Les vérités sur la crise de 1929

Crise, dépression, New Deal, Guerre, par Florin Aftalion (Crédits Economica, tous droits réservés)

L’essai de Florin Aftalion s’attaque aux clichés et aux mensonges concernant la crise de 1929 et au fameux New Deal mis en place par le président Roosevelt. L’on constate que les faits sont bien éloignés des légendes colportées par les étatistes…

L’essai de Florin Aftalion s’attaque aux clichés et aux mensonges concernant la crise de 1929 et au fameux New Deal mis en place par le président Roosevelt. L’on constate que les faits sont bien éloignés des légendes colportées par les étatistes…

Par Bogdan Calinescu.
Publié en collaboration avec l’aleps.

C’est un essai de révisionnisme historique et économique. Le professeur Florin Aftalion nous fait revivre les événements des années 1930 sous l’angle de l’analyse économique. Et l’on comprend que la réalité n’a rien à voir avec la fiction que les étatistes nous racontent.

Non, la crise de 1929 n’a pas été déclenchée par la spéculation et la politique keynésienne du président Roosevelt n’a pas sauvé le pays. Les vraies causes de la crise sont la restauration de l’étalon-or dans des conditions difficiles et les politiques des Banques centrales. Il est vrai par contre que le krach de 1929 l’a aggravée. Toutefois, il est intéressant de noter que les trois autres grandes économies mondiales, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, n’ont pas connu une crise d’une telle ampleur et leurs Bourses n’ont pas vécu un krach semblable à celui de la Bourse américaine.

Non, l’administration du président Hoover n’a pas pris les bonnes décisions. Elle a alourdi la fiscalité, a maintenu artificiellement les salaires à un très haut niveau et a voté la loi Smoot-Hawley. Cette loi, entrée en vigueur en juin 1930, instaurait un surcroît de protectionnisme dans une Amérique déjà assez fermée. Des calculs ont montré que les droits moyens sur les produits d’importation soumis à cette loi avaient augmenté de 40,1% à 59,1%. Les importations ont chuté de 15%. Mais c’est en provoquant la contraction de la masse monétaire que le Smoot-Hawley Act devint très nuisible. L’auteur démontre que la loi a pu déclencher le krach de 1929 avant qu’elle ne soit votée car la question des tarifs douaniers était en discussion depuis le printemps de 1929. Et, le comble, c’est que l’on sait maintenant que la loi n’a même pas profité à la grande majorité des fermiers américains qui l’avaient réclamée. Plus encore, sous la présidence de Hoover, les dépenses du gouvernement ont augmenté de 10% en moyenne et suite à la hausse des impôts, les rentrées fiscales ne cessèrent de baisser…

Non, contrairement à une autre légende tenace, le New Deal du président Roosevelt n’a pas été une bonne chose pour l’Amérique mais une catastrophe pour son économie. La Grande Dépression s’est terminée avec la Seconde Guerre Mondiale (et même au début des années 1950). On a trop vite oublié la loi la plus importante votée par le Congrès américain sous Roosevelt : le National Industrial Recovery Act. Cette loi – votée en juin 1933 – obligeait les grandes entreprises à se regrouper sous forme de cartels et s’entendre sur les conditions de leur production. Ainsi, les prix étaient imposés (à la hausse bien entendu) et la concurrence n’existait plus. C’était une façon, pensaient ses initiateurs, d’augmenter le pouvoir d’achat de la population. Bien entendu, ses conséquences néfastes n’ont pas tardé : afin de contrôler l’application de la loi, on recruta plus de 6 000 fonctionnaires, les petites et moyennes entreprises firent faillite et le chômage ne cessa d’augmenter.

Enfin, un autre cliché démonté par Florin Aftalion est le « keynésianisme » des mesures prises par Roosevelt. En réalité, Keynes s’est opposé à la majorité des décisions du président Roosevelt, n’hésitant pas à les qualifier de ridicules et grotesques.

L’Histoire devrait nous servir d’exemple. Mais force est de constater que trois leçons données par la crise de 1929 n’ont pas été encore tirées. La première est l’hostilité à l’égard de la Bourse, des banquiers et des milieux d’affaires ; la deuxième est la préférence pour une politique déflationniste et la troisième étant l’incertitude fiscale et juridique créée par les gouvernements. Nos dirigeants devraient lire l’ouvrage de Florin Aftalion.

—-
Sur le web.