Investiture d’Obama : une ferveur en baisse

Si en 2009, près de 2 millions d’Américains s’étaient rassemblés pour célébrer l’élection d’Obama, les organisateurs en attendent 800.000 cette année.

Barack Obama a prêté serment hier à la Maison Blanche pour son second mandat, une cérémonie privée. Aujourd’hui ont lieu la cérémonie et les festivités officielles publiques. Si en 2009, près de 2 millions d’Américains s’étaient rassemblés sur le National Mall pour célébrer l’élection du 44e président des États-Unis, les organisateurs en attendent 800.000 cette année.

Par Guy Sorman, depuis les États-Unis.

Barack Obama a prononcé hier en privé le serment présidentiel : « Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis ».

À Washington, Greg Roberts, président de Greater DC Cares, organisation de volontaires, estime avoir fait le plein de ce qui lui sera nécessaire pour gérer les foules qui assisteront à l’Inauguration de Barack Obama devant le Capitole, aujourd’hui 21 janvier : 25 000 volontaires pour 800 000 spectateurs attendus. Soit deux fois moins qu’il y a quatre ans.

L’excitation est moindre, admet Greg. Mais des volontaires, aux États-Unis, il s’en trouve toujours. Il leur suffit de s’inscrire sur un site web et d’indiquer la section dans laquelle ils souhaitent intervenir. Chacun aura droit à un Tee-shirt. Très motivant le Tee-shirt, dit Greg. Ce qui motive les jeunes aussi est l’obligation de faire du volontariat : cent heures par an, pour obtenir son baccalauréat (high school degree). De plus, le 21 janvier est une fête nationale, le Martin Luther King Day, consacrée de tradition à faire acte de volontariat. En faisant coïncider l’Inauguration (qui, légalement, s’est déroulée hier, 20 janvier, mais en privé) avec cette fête, Obama accroît mécaniquement son audience.

Un poète ouvrira la cérémonie, une tradition qui remonte à John Kennedy (Robert Frost en 1960) : cette fois-ci, Richard Blanco récitera un texte écrit pour la circonstance. Toute l’œuvre de Blanco est une méditation sur la complexité d’être à la fois cubain et homosexuel. Un choix d’Obama : Blanco est à sa manière, comme le Président, un métis devenu américain.


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