Paul Ryan sera le colistier de Mitt Romney

Paul Ryan, Représentant du Wisconsin et Président du comité pour le budget de la chambre des représentants, vient d’être choisi par Mitt Romney comme colistier.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Paul Ryan sera le colistier de Mitt Romney

Publié le 12 août 2012
- A +

Paul Ryan, Représentant du Wisconsin et Président du comité pour le budget de la chambre des représentants, vient d’être choisi par Mitt Romney comme colistier.

Par Emmanuel Arthault.
Publié en collaboration avec l’Institut Coppet

Certains voulaient le voir se présenter contre Barack Obama mais Paul Ryan avait décliné cette offre. Il n’en est pas moins resté objet de convoitises : Mitt Romney vient de le choisir comme colistier — c’est-à-dire comme Vice-Président en cas de victoire. Agé de 42 ans, élu à 28 ans, Ryan est rapidement devenu l’un des hommes forts du Grand Old Party. À mi-chemin entre le mouvement Tea Party et l’establishment washingtonien, il pourrait bien être la réponse aux atermoiements républicains, accusé de s’être séparé de sa base électorale et de sa doctrine anti-étatiste. Romney l’a ainsi présenté comme un « intellectuel du parti républicain » pour justifier son choix.

Jim Messina, porte-parole de campagne de Barack Obama, a immédiatement réagi : « Comme membre du Congrès, Ryan a approuvé les politiques économiques imprudentes de Bush qui ont conduit à faire exploser notre déficit et ont ruiné notre économie ». Entendez là les réductions fiscales accordées par l’ancien président en 2001 et 2003 afin de laisser les investisseurs investir. En effet, Ryan s’est taillé la réputation de « faucon du déficit », opposé aux dépenses et à l’interventionnisme de l’État fédéral. En 2011, celui-ci avait signé le projet « Path to Prosperity » (« la voie de la prospérité »), voté par la chambre des représentants mais refusé par le Sénat à majorité démocrate. Ce plan remettait notamment en cause le plan de santé d’Obama, afin d’assurer la viabilité à long terme de Medicare (l’assurance santé pour les plus de 65 ans) et de Medicaid (l’assurance maladie aux familles à faible revenu).

Alors que les rumeurs d’une candidature de Ryan à la primaire républicaine allaient bon train l’année dernière, Kenneth Weinstein, Président de l’Hudson Institute, rappelait les propos de Mitch Daniels, Gouverneur de l’Indiana :

[Ryan] a toutes les qualités que notre parti doit mettre en valeur lors de ces élections. Il peut expliquer – et veut expliquer – dans un anglais simple, pourquoi les politiques qui sont menées aujourd’hui sont un désastre pour la classe moyenne, et il a l’habileté nécessaire pour aller se confronter aux personnes qui disent des contre-vérités sur les propositions qu’il a formulées.

Mais Weinstein faisait aussi remarquer que Paul Ryan s’était jusque-là « peu préoccupé de politique étrangère ». En effet, « s’il a travaillé comme plume et analyste au sein d’Empower America, un think tank qui comptait parmi ses fondateurs la diplomate Jeane Kirkpatrick – la représentante permanente des États-Unis aux Nations-Unies sous Reagan, – il s’occupait avant tout d’analyse économique. »

Un an plus tard, Ryan a sans doute compris son point faible. Son premier discours s’est en effet tenu dans le port de Norfolk, en Virginie, devant le navire USS Wisconsin — l’État qu’il représente. Son message ? « Restaurer la grandeur de l’Amérique ».

—-
Un article du Bulletin d’Amérique, un projet de l’Institut Coppet. 

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Vibhu Vikramaditya.

L'annulation de l'arrêt Roe v. Wade est une décision historique qui confirme le principe le plus élevé d'une république. Une république naît de la liberté d'association, de la même manière que les individus se regroupent pour former une famille, que celles-ci se regroupent pour former une communauté et que les communautés se regroupent pour former une société.

Dans une situation idéale de gouvernance fondée sur la loi, ceux qui donnent la loi et ceux qui la respectent doivent être les mêmes, car ce n'est ... Poursuivre la lecture

Aux États-Unis comme ailleurs, la novlangue corrompt de plus en plus le langage. Sous l’impulsion de la mouvance woke, on s’efforce de complètement redéfinir des mots afin d’excuser leurs pires exactions.

On croyait le secteur de l’économie protégé de ces inepties. C’est grandement sous-estimer la stupidité des politiciens…

En effet, selon les définitions classiques, les États-Unis sont entrés en récession après un second trimestre de croissance négative du PIB. Ce fut le cas depuis des décennies, y compris sous la présidence de... Poursuivre la lecture

Par Julien Pomarède.

« Régénérée », « revitalisée », « ressuscitée » : les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le retour de premier plan de l’OTAN depuis le début de l’agression de l’Ukraine par la Russie le 24 février 2022.

L’idée d’une renaissance de l’OTAN tire sa crédibilité d’un constat simple. Après deux décennies d’errements dans le bourbier afghan, l’Alliance retrouve sa mission historique : dissuader une attaque conventionnelle d’un État tiers – qui plus est de l’ancien ennemi, la Russie – contre ses membres.

<... Poursuivre la lecture
Voir plus d'articles