Obama et l’entrepreneuriat

Pour Barack Obama, en pleine campagne électorale, si vous avez créé votre entreprise, pris des risques, inventé un nouveau procédé ou produit, il n'y a aucune raison de croire que vous avez construit quoi que ce soit : vous devez votre réussite à la bienveillante société qui vous a tout apporté sur un plateau.
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Obama et l’entrepreneuriat

Publié le 21 juillet 2012
- A +

Pour Barack Obama, en pleine campagne électorale, si vous avez créé votre entreprise, pris des risques, inventé un nouveau procédé ou produit, il n’y a aucune raison de croire que vous avez construit quoi que ce soit : vous devez votre réussite à la bienveillante société qui vous a tout apporté sur un plateau.

Par l’auteur du site Le Dahu Libre

C’est en substance ce qu’a déclaré le président américain à l’occasion d’un discours de campagne en Virginie :

Vous voyez, si vous avez réussi, vous n’y êtes pas arrivé par vous-même. Vous n’y êtes pas arrivé tout seul. Je suis toujours frappé par les gens qui pensent : « Eh bien, c’est simplement parce que j’ai été plus intelligent. » Il y a des tas de gens intelligents. « C’est parce que j’ai travaillé plus que n’importe qui d’autre ». Laissez-moi vous dire quelque-chose : il y a des tas de gens qui travaillent dur.

Si vous avez réussi, c’est que quelqu’un, à un moment, vous a aidé. Il y a eu un très bon professeur quelque-part dans votre vie. Quelqu’un a aidé à créer cet incroyable système américain que nous avons, qui vous a permis de percer. Quelqu’un a investi dans des routes et des ponts. Si vous avez une entreprise, ce n’est pas vous qui l’avez construite. Quelqu’un d’autre vous a donné les moyens de le faire. Internet n’a pas été inventé tout seul. La recherche gouvernementale a créé Internet pour que toutes les entreprises puissent faire de l’argent grâce à Internet.

Pour Obama, les choses sont donc claires : Steve Jobs n’aurait pas pu aller au travail tous les jours en sécurité sans routes ni merveilleux système de permis de conduire. Par conséquent, ce n’est pas Steve Jobs qui a créé Apple, mais l’organisme chargé de la régulation du trafic routier en Californie. Aucun entrepreneur n’aurait pu réussir sans le gouvernement. Rien n’est possible pour un individu sans l’État qui peut tout, voit tout, construit tout et invente tout. L’initiative individuelle est noyée dans la masse des accomplissements collectifs qui bénéficient à l’humanité toute entière.

Il est donc, selon le président des États-Unis, complètement déplacé d’être fier de son succès personnel, qui ne fait pas le poids devant les réussites collectives. Si votre entreprise prospère, ce n’est pas parce que vous êtes plus intelligent ou travaillez plus que les autres. C’est parce que vous avez exploité l’intelligence et le travail des autres, et c’est parce que les autres ont fait preuve de suffisamment de bonté pour vous aider. Si vous avez inventé quelque-chose, ce n’est pas vraiment vous qui l’avez inventé, car vous avez été aidé, et vous êtes redevable de cette invention auprès de la collectivité. Il n’y a pas de grands hommes ni de grands inventeurs, il n’y a que des hommes qui ont eu de la chance (en découvrant « par hasard » l’ampoule électrique, le moteur à explosion…) et qui ont profité des autres.

Cette vision des choses n’est pas sans rappeler un passage du roman philosophique et dystopique d’Ayn Rand, Atlas Shrugged (La Grève en français), dans lequel Jim Taggart exprime à sa sœur Dagny sa haine et son dédain pour Hank Rearden, inventeur d’un nouvel alliage aux qualités dépassant tous les matériaux existants :

« Il n’a pas inventé le minerai de fer et les haut-fourneaux, n’est-ce pas ? »
« Qui ? »
« Rearden. Il n’a pas inventé la fonderie, la chimie ni l’air comprimé. Il n’aurait pas pu inventer son Métal sans des milliers et des milliers d’autre gens. Son Métal ! De quel droit pense-t-il que c’est le sien ? De quel droit peut-il dire que s’est son invention ? Tout le monde utilise le travail de tout le monde. Personne n’invente jamais rien. »
Elle dit, perplexe, « Mais le minerai de fer et toutes ces autres choses ont toujours été là. Pourquoi personne d’autre n’a jamais fabriqué ce Métal, mais M. Rearden l’a fait ? »

Bonne question, Mlle Taggart… Peut-être M. Obama a-t-il une réponse à proposer ?


