Les inégalités posent-elles problème ?

Les inégalités sont considérées comme le principal ennemi alors qu’elles sont à la base du marché libre.

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Les inégalités posent-elles problème ?

Publié le 25 avril 2014
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Par Axel Kaiser [*]

inégalitésPour bien des gens, le simple fait de poser cette question est inacceptable. Ils considèrent bien évidemment les inégalités comme un grave problème. Le président Obama déclarerait sans doute que « l’inégalité est notre premier ennemi ». Une déclaration de ce genre, très certainement dans l’air du temps, ne serait pas incongrue. Comme John Stuart Mill nous avait prévenus, l’opinion des intellectuels définit largement le développement institutionnel d’un pays et peut présenter des conséquences désastreuses.

Par conséquent, il est pertinent d’examiner de manière critique les prémices égalitaristes de manière à établir ce qu’elles réfutent et ce qu’elles proposent. Avant tout, cet exercice nécessite d’analyser l’origine des inégalités. Elle est, comme Courcelle-Seneuil l’avait noté il y a déjà 150 ans, le simple fait de la nature humaine dans son expression la plus pure.

Nous sommes tous différents. Nous sommes inégaux. Nos talents, nos capacités, notre intelligence, notre ardeur au travail ainsi que d’autres facteurs qui définissent nos revenus varient d’une personne à l’autre. Dans une société libre, ces inégalités permettent à chacun de faire le meilleur usage de son talent, sa chance et ses compétences au service des autres. C’est le principe de la division du travail, magistralement expliqué par Adam Smith dans La richesse des nations.

Dans un « système de liberté naturelle », comme Smith l’appelle, on trouve des banquiers et des ingénieurs. On trouve aussi des avocats, des forgerons, des sportifs, des fermiers et des ouvriers. Peut-être que nombre d’entre eux changeront de profession et que certains commenceront pauvres et finiront riches, et vice-versa.

Dans un tel système, nos revenus vont dépendre de la manière dont les autres membres de la société valorisent chacune de nos contributions. C’est un système qui comble les besoins et les désirs des autres, au sein duquel les mérites ne jouent pas, et ne peuvent pas jouer, un rôle important.

Lorsque vous allez acheter de la viande de porc, vous ne vous souciez guère de savoir si le boucher a chassé le cochon lui-même avec un couteau dans les bois ou s’il a été produit en masse avec un effort minimal. Vous ne vous souciez pas non plus de savoir si le producteur est quelqu’un de bien ou non. Vous ne payez pas en fonction du mérite. Vous achetez le produit, c’est tout. S’il est bon et coûte un prix raisonnable, vous l’achetez. Si ce n’est pas le cas, vous allez chercher une autre option. Dans cette perspective, comme Ludwig von Mises l’a expliqué, le consommateur est impitoyable et le producteur obligé de le satisfaire pour pouvoir survivre.

La liberté de faire des choix en fonction de ses propres valeurs est l’essence de la démocratie de marché. Cela explique pourquoi Alexis Sanchez, célèbre footballeur chilien, gagne bien plus à taper dans la balle qu’une infirmière à sauver des vies, même si le premier est moins méritant que le second. L’aspect fascinant de ce système, même si cela semble aller à l’encontre des idées largement répandues sur la justice, est qu’il est celui qui permet le plus important progrès économique et social pour tous les membres de la communauté.

Imaginez qu’un ingénieur japonais découvre demain le moyen de produire pour un coût quasiment nul une énergie propre. Non seulement cet ingénieur deviendrait millionnaire mais le revenu de l’essentiel de la population mondiale connaîtrait également une croissance exponentielle. C’est l’histoire du capitalisme, qui ne produit certainement pas d’égalité mais de la richesse. Lorsque Friedrich Hayek a observé que les inégalités constituaient une composante fondamentale de l’économie libre, au grand dam des socialistes, il ne faisait que constater le résultat des principes de la division du travail qui forment les fondations du bien-être dans notre civilisation.

Dans ce contexte, déclarer les inégalités comme un ennemi serait équivalent à déclarer la liberté ou la diversité humaine comme des ennemis. Si ce n’était pas le cas, et si la liberté n’était pas considérée comme un ennemi, il ne serait pas nécessaire de remplacer la coopération volontaire entre individus par l’intervention publique. C’est ce que les égalitaristes proposent, sachant que seul l’État peut parvenir par la coercition à des résultats politiques recherchés comme l’égalité. La meilleure illustration que la quête de l’égalité est, malgré les efforts considérables de John Rawls, nécessairement incompatible avec la liberté se trouve dans les régimes socialistes totalitaires. Leur maxime était que l’inégalité, et donc le marché libre, était le premier ennemi.

