Faut-il supprimer la Politique Agricole Commune (PAC) ?

Publié Par Xavier Chambolle, le dans Agriculture

Et si on supprimait la Politique Agricole Commune (PAC), quels résultats en sortiraient ? Réflexions à partir d’un exemple étranger.

Par Xavier Chambolle.

Qu’est-ce que la Politique Agricole Commune (PAC) ?

La PAC est une politique mise en place à l’échelle de l’Union européenne. Elle a pour mission :

  • d’accroître la productivité dans le secteur (donc de produire plus et mieux avec moins),
  • d’assurer un niveau de vie équitable aux agriculteurs,
  • de stabiliser les marchés,
  • de garantir la sécurité des approvisionnements,
  • d’assurer des prix raisonnables aux consommateurs,
  • de faire respecter l’environnement et le développement rural.

Ses quatre principaux outils sont le contrôle des prix, les subventions, le protectionnisme (tarifs douaniers sur les produits importés) et le contrôle de la production (quotas, arrachages subventionnés). Il s’agit donc d’une politique économique interventionniste qui vise à remplacer les mécanismes d’un marché libre.

Comment fonctionne-t-elle et à quoi sert-elle ?

Comment faire cependant pour assurer des prix raisonnables aux consommateurs, tout en rémunérant suffisamment les producteurs et en leur permettant d’améliorer la productivité ?

La solution est simple : l’UE subventionne les agriculteurs ! Ainsi, tout le monde est content.

Or l’argent de ces subventions ne vient pas de nulle part, il vient de la poche du contribuable. Or le contribuable est également un consommateur de produits alimentaires…

On défend le consommateur en évitant d’augmenter la rémunération du salarié ; on défend le salarié en chargeant d’impôts le capitaliste ; on défend le capitaliste en vendant le plus cher possible au consommateur ; et la justice se trouve ainsi d’autant mieux satisfaite que le salarié, le capitaliste et le consommateur, c’est presque toujours le même type.

Auguste Detœuf, Propos de O.L. Barenton, confiseur en 1938

Nous serions donc tentés de répondre que la PAC ne sert à rien. Au pire est-elle simplement une politique de redistribution, s’ajoutant ainsi à tous les autres mécanismes de ce type.

La question de son utilité pour les Européens est d’autant plus pertinente qu’elle engendre de nombreux problèmes, parmi lesquels :

  • L’affaiblissement de l’agriculture des pays pauvres, car les produits agricoles européens exportés sont moins chers que les produits locaux à cause des subventions. L’aspect ironique de la situation est que le contribuable européen finance cette concurrence déloyale, celle-ci nuit au secteur agricole de ces pays, contribuant ainsi au chômage, que l’Europe tente de combattre là aussi avec des aides financières, chômage qui contribue à l’immigration en Europe, qui elle aussi a un coût (assistance des personnes, surveillance à la frontière, etc.).
  • L’encouragement de cultures inadaptées localement. Par exemple le maïs, plus subventionné que d’autres cultures, mais grand consommateur d’eau notamment. Maïs subventionné dont le prix sur le marché baisse naturellement, ainsi que ses produits dérivés dont le glucose de maïs.
  • La dégradation des relations entre pays membres, la PAC représentant des enjeux colossaux, chaque pays tente de l’orienter à son profit et au détriment du voisin.

Bien sûr, il ne faut surtout pas oublier de mentionner son coût direct : plus de 40% du budget de l’Union européenne, soit largement plus de 50 milliards d’euros. Évidemment cela ne fait « que » 100€ par an et par habitant. Avec 100€, vous pouvez tout de même commander environ 10 paniers de fruits et légumes (bio !) pour 2-3 personnes, ce qui permet donc de tenir plus de 2 mois sur ces denrées. En faisant attention et en tenant compte d’un panier alimentaire plus varié (viande, épices), avec ces mêmes 100€ il est possible de nourrir une personne pendant un mois environ.

