DSK l’imposteur

Dominique Strauss Kahn DSK (Crédits Le Jhe, licence Creative Commons)

De toutes les impostures de DSK, celle de se prétendre économiste est la plus grosse.

De toutes les impostures de DSK, celle de se prétendre économiste est la plus grosse.

Un billet d’humeur de Guy Sorman.

Dominique Strauss-Kahn auditionné, ce 26 juin, par le Sénat sur la crise financière de… 2008. Je ne sais rien des mœurs de DSK et je m’en bats l’œil ; mais je le crois, a priori, plus compétent et plus expérimenté sur le libertinage que sur l’économie. A-t-il jamais – en économie – effectué la moindre recherche ? A-t-il publié ? Rien. En quoi donc est-il économiste ? Parce qu’il en parle. Mais alors, tout le monde est économiste et pourquoi l’auditionner lui plutôt que son voisin de palier ?

Il n’a sur la crise jamais tenu un propos original, rien que des banalités, au FMI et en-dehors. Il a récidivé au Sénat : on ne trouvera rien dans son discours qui suscite la moindre curiosité intellectuelle. Citer Keynes, n’importe quel étudiant en première année pourrait y parvenir sans peine .

De toutes les impostures de DSK, celle de se prétendre économiste est la plus grosse et aussi celle qui attrape le mieux les gogos. S’il était économiste, en quoi éprouverait-il la nécessité de rémunérer depuis vingt ans, un cabinet de relations publiques qui le fait passer pour un économiste. Son œuvre devrait suffire à ce qu’il soit reconnu comme tel. Mais faute d’œuvre et de pensée originale, il faut bien payer le cabinet en question. Ah, j’oubliais, DSK ne paye jamais : on paye pour lui. Plutôt, on payait. Qui paye désormais ?


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