Centrafrique : l’impasse

Que va faire la France dans une aventure militaire incertaine décidée sur un coup de tête élyséen ?

Par Philippe Robert.

Carte de la république centrafricaine (libre de droits)Selon un nouveau bilan publié à Genève par le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) onusien, les violences incessantes en République centrafricaine ont déjà fait un nombre conséquent de victimes recensées :

“Les combats et les violences inter-religieuses de la semaine écoulée ont provoqué la mort de 450 personnes” (à Bangui) et fait 160 tués “dans d’autres régions du pays”, soit un total de 610 personnes ayant perdu la vie.

A plusieurs millions d’euros près de nouvelles dépenses somptuaires il faut tout de même se poser la question de savoir si cette opération, lancée à partir d’une pulsion élyséenne, ne va pas conduire au désastre.

En effet, selon ce que je peux en connaître, la France de François Hollande a réagi trop tard, sans réelle réflexion géopolitique ni consultation européenne préalables, tout juste mandatée dans l’urgence par l’ONU.

Avec des casseroles comme la Libye et le Mali déjà accrochées à ses basques, le Président aurait dû se demander, si tant est qu’il en soit capable, dans quel nouveau traquenard centrafricain il entraînait la France.