Sur le web

Voir les commentaires (23)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (23)
  • Sans vouloir aucunement diminuer le mérite personnel des entrepreneurs, et notamment celui, immense, de Steve jobs, il faut reconnaître qu’il y a une part de vrai dans ce discours. Les salariés d’une entreprise sont certes compensés de leur effort par une rémunération, mais ils ont du naître et être nourris, élevés et éduqués pendant plusieurs années, ce qui n’a pas été à la charge de l’entreprise. Celui qui met au point une invention géniale se base sur les résultats de recherche effectués précédemment par d’autres chercheurs, qui ont eux-même repris les résultats trouvés par d’autres chercheurs avant eux, etc. Donc je suis d’accord avec le fait que dire qu’on ne doit rien à personne est erronné.

    • « Donc je suis d’accord avec le fait que dire qu’on ne doit rien à personne est erronné. »

      Bien entendu, mais ça ne change rien au fait que la part de VA que dégage une personne par ses activités n’est dûe qu’à elle même, puisque le reste, ce qu’elle n’a pas fait directement, elle a dû le payer d’une manière ou d’une autre. Par exemple Steeve Jobs a dû payer des impôts pour circuler sur les routes qu’il a emprunté, pour construire ses usines etc….

    • « dire qu’on ne doit rien à personne est erroné. »
      Personne n’a jamais dit ça. En revanche, dire « Si vous avez une entreprise, ce n’est pas vous qui l’avez construite » est tout simplement une insulte à l’initiative individuelle.

  • Obama ne mérite donc pas son salaire.

  • Ceci ne me semble pas être une interprétation correcte de ce qu’Obama a dit. Il est notable que la citation s’arrête juste à temps pour qu’on ne lise pas la phrase suivante: « The point is, is that, when we succeed, we succeed because of our individual initiative, but also because we do things together ».

    Ainsi si on fait dire à Obama que toute la réussite de Steve Jobs est à imputer à l’organisme qui maintient les routes qu’il a utilisées pour aller bosser, alors on ignore le fait qu’Obama a dit « we succeed because of our individual initiative, but also because we do things together ».

    Que l’existence d’un business prospère ne soit pas due qu’aux actes de son propriétaire est une vérité triviale. Et si on voulait jouer avec les citations, on pourrait tout aussi bien tronquer la citation en ne sélectionnant que ceci « we succeed because of our individual initiative ». Et là on pourrait l’attaquer en suggérant que c’est parfaitement idiot, jamais un entrepreneur ne construit un business tout seul sans aucune aide depuis la première étape de la production.

    Bref, il y a plein de bonnes critiques à faire de ce qu’Obama a raconté dans ce speech et ailleurs. Un homme de paille n’en est pas une.

    • La pensée de M. Obama est très clair et son petit rappel sur « l’initiative individuelle » ne sers que de point d’appuis pour la dénigrer. D’autre part à quoi peut donc bien servir de discourir sur des évidence? Evidemment que les hommes travaillant ensembles multiplient leurs capacités réciproque, c’est le principe même de la division du travail. Ce concept là est devenu aussi commun et naturel que boire un verre d’eau. Et ce principe là est à l’exact opposé du discourt d’Obama. Chacun d’entre nous avons des talents, un domaine ou nous sommes meilleurs que les autres et c’est en nous spécialisant dans ce domaine (c’est à dire en abandonnant tous les domaines dans lesquels les autres sont meilleurs que nous) que nous allons pouvoir exceller. Et c’est en excellant chacun dans un domaine que nous allons « fabriquer collectivement » une société riche et prospère. Ce qu’explique Obama est exactement l’inverse : c’est parce que la société est riche et prospère que les individus sont en capacité à l’excellence. Si on suis ce principe alors comment les hommes qui vivaient sur terre il y à 40000 ans ont fait pour sortir de la précarité?
      Non Obama est un étatiste, un communiste dans l’âme. Pour lui l’état est l’alpha et l’oméga de la civilisation. Il encourage volontiers les individus à faire des efforts du moment que ceux ci n’oublis pas que sans l’état nourricier ils ne sont rien.

