etats voleurs qui ne savent que produire du déficit et flouer ceux qui les financent.
          Car il n’y a de finance que d’hommes, et à chaque fois qu’un euro ou un dollar ou même un kopek est emprunté quelque part, c’est bien une être humain qui l’a mis à disposition au départ.

          La question se pose plutôt de saisir à travers le monde les biens « publics » argentins au profit des prêteurs.

          • La grande différence entre les dettes privées et publiques c’est que les premières engagent des contractants supposés à la fois volontaires et responsables (sur leur deniers et pénalement pour les emprunteurs) alors que les secondes impliques côté emprunteur des gouvernements irresponsables (sur leurs deniers, mais aussi pénalement) et des contribuables non signataire, mais pécunièrement tenu responsables sur leurs revenus ou sur leur patrimoine national. (celui de l’Etat)

            Le raisonnement libéral du coté du peuple (j’ai choisi ce pseudo populo à dessein) c’est de libérer le contribuable surtout modeste des actes irresponsables et nocifs de ses gouvernements. Que ceux-ci n’aient plus de crédit serait une bonne chose. Fini la démagogie clientéliste !

            Un point d’histoire : qu’a fait De Gaulle en 1958 ? Il a remis presto le budget national à l’équilibre.

            La saisie de biens que vous évoqués sur décision unilatérale de la justice d’un Etat fusse le plus puissant du monde est pleine de dangers. Casus belli.

            • J’ai du mal à comprendre votre logique.

              Supprimons la possibilité de dette de l’Etat, si on va par là. Je ne vois pas d’autre moyen de rendre votre position cohérente.

              • @simple touriste
                Si c’est à moi que vous posez cette question, alors en effet au vu des abus commis, la suppressions de la garantie par les contribuables pour la dette publique serait un progrès.

                Ne serait-ce que pour notre pays, quels sont les actifs qui équilibrent le cumul depuis 1974 de la dette nationale qui atteint 2000 milliard d’euros ?
                – l’armement nucléaire et ses vecteurs
                – un seul porte avion nucléaire
                – le parc nucléaire civil (largement auto-financé par EdF)
                – les lignes TGV
                Quoi d’autre qui n’aurait pu être financé par un budget à l’équilibre ?
                ou par le privé ? cas des autoroutes

                • @Populo: Les banques comptent sur le despotisme pour rembourser leurs prets. Si les banques prêtent c’est parce qu’elles savent que les gouvernements ont les flingues. les banques misent justement sur la capacité d#extorsion des gouvernements. C’est flagrant avec la France: Faible croissance et assiète fiscale en baisse mais faibles taux d’intérêts parce que le pays a la réputation pas usurpée de bien savoir plumer le contribuable. Prêter à un Etat c’est miser sur le despotisme et l’extorsion et le financer. Le livret A est donc immoral.

      • Il y a un point que Populo a émis que je trouve très intéressant.
        Tout investisseur voulant acheter des obligations d’états devrait savoir et surtout demander pour quel projet cet argent va être utiliser!

        On a affaire à des banques, fonds de pensions, ou tout autre entité pleins de frics qui n’en ont rien à faire du pognon de leurs épargnants. Pour ma part, j’ai un 401K, un HSA, des comptes en banques, et je souhaiterai qu’ils fassent des enquêtes (sur la société ou le pays à qui ils prêtent) comme ils l’ont fait lorsque j’ai acheté ma maison!

        Si ces investisseurs veulent pouvoir récupérer 100% de leur investissements (plus intérêts) même si le pays fait faillite, pourquoi alors les taux grecques sont-ils plus élevés que les taux allemands? Il n’y a plus aucun risque de perdre de l’argent???

        • Il peut demander, mais comme la question n’a aucun sens : l’argent récolté n’est jamais affecté à un projet particulier. Quand bien même il le serait, l’année suivante le gouvernement peut décider de déshabiller Paul pour habiller Pierre. Votre projet gagne de l’argent? Il servirait de vache à lait. Il en perd? Votre dette ne sera pas remboursée!

          Si vous voulez prêter à un projet, exigez que la création d’une structure distincte ayant une comptabilité propre, ayant des revenus non discrétionnaires venant de clients, qui ne peuvent pas être l’Etat. Avec interdiction absolue pour l’Etat ne se servir dans sa caisse.

          Donc vous ne prêterez plus jamais à l’Etat lui même, mais à des sociétés gestionnaires d’infrastructure par exemple.

          Le problème est qu’en pratique un acteur considéré comme stratégique a presque toujours une garantie plus ou moins implicite de l’Etat, donc les prêteurs peuvent s’engager sur des projets hyper-foireux. Cela aura un effet profondément déresponsabilisant.

          Il me semble difficile d’isoler réellement de tel acteurs de l’Etat, ne serait-ce que parce que ce seront des structures tellement singulières que je pense que vous ne pourrez pas définir l’égalité devant la loi : il y aura des normes juridiques qui ne s’appliqueront qu’à une seule entité! En modifiant les normes juridiques le gouvernement pourra donc mettre la tête sous l’eau d’une telle entité ou au contraire lui assurer un avenir radieux.

          Donc cela ne marche qu’avec une stabilité juridique garantie à long terme si les prêts sont à long terme. La démocratie démagogique à peuple inculte-endoctriné-décérébré ne donne pas souvent une telle chose.

