Ce que Bundy Ranch nous apprend

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Ce que Bundy Ranch nous apprend

Publié le 20 avril 2014
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Bundy Ranch : ce nom ne doit à peu près rien vous dire si vous vous tenez au courant des informations exclusivement par les canaux habituels de la presse nationale. Pourtant, c’est une affaire riche d’enseignement qui vient de se dérouler aux États-Unis où, du reste, les médias traditionnels ont joué le service minimum.

bundy ranchEn substance, l’affaire débute il y a plus de vingt ans, dans le Nevada. À cette époque, l’administration fédérale demande à un rancher, un certain Bundy, de payer une taxe pour son exploitation d’une partie des champs en pâturages pour ses bêtes. Le problème est que le ranch est installé depuis 1870, et que sa famille y fait brouter ses bœufs sans jamais avoir payé une telle taxe, apparue en 1993, bien après l’arrivée du ranch, et la création du Bureau Of Land Management, office fédéral en charge des terres qui appartiennent à l’État fédéral américain et non plus à l’État local (Nevada, en l’occurrence) ou à une personne privée.

Les vingt années qui suivent seront ensuite parsemée de batailles légales pour déterminer si, en définitive, le rancher doit payer ou non une taxe, et si cette taxe doit aller à l’État fédéral ou à l’État du Nevada. La question sera d’ailleurs tranchée, en défaveur du rancher. Tout ceci pourrait donc se résumer à des arguties juridiques obscures, si ce n’était l’action musclée, la semaine dernière, du Bureau fédéral qui, décidé à recouvrer les sommes dues depuis 20 ans, s’est mis en tête de, littéralement, se payer sur la bête en effectuant une ponction sur le cheptel du rancher.

bureaucratie : rien ne pourra plus l'arrêter !

Ponction qui s’est mal passée puisque ce dernier s’y est opposé et a menacé d’utiliser la force à sa disposition, force d’autant plus crédible que le Nevada autorise les milices armées. L’affaire s’est rapidement envenimée : les réseaux sociaux aidant, la bataille du rancher contre l’État fédéral a rapidement mobilisé des centaines d’Américains voisins de Bundy qui se sont empressés de s’agglutiner à différents endroits pour exprimer leur mécontentement et montrer qu’à l’instar du Bureau, lourdement armé, les citoyens américains pouvaient eux aussi se regrouper armés jusqu’aux dents et protester très visiblement.

La confrontation aurait pu tourner à la fusillade rangée ; cependant, la médiatisation locale, l’utilisation des réseaux sociaux, et le spectre du siège de Waco, le tout à l’approche d’élections auront largement contribué à refroidir une situation très tendue qui se conclut de façon relativement calme : le Bureau repart bredouille.

L’affaire est fort intéressante à plus d’un titre.

On peut, comme le fait justement remarquer Breitbart, noter que, sur le strict plan juridique, la position tenue par les Bundy n’est pas solide. On peut aussi, et c’est l’intérêt de ce qui vient de se passer, largement comprendre qu’un peuple puisse résister à une taxe qu’il juge inique ou indue. Car après tout, comment qualifier une démocratie qui utiliserait son armée contre son propre peuple pour lui extorquer de l’argent ? N’est-il pas écrit, dans la constitution américaine tout comme, d’ailleurs, la constitution française, que l’État, s’il peut prélever des taxes, doit s’assurer du consentement à l’impôt de ses citoyens ?

Ce consentement est tout sauf une simple formule rhétorique puisqu’il fonde véritablement le principe même de la démocratie (le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple). Dès lors qu’un nombre d’individus ne consent plus à un impôt, s’en explique et est prêt à se battre pour le refuser, sans qu’on puisse qualifier le reste de ses activités comme ouvertement criminelles et néfastes au reste de la société, il devient délicat de continuer à parler de consentement, tout comme il est plus compliqué de faire croire à l’équité de la ponction opérée.

cazeneuve consentement a l impot

Cette affaire montre aussi la perception fondamentalement différente des Américains vis-à-vis de leur État : ce dernier doit rester à leur service ; beaucoup refusent de considérer la relation hiérarchique telle qu’elle est vécue en France avec l’État et les politiciens en haut de la pyramide, et le peuple en bas. Là où beaucoup de citoyens américains se contentent de tolérer le gouvernement comme un moindre mal, le citoyen français est bien plus souvent qu’à son tour considéré comme la piétaille à la merci des administrations. Pour rappel, les ministres, le Président et de façon générale, l’ensemble de l’appareil d’État ne sont en toute logique que les valets du peuple qui les nourrit. Seuls le faste et le luxe insolent dans lesquels ils vivent permettent de camoufler cette réalité qu’ils font, objectivement, tout pour nous faire oublier. De ce point de vue, certains citoyens américains ont conservé la tête sur les épaules et savent qui, au final, paye les factures.