Le résultat est bien connu. Naturellement, ce n’est pas ce à quoi la plupart des égalitaristes s’attendaient. Cependant, le chemin qu’ils entendent suivre, souvent avec les meilleures intentions du monde, mène immanquablement à la restriction des libertés individuelles et affecte le bien-être de la société dans son ensemble. À l’opposé, la voie libérale classique offre liberté mais aussi assistance seulement à ceux qui ne sont pas capables de réussir au sein de l’économie de marché. Autrement dit, pour les vrais libéraux, les inégalités ne sont pas un problème. Le problème, c’est la pauvreté. L’important est que chacun s’en sorte mieux, pas que tout le monde soit égal. Si un libéral classique avait à choisir entre multiplier par deux le revenu actuel de tous les Chiliens ou de tous les Américains, du plus riche au plus pauvre, et donc de maintenir les inégalités relatives en l’état, ou de diviser par deux le revenu des 15% les plus riches pour rendre le pays plus égalitaire, il choisirait la première option. En revanche, un égalitariste comme Obama, convaincu que les inégalités sont plus graves que la pauvreté, préférera la seconde option, causant du tort à une frange de la population sans améliorer les conditions de vie de qui que ce soit.


Sur le webTraduction Victoria Melville pour Contrepoints.

[*] Axel Kaiser est le directeur exécutif du think tank chilien Fundación para el Progreso. Il poursuit actuellement ses études de doctorat à l’université de Heidelberg (Allemagne). Il est également chroniqueur au Journal Finaciero et El Mercurio.

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  • Bien sûr, je suis d’accord, mais il ne faut pas sous-estimer que la satisfaction qu’ont la plupart des gens à voir ceux qu’ils envient rabaissés est bien plus grande que celle qu’ils auraient à s’élever.

  • Inégalité, c’est le nom que l’on donne à la différence quand elle ne plaît pas.

    Moi je dis: vive les différences !

  • On rappellera quand même que les inégalités en droit sont, elles, une abomination.

  • Le problême de l’inégalité est simplement mal posé : l’inégalité est indécente.

    Il est en effet choquant de voir des très riches se pavaner dans des yatch de luxe à côté de travailleurs sans le sou. Tout comme il est choquant et indécent de voir quelqu’un se balader nu au milieu de gens habillés, de voir quelqu’un battre son chien, cracher sur le trottoir, deféquer dans la rue, se mettre les doigts dans le nez, manger avec les doigts, prier dans la rue, porter des signes religieux. Sauf que ça dépend des pays et des époques !

    Tout est question de culture, d’habitude, de civilisation. C’est à la fois un non-sens et une réalité avec laquelle on doit composer parce que la gêne pour les autres est réelle et que l’on est en démocratie.

    Mais quand on place la décence au niveau du principe fondamental de la société et qu’on met les autres principes tels que la subsistence, la possibilité pour tous de trouver du travail, la liberté individuelle au second plan, il y a un problême. Faire de l’égalité une phylosophie et inventer des pseudo-modèles économiques utopiques est une abhération.

    Prenez n’importe qu’elle culture (autre que la votre) avec ses principes obsolètes et ses pratiques bizarres et fondez une théorie économique basée sur ces principes. Le résultat vous apparaîtra clairement catastrophique et l’idée stupide. Il en est de même si on fonde une économie sur nos principes et notre culture en fermant les yeux sur l’innefficacité et les effets de bord catastrophiques.

    On est bien obligé dans une certaine mesure de tenir compte de la décence et des principes culturels inhérents à nos moeurs et à l’époque où nous vivons, mais ceux qui nous vendent ça comme une solution, une morale universelle ou un idéal sont simplement des escrocs. Ceux qui vont épier les autres pour mieux s’offusquer de l’indécence des riches sont des Ayatollah. L’inquisition est en marche. Le fascisme est de retour. Et comme toujours, ceux qui détiennent le pouvoir entendent imposer des règles de morale qu’ils ne respectent pas eux-même.

