Les Charlots de retour

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Le regard de René Le Honzec.

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Les Charlots furent une grande époque d’un genre comique (sketch, films, chansons…) qui n’a plus d’équivalent, ce dont tout homme de bien et ayant amassé des décennies en nombre suffisant pour cotiser au Clud des « Je Vous l’Avais Bien Dit » ne peut que se lamenter en silence, les grandes douleurs, etc.

Mais heureusement, dans  cette morosité étouffante entretenue par des Bedos ou son compère M’Bala, de joyeux lurons reprennent le flambeau. Hier je vous parlais de Polit Buro : j’avais tort, ce qu’un libéral se doit de reconnaître avec élégance. Non,au gouvernement, ce sont des Charlots ! Ils reprennent le tube de « Merci patron » (1971) avec le doux refrain « Quel plaisir de travailler pour vous/on est heureux comme des fous/ce que vous faites ici-bas/ un jour Dieu vous le rendra. » Et c’est ce que le social-démocrate va chanter aux 34 patrons étrangers-mais-travaillant-en-France pour les persuader de renflouer la pérestroïka.

Ah, zut, raté. Finalement, c’est bien un Polit Buro aux abois qui renoue avec la glorieuse NEP (Nouvelle Économie Politique) de Lénine : « Nous ne sommes pas assez civilisés pour pouvoir passer directement au socialisme, encore que nous en ayons les prémices politiques », déclara Lénine, qui précisait : « faire au capitalisme une place limitée pour un temps limité ». On sait ce qu’il en advint. Bon, je vous accorderai que Flanby en Lénine, non, non. Mais il est amusant de constater cette manie des socialistes de repasser au capitalisme libéral quand ils ont tout raté. Y compris dans les fameux pays-exemples scandinaves.

On ne boudera pas notre plaisir à écouter les hurlements à la trahison de Mélenchon, seul devant un Front populaire de classe « ouvriers-patrons-socialistes ». La Droite, Sarkozy ? Lisez Philippe Robert.

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