    • Un gouvernement peut toujours faire des baisses de dépenses pour rembourser. Et est-ce que le gouvernement engage vraiment les citoyens ? Ceux-ci paieraient de toutes façon les impôts qu’il y ait dette ou non.
      Sinon, si l’État ne respecte pas ses contrats, où est l’état de droit ?

      • @ ph11
        1 Si un gouvernement rembourse ses créanciers, par hypothèse il va ponctionner plus qu’il ne redistribue dans l’économie du pays. Il y aura donc une limite (un % de PIB) au delà de laquelle l’économie calera. Il est possible que ce % ce taux soit inférieur au taux d’intérêts du prêt. (cas de nombreux prêts aux pays africains) Surtout si le prêt a été contracté en monnaie forte (dollarUS vs peso argentin)

        2 un gouvernement ne devrait pas pouvoir engager ses citoyens sur un prêt contracté à l’étranger, car c’est un affermage de ses contribuables (façon fermiers généraux par le fisc de Louis XIV) et le consentement à l’impôt peut être révisé.

        3 les citoyens d’un pays libre on le droit de récuser la dette publique nationale.

        4 un contrat d’emprunt d’Etat a deux types de signataires : les prêteurs et l’Etat.
        Mais l’argent vient du contribuable. Si ces prêts sont affectés au budget général, penser ces emprunts comme des dépassement budgétaires. Autant d’abus de pouvoir, aidés par des banques prêteuses intéressées. Il y a un risque de défaut dès le départ.

        Tel est l’Etat de Droit vu du citoyen-contribuable !

        • populo : « les citoyens d’un pays libre on le droit de récuser la dette publique nationale.  »
          ————————–
          Ce serait un faux droit alors. Et encore, pour cela, il faudrait d’abord supposer que ces citoyens n’ont pas profité et ne veulent pas profiter de l’argent emprunté. Ce qui est une hypothèse risible vu que les Argentins ont voté massivement pour le socialisme à la Kirchner. Ils ont également voté pour un parlement qui a approuvé un budget qui fait appel à de la dette.
          Les Argentins, comme tout citoyen de pays démocratiques surendettés (les Grecs, les Français, les Italiens…), ont donc bel et bien une responsabilité écrasante dans le fiasco de la dette, le reconnaître serait déjà un premier pas.
          L’argument du « c’est la faute de l’Etat, pas des citoyens » serait, à la rigueur, recevable dans le cas d’une dictature et non d’une démocratie.

          • @miniTAX

            Je ne crois pas à la responsabilité collective des peuples même pourvus d’institutions démocratiques. Vous avez sûrement lu « Dépasser la Démocratie »
            Or c’est bien le peuple-contribuable à qui serait exigé le remboursement de ces dettes d’Etat.

            Vous savez que les collectivités locales en France n’ont pas le droit de s’endetter au delà de l’investissement. C’est donc bien qu’il y a un vice moral à voter et exécuter un budget public en déficit ! Ce vice les banques prêteuses contribuent à l’entretenir. Elles prêtent donc à leurs risques et périls !

            De l’eau à mon moulin !
            le pseudo miniTAX c’est pour espérer payer moins d’impôts ? non ?
            dans ce cas pourquoi voulez-vous charger les contribuables pour les dettes d’Etat ?

            La dette de la France approche les 90% du PIB. si on ne compte que le PIB du secteur privé l’endettement s’approche de 150%
            Vous savez bien qu’un infime relèvement des taux d’emprunts du Trésor français donnerait une croissance de la dette supérieure à celle de l’économie. Effet boule de neige garanti.

            Aucun gouvernement français ne saignera les français pour une dette, un contrat. La liberté économique des citoyens est un bien supérieur. Vous en conviendrez.

            • populo : « le pseudo miniTAX c’est pour espérer payer moins d’impôts ? non ?
              dans ce cas pourquoi voulez-vous charger les contribuables pour les dettes d’Etat ?  »
              ————————–
              Parce que les notions de propriété, de responsabilité, et de vertu pédagogique de ses erreurs ont un sens pour moi, banane !
              Il n’y a absolument aucune justification morale, éthique ou économique valable à ne pas honorer ses remboursements, que ce soit à l’échelle individuelle ou collective, cessez de sortir du chapeau des excuses à la noix.

              • @miniTAX

                Cher Monsieur,

                Nous ne nous connaissons pas que je sache. Vous citez mon pseudo et utilisez le mot banane qui est terme familier et injurieux dans votre phrase. J’en conclus que vous m’injuriez. Si vous êtes quelqu’un de poli, vous aller sûrement retirer vos propos et vous excuser pour votre attitude sur ce forum.

                Car n’est pas la première fois qu’à bout d’arguments vous dévalorisez votre contradicteur. Vous vous êtes déjà illustré dans le débat sur les OGM, Je vous cite
                « Ça fait quand même plaisir qu’un ignare finit enfin de débiter ses âneries. »
                destinés à votre contradicteur Math qui lui plus que vous avait cité ses sources.

                http://www.contrepoints.org/2014/06/18/169207-j-de-kervasdoue-les-ogm-sont-un-bienfait-pour-lhumanite

                Sachez que ce forum a pour but de permettre des échanges de vues, et la condition première est la politesse. La plus grande courtoisie permet la plus grande liberté d’argumentation et de controverse. Si vous croyez que vos opinions sont supérieurement valables, que ne fondez-vous pas une association pour les faire valoir, ou un parti politique ! Mais s’il vous plait n’annexez pas Contrepoints !