    • pragma : « Il est en effet choquant de voir des très riches se pavaner dans des yatch de luxe à côté de travailleurs sans le sou. ….parce que la gêne pour les autres est réelle
      ————-
      Non, ce n’est pas choquant que quelqu’un ait un yacht de luxe à côté de quelqu’un qui n’en a pas… sauf en France. Car c’est bien connu, le Fraônçais préfère être ruiné dans l’égalité plutôt qu’avoir un voisin plus riche que lui : https://www.youtube.com/watch?v=RszSgLvkxPw
      Le Fraônçais préfère se trouver avec 50, tout le monde égal, qu’être lui à 200 avec un patron à 2000.

      • Vous le dites vous-même : ça dépend des pays (aux US le montant des salaires n’est pas tabou) et ce n’est pas « les français » puisque vous ne vous reconnaissez pas dans le lot. (j’aurais du écrire « la gêne pour CERTAINES PERSONNES est réelle)

        La question est quelle proportion réelle (quant on a soustrait les grandes geules et les démagos), peut-on imposer une morale à 51% pour et 49% contre, dans quelle mesure est-on manipulés, et quelles sont les conséquences de l’utopie.

    • « l’inégalité est indécente »

      En quoi est-elle indécente ?

      • « En quoi est-elle indécente ? »

        Ne serais-ce qu’à cause de la plupart des religions qui prônent le partage.

        Pour ma part, je suis athée et je ne suis pas choqué par la richesse des autres. (Mais souvent par leur bêtise).

        • Pour pouvoir partager, une inégalité préalable doit nécessairement exister, sinon on n’a rien à partager. Si le partage est vertueux, alors les inégalités le sont aussi.

          Les inégalités produisent de la fraternité tandis que l’égalitarisme conduit à l’indifférence, à l’égoïsme, à l’individualisme forcené. Pourquoi en effet s’intéresser à autrui lorsqu’on a rien à partager que l’autre n’a pas déjà ? En la matière, exactement comme avec la pauvreté, les adeptes de l’idéologie collectiviste périmée passent leur temps à dénoncer ce qu’ils provoquent pour justifier de le corriger.

          Quant à la bêtise qui vous choque, souvenez-vous que la première génération crée, la seconde accumule, la troisième dilapide. Certains parviennent même à réaliser cet exploit en une seule génération. Retour à la case départ !

        • @citoyen

          Je ne porte pour ma part aucun jugement de valeur sur la décence, l’éducation, l’honneur. Je me sens quasi insignifiant avec un système de pensées qui s’écarte de la majorité, celui-ci n’étant lui-même que le sytème de pesée d’un petit pays insignifiant par rapport au monde et aux systèmes de pensées de nos ayeux ou des générations futures. Je constate que le monde est ce qu’il est et qu’il faut faire avec mais en ayant conscience de ce que nous sommes, de ce que cela nous coûte, et des dérives dans lesquelles cela nous entraine. Ce sont les dérives et les conséquences qu’il faut pointer avant qu’il ne soit trop tard.

          @Cavaignac

          « la première génération crée, la seconde accumule, la troisième dilapide. »

          C’est toujours bon à rappeler aux anti-capitalistes primaires. Mais la « bêtise » qui me choque le plus, c’est le besoin des riches de s’auto-justifier. Soit en s’inventant une supériorité (je suis riche parce que je le vaux bien). Soit en militant pour un socialisme de bobos pour se donner bonne conscience. Le riches ne sont pas tous des libéraux, loin de la.

          • « Le riches ne sont pas tous des libéraux » : effectivement, du moins en France où l’essentiel du 1%, fameux slogan des indiniais professionnels, est constitué de fonctionnaires, de copains de la caste ou de connivents de l’Obèse. A moins de 10000 euros par mois, nul n’ignore que le haut fonctionnaire hautain ou le politicien replet a raté sa vie !

          • @ pragma: et le riche qui a envie de se faire plaisir, donc qui va montrer sa supériorité ( elle existe en terme pecunier), il ne peut pas faire autrement, juste parce que bon il est riche parce qu’il a bien travaillé, on le case où??

            • Vous avez bien sur raison (mais l’expression « montrer sa supériorité » est pour le moins mal choisie).

              Tout partisan de l’égalité mélange à mon avis des conceptions judeo-chrétiennes de partage avec des jalousies sous-jacentes plus ou moins dissiulées que vous ne lui ferez jamais avouer. Je préfère m’attaquer aux idéologues qui cumulent l’hypochrisie avec les courtes-vues.

            • VOui voui, je suis d’accord avec vous pragma.

