Pays-Bas : les libéraux continueront leur politique

Mark Rutte, Premier ministre néerlandais.

Les récentes élections législatives néerlandaises sont une nouvelle preuve du succès électoral des réformes libérales.

Les récentes élections législatives néerlandaises sont une nouvelle preuve du succès électoral des réformes libérales.

Un article de l’aleps.

Mark Rutte, Premier ministre néerlandais.

Les travaux de l’IREF l’avaient démontré : les gouvernements qui ont le courage de faire des réformes libérales sont presque sûrs d’être réélus. Ainsi en est-il aux Pays-Bas, après les élections qui se sont déroulées mercredi 12 septembre. Le parti libéral de Mark Rutte est sorti vainqueur du scrutin, gagnant plus de 6% des voix et devançant (de peu) le parti travailliste (social démocrate et centre droit). Les travaillistes acceptent une coalition avec les libéraux, ils sont d’accord sur la ligne générale annoncée par Mark Rutte.

La politique libérale a consisté à appliquer une rigueur budgétaire « à l’Allemande », à privatiser beaucoup de « services publics », à accentuer la flexibilité du marché du travail. Le résultat en est un taux de chômage de 5%. Mark Rutte entend former un gouvernement « stable », dont les positions européennes sont très proches de celles d’Angela Merkel : l’euro ne peut être sauvé que par la rigueur des États de l’Union, et les Grecs n’ont qu’à s’aligner.

Les partisans de la sortie de l’euro, et en particulier l’extrême droite de Geert Wilders, qui perd 10% de ses électeurs, ont été fortement secoués. La « gauche de la gauche » a été également cruellement défaite.

Ce résultat ne devrait pas laisser les Français indifférents. Il est en effet la preuve que le libéralisme peut s’exprimer dans un pays réellement libre et que l’épouvantail de l’austérité brandi contre les projets libéraux n’a aucune prise sur des peuples sérieux – et qui s’en trouvent bien. L’internationale libérale européenne n’est pas un vain mot. Nous, en France, on a choisi d’être aux côtés des « indignados » de Madrid, des communistes et des nazis d’Athènes, et des gros malins italiens qui nous préparent une belle inflation.

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