La délocalisation des stocks d’or nationaux crée le débat

Lingot d'or (Crédits Bullion Vault, licence Creative Commons)

Après l’épisode de l’Allemagne, c’est maintenant au tour de l’Autriche de soulever le débat : est-ce approprié de délocaliser ses stocks d’or en dehors du territoire national ?

Après l’épisode de l’Allemagne, c’est maintenant au tour de l’Autriche de soulever le débat : est-ce approprié de délocaliser ses stocks d’or en dehors du territoire national ?

Par Charles Sannat, directeur des études économiques d’Aucoffre.com

Le vice-gouverneur du bureau des affaires monétaires autrichien (Oesterreichische Nationalbank), Wolfgang Duchatczek, annonçait lors d’une commission des finances du parlement,  selon un communiqué  de Bloomberg, que la plupart des réserves d’or autrichiennes demeuraient au Royaume-Uni. Soit 80% des réserves d’or sont concernées. En chiffres, cela s’affirme par quelques 224,4 tonnes sur un total de 280 tonnes, le restant étant réparti entre l’Autriche et la Suisse.

Après l’épisode de l’Allemagne, c’est maintenant au tour de l’Autriche de soulever le débat : est-ce approprié de délocaliser ses réserves d’or en dehors du territoire national ? 90% des réserves d’or de la Hollande se situent  à l’étranger. La banque d’Espagne quant à elle n’a jamais mentionné les pourcentages d’or qui se trouvent en dehors des frontières.

La banque nationale autrichienne a choisi le Royaume-Uni comme étant le meilleur endroit pour y entreposer son or et, rassurément, l’un des centres de commerce d’or les plus importants au monde – point non négligeable pour pouvoir échanger l’or rapidement en cas de crise.

Duchatczek a affirmé que les réserves d’or autrichiennes n’ont pas été modifiées depuis 2007 et que la banque centrale avait gagné 300 millions d’euros au cours de ces dix dernières années de par les prêts d’or.

En 2013, la Cour des Comptes autrichienne a annoncé qu’elle allait auditer la banque centrale et surtout s’assurer de l’existence d’or.

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