        • @Pragma

          Les religions, si elles prônent le partage, condamnent unanimement la jalousie et l’envie. Quelqu’un n’a pas plus à se retenir ou se cacher au prétexte qu’il n’aurait pas partagé suffisamment que les jaloux ou les envieux pour avoir succombé au péché.

  • Ca me rappelle les manifs et blocages de fac au moment du CPE, j’avais sortis à l’un des bloqueur socialiste dans l’âme que s’il faisait des etudes c’est pour creer de l’inegalité entre lui et une caissiere … lol il n’avait pas aimé

    • yepp: « j’avais sortis à l’un des bloqueur socialiste dans l’âme que s’il faisait des etudes c’est pour creer de l’inegalité entre lui et une caissiere »
      .
      Do like :mrgreen:

  • Nos différences sont notre point fort quand on profite des différences de chacun, ça OK. La vie en société quoi. Tous les métiers ne se valent pas, et les personnes s’impliquent plus ou moins et on plus ou moins de réussite. La mise en valeur de ces différences incite les gens à aller plus loin.
    Mais il est faux de penser que les gens agissent uniquement par appât du gain.
    Il y a quand même quelque chose qui me dérange dans cet article. On a l’impression qu’on a le choix entre accepter les différences et être capitaliste à outrance (recherche de bénéfice, optimisation excessive…), ou être pour l’égalité parfaite et être fasciste.
    « Lorsque vous allez acheter de la viande de porc, vous ne vous souciez guère de savoir si le boucher a chassé le cochon…. »
    L’article insinue que consommer respectueusement (écologie, social…) coute plus cher. Faux, il suffit de s’organiser différemment, en réduisant le nombre d’intermédiaires par exemple (grande distribution…). De plus les conséquences d’une telle logique amène à la paupérisation des plus pauvres, en ne leur laissant aucune possibilité de vivre dans des conditions convenables (ouvrier en Chine, fermier en France… sinon, prenez leur place si vous pensez le contraire).
    Concernant le dernier paragraphe, je ne comprends pas… Si tout le monde est augmenté de 15%, les prix suivront, et personne n’aura gagné quoique ce soit, les pauvres ne seront pas moins pauvres… ou quelque chose m’échappe…

    • « L’article insinue que consommer respectueusement (écologie, social…) coute plus cher. Faux, il suffit de s’organiser différemment, en réduisant le nombre d’intermédiaires par exemple »

      1) Si vous proposez une méthode de compsensation, c’est que vous validez l’affirmation !

      2) votre méthode de compensation tient du YAKA.

      Cela dit, la paupérisation est un risque éventuel à prendre en compte (encore que vos exemples ne sont pas forcément bien choisis). Un libéral pourra vous apporter une réponse simpliste en affirmant que la multiplication des richesses proffite aussi aux pauvres. Pour ma part, je crois que d’une part l’acceptaion par les masses (via le syndicalisme pragmatique ou la simple pression politique) et surtout la nécessaire augmentation du niveau de technicité sont de nature à empêcher la paupérisation.

      Toute stratégie doit bien sur être validée, mais dans un monde non-coercitif comme décrit par les libéraux, la non-paupérisation des masses est une obligation de résultat.

    • Jeremy: « Faux, il suffit de s’organiser différemment, en réduisant le nombre d’intermédiaires par exemple (grande distribution…). »

      La France dispose d’un demi-million de lois, décrets et règlements (tu as bien lu 500’000). Elle dispose aussi de 600’000 fonctionnaires (record mondial) et environ 7 millions d’agents d’états. Tout cela devrait suffire deux ou trois fois pour régler tous les problèmes, mais il n’en est rien bien au contraire et la France est de plus gravement en faillite.

      Voilà pourquoi :
      Ton « il suffit » est appelé par Hayek (prix Nobel d’économie) la « présomption fatale », cette « prétention de savoir » comment réagissent et interagissent les êtres humains est une absurdité, c’est bien trop complexe. Chaque loi à des effets pervers et plus tu prétends corriger, plus tu créé des problèmes que tu devras corriger, etc. etc.

      C’est une des bases de la théorie libérale qui se vérifie totalement en pratique. Le code du travail fait 5 000 pages en France et le chômage est effroyable. Dans le pays d’à côté le code du travail fait 40 pages et le chômage est à 3.5 % et la dette à 36% en réduction. Un rêve qui semble inaccessible en France.