                Salutations distinguées !

        • 3 les citoyens d’un pays libre on le droit de récuser la dette publique nationale.

          Au nom de quoi?

          • @simple touriste
            « 3 les citoyens d’un pays libre on le droit de récuser la dette publique nationale.  »
            « Au nom de quoi ? »

            L’ont-ils signé cette dette ? Non ! Alors ils ne sont pas engagés personnellement.
            Pourquoi devraient-ils se laisser tondre ?

            Si ne pas payer (l’impôt de la dette) permet à leur activité professionnelle d’atteindre la rentabilité, alors ils ont mon absolution plénière. C’est l’état de nécessité. Leur liberté à eux peut être cruciale pour leur survie. C’est d’ailleurs pour ces raisons que, hors pays riches, de nombreux prêts ont été rééchelonnés de par le monde.

            Ensuite Y a-t-il une garantie pour ces prêts ?
            Pas certains, les biens de l’Etat peuvent être légalement inaliénables – les gouvernements emprunteurs n’ont pas le droit de les gager –
            vers qui va se retourner le prêteur ?
            Il est possible qu’il ait fait un placement à risque… Pour un papier de 1ère main il a touché des intérêts en rapport avec le risque-pays. Pour du papier d’occasion, il l’a eu pour pas cher.

            Désolé, mais je donnerai toujours la priorité à la liberté humaine par rapport à des clauses d’un contrat. En Droit français le contrat ne suffit pas à dire le Droit.

            • Oui donc en clair, votre argument, tout à fait recevable soit dit en passant, est « que ça serve de leçon aux prêteurs » mais pas une seconde ne vous traverse l’idée « que ça serve de leçon aux emprunteurs ». Bravo, belle mentalité de voleur !

              populo : « Désolé, mais je donnerai toujours la priorité à la liberté humaine par rapport à des clauses d’un contrat. »
              ———————-
              Oui bof, réservez à d’autres vos grands mots pour justifier le vol et la spoliation.
              A ce genre d’escroquerie intellectuelle, je vous oppose la phrase « liberté, que de crimes on commet en ton nom ».

    • L’état argentin peut aussi evoyer des kamikazes sur des building aux US. Cela n’engage en rien le peuple argentin … mais c’est lui qui subira les représailles.

      Ah ben oui ! Il a déja essayé avec l’angleterre. Mais c’était pas la faute du peuple …

    • « Les citoyens ne contresignent pas les emprunts de leur gouvernements. »

      Ils votent. Ils contresignent donc. Par conséquent, ils doivent payer.

      • @ Theo31
        Ils votent. Ils contresignent donc. Par conséquent, ils doivent payer.

        Alors là, carrément pas d’accord !
        Un vote c’est collectif, une signature c’est individuel.
        S’ils « doivent » payer comme vous dites, il s’agit d’une contrainte étatique, pas d’une obligation morale. Vous utilisez le concept de responsabilité collective, le même qui justifie les dépenses de la Sécu ! Est-ce cohérent ?

        Il existe une différence de qualité entre la créance d’un fournisseur de l’Etat sur une dépense budgétée, et la créance d’un prêteur ayant souscrit à un emprunt d’Etat dépassant le budget voté. Cette différence c’est l’utilité publique.

        Hors circonstances exeptionnelles et donc justification particulière, ces dépassement budgétaire ne sont pas d’utilité publique, c’est une facilité de caisse (électorale) pour le pouvoir en place (même s’ils changent)

        Les souscripteurs aux appels du Trésor public sont avertis des budgets votés au Parlement, du niveau d’endettement, et de la croissance du pays emprunteur.

        Pour les pays surendettés ( >60 PIB ) (et il faudrait pondérer à la baisse le discutable PIB du secteur public !) la capacité de paiement des intérêt, sans parler du principal de la dette est largement dépassée dans les économies de ces pays.

        Que ce soit par la ponction que l’économie du pays peut supporter (sans mettre trop de monde au chômage), ou celle que les agents individuels veulent bien supporter. C’est la limite du consentement local à l’impôt. Une société a aussi ses obligations envers ses pauvres, et un Etat l’obligation d’ordre public. ça coûte.

        Le consentement à l’impôt est un principe de base d’une démocratie libérale.
        Donc non, les citoyens n’ont pas signés, et ils n’ont pas l’obligation inconditionnelle morale ou légale de payer. S’ils le peuvent, et si c’est leur intérêt, c’est différend. Je présume que nous ne serons pas d’accord…

  • Il n’y a pas plusieurs chemins pour que l’Argentine se redresse mais un seul. Le gouvernement argentin doit renoncer à ses abus de pouvoir, renoncer à contrôler l’économie, renoncer à donner des avantages à sa clientèle électorale, renoncer à manipuler sa monnaie ou ses statistiques, renoncer à s’endetter. Après un siècle d’effondrement collectiviste ruineux, l’Argentine peut choisir, enfin, la prospérité par la liberté.

    • « Il n’y a pas plusieurs chemins pour que l’Argentine se redresse mais un seul. »

      Dites moi, j’ai une question pour vous, Cavaignac. Est-ce qu’il vous arrive de lire des livres d’histoire ?