      • Il dit une évidence oui, et quand on lit tout ce qui vient avant sur les tax cuts, il le dit vraisemblablement pour faire comme si de cette évidence il s’ensuivait une justification de la taxation pour « rendre » à ce qui ont contribué à la réussite de quelqu’un. C’est ça qui est étatiste et injustifié. Ce n’est pas parce qu’il raconte des conneries par ailleurs qu’on peut légitimement lui faire dire que le succès d’une entreprise n’est aucunement dû à ses propriétaires, ce qui est faux comme je viens de le montrer citation à l’appuit.

      • « Ce qu’explique Obama est exactement l’inverse : c’est parce que la société est riche et prospère que les individus sont en capacité à l’excellence. Si on suis ce principe alors comment les hommes qui vivaient sur terre il y à 40000 ans ont fait pour sortir de la précarité? »

        Allez vous nier que des producteurs à un moment X bénéficient du stock de biens de capital et de connaissance techniques hérités du passé? Mises était-il un socialiste pour avoir expliqué une telle chose et en avoir tiré des implications?

        Et les hommes pour sortir de la précarité par le passé ont dû faire la même chose que les hommes d’aujourd’hui doivent faire pour ne pas y retomber, épargner de manière à maintenir une structure de capital qui rend le travail plus productif que sans. Il n’y a rien de mystérieux là dedans.

        • Est-ce que le fait qu’un entrepreneur ait bénéficié de l’environnement dans lequel il évolue permet à quiconque de lui dire : « Si vous avez une entreprise, ce n’est pas vous qui l’avez construite » ?

          Même s’il se rattrape à moitié une phrase plus loin, la violence de cette proposition ne laisse pas indifférent.

          Et sur Steve Jobs, il y a évidemment « délit de caricature », je pensais que l’ironie serait perceptible.

          • Il est clair que c’est mal dit et ambigu. Et si on cite de manière tronquée, Obama semble dire ce que vous lui faites dire. D’où l’importance du contexte, des phrases qui viennent avant et après. Le jeu de la citation tronquée est un classique, par exemple utilisé contre Ron Paul avec son affaire de newsletters. Il n’est pas plus justifié contre l’un que contre l’autre.

        • Dois je aussi remercier le soleil, l’eau, la présence d’oxygène, la fin des dinosaure, l’évolution génétique de l’être humain d’être à la l’origine de ma réussite? Non ce genre de discourt est vicieux et ne sers en définitive à Obama qu’a justifier la dictature étatique.
          la richesse est crée par les individus et leur coopération, le concept de société à toujours été utiliser par les despotes pour justifier toutes leur avanies

          • Le soleil et l’eau ne sont pas des acteurs, il est absurde de les remercier.

            Et que ce discours serve à justifier de l’étatisme est une chose, qu’il soit correct ou non en est une autre. En économie on a « justifié » beaucoup d’interventions de l’Etat en pointant du doigt que l’homme n’est pas parfaitement informé par exemple. Ca n’est pas parce que cela a été utilisé ainsi et que la justififcation est incorrecte qu’il est faux de dire que les hommes ne sont pas omniscients. Allez vous prétendre que les hommes sont omniscients juste pour invalider une rationalisation de l’étatisme? Si la rationalisation est erronée car la conclusion ne découle pas des prémisses, cela ne veut pas dire que toutes les prémisses sont fausses. En fait en concentrant le feu sur une prémisse correcte comme s’il n’y avait pas de critiques à faire sur la partie erronée du raisonnement, alors on suggère que cette partie est correcte et on se ridiculise en attaquant la partie manifestement correcte (les hommes ne sont pas omniscients).