      Si on regarde en vue globale c’est très net: les pays les plus libéraux et les plus démocratique sont de très loin les mieux gérés:
      Indice de démocratie – Classement des pays
      Indice liberté économique – Classement des pays

      • Bonjour Ilmryn,
        Intéressant pour ce qui est des lois, et il est certain que l’organisation d’un grand nombre de personne à une échelle nationale est très complexe. Mais alors pourquoi rester à une échelle aussi importante ou plus personne (les gens normaux comme vous et moi) n’a d’influence sur les décisions prises.
        Des pays démocratiques, réellement démocratique (avec une assemblée citoyenne, une constitution digne de ce nom qui est là pour contraindre les différents pouvoirs politique, judiciaire, législatif, information), il y en a très peu. Je vais regarder un peu mieux l’histoire des indices démocratiques, mais de voir où est situé les USA et l’Espagne me met un peu la puce à l’oreille…
        Mon message est effectivement un brun prétentieux 🙂 Le « il suffit » est de trop. Pourtant en réfléchissant local ça semble tellement simple pour certain sujet.
        Mais pour ce qui est de la grande distribution, je suis assez bien placé pour dire qu’il existe des façons bien plus respectueuses, avec une qualité de produits supérieure, à un prix similaire.
        Pour ce qui est de l’administration, je suis quand même curieux de voir ce qu’englobent ces chiffres, avec un petit détail par fonction et rapporter tout ça à l’échelle nationale.
        Ça ne me semble pas si énorme si on englobe toutes les personnes rémunérées par l’état. Et la France a largement de quoi les rémunérer (environ 30 milliard par an de rémunération pour faire fonctionner un pays entier ayant un PIB de 2000 milliards…).
        Pragma,
        « 1) Si vous proposez une méthode de compensation, c’est que vous validez l’affirmation ! »
        J’affirme qu’on peut s’organiser différemment, ça ne compense pas car on ne garde pas ce qu’on avait. C’est pas du tout une méthode de compensation… Ou alors je n’ai pas compris ce que vous vouliez dire…
        Pour ce qui est des exemples, je ne les trouve pas exceptionnels mais ça illustre bien je trouve. Vous auriez donné lequel ?
        La multiplication des richesses profite aussi aux pauvres : euh… parce qu’ils ont plus de miettes ? Je ne vois pas trop pourquoi sinon…
        « La non-paupérisation des masses est une obligation de résultat »
        Imposée par qui, par une loi, par la morale ?…. Et si le résultat n’est pas là, il y a sanction ?
        Dernier point que je ne comprends pas : « Pour ma part, je crois que d’une part l’acceptation par les masses ». L’acceptation de quoi ? Que « que la multiplication des richesses profite aussi aux pauvres »… Il y a beaucoup à discuter sur ce point de vu. Mais l’acceptation passe par le dialogue, ou alors on retourne dans un système coercitif… à l’opposé de ce que vous défendez.

        • Jeremy « ça semble tellement simple pour certain sujet. »

          Ça ne l’est quasiment jamais parce que vous avez des dizaines de gens impliqués dans la création et l’application des lois : certain vont pousser par intérêt lobbyiste (quoi de mieux qu’une loi pour scier la concurrence ou favoriser la gamelle de ses électeurs). D’autres vont pousser par intérêt idéologique (égalitarisme, « sauvegarde de la planète »)

          Une infime partie de ces gens si ce n’est aucuns seront des spécialistes du domaine et auront une idée clair de la loi et de ses pleins effets y compris les effets « qu’on ne voit pas »: Les choix intimes et complexe de millions de gens face à une nouvelle donnée économique.

          Du coté des « usagés » des lois, vous aurez des gens qui vont abandonner le secteur devenu trop dangereux (aversion au risque), on a l’exemple de l’immobilier et de l’emploi: il est devenu très risqué d’engager un CDI et de construire ou louer des biens, d’où les prix faramineux (risque+pénurie) et le chômage aberrant.

          Vous aurez des gens qui vont partir dans « l’économie grise », exemple avec les 72’000 employeurs de moins pour les services à domicile pour un simple relèvement de fiscalité. C’est l’effet « Laffer », pour chaque augmentation vous perdez des contributeurs de plus en plus importants jusqu’à tuer l’activité ou/et perdre le bénéfice de l’impôt.

