Les taux d’intérêt bas sont-ils vraiment bons pour l’économie ? (Vidéo)

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On essaie régulièrement de nous expliquer que de bas taux d’intérêts sont une bonne chose pour l’économie. Est-ce vrai ?

On essaie régulièrement de nous expliquer que de bas taux d’intérêts sont une bonne chose pour l’économie. Est-ce vrai ?

Par Pierre-Yves Saint-Onge, depuis Montréal, Québec.

On essaie régulièrement de nous expliquer que de bas taux d’intérêts sont une bonne chose pour l’économie. Est-ce vrai ?

Les taux d’intérêts sont un prix sur lequel un acheteur et un vendeur s’entendent. Les taux d’intérêts élevés sont bons pour les fournisseurs, c’est-à-dire les épargnants, qui prêtent les fonds. Les taux d’intérêts bas sont bons pour les emprunteurs. Quel est donc le bon taux ? Eh bien comme dans toute transaction commerciale, c’est le taux du marché, c’est-à-dire le taux qui est en équilibre entre les intérêts des prêteurs et des emprunteurs… et ça, aucune banque centrale a la capacité d’analyser des milliards de transactions individuelles et de déterminer cela.

Sur le web

Lire aussi sur Wikibéral l’article Taux d’intérêt ou celui sur l’intérêt :

En finance, l’intérêt est la rémunération d’un prêt, sous forme généralement d’un versement périodique de l’emprunteur au prêteur.

Le phénomène de l’intérêt peut aussi être expliqué par la dépréciation subie par les biens futurs comparés aux biens présents, comme le rapport de l’évaluation comparée des biens présents aux biens futurs.

Justifications de l’intérêt

En dépit des condamnations religieuses et morales, au moyen âge chrétien et dans la législation de l’Islam, l’intérêt est quelque chose de parfaitement justifié et légitime :

  • Celui qui prête de l’argent à un emprunter renonce temporairement à une consommation et se prive de la jouissance de son capital pendant un temps. Il est donc normal qu’il soit rémunéré pour cela, rémunération qui prend la forme de l’intérêt. En outre, le prêt qu’il effectue présente des risques, par exemple si l’emprunteur ne rembourse pas. Ce risque fera évoluer le niveau de l’intérêt.
  • Celui qui emprunte de l’argent fait une consommation anticipée de revenus qu’il n’a pas encore gagné. En contrepartie, il rémunère le prêteur.
  • En général, les individus ont une préférence pour le présent, face aux incertitudes du futur ils accordent plus de valeur aux sommes possédées actuellement. Le proverbe « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » explique bien cet aspect temporel des préférences. L’emprunteur a l’avantage d’avoir les sommes disponibles et immédiates, à ce moment précis le prêteur n’a aucune garantie à part la promesse de remboursement, la seule assurance légitime dans cette situation est la compensation du prêteur via l’intérêt.