Conséquences de la suppression de la PAC

Si nous considérons que la PAC est un succès et a permis de remplir ses objectifs, alors sa suppression entraînerait naturellement une situation opposée, à savoir :

  • une baisse de la productivité dans le secteur,
  • une baisse du niveau de vie des agriculteurs,
  • l’instabilité des marchés,
  • l’insécurité des approvisionnements,
  • l’explosion des prix pour le consommateur,
  • un environnement détruit et un monde rural anéanti,
  • 100€ qui restent dans la poche de chaque contribuable européen, chaque année.

Ceci est parfaitement théorique. Mais cela semble communément accepté, en tout cas c’est une position largement défendue par la France. Généralement, lorsque vous émettez l’idée de supprimer la PAC, on vous répond avec vigueur : « Mais vous êtes fou ! Le marché sera plus concentré, les petits producteurs se feront bouffer par l’industrie agro-alimentaire, la qualité baissera, la diversité en prendra un coup, les pauvres ne pourront plus se nourrir, etc.».

Nous avons tellement été abreuvé par l’État que nous n’imaginons plus nous en sortir sans lui ! C’est dramatique : nous faisons davantage confiance en l’État qui organise la production agricole, qu’au marché, c’est-à-dire vous, moi et les autres !

Alors sortons un instant de ce cadre théorique. Prenons un exemple concret.

La Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande avait et a encore un secteur agricole occupant une grande place dans son économie. Dans les années 1980, ce secteur était particulièrement subventionné (3ème rang de l’OCDE). Confronté à une grave crise budgétaire, l’État néo-zélandais coupa massivement dans ces aides, au point qu’aujourd’hui la Nouvelle-Zélande est le pays de l’OCDE qui subventionne le moins son secteur agricole. Certes de nombreuses exploitations ont fermé, incapables de vivre par leurs propres moyens. Le secteur agricole a simplement été assaini, pour le plus grand bien du secteur lui-même, mais également pour celui des consommateurs.

Plutôt que de détailler les multiples bénéfices de la suppression quasi-totale des aides (il en reste en cas de catastrophes naturelles, par exemple), citons simplement les Fermiers Fédérés de Nouvelle-Zélande qui transmettent aux pays et agriculteurs du monde entier un message rassurant via leur ambassade :

L’expérience des quinze dernières années de réformes en Nouvelle-Zélande a complètement détruit le mythe que le secteur agricole ne pouvait prospérer sans aides gouvernementales ; et que l’environnement ne pouvait pas rester sain.

[…]

La suppression des subventions agricoles s’est révélée être un catalyseur pour les gains de productivité.

[…]

La diversification de l’utilisation des terres, introduite par la suppression des subventions, a été bénéfique pour les exploitants et a augmenté la taille et l’éventail du secteur agricole néo-zélandais ; alors que de nouveaux produits innovants ont été développés.

Exploiter en Nouvelle-Zélande continue à offrir un revenu assez conséquent afin d’assurer un retour sur capital similaire à d’autres pays et un bon standard de vie.

Les agriculteurs ne sont plus à la recherche de subventions, cherchant une production maximale à n’importe quel coût. Les agriculteurs maintiennent des structures de coûts, reflétant les capacités réelles des revenus de leurs fermes. Ils investissent dans la protection de leur environnement, et la valeur de leurs terres est basée sur leur capacité de revenus sur le marché.

Avec l’arrêt des subventions, les pratiques agricoles sont désormais menées par les demandes du marché et des consommateurs.

[…]

La Nouvelle-Zélande a également profité de bénéfices environnementaux. La qualité de l’eau s’est améliorée ; de plus, les gâchis dus aux subventions ont stoppé.

[…]

Des prédictions annonçant qu’une grande proportion des agriculteurs quitteraient leurs terres ne se sont pas réalisées.