          25% des jeunes sont au chômage, la France dépense 600 millions de trop PAR JOUR, la dette totale est de 5000 milliards d’euros accumulée en 40 an de déficit malgré les 500’000 lois.

          ça ne marche pas. Il y a encore tellement à dire… Si vous revenez je peux donner des références, des lectures, des faits.

          Jeremy : La multiplication des richesses profite aussi aux pauvres

          C’est parfaitement exact, l’argent « ruisselle » dans la société. Ainsi non seulement il y a en proportion moins de pauvre qu’en 1970 mais ils sont bien moins pauvre qu’a l’époque. Sans rentrer dans le détail du phénomène les rapports de l’ONU sont parfaitement clair: La proportion des personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour a diminué, passant de 47% en 1990 à 22% en 2010. Il y a environ 700 millions de personnes en moins vivant dans des conditions d’extrême pauvreté en 2010 qu’en 1990.

          Un pauvre « moyen » d’un pays occidental dispose d’une voiture, médias, communication, logement décent nourriture, soin soit bien plus de confort qu’un dirigeant ou un bourgeois des siècles passé.

          • Jeremy : « certain vont pousser par intérêt lobbyiste (quoi de mieux qu’une loi pour scier la concurrence ou favoriser la gamelle de ses électeurs). D’autres vont pousser par intérêt idéologique (égalitarisme, « sauvegarde de la planète ») »

            D’où la supériorité des démocratie participative (Suisse etc): comme chacun vote sur les textes de lois, vous n’avez pas l’intermédiaire d’une oligarchie qui fini toujours par défendre des lobby au détriment des autres. La France est ainsi noyautée par ce qu’on appelle le capitalisme de connivence. L’environnement économique est taillé pour favoriser des gens qui ont des entrées dans les arcanes du pouvoir (syndicats, groupements politique, agités etc. etc.)

            En France la démocratie participative aurait réglé depuis 20 ou 30 ans des problèmes qui sont irréformable. (cumul des mandats, retraites etc etc)

  • « Vous ne payez pas en fonction du mérite. » Cette affirmation est difficilement compréhensible. Le prix (la quantité) librement déterminé par le marché, dans le cadre de l’échange volontaire, est l’information qui résume l’accumulation du mérite plus ou moins grand de chaque intervenant. Le mérite consiste justement à « combler les besoins et les désirs des autres » par son travail productif, au lieu de leur nuire par une fainéantise parasitaire.

    Est-il possible que l’auteur ait souhaité expliquer que le mérite de chaque producteur, parce que dilué dans le prix final, est invisible pour le consommateur ? Et alors ? Ce n’est pas parce que le consommateur n’est pas en mesure de discerner le mérite de chacun que ce mérite n’existe pas pour autant.

    • Je vois une confusion entre le mérite et la moralité ou la piété. On se moque de savoir si le charcutier est méritant, on ne s’occupe que des mérites de ses saucisses.

    • Que les richesses ne soient pas distribuer uniquement (ou même principalement) selon les efforts et le talents de chacun dans marché libre me semble un point difficilement contestable. Mais surtout l’obsession du mérite ne vaut pas mieux que l’obsession de l’égalité, et repose sur la même tendance fatale : celle qui consiste à comparer son assiette à celle de son voisin.

      On notera que dans un système de marché libre chaque génération est plus riche que la précédente : faut-il en déduire que chaque génération est plus méritante que la précédente ?

      • Le différentiel de richesse des générations s’explique par l’accumulation du capital, les générations successives héritant du cumul du travail productif épargné par les générations précédentes. La rue tracée il y a un siècle bénéficie à tous pour un coût quasi nul, l’invention du téléphone ou de la vaccination également. Le devoir de chaque génération consiste à respecter les anciens pour ce qu’ils ont légué et à faire aussi bien qu’eux. Parfois, il arrive que des générations lèguent aussi du capital négatif : des destructions dues aux guerres, des montagnes de dettes, l’idéologie socialiste…

  • Je préfère vivre dans un pays innégalitaire ou il y a des opportunités et ou l´ascenceur social marche que dans un pays égalitaire ou tout est bouché et ou l´ascenceur est bloqué.

  • La seule égalité qui vaille est celle des droits individuels.

    Le reste n’est que foutaise : de quel DROIT peut-on me tenir responsable des difficultés d’un autre individu à l’autre bout du pays ?

    Les causes d’une situation individuelle difficile doivent être recherchées parmi les proches, voisins, famille de l’indivdu qui ne lui ont pas donnés les moyens de gagner ou conserver son autonomie en tant qu’homme.