    • Collectiviste? Sérieusement? L’Argentine est un système économique étrange, trop dépendant des exportations vers l’hémisphère nord, mal intégré régionalement notamment avec le Brésil (la géographie n’y est pas favorable), et avec une élite qui s’empressent d’acheter du dollars en masse dès qu’elle gagne 1 peso.

      • Face à des gouvernements qui s’empressent de spolier les comptes bancaires ou l’épargne retraite, qui n’hésitent jamais à manipuler la monnaie et accessoirement les statistiques, la fuite vers la relative sécurité du dollar ne doit étonner personne. L’Argentine était une pépite économique au début du XXe siècle. Depuis, des décennies d’interventions gouvernementales, désordonnées et contradictoires, l’ont menée à la situation actuelle, de déchéances en déchéances. Un exemple à méditer pour comprendre le potentiel de nuisance sans limite des gouvernements.

  • La seule solution pour l’Argentine est de faire défaut sur 100% de sa dette. Bon, pendant un certain temps, le pays devra se débrouiller tout seul. ce qu’ils ont déjà fait dans le passé. D’ici un ou deux ans, avec les excès de liquidités mondiales, il se trouvera bien un prêteur avide de risque pour prêter à l’Argentine à 8-10%. Que le pays ne pourra pas rembourser comme par le passé, et ainsi de suite.
    Notons que, comme la France, l’Argentine est un pays très riche qui serait en fort excédent s’il n’avait été ruiné pendant des décennies par un pouvoir socialiste ou national-socialiste. Toute ressemblance avec un pays doté d’un UMPS et d’un FN ne sont pas tout à fait fortuites….

    • A court terme, votre solution peut peut-être marcher, mais le seul moyen pour ce pays de s’en sortir à long terme est de mettre en place des réformes. Car si l’Argentine met en place un cycle perpétuel de « emprunt-défaut de payement », les marchés ne considéreront plus l’Argentine comme un pari risqué mais comme un pari suicidaire. De plus je doute qu’un ou deux investisseurs avide du risque puisse financer les dépenses gargantuesques d’un état socialiste.

      • La comparaison que j’ai faite avec la France montre assez que, pour l’Argentine, comme pour la France, le salut passe par un démantèlement de l’état obèse (autre façon de dire réformes de structure).
        En Argentine, comme en France, le lavage de cerveaux a été tellement long que je ne suis guère optimiste.

        • En Argentine l’état prélève 28% du PIB, en France à peu près le double, ok c’est pas l’unique facteur pour mesurer la « nuisance » de l’état, mais j’ai du mal à croire que le situation soit vraiment comparable.

          • La fiabilité des statistiques en Argentine laisse à désirer. Si l’inflation réelle est le triple ou le quadruple de l’officielle depuis plusieurs années, le calcul du PIB est faux et le taux de prélèvement incertain. Et il ne faut pas oublier l’enrichissement personnel des membres du gouvernement et de leurs amis dénoncé par l’opposition (menacée de mort) et leur mainmise sur l’économie du pays. Bien qu’elle soit occulte, cette forme de prélèvement obligatoire doit également être comptée.

            • « La fiabilité des statistiques en Argentine laisse à désirer. « . Je suis d’accord avec vous. Même si ce n’est pas à un niveau Africain ou Chinois de mensonge, le recueil statistique est très certainement au doigt mouillé sur pas mal de postes.

          • En Argentine, le gouvernement peut manipuler à sa guise la monnaie. Kirchner se s’est pas gênée de le faire pour s’enrichir personnellement (délit d’initié).

    • Que les gouvernements puissent emprunter signifie qu’ils appauvrissent toute la population à travers des impôts futurs et lèguent une situation prétéritée à leurs successeurs – deux conséquences aussi économiquement néfastes qu’antidémocratiques.

      Pourquoi un pays « devrait » emprunter? Cela ne relève pas de l’évidence. En cas de guerre, à la limite, et encore on pourrait plaider le manque de prévoyance dans les provisions comptables…

      Mais sinon qu’il s’agisse de construire un pont ou un tunnel ou de bâtir une centrale, ce sont toujours des équations coûts/bénéfices qu’il est possible de plaider auprès du secteur privé en échange de futures recettes, et la chimère du prétendu « intérêt général » s’efface devant la réalité du retour sur investissement.

      On le sait bien, derrière « l’accès aux marchés » se cache en fait le financement à fonds perdus du déficit courant de l’Etat, lui-même fils du clientélisme effréné de la classe politique. Que les politiciens en soient privés est de bon augure.

      • « Que les gouvernements puissent emprunter signifie qu’ils appauvrissent toute la population  »

        Singapour a une balance courante positive, et un endettement supérieur à celui de la France (111% du PIB), du fait notamment de ses investissements massifs en infrastructures. En l’occurrence il s’agit de gagner du territoire sur la mer.

        On ne peut pas dire que cette démarche « appauvrisse toute la population » : Singapour est largement devant bien d’autres pays occidentaux en termes de pnb/h, avec une répartition des revenus somme toute assez proche d’un pays occidental.

      • Bien d’accord ! Le pb principal est que des gouvernements puissent souscrire des emprunts notamment à l’étranger.
        Comme vous le soulignez un emprunt aujourd’hui c’est un impôt demain ! La rentabilité de ces projets publics étant rarement au rendez-vous, cette « facilité de caisse » appauvri les contribuables du pays emprunteur.

        L’analyse libérale ne devrait pas se limiter au droit du contrat en question – ici un emprunt d’Etat auprès de financeurs étrangers – mais à la chaîne des acteurs : préteurs – gouvernements – contribuables.

        Si les politiciens sont souvent des marchands de salade, les contribuables ne sont pas des serfs devant leurs écots à des préteurs crédules et peu regardants !

        D’autant que plus un pays emprunte pour son budget courant plus ses citoyens risquent d’être pauvres. Je vous rejoins sur votre conclusion.

      • « bâtir une centrale, »

        Mouais.

        La rentabilité de votre centrale est entièrement dépendante des futures normes de sécurité que vous mettez en place, en sens large (y compris normes sanitaires, écologiques…). Un renforcement des normes peut absorber tout votre bénéfice. Un super-renforcer peut faire arrêter la centrale, qui n’était pourtant pas plus polluante que ce qu’elle devait être lorsqu’elle a été dessinée.

        Anecdote : Aux USA comme ailleurs, les prises d’eau des centrales thermiques au fils de l’eau accumulent les saletés charriées par le fleuve. De temps en temps on nettoie les filtres et il faut bien décider ce qu’on fait des saletés. La solution évidente étant de rendre au fleuve ce qu’il a apporté. D’après l’EPA, ces saletés sont une « pollution » et doivent être diluées avant d’être relâchées dans le fleuve…

        On voit que l’Etat français voit des acteurs qui gagnent de l’argent comme des machines à sous à taxer : les sociétés d’autoroutes ne me sont pas sympathiques, mais ça ne justifie pas que du jour au lendemain on les mette à contribution pour financer je ne sais quoi « d’écologique » ou de transitionnel.

        Même en France, où la régulation du nucléaire n’a pas été confiée par un des pires présidents de l’histoire (Carter) à des opposants au nucléaire, l’IRSN cherche à s’opposer à l’héritage du Pr Pierre Pellerin et à André Aurengo, Maurice Tubiana… en sélectionnant les études qui maximisent le risque des faibles doses de radioactivité contre les études montrant le contraire, sa argument scientifique sérieux. Il y a une dérive lente mais évidente de la radioprotection vers la radiophobie.

    • Gerldam : « La seule solution pour l’Argentine est de faire défaut sur 100% de sa dette.  »
      ——————–
      Ca voudrait dire que toutes ses exportations seront saisies à l’étranger, adieu boeuf, soja, maïs argentins. Ca ne va pas le faire… Quoi que, ils pourront toujours exporter vers la Corée du Nord ou Cuba pour échanger avec les produits hi-tech nord-coréens et cubains 😉
      Je n’appellerai pas ça « s’en sortir ».

      • @miniTAX
        « Ca voudrait dire que toutes ses exportations seront saisies à l’étranger, »

        ainsi un Tribunal américain se saisirait des biens d’un pays étranger hors des Etats-unis.

        Au XVIIe siècle la France, grande puissance d’alors, avait aussi recours à une justice extra-territoriale. C’était pour justifier l’expansion voulue par Louis XIV. Cela a donné les guerres de Dévolution puis la Ligue d’Augsbourg. Le France n’y a rien gagné qui vaille ces guerres.

        Les puissances changent, les méthodes restent.

        • « ainsi un Tribunal américain se saisirait des biens d’un pays étranger hors des Etats-unis. »

          Homme de paille.
          Si vous lisiez les commentaires, vous auriez appris que des décisions similaires ont été rendu en Belgique et en Allemagne notamment.

        • populo : « Les puissances changent, les méthodes restent. »
          ———————-
          Ouais, les méthodes pour récupérer l’argent aux voleurs restent, c’est comme ça mon gars, faudrait vous y faire. Bienvenu à la réalité.

          Soit dit en passant, votre nouvelle excuse sortie du chapeau du « Tribunal américain qui se saisirait des biens d’un pays étranger hors des Etats-unis » est rigolote, quand on sait que toutes les grandes bourses de matières agricoles mondiales sont aux USA. Aïe l’ignorance, ça fait mal.

          • @ miniTAX
            Pour savoir à qui j’avais à faire, je me suis rendu sur votre site skyfall.fr
            consacré à une information pluraliste sur les évolutions climatiques. Vous êtes un physicien.

            En d’autre circonstance j’ai débattu avec un physicien du même Institut scientifique que le vôtre. Aussi intransigeant qu’il est un esprit brillant et rigoureux. Est-ce un déformation professionnelle ? Je ne le préjuge pour personne.

            Connaissant ce mode de fonctionnement, je ne vous tiendrais pas rigueur des écarts que vous me semblez avoir faits avec votre propre charte d’utilisation.

            Aussi je vous propose nous départir de toute querelle à caractère personnel. Aucun intérêt pour le public.

            Si mes arguments sont mauvais, je vous en prie réfutez-les, démolissez-les ! Faites simplement la distinction d’avec leur auteur, vous convaincrez mieux.

            Notez tout de même que s’agissant d’emprunt d’Etat couvrant des dépassements budgétaires, nous ne parlons pas de physique, mais d’économie, d’emplois, de conditions sociales, d’ordre public, de responsabilités, de Droit, de libéralisme. Domaines où la vérité est moins absolue.