          • Xavier M, arrêtez un peu d’enculer les mouches, s’il vous plaît.

            Vous généralisez abusivement ce que disent l’article et le Dahut Libre simplement pour dire « j’ai raison et vous avez tort ».

            Obama énonce des truismes pour faire passer ces positions socialistes. Que ce qu’il dit puisse parfois être vrai, sans doute. Que ce qu’il en déduit le soit, là j’ai des doutes.

            On utilise du capital créé par d’autres pour produire, oui.
            Ce qu’on produit on le doit aux autres, non.
            On doit « rembourser » la société pour ce qu’on a produit, pas plus.

            La seule chose qui existe, c’est l’échange d’un service contre un service équivalent (ou jugé tel).

  • Peut-être M. Obama a-t-il une réponse à proposer ?
    L’article en lui même ne constitue t’il pas la réponse ?

  • @ Xavier M
    Mais ce genre de discourt dans les bouche des politiciens est toujours biaisé! Partant d’évidences et de banalités ils construisent un structure qui abouti systématiquement à détruire la contribution des individus et faire de l’état le seul moteur du « progrès ».
    Non les individus ne sont pas les fruits de la société, c’est la société qui résulte de l’activité des individus. Voilà la vérité que les libéraux ont (re) découverte après des millénaires d’oppression et que nos nouveau dictateurs en herbe brûlent de renvoyer au néant pour asseoir de nouveau irrévocablement leur pouvoir.

    Non l’état n’est pas le père ou la mère bienveillante qui permet à ses enfants de grandir, c’est les individus qui permettent par leurs efforts à l’état de vivre (comme le lierre sur l’arbre).
    Il faut dénoncer ce discourt paternaliste et infantilisant dont le seul but est de rendre les gens dépendant du pouvoir et ce même si une partie de ce discourt se base sur des faits véridiques.

    La pluie ça mouille. Grâce à l’état qui à rendu le port de l’imperméable obligatoire le peuple vis plus confortablement.

    • @ Moi

      « Obama énonce des truismes pour faire passer ces positions socialistes »
      C’est exactement ce que j’ai dit. Il énonce un truisme vraisemblablement en espérant que ses auditeurs en déduisent quelque chose qui n’en découle pas. La critique basée sur la citation tronquée par contre nie qu’il énonce un truisme parce qu’elle lui fait dire autre chose que ce truisme. Il y a donc soit une erreur soit une manipulation délibérée.

      « Que ce qu’il dit puisse parfois être vrai, sans doute. Que ce qu’il en déduit le soit, là j’ai des doutes. » Où ai-je dit cela? Vous avez du mal à lire ou vous le faites exprès?

      Où est la généralisation abusive? Dans une analogie valide ou dans le rappel du contexte d’une citation? Dans le fait de rappeler la phrase clé omise qui est on ne peut plus claire?

      La vérité c’est que faire dire à Obama que rien du succès d’une entreprise n’est dû à ses propriétaires est injustifiable car faux puisqu’il a dit explicitement « we succeed BECAUSE OF OUR INDIVIDUAL INITIATIVE, but also because we do things together ». Maintenant la question devient: pourquoi vous faites comme si de rien n’était quand on vous montre que la citation est tronquée et qu’on vous donne la phrase clé qui manquait?

      @ Laurent

      Vous répondez comme si j’avais affirmé que l’Etat était un père ou une mère bienveillante ou que je défendais un discours paternaliste? Vous êtes altercomprenant vous aussi ou malhonnête? Vous comprenez la différence entre une critique des justifications foireuses et la négation d’un truisme?