    Le meilleur moyen d’aider les gens est de leur apprendre à s’aider eux-mêmes.

    • « Le meilleur moyen d’aider les gens est de leur apprendre à s’aider eux-mêmes. »
      Ils ont compris : « Help yourself ».

    • Apprendre à s’aider soi-même est le devoir de tous les parents envers leurs enfants.

      Donc, porter « une attention particulière à l’éducation », je suis d’accord car c’est de la responsabilité des parents ou tuteurs.

      Quant au « système scolaire » (public j’imagine), je ne peux y être favorable car je pense que par sa nature contraignante et inefficace il dévoie cette idée en déresponsabilisant les supposés responsables et tuteurs.

      • Je parle de la « source » de la responsabilité. Elle se trouve au sein des individus eux-même.

        Et jamais au sein de la « société » qui est un concept holiste et qui ne veut rien dire.

        La soilidarité doit rester privée et libre. Elle ne peut être reporter sur le dos d’une hypothétique « société ». L’éducation doit suivre cette logique.

    • Dans une société libérale oui mais en fait non, à partir du moment où on accepte ou est contraint de faire société, une certaine solidarité est dans le contrat, plus exactement dans toutes les sociétés qui n’ont jamais été ne seront sans doute jamais libérales.

      Il vaut sans doute mieux aborder le libéralisme de façon pragmatique et simplement dire la libéralisation est la solution de beaucoup de nos problèmes. Et aussi vouloir une société égalisée est mortifère.

      On n’empêchera jamais la masse de couper une tête qui dépasse trop quelque soit la raison, mieux vaut faire avec, sauf à imaginer qu’à l’instar du reigne e l’homme communiste arrive celui de l’homme libéral…

  • Citation : « Je me suis totalement trompé, l’homme ne changera jamais, l’homme nouveau n’existe pas. On s’est acharné à créer une société nouvelle où personne n’aurait rien à envier au voisin. Mais il y a toujours quelque chose à envier, un sourire, une amitié, quelque chose que l’on n’a pas et que l’on convoite. Dans notre monde, même s’il était soviétique, il y aura toujours des riches et des pauvres, riches en talent, pauvres en talent, riches en amour, pauvres en amour… »

  • Il y a inégalité et inégalité.
    Mourir la tête dans le caniveau étouffé dans son propre vomi et en se déféquant dessus parce qu’on à pas les moyens de se payer une bonne mutuelle, je trouve que c’est une « inégalité » inacceptable.

    Le « jeu » puisqu’il y a de toute évidence des gagnants et des perdants, ne doit pas déboucher sur des conséquences trop atroces pour les perdants. Il y à des limites. Celui qui est moins doué, moins travailleur, doit se contenter d’une maison et d’une petite vie,certes banale et ennuyeuse mais correcte. A contrario celui qui est « génial » et qui, sans avoir bénéficier de la fortune de ces parents ni d’une éducation supérieur, arrive à devenir riche, peut en profiter.

    • john: « Mourir la tête dans le caniveau étouffé dans son propre vomi et en se déféquant dessus parce qu’on à pas les moyens de se payer une bonne mutuelle »

      Quand ça arrive dans les pays occidentaux c’est le plus souvent du à un problème psychologique, ce n’est pas une question de moyens, les structures d’aides sont là. Elles sont aussi là dans les pays les plus libéraux et démocratique, les moins endettés ceux avec peu d’impôts, ceux qui sont pérennes et ne feront pas payer 5000 milliards de dette à leur enfants tout en tuant leur économie par excès de fiscalité. (Ce qui va multiplier la pauvreté)

      Face aux problèmes psychologique on est un peu démuni, enfermer la personne contre son gré ? Qui décide ? Quel moyens de contrôle ? Veulent il vraiment cette vie ? Pour certains ce n’est qu’une forme de lent suicide parce qu’ils ne veulent plus vivre, ils vont trop mal mais n’ont pas le « courage » d’en finir et aucune envie d’être enfermé « pour leur bien ». Il leur reste quelques plaisirs ponctuel comme l’alcool.