            Vous en appelez aussi à la morale. J’estime que la morale chrétienne considère d’abord le sort des pauvres et des peuples avant de s’occuper des contrats des puissants.

            Sans rancune,
            Bien à vous,

  • L’Argentine est un pays disposant de ressources considérables qui aurait juste besoin de… travailler.
    Le péronisme anesthésiant, le militarisme budgétivore et l’évasion fiscale l’ont tuée.
    Les plans de relance sont tous encadrés par l’Etat (comme en France). Cela fait 40 ans que ça ne marche pas, et tout le monde s’y est habitué (comme en France) !

  • L’autre analyse faite par Charles Sannat sur son blog révèle l’impérialisme américain sans limite dans cette histoire et le rapprochement avec la BNP n’est pas un hasard. Les Américains seront dans tous les coups tordus pour défendre leur suprématie mondiale sur la finance :
    http://www.lecontrarien.com/la-grande-capitulation-de-largentine-23-06-2014-edito

    L’Europe, c’est-à-dire tous les contribuables européens, va se faire rouler dans le goudron et les plumes avec ce traité transatlantique qui ne présage rien d’autre qu’un asservissement des pays européens par les USA. C’est mal barré !

    • Pour le coup, je ne suis pas d’accord avec Charles Sannat. Si des fonds spéculatifs ont racheté du papier à vil prix, c’est justement parce que celui-ci ne valait plus rien au vu de la cessation de paiement argentine. Personne n’était obligé de les vendre, et chaque détenteur avait autant le droit que ces derniers de lancer une action en justice. Il faut des moyens pour activer l’option judiciaire, certes, mais les banques et les fonds qui détenaient ses papiers n’étaient pas non plus des oies blanches dénuées de moyens.

      Si l’Argentine est aussi ennuyée par la décision américaine, c’est aussi les conséquences de ses propres choix: en instaurant les procédures de renégociation de la dette sous l’égide des USA – un choix fait précisément dans l’objectif de retrouver une réputation honorable, ce que n’aurait pas donné un arbitrage orchestré à La Havane ou à Nairobi – le régime argentin s’est engagé à payer ses créanciers à travers les structures américaines, ce qui les rend saisissable par une décision de justice locale. Le paiement de la dette renégociée est donc bloqué.

      Rappelons enfin que M. Obama lui-même s’est engagé en faveur du gouvernement argentin, donc je ne sais pas de quel côté penche le délire de « l’impérialisme financier américain » mais au mieux il y a une sacrée schizophrénie au sommet. Il y a un moment où il faut laisser tomber les réflexes idéologiques…

      Enfin, je ne me prononcerai pas sur un parallèle avec la BNP simplement parce que je ne connais pas le dossier.

      • L’impérialisme étasunien est protéiforme, le fait qu’Obama ce soit prononcé en faveur de l’Argentine ne traduit qu’une volonté politique d’apaisement.
        Les fonds qui ont racheté la dette sont comparable au schéma Guantánamo, le gouvernement US a externalisé ses recours contre l’Argentine, ne l’attaquant pas de front mais par le biais de mercenaires.

        Il est un fait que l’Amérique du Sud de manière générale est totalement désarmée face à la puissance américaine, c’est du reste toute la problématique de la mondialisation qui se berce de l’illusion d’échanges sains entre pays non paritaires.

        Votre article, traitant d’un sujet tel que la dette de l’Argentine, ne pouvait pas s’arrêter à un fait divers, il faut, même sommairement, reconstituer l’historique de la situation qui n’est en aucun cas en la faveur des USA.

        Je vous lis par ailleurs, je sais que vous connaissez parfaitement la période dite du miracle Argentin qui se termina en 1998. Cette période est très instructive, les similitudes avec des pays Européens est frappante.

        • « L’impérialisme étasunien est protéiforme, le fait qu’Obama ce soit prononcé en faveur de l’Argentine ne traduit qu’une volonté politique d’apaisement. »

          Donc le fait qu’Obama prenne position pour Buenos Aires et soit débouté par sa propre justice – qu’il se permet ensuite de critiquer au mépris de la séparation des pouvoirs – est en fait un calcul fait exprès pour donner le change dans un jugement qu’il souhaitait en fait lui-même en secret?

          Ils sont décidément diaboliques ces gens-là. Heureusement que vous êtes là pour nous aider à lire dans leur jeu… 🙂

          • Qui vous parle de calcul ? vous manquez à ce point de références ?

          • Comme vous semblez limité et plein de certitudes, que masque mal sinon dénonce votre tentative à faire de l’ironie, je vous conseille de visionner ce reportage : http://www.arte.tv/guide/fr/048858-000/master-of-the-universe
            Il s’agit d’un film de 90mn. Écoutez attentivement ce qui est dit par une homme de l’intérieur, je pourrais vous sortir des tonnes de documents, mais, un film est plus à votre portée me semble t’il.
            Une fois ingurgité, je vous donnerais un cours sur l’histoire, si vous le voulez ou vous dirigerais vers des gens dont c’est la compétence.
            C’est avec des gens tels que vous que le monde merde, à cause de vos certitudes et du conditionnement qui est le votre à des systèmes obsolètes dont vous êtes le VRP, narcissique de surcroit…

  • Faire défaut sur sa dette est un moyen comme un autre d’y remédier, pour un pays souverain, mais ça se fait dans les règles. la première règle est de ne pas avoir de déficit courant hors service de la dette.