      « Il faut dénoncer ce discourt paternaliste et infantilisant dont le seul but est de rendre les gens dépendant du pouvoir et ce même si une partie de ce discourt se base sur des faits véridiques. » 100% d’accord. C’est une chose complètement différente que de l’attaquer en disant que le fait véridique ne l’est pas. Vous ne voyez pas l’absurdité de la démarche?

      Ceux qui font des critiques évidemment foireuses se tirent une balle dans le pied. Ils ne peuvent que convaincre les convaincus et aliéner les autres qui voient bien que le propos est biaisé. Je l’ai déjà dit, il y a plein de critiques intelligentes à faire de ce que raconte Obama dans ce speech. Lui prêter des propos qu’il ne tient pas n’en est pas une et est contreproductif.

      • Vous êtes d’une naïveté affligeante. Comme un enfant, vous donnez des circonstances atténuantes à Obama parce qu’il s’est rattrapé</i< dans la phrase ou le paragraphe suivant.

        Dire qu'une réussite individuelle est en grande partie le fruit de l'effort ou de l'héritage reçu d'une collectivité est l'observation la plus banale que l'on puisse faire. Mais quand je lis les propos d'Obama, il témoigne d'une telle arrogance -comme l'illustre merveilleusement l'illustration- que je me démande comment quelqu'un qui se dit libéral comme vous peut supporter un tel mépris d'Obama envers la réussite individuelle des entrepreneurs.

        Bien sûr, il y a des entrepreneurs stupides qui se prennent pour les nombrils du monde, mais aujourd'hui aux USA il y a un président qui a du dédain pour les acteurs de la libre entreprise. Obama n'est pas stupide, ce sont des naïfs comme vous qui l'êtes. Si vous aviez déployé le drapeau du socialisme, j'aurais compris que vous vous amusiez à troller Contrepoints et je vous aurais chambrer dans la bonne humeur.

        Mais voilà! Sous le chapiteau libéral, vous défendez avec zèle les propos d'Obama. Quel ingénuité! Bien sûr, vous ne connaissez rien des références idéologiques d'Obama comme Saul Alinsky. Triste…

        • Allons bon, je pointe du doigt que la citation est tronquée et qu’une lecture charitable du texte montre qu’il ne dit pas ce que l’auteur du post lui fait dire ici, en fait qu’il dit quelque chose que vous reconnaissez vous même comme « l’observation la plus banale qu’on puisse faire ». Comment partant de là deviendrais-je un gamin, en quoi cela revient à « supporter un mépris d’Obama »?

          « vous défendez avec zèle les propos d’Obama »
          > Lesquels? Le seul que je défends c’est la platitude que vous reconnaissez vous même. Pour le reste je l’ai uniquement critiqué. Vous êtes aveugle, con ou malhonnête? Allez-y qu’on se marre, montrez nous quel propos illibéral j’aurais défendu sous le « chapiteau libéral » (j’ai bien compris que c’est ce que vous suggérez sans quoi il n’y aurait pas de problème à défendre les propos en question sous ledit chapiteau)

          Les gamins sont ceux qui comme vous insistez pour qu’on attaque Obama sur une banalité triviale plutôt que sur ce qu’il dit de critiquable. Pire vous admettez que c’est une banalité, donc qu’elle n’est pas fausse et si quelqu’un le rappelle et pointe ainsi du doigt que c’est un mauvais procès que de l’attaquer LA DESSUS plutôt que sur les points il est à démolir, c’est ce quelqu’un qu’il faut attaquer.

          Cela dénote bien la mentalité de militants à courte vue et malhonnêtes qui s’expriment abondamment sous ce « chapiteau ». Tout est bon pour abattre l’ennemi désigné d’avance, y compris l’attaquer sur des trucs qu’on sait correct en défendant l’usage de citations tronquées et autres procédés malhonnêtes pour construire des strawmen, procédés que je n’en doute pas vous ne vous privez pas de dénoncer quand il viennent d’ailleurs.

          Bref, vous êtes des trolls et vous ne vous en rendez pas compte parce que vous êtes assez bien entourés par vos semblables. Avec votre mentalité de merde, c’est vous qui pourissez ce mouvement et l’empêchez d’avancer.