[…]

Une grande majorité des coûts de production agricoles sont désormais plus bas. Des réformes introduites dans d’autres domaines économiques ont réduit les coûts agricoles et accru la compétitivité de l’économie du pays en général. Des exemples à citer incluent la dérégulation des marchés de l’emploi et des transports ; ainsi que la réduction des taxes d’importation sur les charges agricoles.

[…]

il n’y a pas eu d’effort substantiel de la part du gouvernement afin de soulager les conséquences de la transition.

[…]

Sur le long-terme, les dommages apportés à l’agriculture néo-zélandaise par les subventions furent importants. Les subventions restreignaient l’innovation, la diversification et la productivité en corrompant les signaux et nouvelles idées des marchés. Cela amena un gaspillage des ressources et un impact négatif sur l’environnement. Une grande part des agriculteurs de pâture avait une exploitation, en effet, dans le seul but d’obtenir les subventions.

L’arrêt des subventions en Nouvelle-Zélande a donné naissance à une économie rurale vibrante, diversifiée et durable. Les agriculteurs néo-zélandais sont fiers de leur indépendance et sont décidés à ne jamais plus être soumis aux subventions gouvernementales.

Cela semble clair. Alors on nous rétorquera que la Nouvelle-Zélande est un petit pays… Mais l’agriculture de ce petit pays est excessivement tributaire de ses exportations vers le monde entier ! Et il a conclu de multiples accords de libre-échange… Ce qui n’est pas sans rappeler notre Zone Schengen qui créé un environnement similaire.

Qu’attendons-nous pour supprimer la PAC ?

Nous attendons que nos parlementaires gagnent leur indépendance vis-à-vis des lobbies de Bruxelles (un siège permanent à Strasbourg aiderait).

Nous attendons que la France cesse de défendre mordicus cette maudite politique agricole commune, qu’elle fasse son deuil de Colbert.

Nous attendons que les responsables politiques aient le courage de dire la vérité aux Européens (la PAC ne sert a rien, est coûteuse et nuisible) et admettent que nous n’avons pas besoin d’eux dans ce domaine (notamment !).

Nous attendons que l’Union européenne respecte le principe de subsidiarité (la responsabilité d’une action publique, lorsqu’elle est nécessaire, doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d’elle-même) et acte le fait que cette politique n’est clairement pas nécessaire.

Bref. Nous allons attendre longtemps. Et ce d’autant plus que les fédéralistes ne luttent pas avec force contre les mauvaises politiques de l’Union européenne.

Sur le web

En Nouvelle-Zélande, les agriculteurs ne veulent pas de subventions.

  1. Michel Cointat, ministre de l’agriculture de Pompidou, déclarait en 1972 ou 1973 : La PAC, cela consiste à donner une Cadillac à quelqu’un qui en a déjà une.

  2. Questionné sur ce sujet de la suppression de la PAC , un ami agriculteur me disait que sans ces subventions massives , ils mettraient la clef sous la porte …Bref , actuellement , l’agriculture étant intensive , pour produire du blé à 11 % de taux de protéine , il faut mettre 200 unités d’azote à l’ha ( sous peine de pénalités ) …Vous êtres dans un système normé où le contribuable /consommateur paie la subvention et où l’acheteur impose les normes qu’il désire , le paysan n’étant qu’un intermédiaire sans aucun pouvoir !!!

    1. Il va de soi que la suppression de la PAC ne consisterait pas en une simple suppression des subventions !

      C’est également une suppression des quotas, du contrôle des prix, etc.

      Votre agriculteur considère qu’il met la clef sous la porte si on le ne subventionne plus tout en continuant à lui imposer certaines pratiques dont il pourrait se dispenser et avec un prix constant.

      Donnez-lui donc l’opinion des agriculteurs néo-zélandais. 😉

      1. Effectivement , si ce que vous dites se réalise , les agriculteurs d=feront de grosses économies en ayant pas à financer ce que vous dites , mais je suis dubidatif et j’imagine que nos irremplaçables fonctionnaires , Safer , Chambres d’agricultures et autres machins vivant de la mamelle agricole
        vont s’accrocher à leurs sinécures comme la vérole au bas clergé !!

    2. Documentaire à voir sur le sujet:

    3. votre copain agriculteur, ne vous dit pas tout:

      sait-il que les semences certifié qu’il achete ( mais, fourragère … ) sont souvent trois fois plus chère en europe que dans les pays  » libres  » ( US, nouvelle-zelande … sans parler de l’asie )

      vous dit-il que les cotisations sociales des agriculteurs francais representent 44% du revenu avant impots.

      qu’il doit payer une quantité de burocratie incroyable pour tous les gestes de son metier. declarations de toutes sortes, indentification animal …

      les subventions de la PAC servent a cela: surpayer des intrants car ceux qui les vendent savent pertinament que les agriculteurs touchent des aides, financer un système social ultradeficitaire, et des burocrates sans nombres, qui ont eux, bien compris que la terre etait basse.

    4. concernant le taux de proteine du blé, votre copain a-t-il essayé de cultiver un poids, une feverolle, un lupin, avant son blè ?
      s’il essaye, il verra qu’il peut tenir la norme des 11%, avec bien moins de 200 unité d’azote a l’hectare.
      mais comme la subvention tue l’innovation, et que les vendeurs de semences ne veulent pas vendre de legumineuses ( devinez pourquoi ?) je suis sur qu’il n’est pas pret d’essayer !

      1. Les agriculteurs de la plupart des régions vous répondront que les productions de ces têtes d’assolement via poids , fèverolles , trèfles …, qui , effectivement , préparent la culture suivante ( blé par ex ) en fixant l’azote à travers les racines des plantes et en en faisant mettre moins dans le blé qui suit ont un revers majeur …Il n’y a pas de marché en France pour absorber ces produits ou alors seulement dans qq régions du pays …Le pb demeure !!!

        1. il n’y a pas de marché ????? vous voulez rire ?
          au mois de decembre 2012, j’ai cherché a acheter un big bag de tourteau de soja: reponse de la coop: 620 euro la tonne !!! j’ai laisser tomber, car je ne suis pas marteau, et je connais la valeur des choses, ce qui ne doit pas etre le cas d’une grande proportion de mes collègues, comme quoi les mariages entre cousins ne sont pas une reussite.

          1. Je suis là , Je confirme ma formulation , il n’y a pas de marché dans la mesure où il n’y a pas de filières pour transformer les produits agricoles des fermes …Vous pouvez produire de la luzerne ( excellent producteur d’azote et partant excellente tête d’assolement …) partout où vous voulez , s’il n’y a pas d’usine de déshydratation à moins de trente km , votre luzerne ne sera transformable qu’en fourrage , donc sans valeur :::

          2. volna

             » vous pouvez produire de la luzerne partous ou vous voulez  »

            faux: la luzerne ne pousse que sur des bons sols filtrant.

             » il n’y a pas de marché  »

            faux, et le marché est immense, il correspond au tourteau de soja que l’on importe d’amerique.

             » votre luzerne sera transformable qu’en fourrage, donc sans valeur  »

            faux, le foin de luzerne est un des meilleurs fourrage que l’on connaisse au monde ! la luzerne peut en outre etre paturée, lorsqu’ elle est associé a une graminée, comme le dactyle.

            vous ne connaissez pas le sujet que vous abordez.

            la deshydrattation est apparue daans les années 60 avec le petrole a 2 dollar. les  » modernistes  » prevoyaient alors que tous les fourrages allaient etre deshydratés avant leurs consommation. ce que les modernistes n’avaient PAS prevus, c’est que le petrole ne resterait PAS a 2 dollar le baril. 1974, 1ier choc petrolier, la deshydratation est sauvée, uniquement par les subvention europèenne a la desydratation de luzerne. c’est parti pour 35 ans, mais en 2007, patatra, le petrole est a 100 dollar une bonne partie des unité de deshydratation lèvent l’encre, ou se recyclent.
            quand aux pois proteagineux, lupin, feverole, ils n’ont bien evidement pas besoin d’usine pour etre utilisés par les eleveurs, et justement, c’est leur problèmes, ils ne font pas travailler grand mondes, et ainsi, ils ne rapportent pas assez au  » système  » : les coop d’appro, qui regentes le monde agricole.
            quand le monde agricole ne sera plus constitué de moujiks sans cervelles, mais de citoyens libres, capable de reflechir tout seul, les legumineuses de toutes sortes seront cultivées en france, comme partous ailleur dans le vaste monde.

  3. Il est d’autres subventions bien plus nuisibles à l’agriculture et aux agriculteurs, ce sont celles de l’Europe ( Feder ) qui incitent les agriculteurs à industrialiser leurs productions de maïs pour alimenter les méthaniseurs, alors oui supprimons la PAC pour les agriculteurs industriels qui exploitent des 5000 ha pour faire de l’électricité verte.

    http://www.poitou-charentes.fr/environnement/air-energie-dechets-transports/energie/developpement-methanisation.html

    http://www.pleinchamp.com/grandes-cultures/actualites/mille-methaniseurs-pour-un-azote-acceptable

    http://www.arte.tv/fr/allemagne-cap-sur-le-biogaz/7102806,CmC=7102750.html

    Une énergie subventionnée par les consiommateurs d’électricté et sous couvert de la protection de la Planète, qui dit mieux !

    Pour les petits exploitants, gardons nous de les pousser vers la porte car sans la PAC, ils vendront leurs terres à des Entreprises qui comme en Allemagne se convertiront à l’Industrie électrique…

  4. et également ce lien en complément

    La fausse promesse d’une énergie propre

    http://news360x.wordpress.com/

  5. si la PAC etait le seul problème que le monde rural francais ( et européen ) avait a gèrer, il ne faudrai pas se plaindre:

    bien des economistes se demandent si la chine a suffisement d’or pour, par exemple soutenir le cour de sa monnaie, le jour ou le yuan sera librement convertible ? ils oublient que l’etat chinois est assis sur une montagne d’or a laquelle personne ne songe jamais: le terrain agricole
    en chine, il est proprièté de l’etat. le pays est immense, et la terre y est tres bien entretenue et rappporte gros: 2 recolte de riz par ans, dans le sud. des système agroforestier bien ettudier et tres productif dans le nord.normal: la chine doit nourrir 25% de la population mondial, avec seulement 7% des terres ! le prix du terrain y est 20 fois plus important qu’en europe !

    en france, non seulement l’etat n’est propriétaire de rien du tout ( c’est un autre debat ) mais en plus, il a financé, depuis 1945, par le fond forestier national, la perte complète de valeur de 2 millions d’hectare de terre agricole !!

  6. Qui sont les plus gros bénéficiaires de la PAC ?
    Les paysans auvergnats ?
    Quelqu’un peut t’il publier les données ?

    1. les plus gros beneficiaires de la PAC sont les cerealiers du bassin parisien, expoitant souvent richisimes, qui ont tres frequement venduent du terrain a construire quand les villes se sont agrandies autours d’eux. ils ont en sus, de puissants appuits politiques, notement a droite: RPR, puis UMFA ( UMPourie … ) bientot parti socialiste, si le parti socialiste defend la PAC ….

  7. Comment perdre aux agriculteurs (notamment à ceux qui perdent le « bénéfice » de ces subventions), de vivre mieux ?

    Simplement en supprimant l’obligation de cotiser à la MSA pour sa protection sociale (obligation à abolir pour TOUTES les professions), et en allégeant considérablement la bureaucratie agricole, nationale et européenne.