    C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les banquiers ont tendance à détester les balances budgétaires à l’équilibre : un pays qui est à l’équilibre peut faire ce qu’il veut à ses créanciers.

    Où en est la balance budgétaire courante Argentine (hors service dette) ?

    • « un pays qui est à l’équilibre peut faire ce qu’il veut à ses créanciers. » Pour quelle raison étrange un pays à l’équilibre aurait-il des créanciers ? Quand bien même, pour quelle raison non moins suspecte cesserait-il d’honorer ses engagements ? Douteuse affirmation fondant un raisonnement sans logique…

      • Vous pouvez être endetté à mort (issu d’emprunts passés), avoir un service de la dette qui plombe votre équilibre budgétaire… tout en ayant une balance courante budgétaire (hors service de dette) à l’équilibre. Singapour est endettée à 111% de son PIB, mais sa balance courante budgétaire est bénéficiaire.

        Tant que vous recevez davantage d’impôts que vous ne dépensez (hors service de la dette), vous pouvez faire défaut sur votre dette passée, puisque vous n’avez plus besoin d’emprunter du tout sur les marchés pour boucler votre budget chaque année.

        L’équilibre courant est la terreur des créanciers des Etats pour cette raison. Sauf des créanciers qui ont d’autres moyens de pression (genre militaires…)

        • Cette romance économique est passionnante mais elle est fausse (cf cas allemand actuel à propos duquel les investisseurs ne semblent pas particulièrement terrorisés quand on observe la baisse des taux).

          Un budget simplement à l’équilibre hors service de la dette ne suffit pas à rembourser la dette. Le service de la dette ne concerne que les intérêts, pas le capital. Pour rembourser le capital, il est nécessaire de présenter un excédent budgétaire égal au capital arrivé à échéance ou d’émettre de nouvelles dettes (cavalerie). La thèse farfelue d’un budget en équilibre primaire révèle simplement la volonté des gouvernements de ne jamais rembourser la dette publique, en application du principe de dette perpétuelle.

        • L’équilibre courant est la terreur des créanciers des Etats pour cette raison

          Quel vocabulaire guerrier ❗
          Quelle déraison :mrgreen:

  • Voilà ce que c’est de danser le tango tout l’été !

  • Argentine, 166éme en indice de liberté économique. Pas de doute ce pays est foutu.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_libert%C3%A9_%C3%A9conomique

    • Très franchement, cet « Indice » est fumeux.

    • En vérifiant le classement de la France, je me dis PUT… DE MER.. alors 70ème!!!
      Si la France était dans les cinq premiers (comme la Suisse par exemple) dans ce classement, on aurait un PIB de $5.3T, le double de ce qu’on a maintenant, on serait le paradis sur terre.
      La plupart des gens roulerait en allemande ou en Peugeot « Mercedisée », partirait en vacance à l’autre bout du monde (Nouvelle-Calédonie, Tahiti, Réunion, Guinée, etc) , tout le monde mangerait bio (parcequ’on pourrait se le permettre), les maisons auraient la clim’, la philanthropie ne serait pas seulement un mythe en France, etc.

      • Bah, un peu comme le Venezuela, l’Argentine, l’Iran, l’Algérie, ils ont des atouts considérables (géographiques, ressources pétrolifères et gazières, touristiques, etc.) et sont empêtrés dans la maladie hollandaise et le collectivisme politique socialiste et/ou théologique.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_hollandaise

        • Oui enfin vous oubliez un petit détail.
          Malgré les erreurs politico-économiques qui s’alignent depuis plusieurs générations (depuis VGE, ou depuis Blum, ou depuis la Révolution Française), nous sommes toujours la 5ème puissance mondiale devant le Royaume-Unis. Il y a une légère différence avec les pays que vous avez indiqués, qui en plus sont gâtés (ou maudits) en ressource naturelle.
          Je trouve juste surprenant, que sans ressource naturelle, avec une mentalité de communiste, une liberté économique quasi-inexistante, on soit tout de même à ce niveau!

          • La France est un grand pays avec de grands atouts, 2e zonent maritime exclusive après les US, une des langues les plus parlées, une industrie de pointe, une culture mondialement réputée, 1er pays pour le tourisme, une influence relativement importante, un siège au conseil de sécurité de l’ONU, quelques multinationales, etc.

            La liberté économique en France est loin d’être quasi inexistante (je sais que les libéraux ont tendance à l’exagération mais nous ne sommes pas encore le Venezuela), mais elle est loin d’être dans la moyenne des économies développées, pire elle diminue assez vite même avec l’UE, si la France était aussi libérale économiquement disons que la Suède, nous aurions probablement un PIB nominal qui talonerait celui du Japon.

  • Il faudrait faire là distinction entre le pays et son administration. L’état argentin a fait banqueroute, et va le faire une fois de plus. Mais pas le pays tout entier.
    Quand aux fonds vautours, ce sont des Tartuffes.

  • Vous n’avez jamais fait de finance basique? Le taux d’intérêt versé à un instant t inclut un premium pour le risque de défaut, tous les traders de bonds savent ça.
    Si vous faites vos calculs, que vous évaluez le risque, que vous trouvez que les obligations de l’Argentine sont une bonne affaire, que vous en achetez et que l’Argentine fait défaut … et bien c’est tant pis pour votre cul, vous avez foiré votre évaluation du risque, tout simplement.