          • Sous un « chapiteau libéral » certainement plus solide que celui-ci, voici ce qu’on a pu lire sur le sujet: http://www.thefreemanonline.org/anything-peaceful/fees-take-making-it-on-your-own/ Pas la citation tronquée, pas de strawman, des critiques du non sequitur d’Obama selon lequel puisqu’on ne réussit pas seul il s’ensuivrait une justification de la taxation.

            Mais vous êtes libres de batailler contre des économistes prétendant justifier l’intervention de l’Etat sous prétexte que les gens ne sont pas omniscients, en disant que si, ils sont omniscients, et que le nier revient à défendre le programme étatiste des économistes en question. Vous êtes libres de pourrir le travail des autres, plus honnêtes et efficaces que vous. Ne vous étonnez pas si vous réussissez à faire en sorte que les étatistes gagnent.

          • J’admets que je suis un con mais bien moins que vous. Je constate qu’il vous arrive d’avoir des crises passagères d’illétrisme au point de ne pas avoir compris que par « sous le chapiteau libéral », j’ai plutôt voulu dire « en brandissant le drapeau libéral ». Je ferai désormais plus attention au style quand je polémiquerai avec des gens d’aussi mauvaise foi que vous.

            Quand je lis:
            « Vous voyez, si vous avez réussi, vous n’y êtes pas arrivé par vous-même. Vous n’y êtes pas arrivé tout seul. Je suis toujours frappé par les gens qui pensent : « Eh bien, c’est simplement parce que j’ai été plus intelligent. » Il y a des tas de gens intelligents. « C’est parce que j’ai travaillé plus que n’importe qui d’autre ». Laissez-moi vous dire quelque-chose : il y a des tas de gens qui travaillent dur. »
            je me dis que si cette attitude n’est pas dédaigneuse, il y a des choses que je ne comprends pas quant aux sens donnés aux mots comme mépris, arrogance ou dédain.

            Quand je lis : »Vous voyez, si vous avez réussi, vous n’y êtes pas arrivé par vous-même.  » à moins que la traduction ait été tronquée, je demande si j’ai encore besoin de lire son discours dans son entiereté pour comprendre le dédain d’Obama pour la libre entreprise à but lucratif, sachant bien qu’Obama n’a jamais souffert de dyslexie -contrairement à W. Bush-,que cette phrase ambigüe ne lui a pas échappé par accident puisqu’il s’aide comme toujours de téléprompteurs, et qu’il s’inspire idéologiquement de l’extrême gauche américaine (liberals) qui elle-même n’a pas honte de donner du crédit à Marx.

            Obama est peut-être méchant mais il n’est pas du tout stupide. Loin de là. Il sait que s’il avait étalé ses références idéologiques telles que sont, les Américains l’auraient renvoyé dans ses quartiers. Alors, il procède plus subtilement. De temps à autre, il lâche une phrase comme celle que je viens de rappeller plus haut, puis la nuance dans le paragraphe suivant. Les obamalâtres sont aux anges et les gogos comme vous n’y voient que du feu. Trop fort, l’Obama ! Chapeau au meilleur disciple de Saul Alinsky !

            Pour finir, qu’entendez-vous par « vous »? De qui voulez-vous parler en disant « autres, plus honnêtes et plus efficaces que vous »? De vous-même. Ne me faites pas rire. Aux USA, les étatistes gagnent d’abord parce que les citoyens superbement enfumés approuvent Obama et qu’une partie des libéraux comme vous sont éblouis par sa rhétorique et sa prestance. Je vous avoue que c’est au prix de beaucoup d’efforts que je ne ma laisse pas séduire.

            PS:
            Si quelqu’un déclare: »Hitler a fait des choses formidables et à bien y regarder, on peut lui trouver quelques circonstances atténuantes à sa haine des Juifs. » Puis il chute en ajoutant: »Mais le Fürher méritait la mort et l’opprobe ». Aurait-on tort de le soupçonner de sympathie nazie et d’antisémitisme.

