Appel de Bolkestein à démanteler l’euro

Il y a de quoi s’inquiéter quand même un ex-commissaire européen suggère la fin de l’eurozone.
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Appel de Bolkestein à démanteler l’euro

Publié le 16 avril 2013
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Il y a de quoi s’inquiéter quand même un ex-commissaire européen suggère la fin de l’eurozone.

Un article d’Open Europe.

On connait surtout l’ancien Commissaire au Marché Intérieur néerlandais Frits Bolkestein pour sa fameuse directive (qui fut libéralisante dans sa forme originelle avant que les États et les eurodéputés ne la diluent significativement). Aujourd’hui, toutefois, il fait parler de lui pour une nouvelle raison en devenant le premier ex-commissaire européen à soutenir publiquement la fin de l’euro. Voici sa déclaration au journal Algemeen Dagblad :

Les Pays-Bas doivent sortir de l’euro dès que possible… L’union monétaire a été un échec total. L’euro est devenu un somnifère qui a rendu l’Europe somnolente et incapable d’aborder le problème de la compétitivité… Laissons tomber l’euro et concentrons-nous sur le marché unique… Nous n’avons pas besoin de l’euro pour cela.

Bolkestein, dont il faut rappeler qu’il est un critique de longue date de la direction actuelle de l’UE, propose de mettre en place une union monétaire composée des pays économiquement forts, ce qu’il appelle un « euro Triple A ». Il a également eu des mots très durs pour le Parlement Européen :

Il ne représente plus les citoyens ni des Pays-Bas, ni de l’Europe. Il s’accroche à un fantasme fédéraliste pour lequel nous n’avons plus les moyens.


Sur le web.
Traduction : Lancelot/Contrepoints.

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  • Désolé mais Bolkestein ne fait que commenter une réalité qui saute aux yeux de tous. Par ailleurs, la commission européenne est tout sauf une gouvernance démocratique et je suis soft.

  • D’accord avec Colin et Bolkenstein. Plus vite l’euro explosera mieux l’Europe se portera. Il y aura une période un peu cahoteuse, quelques défauts ici ou là et après, des possibilités pour ceux qui veulent se relever.

  • Quand c’est LE PEN qui le dit c’est une catastrophe, quand c’est un pinguouin europeiste c’est la solution. L’Europe c’est l’Allemagne et son envie de Reich le reste c’est de la litterature.

    • Rockeur doit faire partie des gars de la Marine … pour débiter ces âneries. La catastrophe n’est pas l’euro mais les pays du sud (France comprise) et la tentation totalitaire et hégémonique de la Commission Européenne & Cie.
      Si les pays à problème n’étaient pas dans l’euro, si les pays du sud n’étaient pas dans la zone euro, il n’aurait pas de problème.
      En ce qui concerne l’envie de Reich de l’Allemagne, c’est encore une ineptie à la mode du FN ou du FdG. L’Allemagne fait preuve de bonne gestion en ne voulant pas entretenir les pays gaspilleurs.

    • Le Reich n’est pas une invention allemande, au contraire, c’est un article français exporté de force par Nabot-Léon. La tradition germanique (y inclus la Suisse) était, et reste, individualiste et décentralisée, en lien avec le fameux « droit du sang » qui fait que le monde était plein d’allemands ne vivant pas en Allemagne, et n’ayant aucun compte à rendre à l’Allemagne.
      Quand l’état français arrêtera de faire chier l’Europe (et la France et les français), notamment avec la fameuse « harmonisation » fiscale et sociale, il n’y aura plus de question de Reich allemand.

      • tout a fait d’accord, il y avait des allemands de partout en europe, en russie, en transylvanie, en lituanie … ca n’a jamais posé de problème avant les nationnalismes du 19ième siecle.
        le problème de l’europe, c’est bien plutot la france, qui fait chier tous le monde, avec ses dettes, ses 35 heures, ses lecons quelle donne en permanence aux autres, alors qu’elle n’est pas capable de regler ses problèmes.
        si on harmonise sur le model francais, c’est le meilleur moyen pour faire cahuter le continent en entier.

    • Le Pen c’est le niveau 0 de la pensée économique. Aux dernières élections j’espérais qu’elle puisse faire plus dans l’espoir que son parti puisse prendre plus de sièges à l’assemblée pour exploser un peu les autres partis.

      Maintenant depuis la campagne, le discours socialiste et leur niveau en économie me fatigue. Pourtant dans les débats interne au FN des libéraux s’y expriment, ils sont ignorés par le caudillisme de Marine.

  • B.R.A.V.O.
    Un homme politique qui pense et ose parler…….ça ne court plus les rues !

  • Cessez donc de mélanger la chose et son contenu. Marine Le Pen ne veut pas de l’euro par nationalisme. Les libéraux ne veulent pas de l’euro par principe car c’est une construction technocratique mal pensée et qui se révèle catastrophique à l’usage. Même si l’euro poserait moins de problèmes limité à deux ou trois pays du nord, tant que chaque pays emprunte sur son bilan et que c’est une entité extérieure qui manie la monnaie, c’est une mauvaise construction.
    Bien entendu, ce n’est pas parce que, sur le fait de quitter l’euro nous sommes d’accord avec les propositions du FN que nous partageons l’ensemble des idées du FN, bien au contraire.

    • Je pense qu’il faut quand même classer la France avec les pays du nord de l ‘Europe.
      Dans un processus indispensable visant à « faire le ménage » avant de redéfinir un nouvel ensemble de pays partageant la même monnaie, je ne vois pas pourquoi il faudrait exclure la France au profit de la Belgique par exemple.

      • Oui on va lever le doigt en espérant que l’Allemagne nous choisisse, belle ambition !

        La France n’a rien à faire avec les pays du Nord dans l’Euro. L’Euro est née de la lâcheté d’une élite française qui a eu peur de l’Allemagne réunifiée, s’est couchée devant elle en espérant profiter de sa puissance. C’est un lamentable échec comme à chaque fois de notre histoire que l’administration donne son cul contre des faveurs, la dernière en date c’est la seconde guerre mondiale. Mêmes lâches au pouvoir, même résultat … Tant qu’on n’abolira pas le jacobinisme et l’Etatisme ce pays restera entre les mains des mêmes et retombera dans les mêmes travers. J’aimerais vivre 50 ans de plus (c’est mal barré) pour rigoler encore un peu la prochaine fois …

        • Extrait du nouvelobs.
          « Premier souci de Mitterrand le pragmatique : arrimer l’Allemagne en voie de réunification à la Communauté européenne. L’occasion se présente un mois après la chute du Mur. Les 8 et 9 décembre, le Conseil européen de Strasbourg – organisé sous présidence française – doit lancer le processus qui aboutira à l’union économique et monétaire, puis à l’euro. Kohl rechigne à donner son feu vert définitif, à lâcher le deutschemark à quelques mois d’élections législatives très difficiles. Mitterrand insiste et obtient gain de cause. »

          http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/11/04/mitterrand-et-la-reunification-allemande.html

    • C’est pour des raisons opposées. Bolkestein c’est pour être entre pays qui n’aiment pas trop l’inflation et la planche à billet, le FN c’est pour être sûr de pouvoir faire tourner une planche à billet franco-française en surrégime.

    • Maintenant ce sont « les libéraux » qui ne veulent pas de l’Europe ? Elle est bien bonne celle là. En 2011 j’avais laissé un post sur le forum pour proposer qu’une ligne libérale serait peut être de proposer la sortie de l’Euro. On m’avait expliqué, poliement, que ce point de vue était très loin d’être partagé… Madelin est contre une sortie de l’Euro cela fait trois an qu’il expose son point de vue chaque semaine sur BFM …

      Pour ma part, défendre l’Euro c’est être contre la liberté. C’est pour moi une évidence depuis longtemps. Content de voir que les libéraux s’en rendent compte !

  • Mauvaise langue.
    16 avril 2013 at 16 h 16 min

    L’idée d’un euro fort réduit aux pays performants est séduisante, mais cela implique qu’une partie de l’UE aura une monnaie plus faible, forcément.

    Cela signifie pur eux un pouvoir d’achat limité, et donc une perte de marché significative pour les exportations de pays « forts ». Danger !

    Donc, soyons optimistes, des pays riches moins riches achèteraient plus de produits moins chers en provenance de la « zone B ». Pour peu que ces produits n’aient pas besoin de produits importés (pétrole par exempple) pour être fabriqués, au quel cas ils seraient tout aussi chers qu’avant.

    Drôle de jeu où personne ne serait sans doute gagnant, sauf en épargne de subsides … Ce ne sont pas des sujets qui se débattent sur la place publique, mais doivent se calculter devant de très complexes modèles économétriques.

    • Ce ne sont pas les pays du sud qui sont coupables d’être sous-compétitifs, mais ceux du nord, de l’être trop…
      Sornettes !!!

      Oui, s’ils avaient leur propre monnaie, les moins compétitifs achèteraient moins, et les plus compétitifs auraient moins de marché.
      Ce serait une excellente chose: Cela empêcherait les déséquilibres !

      C’est pourquoi il faut y venir.
      Pour ma part je verrais bien les deux monnaies avoir cours légal dans tous les pays. En Allemagne les salaires seraient payés en Euros forts; les fonctionnaires français seraient payés en Euros faibles, naturellement.

    • «Cela signifie pur eux un pouvoir d’achat limité, et donc une perte de marché significative pour les exportations de pays « forts ». Danger !»

      Ça signifie surtout qu’ils auront un pouvoir d’achat plus proche de leur productivité.
      La dévaluation n’est qu’une manière de faire baisser les salaires comme une autre. Vu qu’on refuse idéologiquement que les salaires puissent baisser, c’est une solution de rechange.
      Très imparfaite cependant, car des salaires baissent alors qu’ils ne devraient pas baisser ou augmenter .

      • il y a une autre solution pour ne pas baisser les salaire, ca s’appelle le chomage ! et c’est bien ce qui est en train de nous arriver en france.

    • L’avantage des « très complexes modèles économétriques » c’est que, tels des oracles modernes, on peut leur faire dire ce qu’on veut.
      Je note tout de même que les européistes prennent beaucoup moins de précautions quand il s’agit de pousser l’intégration.

  • Les declarations de M.Bolkenstein sont evidentes.
    C’est dommage que le bon sens ne vienne aux politiciens que quand ils sont a la retraite. Quand ils sont au pouvoir, ce qui leur importe beaucoup plus est la capacité d’emmerder des millions de personnes, voire des centaines de millions de personnes dans le cas de l’Europe.

  • L’Euro ne pose pas que des problèmes de politiques monétaires, l’euro c’est aussi la bureaucratie triomphante, la démocratie au nième degré, l’iresponsabilisation et la défausse des hommes et femmes politiques nationaux etc….

    • cracher sur l’euro, c’est prendre l’ombre pour la proie. le problème de la france, ce n’est pas l’euro, qui a fait baisser les prix, contraitrement a ce que croit beaucoup de gens, et qui est simplificateur. le problème, c’est la noria de fonctionnaires et d’assistés, les reglements, les normes enormes, les RTT, les planqués qui savent qu’on ne peut pas les licencer, c’est la faillite moral d’un peuple qui a compri que ca gagnait plus de tricher et de ce planquer.
      plus je vois les francais, plus j’aime les allemands, et mon chien ( c’est un berger allemand )

      • C’est quand même bien l’euro qui permet à la France, comme la Grèce en son temps, d’emprunter pour faire survivre son modèle de fonctionnaires etc.

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