Un autre élément intéressant de cette affaire est, là encore, l’importance des relais internet qui ont permis, bien plus efficacement que les médias traditionnels, de faire connaître les tenants et les aboutissants de l’affaire. Il faut, comme avec toute source d’information, trier le bon grain de l’ivraie et garder une saine distance pour apprécier les différentes positions (du gouvernement fédéral, du gouvernement local et des ranchers impliqués), mais force est de constater que le travail d’information a été, de la part des médias traditionnels américains, assez frustre, et pour les médias français, parfaitement nul.

Bien sûr, les informations locales américaines intéressent en général assez peu les médias français. On peut aussi comprendre qu’il aurait été impossible de parler d’un tel mouvement de protestation de citoyens en France sans immédiatement faire passer les participants pour des enragés anarchistes ou des fascistes rabiques, à la solde d’une extrême-droite xénophobe, poujadiste et pas du tout bisou. Et surtout, montrer qu’un groupe décidé de citoyens peut faire plier un État sur un sujet aussi sensible que l’impôt aurait été le pas de trop pour la presse française, qui, pour rappel, ne survit que grâce à la ponction fiscale. La façon dont a été traitée la récente révolte des bonnets rouges en dit assez long à ce sujet.

Comme le note Ron Paul avec une certaine sagacité, cette affaire n’est probablement pas terminée. Le gouvernement fédéral a dû laisser tomber pour refroidir les ardeurs des uns et des autres et éviter un dérapage qui aurait probablement conduit à un bain de sang. Mais comme tout gouvernement, il ne peut pas laisser tomber le pouvoir aussi facilement. L’impôt est pour lui un symbole extrêmement puissant qu’il ne peut permettre de laisser piétiner sur de basses considérations philosophiques et laisser s’ancrer dans l’esprit des gens l’idée séditieuse que ce serait bel et bien le peuple qui serait aux commandes.

bonnets rouges - stop au sadisme fiscalIl y a donc de fortes chances que le Bureau recommence, un jour ou l’autre, son harcèlement fiscal. Et il y a aussi de bonnes chances que les médias traditionnels, inféodés au pouvoir, représentent les prochains retournements comme un retour à l’ordre et à la morale (fiscale) supérieure, que des bouseux avaient eu l’impudence de piétiner.

De la même façon que les Bonnets Rouges ont été décriés par une presse très mal à l’aise avec un mouvement qui ne s’inscrivait pas dans les schémas traditionnels, de la même façon que les participants aux Manifs Pour Tous ont subi un traitement de choix par les forces de l’ordre et le pouvoir en place qui ne pouvait laisser la sédition s’installer, on peut imaginer que le Ranch Bundy déclenchera une belle tornade de caricatures et d’approximations dans la presse française si jamais elle venait à s’en occuper.

Ce n’est pas une coïncidence : un peuple libre qui s’affranchit des impôts, pour ces médias et ces politiciens, ce serait une catastrophe.

—-
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  • On voit tout l’intérêt d’une presse non-subventionnée.

  • Il semblerait qu’il y ait encore eu d’autres exactions, pas reluisantes, de commises par le BLM.
    Mais bon, pas facile d’avoir des infos sur ce sujet.

    Merci h16 pour cet article.

  • Remarquable billet !

  • Voyons, voyons….H16, vous êtes un anarchiste néolibéral, néocapitaliste, sans cœur.

    Décidément vous ne comprenez pas la logique du SOCIALISME néolibéral vivant dans des démocraties « néolibérales »

    Alors, c’est pourtant simple.

    Perso j’ai compris: La France est une perverse narcissique.

    Arrêtez de pondre des lois et des taxes, que va t’il se passer ? Hein gros malin ?
    Le peuple va d’un seul coup se réveiller, et dire, merde, il y en a marre.

    Alors, le plus simple est de continuer vers le toujours plus. Jusqu’au jour ou bien sur, soit l’on a un suicide collectif, soit le pouvoir est pendu. A priori votre texte dénonce ce réveil individuel contre le collectif.

    Peut on en déduire une tendance mondiale….hum, bah, p’tet bien !