  • Les inégalités sociales ou régionales ne se sont et ne se résoudront jamais pas des moyens légaux ni par des manipulations financières.
    D’une part parce que certains ne veulent tout simplement pas quitter leurs positions de joyeux pauvres (artistes, certains SDF etc.), d’autre part parce que la richesse est une notion relative donc on ne peut tous s’enrichir de la même manière (exemple, un chômeur pour quitter sa condition aurait peut être davantage besoin de savoir « séduire » un patron qu’il aura besoin d’argent) et finalement, on revient en arrière, il faut que les gens créent le mouvement. Si le pauvre ne fait pas d’efforts pour s’en sortir tout l’argent et tous les mécanismes du monde ne le tireront pas de là. Pareil pour le riche, si vous le protéger alors que ces pratiques ne sont pas bonnes il ne changera jamais donc ne fera jamais avancer la société.
    À l’inverse on voit que l’État accroît les inégalités en distribuant à ces groupes favoris, en donnant des services uniformes qui ne sont pas adaptés à tous, en incitant à rester là où l’on est.

  • ce que je trouve marrant c’est que les gens qui veulent combattre les inégalités ne parlent jamais de la mobilité sociale. faut il mieux vivre dans un pays certes où il y a plus d’égalité sociale mais où les pauvres n’ont aucune chance de changer de classes sociales, de devenir riches où ils sont condamnés à rester des assistés toute leur vie, à dépendre de l’aide sociale. ou bien vivre dans pays où il y a plus d’inégalité mais où il y a une grande mobilté sociale, càd que les pauvres peuvent devenir plus riches, passer dans une autre classe ?? dans ce genre de société, le mérité personnel importe beaucoup plus et conditionne beaucoup plus notre condition sociale ?? perso, je préfère la seconde option que je trouve plus juste à la première. or comme par hasard, plus un pays est soicaliste moins il y a de mobilité sociale.

  • les économistes qui combattent les inégalités ne s’intéressent jamais aux effets secondaires négatifs qu’entraine leurs solutions pour lutter contre les inégalités. or la lutte contre les inégalités mènent en un appauvrissement général (y compris des pauvres). de manière plus général, l’égalitarisme mène au nivellement vers le bas ( regardez les politiques désastrueuses mises en place dans l’enseignement pour lutter contre les inégalités qui mènent à un abaissement général du niveau de l’enseignement). sans oublié le fait que la luttre contre les inégalités nuisent à la mobilité sociale

  • imaginons qu’on est d’accord que les inégalités sociales sont un vrai problème. il y a plusieurs questions à se poser. 1 est ce que les inégalités s’accroissent ? la réponse est oui mais les socialistes comme piketty ont une tendance à exagérer fortement (voir très fortement) les inégalités. ils n’hésitent pas à truquer leurs chiffres, à prendre juste les statistiques qui les arrangent (en écartant les stats qui les dérangeraient). 2. qu’est ce qui cause les inégalités ?? là, les socialistes ont (en grande partie ) faux car ils ne parlent pas de certains facteurs (la politique des banque centrale, le capitalisme de connivence,….) et certains des facteurs qui ,selon eux, accroisseraient les inégalités sont plus que contestable. il n’existe aucune preuve concrète. 3. comment combattre les inégalités ? certaines de leurs solutions sont aussi très contestables. on risque de voir ce qui s’est passé dans les pays communistes avec d’un coté la population qui crève de faim et de l’autre, les dirigeants membre du parti qui sont milliardaires. 4. est ce que les solutions proposés pour combattre les inégalités n’ont elles pas plus d’effets négatifs que d’effets positifs ??? là, la réponse est clairement oui. ces solutions ont plus d’effets négatifs que d’éffets positifs. cela conduit à un appauvrissement généralisé.

  • le problème vient du fait que les socialistes ont tellement influencé les gens avec les inégalités sociales. ils ont fait des inégalités sociales un problème majeur d’aujourd’hui alors que le vrai problème vient de la pauvreté et non pas des inégalités sociales. les libéraux s’occupent du problème de la pauvreté mais pas de la lutte contre les inégalités car les libéraux sont pour l’égalité de droit. or l’égalitarisme s’oppose aux inégalités de droit. l’égalitarisme sous ses airs de bons sentiments charitables n’est que motivé par la jalousie et l’envie. http://www.contrepoints.org/2011/01/06/10334-etre-de-gauche-intolerant-et-peu-genereux
    http://www.contrepoints.org/2011/04/13/21001-radins-envieux-racistes-et-intolerants-les-socialistes-et-les-anticapitalistes http://www.contrepoints.org/2010/10/04/2621-gauche-intolerance-generosite-droite-liberalisme

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