    Suck it up.

    C’est un peu trop facile d’encaisser le premium lié au risque des années et si le risque se manifeste quand même récupérer tout son capital. Où est la prise de risque inhérente au capitalisme dans ce cas ?

    • Justement tu as dû faire de la finance un peu trop basique.

      Un prêt est considéré comme irrécouvrable lorsque l’on a épuisé toutes les voies de recouvrement vis-a-vis du prêteur (y inclus cautions, hypothèques ou garanties) et non au premier défaut de paiement. La prime de risque est donc calculée en conséquence.

      Dans le cas présent de l’Argentine la procédure en cours est une voie de recouvrement normale qui fait partie du processus de gestion du prêt.

      Un prêteur qui n’irait pas au bout des voies de recours légales verrait automatiquement son taux de défaut augmenter puisque les emprunteurs connaitraient cette information.

      Allez au bout des voies de recours permet aux autres emprunteurs du prêteur et même du marché d’emprunter à un taux moins élevé puisque cela fiabilise l’estimation des risques.

      Pour rappel, l’Argentine, en CHOISISSANT que la renégociation de ses prêts transite par les USA, a fourni une caution de bonne fin car la réglementation US est particulièrement contraignante, ceci ayant contribué à l’abaissement de la prime de risque.
      On ne peut pas gager sa maison en garantie d’un prêt puis revenir sur cet engagement.

      • Sorry : « Un prêt est considéré comme irrécouvrable lorsque l’on a épuisé toutes les voies de recouvrement vis-a-vis DE L’EMPRUNTEUR. »

    • L’improbable acrobatie intellectuelle visant à inverser la charge de la responsabilité afin de dédouaner les Etats emprunteurs malhonnêtes de toute responsabilité avait été correctement résumée par Coluche, avec son fameux : « Les gens le savent qu’on roule bourrés, quand même ! »

      LaM prétend en substance que lorsque les Obèses font volontairement défaut (nous savons qu’ils ne peuvent pas faire faillite, au sens d’un événement involontairement subi), les prêteurs seraient responsables car ils auraient dû prévoir ce risque. Sans oublier le sous-entendu habituel : c’est bien fait pour ces salauds de riches ! La réalité est bien différente. Bien qu’il varie en fonction de la qualité de l’emprunteur, le taux d’intérêt n’a pas pour objet de couvrir le risque de défaut de l’emprunteur. L’intérêt perçu n’est pas une assurance contre le risque de défaut. Il est uniquement la rémunération légitime du prêteur, le prix du service rendu, sans que cela n’engage à aucun moment le principal. D’une manière ou d’une autre, le principal doit être remboursé. D’ailleurs, si les obèses devaient effectivement assurer leurs engagements, ils devraient gager leurs territoires ou, pourquoi pas, leurs populations. Mais voilà, ni les territoires ni les populations ne sont propriétés, esclaves des Obèses, même si ces derniers tentent de faire croire qu’ils sont les Nations.

      Aucune dette contractée par un Etat quelconque n’a jamais été, ni ne sera jamais légitime. Il convient d’abolir définitivement toute forme de dette publique.

      • Je suis tout à fait d’accord avec vous Cavaignac.
        L’organisme étatique qui emprunte doit être responsable et doit payer le principale et les intérêts.
        Tout pays pourrait se mettre en faillite juste après avoir emprunter une large somme, ce qui le mettrait en position de ne plus rien rembourser!
        Une banque peut envoyer l’huissier pour y récupérer les objets (maisons, bateaux, voitures, etc) que l’emprunteur a acquis grâce au prêt, et plus si la somme n’y est plus!
        Par contre, je vois mal le fond de pension envoyer des mercenaires à Paris et réquisitionner les tableaux du Louvre, le vin de l’Elysée ou je ne sais quoi!
        On pourrait demander à la nation-emprunteuse de mettre en gage certaines propriétés de l’état en échange d’un prêt? Je remettrai bien la Statue de la Liberté quelque part en France, ou alors la vrai Tour Eiffel à Las Vegas!

        • On a déjà vu des bateaux saisis.

          Sinon le taux d’intérêt inclut bien une prime de risque mais ce n’est pas parce que mon employeur me paie une prime de risque lors des travaux en hauteur qu’il pourra pour autant dire à ma famille : il a chu, il est mort mais il avait touché une prime de risque pour cela. La prime de risque n’exonère pas de la bonne fin.

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Comment le pays a-t-il pu en arriver là ? Pour y répondre, il faut remonter au ... Poursuivre la lecture

Par Gabriel A. Giménez Roche. Un article de The Conversation

Depuis janvier dernier, le peso argentin a perdu 50 % de sa valeur face au dollar. D’ici la fin de l’année, l’inflation devrait dépasser la barre des 30 %. La pauvreté touche désormais 33 % de la population contre 20 % il y a un peu plus de dix ans. L’Argentine vient par ailleurs de négocier le plus grand emprunt jamais octroyé par le Fonds monétaire international (FMI) : 57 milliards de dollars. C’est à se demander où sont passés les taux de croissance de presque 10 % annuel... Poursuivre la lecture

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