  • La presse française qui frise la nullité 365 jours par an ne s’occupe même pas de ce qui se passe dans les pays européens sauf quand ça concerne l’Hexagone ou que les évènements à relater dérangent les courants écolos, alors le Nevada … il ne faut pas rêver. Le Washington Post a relaté cet évènement il y a quelques semaines et je n’ai pas osé en parler dans mon blog de peur de me faire insulter. Il est intéressant de rappeler qu’au Nevada, dans n’importe quel bar d’un petit bled perdu, il y a encore des cow-boys avec deux beaux revolvers à la ceinture, une blonde plutôt vulgaire grattant une guitare mal accordée en chantant des airs country sur une estrade et ce n’est pas du cinéma ! Tout compte fait ces Américains ont certes de mauvais côtés quand ils s’occupent des affaires des autres pays, mais ils sont sympathiques chez eux …

  • Cool l’info. La video du refoulement des flics du ranch :

    http://www.youtube.com/watch?v=LhJ6H9vlEDA .

    Il y a pas à dire ces gens savent encore raisonner dixit le fermier répétant au flic « Qui est l’agresseur ? « .

  • Connectez-vous sur CNN et dans la fenêtre de recherche entrez Bundy ranch. C’est plus qu’édifiant. Evidemment, il faut causer ricain, mais, si Paris valait une messe, de vraies infos, enfin, presque vraies, valent bien un petit effort.

  • Pour H16 que je salut ses chroniques sont on ne peut plus utiles,cette petite perle que je decouvre ce jour sur un site que je frequente souvent (litteratureaudio.com cherchez J Martin « l’elu du clocher ») ca date de 1848…en esperant que ca ne vous decourage pas!

  • il n’y a pas besoin d’etre agrègé d’histoire pour savoir que les USA sont nés du refus de payer un impot considèré comme inique :
    aprés la guerre de 7 ans, le trésors britanique avait besoin de se refaire financièrement, le gouvernement ne trouva rien de mieux que de taxer les colonies américaines de diverses façons, alors mème que les milices des colons avaient participé à la victoire contre les français au canada et en louisiane, sans en etre payés en retours, puisque la couronne britanique, pour garantir les accords passés avec les tributs indiennes, leur interdisait de s’étendre vers l’ouest.
    dans les villes de l’est, l’intelligentsia initia alors un mouvement d’opposition à ces taxes nouvelles, en prétextant notament de la non représentation des colonies au parlement : il ne pouvait y avoir taxation sans représentation, sinon, il s’agissait de tyrannie pure et simple. le désaccord déboucha en quelques années sur une guerre ouverte, gagnée par les insurgents…

  • quel bonheur de voir un peuple aimer sa liberté et être prêt à défendre son droit.

    On comprend mieux pourquoi les hommes de l’état ne veulent pas que le peuple soit armé.
    La liberté de porter une arme dépasse la seule capacité, bien légitime, d’assurer sa propre sécurité. En effet un tyran devant faire face à un peuple armé et déterminé à défendre sa liberté, aura un gros problème à résoudre.

  • C’est beau de voir un peuple oser se dresser contre la tyrannie de son propre Etat. Qu’il est bon d’être américain, ce peuple si caricaturé dans la France de l’Etatisme. J’ai les larmes aux yeux, et des frissons me traversent en voyant les images des libres américains contre leur police et ses chiens.
    Comment a t’on pu, dans le pays de 1789, en arriver où nous en sommes? A détester autant la liberté? A nous détester autant nous mêmes? Quel lavage de cerveau avons nous dû subir pour accorder aux hommes politiques une si grande emprise sur nos vies? Quand allons nous nous réveiller? Quand allons nous reprendre en main nos vies, notre destin? Merci Contrepoints, Merci H16. Je partage votre combat.

  • C’est ce qui pend au nez des Etats, lisez plutôt :
    « Le butin du puissant lui sera-t-il enlevé? Et la capture faite sur le juste échappera-t-elle? Oui, dit l’Éternel, la capture du puissant lui sera enlevée, Et le butin du tyran lui échappera; Je combattrai tes ennemis, Et je sauverai tes fils. Je ferai manger à tes oppresseurs leur propre chair; Ils s’enivreront de leur sang comme du moût; Et toute chair saura que je suis l’Éternel, ton sauveur, Ton rédempteur, le puissant de Jacob. » (Esaïe 49 :24-26)

    Et encore :
    « Ainsi parle ton Seigneur, l’Éternel, Ton Dieu, qui défend son peuple: Voici, je prends de ta main la coupe d’étourdissement, La coupe de ma colère; Tu ne la boiras plus! Je la mettrai dans la main de tes oppresseurs, Qui te disaient: Courbe-toi, et nous passerons! Tu faisais alors de ton dos comme une terre, Comme une rue pour les passants. » (Esaïe 51 :22-23)