          • La mauvaise foi ekoulemaneng c’est la votre et celles de tous ceux qui m’ont répondu en me faisant dire autre chose que ce que j’ai dit (voilà pour les « vous », en prétendant que je trouvais des « circonstances atténuantes » à Obama et que j’étais ébloui par sa rhétorique, ou que je défendais d’une manière ou d’une autre son étatisme.

            Tout ça parce que je montre que l’angle d’attaque du post est incorrect, car l’auteur trouve moyen de faire dire à Obama:

            « il n’y a aucune raison de croire que vous avez construit quoi que ce soit : vous devez votre réussite à la bienveillante société qui vous a tout apporté sur un plateau. »

            alors qu’il a explicitement dit dans la phrase qui suit le passage ambigü cité ici:

            « The point is, is that, when we succeed, we succeed because of our individual initiative, but also because we do things together »

            Evidemment qu’Obama dédaigne la libre entreprise et personne ne peut me faire dire l’inverse sans être un tocard ou une crapule. En témoigne par exemple dans ce speech sa suggestion que sans les infrastructures construites par l’Etat, il n’y aurait pas eu d’infrastructures ou qu’elles auraient été de moindre valeur.

            PS: Ah enfin on parle d’Hitler, je me disais aussi, il manquait celui-là. Le problème est que votre analogie ne tient pas contrairement à la mienne sur les économistes, car concéder qu’il ait dit une vérité triviale (pour expliquer que l’attaquer là dessus est à côté de la plaque) n’est pas donner une circonstance atténuante, en particulier lorsqu’on pointe du doigt comme je l’ai fait qu’il ne s’ensuit pas ce qu’Obama veut nous faire gober (une justification de la taxation).

            Pour une analogie hitlerienne qui tient mieux la route, voir ici: http://bleedingheartlibertarians.com/2012/07/on-quoting-out-of-context-and-the-right-wing-smear-machine/

      • Moi, crapule !!! Et bien alors, nous sommes deux dans ce cas. Cela dit, félicitation quand même pour votre pugnacité.
        « Vous voyez, si vous avez réussi [à tenir à tous les commentateurs de cette article], vous n’y êtes pas arrivé par vous-même. »
        Passez un bonne soirée et portez-vous bien

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

Par Jean-Jacques Pluchart[1. Professeur émérite à l’Université Paris I].

Au cours de la pandémie, la France a-t-elle franchi une étape décisive dans le développement de la responsabilité sociale des entreprises ? Le ministère de l’Économie et des Finances a publié un rapport sur « l’investissement à impact » répondant aux Objectifs du Développement Durable fixés en 2015 et à la loi Pacte votée 2019. Il affiche l’ambition de « faire de Paris le premier centre financier mondial de la finance à impact ».

Il a créé avec Paris Europl... Poursuivre la lecture

Après un barrage non-stop de couverture négative des médias envers le croquemitaine orange – c’était justifié à l’occasion – le « sauveur » Joe Biden est arrivé. Un an après son inauguration, est-ce que l’enthousiasme débordant des médias à l’époque se justifie encore ?

Continuité des politiques de Trump avec Joe Biden

Non, en fait, il n’a jamais été justifiable considérant la trop grande proximité idéologique (antilibérale) des deux principaux concurrents pour la Maison Blanche en 2020.

C’est tellement évident que l’on peut dif... Poursuivre la lecture

Le monstre de l’inflation est sorti de son placard dans les pays occidentaux. Et pas sûr qu’il y retourne gentiment.

La dérive des prix a atteint 7 % l’an dernier aux États-Unis, du jamais vu depuis… 39 ans. En zone euro, elle est passé en douze mois de presque zéro à 5 %, un niveau atteint pour la dernière fois il y a trente ans sur le continent. La France est en retrait, à 2,8 %, mais sans doute plus pour longtemps.

Cette flambée est essentiellement la conséquence des restrictions imposées suites au covid. Les confinements, fe... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles