Tango rose

imgscan contrepoints 2013-2307 tango rose

« Danse avec les nuls »

Le regard de René Le Honzec.

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N’allez pas croire que les socialistes seraient gracieux et fans de culture argentine, sauf à copier la politique économique de la liftée tigresse Kichner, non, ils ne savent pas le tango, qui est « une pensée triste », alors que la leur, de pensée, est pauvre, sauf quand elle est gay-mariage. Donc, ne sachant jamais très bien quoi faire face à une économie réelle qui n’est pas celle de l’ENA, de Sciences-Po, ou de l’université post-marxiste, les dirigeants avancent au hasard de leurs souvenirs scolaires mal digérés, tentant un pas lent de taxe classique ici, une salida orthodoxe d’augmentation, un abrazzo de circonstance comme Valls-Taubira, une fantasia avec une verte de rencontre, un vite-vite taxe RedBull, un pas de 75% conquérant, un Pel-taxo, une glissade éco-taxe. Mais surtout, c’est dans le contre-pied que le socialiste se distingue et devient tango-malgré-lui, enchaînant pas lent en avant d’un impôt puis un vite-vite en arrière quand, par exemple, des Bonnets Rouges Bretons incendient les portiques à éco-taxes, votés par Sarko et érigés par Flanby.

Cette constante incertitude du tango qui entraîne les amateurs dans des pensées tristes et envoutantes rappelle les incertitudes de nos danseurs de ministères qui évoluent sur des partitions incertaines pleines de pâtés, de tâches et de fausses notes, écrites par des barbares qui considèrent l’Économie comme un Impérium à envahir et détruire. Mais si le tango se danse à deux, les balourdises de plantigrades de nos socialos se prétendent pratiquer collectivement en écrasant un maximum de pieds par défaut de discernement. Le tango rose n’est pas une pensée triste, c’est un goulag.