  • Les 300 têtes de bétail confisquées par les représentants du gouvernement et qui devaient être vendues à titre de dédommagement ont été rendues à leur propriétaire et il est également indique également, que le recouvrement de ladite taxe ne serait qu’un prétexte afin de récupérer les terres et pouvoir exploiter le pétrole de schiste de son sous sol. Ensuite, les milices du Névada n’ont pas été les seules à se rendre sur place mais nombre de milices d’autres états se sont jointes au mouvement. Cette multitude a également eu pour effet de faire reculer le gouvernement fédéral pour qui un affrontement aurait été du plus que malvenu à quelques mois avant les élections de « mid-term ».

  • Toujours un plaisir de lire des articles qui sortent de l’ordinaire et quand c’est sous la plume de H16, c’est souvent d’autant plus sympathique.
    Il y a plusieurs aspects de cette affaire qui ont contribué au dénouement actuel, qui est appelé évidemment à évoluer.
    1. les gouverneur et sénateur de l’état (représentant de l’état au Sénat US) ont condamné le coup de force du BLM et soutenu le rancher.
    2. la saisie de bétail devait donner lieu à une vente par le BLM en contravention avec la loi, leur pouvoir judiciaire ne les autorisant pas à le faire. C’eut été donc une claire violation de la loi sur ce point mais également d’autres quand à la qualité nécessaire pour le faire, ce d’autant qu’il y aurait eu franchissement de frontière et donc crime fédéral.
    3. le conflit se situe dans le cadre des relations entre états et état fédéral. Or la relation de pouvoir qui les anime est une des clefs du dispositif constitutionnel. C’est sur la manière dont ces terres ont été initialement « prises » par l’état fédéral que se situe le conflit, et non sur le fait de payer ou non ladite taxe. Pou r info (et de tête) l’état fédéral possède par exemple 81% du total des terres de l’état du Névada… pas rien quand même.
    4. le classement des zones concernées par cette affaire, comme de protection pour la tortue du désert n’est pas la première tentative de sortir les ranchers. D’ailleurs ils étaient au départ 42 (là encore de mémoire) et Bundy reste le dernier.
    5. le conflit entre état local et fédéral est aggravé par l’utilisation de plus en plus importante d’agences fédérales dont les moyens et pouvoirs sont sans cesse augmentés, souvent sans rapport avec leur mission. Ainsi les américains et les états locaux commencent à trouver dérangeant qu’autant d’agences de terrain (eaux et forêts, bureau de gestion des terres fédérales et autres EPA) aient leurs propres SWAT teams et tireurs d’élite etc., ou qu’ils puissent comme ce fut le cas ici bloquer la circulation dans le quart de l’état pour cette affaire tout en limitant le droit constitutionnel d’expression à une zone secondaire déterminée par eux-mêmes.
    6. Enfin, il existe une dimension politique évidente. Un des plus puissants hommes politiques du pays, le patron démocrate du Sénat Harry Reid (qui a a plusieurs reprises traité de terroriste Bundy) est directement lié à l’affaire. Il a en effet avec son fils lancé un projet monumental de ferme solaire avec des intérêts chinois. Seul hic, ce sont les terres concernées par les pâturages de Bundy qu’il est prévu « d’affecter » à cette initiative. On est là au coeur du capitalisme de connivence actuel aux US. Des intérêts privés, des politiques et leurs familles qui sont au coeur de montages soutenus par l’état fédéral et bénéficiant de soutiens financiers et de passe droits ad hoc. C’est d’ailleurs à mon avis la seule raison qui a fait qu’un bain de sang n’a pas eu lieu. On aurait trop vite posé trop de questions.

  • Cette histoire sera d’autant moins relatée par les médias français qu’elle valide l’utilité du deuxième amendement de la constitution américaine qui autorise le port d’armes pour se défendre contre les voyous (le policier le plus proche de chez vous, et j’émets l’hypothèse qu’il est pro, n’étant pas forcément à votre porte prêt à intervenir) ou contre…Un gouvernement qui abuserait de son pouvoir comme ici.

  • Le pouvoir du peuple dois l’emporter sur l’etat qui a sa tête se trouve une personne manipuler lui meme par un autre pouvoir occulte cache..la Finance..Trusts…Lobbies..Mafia…etc soyant vigilant!!

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