  8. Déjà il faut dire une concernant les non-libéraux, la plupart des politiques : tout ceux qui disent que supprimer la PAC serait dramatique pour notre agriculture car c’est elle (UE) qui leurs donnent les subventions est une manipulation grossière, on donne + à l’UE que l’on reçoit, dès lors il ne faut pas être une lumière pour comprendre que les subventions pourraient être « renationalisées » sans que les agriculteurs perdent un centime, ils pourraient même avoir + si ça venait directement de l’Etat français sans passer par Bruxelles.

    C’est comme tous les projets qu’on nous dit financés par l’UE : « grâce au financement UE on a construit ça, on a pu faire ceci, cela dans la région bla bla ». Pareil… on donne + que ce qu’on reçoit, donc c’est nous qui payons, l’argent ne fait que passer par Bruxelles pour revenir chez nous tamponné UE, et en + pas en totalité.

    1. Supprimer la PAC pour que l’État français subventionne directement les agriculteurs n’a strictement aucun intérêt.

      L’intérêt est précisément de supprimer la PAC (dont la subventions ne sont que l’arbre qui cache la forêt), sans la remplacer par quoique ce soit.

      Pour faire court, il faut totalement libéraliser le secteur agricole.

  9. Contole des prix; politique de subventionnement; aides directes et indirectes;La PAC compte pour environ 43 % du budget total de l’UE alors que l’agriculture dont les principaux bebeficiaires sont la France et l’Allemagne. Il faudarait une vaste reforme afin de moderniser l’agriculture en la rendant competitive dans le contexte international. Supprimons ce fonctionnement etatiste scandaleux!

    1. Pawlik frederic, il ne faut rien connaitre à l’état actuel de l’agriculture pour dire cela, les fermes françaises sont modernes.

      Laissons le marché libre et l’agriculture POINT BARRE

      1. Modernité et compétitivité sont deux choses bien différentes.

        Si vous avez une ferme ultra-moderne dont le « modèle d’affaires » est orienté pour avoir le max. de subventions… le jour où le marché se libéralise, vous vous rendez compte que vous n’êtes absolument pas compétitif.

  10. La PAC ?
    Un deal stupide entre l’état et les organisations agricoles : l’état empêche les gains de productivité et compense en versant du fric, pour qu’il reste un maximum d’agriculteurs sous le contrôle des organisations syndicales agricole.
    Un système cinglé que même les soviétiques trouvaient trop compliqué et contraignant (authentique !)
    Grâce auquel nos supermarchés sont maintenant plein de produits agricoles … allemands !

  11. Lorsque la nouvelle zelande a stoppé toutes les subventions agricole, c’est que le pays était en faillite. la reforme à touché tout les différents secteurs économique. La crainte des paysans c’est qu’ont enleve la pac et que l’on laisse les charges ,prétexte pour leur voler les terres. aujourd’hui les réformes demandé sont toutes chez le voisin. En NZ les paysans se sont adaptés car les reformes ont été faites pour tout le monde dans la transparence, actuellement notre fonctionnement proche du système russe (voir la spoliation des paysans Ukrainien) mais nous connaissons déjà l’étouffement économique dans différents secteur économique agricole(mises aux normes dans le secteur laitiers) . peux de gens sont lucides dans ces manœuvres mais les paysans subissent, car la régle du jeu n’est pas dans leur mains mais dans celle des politiques et aggrave par l’administration zélé . Le monde paysans n’a plus confiance, alors que nous sommes dans avec des investissements a long terme . Les drames sont plus nombreux qu’a france telecom mais l’ont n’en parle pas.

  12. L’agriculteur est quelqu’un qui a toujours su s’adapter, je suis toujours surpris de voir a quel point les paysans reagissent rapidement. Que ce soit face au climat, face aux regles environnementales qui changent chaque annee, face a une fiscalite et un marche tres variable d’une annee sur l’autre, face a l’utilisation de nouveaux outils…
    Le tout est de savoir ce que les francais veulent: Une tracabilite de ce qu’ils ont dans leur assiette, manger bio, de produits non OGM, une faible utilisation de nitrates… Tout est possible et l’agriculteur repondra a la demande, mais ca a un cout!
    Un arret a cout terme des aides serait catastrophique pour beaucoup. Pourquoi? Tout simplement parce que pour payer ses outils et ses terres, l’agriculteur investit sur le long terme, voir sur le tres long terme. Le prix artificiellement haut des terres agricoles sont causes notamant par les aides pac, supprimer les aides conduirait forcement a une chute des prix. Cela causerai d’une part une faillite de societes agricole, mais surtout un surendettement des paysant du aux emprunts personnels contractes dans le but de pouvoir payer leur outil de travail que sont les terres.
    Pour conclure, je pense que la suppression des aides est une bonne chose mais cela devra se faire en douceur, je dirais sur une vingtaine d’annees.

    1. Pourtant la Nouvelle-Zélande a tout supprimé d’un coup, sans ménager les agriculteurs. Et cela a fonctionné.

      N’oublions pas qu’avec un marché libre, les agriculteurs pourront :
      – s’orienter vers des marchés plus porteurs
      – s’organiser en coopératives

      De plus, si les prix des terres baissent…. que feront les banques avec les agriculteurs sur-endettés ? Les faire mettre la clef sous la porte et vendre des terres qui vaudront moins que ce qui aura été mis en hypothèque ? Ou bien laisser du mou aux agriculteurs pour qu’ils passent la tempête ?

      Cf. Nouvelle-Zélande.

  13. il faut savoir aussi que 80% des aides allouer à l’agriculture va à 20 % de vrai agriculteur c-à-d la reine d’Angleterre touche près de 75 % des aides agricole pour l’Angleterre chercher l’erreur c’est sur que ces aides nous font du bien mais sans elles je pense personnellement que les prix ce stabiliserons et que les agriculteurs avec une autres mentalité (par EX bio comme moi) sans sortirons cars nous travaillons déjà avec bcp moi d’intrant (pas de produit chimique et consomation de tous les aliments produit sur l’exploitation consommée par nos animaux) race salers et cochon bio alors c sur que nous ne fesons pas vivre les véto vendeur d’aliment de produit chimique et autre mais je pense quand même que ce système ce démarquera des autres de plus en plus

    1. Source, pour le chiffre de 75% pour la Reine ?

  14. La question peut être également reformulée. Faut-il arrêter de maintenir un secteur sous-perfusion publique ? La division internationale du travail fait qu’il ne devrait plus y avoir d’agriculture en Europe. La PAC est un mécanisme qui se dresse sans complexe contre la Destruction créatrice. Il faut la supprimer en même temps qu’un nombre importants de réglementations/interventions inutiles et surtout inefficaces.

    1. La question est bien reformulée, mais juste après vous affirmez un peu n’importe quoi.
      Tout les climats et toutes les terres ne se valent pas, de plus certains produits agricoles sont très fragiles s’ils sont de qualité, obligeant une production locale.
      Des pommes qui viennent du Brésil et des fraises qui viennent d’espagne ne sont pas mûres au moment de la cueillette afin que le produit survive jusqu’à l’acheteur. Un produit pas mûr est moins bon (parfum, sucre etc…).

      Il y a ensuite l’exemple des Pays Bas et leur production horticole et légumière très intensive qui est très compétitive.

  15. Droguée à la PAC, l’agriculture française a déserté les marchés. À l’exception de quelques filières comme la viticulture, qui revit en trouvant de nouveaux clients dans les pays émergents. Pour le reste, nous avons transformé les paysans en jardiniers du paysage qui vivent de subventions destinées à se tarir, en s’étant détachés de la production et des consommateurs.

    (Nicolas Baverez

  16. On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres.

    (Voltaire)

  17. Face au protectionnisme des pays occidentaux qui empêche le développement des agricultures des pays du Sud tout en renchérissant le coût de l’alimentation pour les habitants des pays riches, les libéraux soutiennent le libre-échange auquel tout le monde serait gagnant.

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