L’or et la monnaie, l’avis de Charles Gave

Personne n’a jamais pu expliquer pourquoi la monnaie avait de la valeur, qu’elle soit basée sur l’or, les coquillages, l’argent ou encore sur le papier. Grand mystère. La chose qui sert à mesurer la valeur, personne ne sait pourquoi elle a de la valeur. Il y a toujours en deux réponses à cette question.

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L’or et la monnaie, l’avis de Charles Gave

Publié le 23 mai 2012
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Personne n’a jamais pu expliquer pourquoi la monnaie avait de la valeur, qu’elle soit basée sur l’or, les coquillages, l’argent ou encore sur le papier. Grand mystère. La chose qui sert à mesurer la valeur, personne ne sait pourquoi elle a de la valeur. Il  y a toujours en deux réponses  à cette question.

Par Charles Gave.

Article publié en collaboration avec l’Institut des Libertés.

Je reçois beaucoup de questions par mail ou sur le site de l’institut des Libertés sur la monnaie en général et aussi sur l’or. Le plus simple est que je vous réponde non pas sur les aspects techniques mais sur les aspects philosophiques de vos questions. Certes, j’ai déjà publié un papier traduit d’une étude Gavekal mais « ce qui va sans dire va mieux en le disant », serait-ce à nouveau.

Personne n’a jamais pu expliquer pourquoi la monnaie avait de la valeur, qu’elle soit basée sur l’or, les coquillages, l’argent ou encore sur le papier. Grand mystère. La chose qui sert à mesurer la valeur, personne ne sait pourquoi elle a de la valeur. Il  y a toujours en deux réponses à cette question.

  • Platon: la monnaie est une convention entre les parties.
  • Aristote: la monnaie à une valeur intrinsèque fondée sur son coût de production, ce qui est une idiotie économique puisque cela fait référence à la valeur travail, dont nous savons (depuis les Autrichiens) que ce concept est faux et amène dans des impasses économiques sanglantes dont la pire fut bien entendu le Marxisme. On ne peut être Autrichien et favorable à l’étalon or, à mon avis. Beaucoup l’ont été par hostilité.

Pour moi, la monnaie est donc une convention sociale. Le Christ dans les Évangiles nous dit de surcroît que la monnaie ressort de l’Etat (voir « un Libéral nomme Jésus », texte intégral sur Librairal). En cas de litige entre les parties, l’État qui dispose du monopole de la violence, par ses tribunaux et ses gendarmes fait régner le Droit.

La monnaie est donc un bien commun (un peu comme un jardin public) dont l’Etat assure la gestion DE FACON DECENTRALISEE et indépendante du pouvoir politique mais qu’en aucun cas il ne possède. Ce qui nous amène au mode de l’organisation de l’Etat.

L’or est une protection contre la spoliation étatique non fondée sur le Droit ou la Loi. Dans cet esprit, et toujours d’après Platon, le meilleur des régimes est une démocratie des ‘vertueux” et le pire sans aucun doute la démagogie.

Si nous avons une tyrannie ou une démagogie au pouvoir, s’exprimant par exemple au travers d’un contrôle des changes, alors l’or est l’une des solutions.

Si nous avons une démocratie, alors nul n’a besoin de l’or. Les Suisses n’ont guère besoin de l’or.

Les contre indications de l’or sont par contre gigantesques du point de vue macroéconomique. Le XIXe et le XXe jusqu’à la grande dépression ont été l’objet d’énormes dépressions récurrentes et la volatilité du PNB a été infiniment plus forte pendant l’étalon or qu’après. Les pays ayant des excédents des comptes courants et donc accumulant de l’or n’ont pour ainsi dire jamais laisser monter leurs masses monétaires. La France a été l’une des grandes responsables de la dépression des années 30. L’étalon or amène automatiquement tout un chacun à devenir mercantiliste, puisque le succès se mesure au nombre de tonnes d’or que vous avez dans vos caves à la banque centrale. Un homme comme Rueff, bon fonctionnaire s’il en fut et qui n’a jamais souffert des dépressions que sa politique engendrait a foutu en l’air l’économie française en 1934 comme peu de gens l’avaient fait avant lui depuis Colbert, ce qui nous a amené le front populaire en 1936, lequel nous a laissé sans défense devant l’Allemagne en 1940.

Brillant résultat.

L’or est une brute aveugle, qui peut forcer des tyrans ou des démagogues à changer leur politique, je vous l’accorde, et encore mais c’est une brute aveugle et sourde.

Une variation du taux de change est l’une des façons les plus efficaces d’absorber un choc externe sans trop de dégâts, tandis que l’histoire des taux de change fixe est une véritable litanie de désastres, comme l’Euro est en train de nous le démontrer à nouveau.

La réalité, c’est qu’une politique monétaire menée selon des principes sages et démocratiques permet à l’économie de se développer beaucoup plus harmonieusement que n’importe quel autre système et que toute l’histoire économique des cent dernières années le prouve.  Que les banquiers centraux et les monnaies soient en concurrence est ce qui assure la discipline bien mieux que n’importe quoi d’autre ou qu’un Deus ex machina apprivoisant un monstre ingérable comme l’euro, ou si nous sommes soumis à une discipline irrationnelle comme celle de l’étalon or.

Le problème arrive lorsqu’une démocratie importante (les USA) passe de Démocrate à Démagogie, ce qui s’est produit avec Bush et encore plus avec Obama. Là, nous avons un problème, mais qui est facile à régler. L’électorat s’en occupe en général comme nous l’avons vu en Suède, au Canada, aux USA sous Reagan et en GB.

Il suffit pour que le coté « bien commun » soit respecté, que l’indépendance de la Banque centrale soit inscrite dans la Constitution et que l’on fasse passer d’autres amendements à cette Constitution pour empêcher l’État et les politiques de présenter des budgets en déficits. C’est ce qui s’est déjà produit en Suède, au Canada, en Allemagne, en Suisse. En conclusion, il me semble plus simple de virer les démagogues et de les remplacer par des démocrates que de confier mon sort à une brute invisible et aveugle.

J’ai toujours préféré la démocratie à la tyrannie, même en matière monétaire.

Mais bien sur c’est un choix personnel.

Sur le web

Notre dossier « monnaie et finance ».

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  • « Si nous avons une démocratie, alors nul n’a besoin de l’or. Les Suisses n’ont guère besoin de l’or. »

    Moui. Dans ce cas, pourquoi en conservent-ils jalousement ? Mieux : pourquoi veulent-ils réintroduire un Franc Suisse – Or ? Pourquoi s’acharnent-ils si c’est si manifestement une mauvaise idée ? Les Suisses seraient-ils mauvais gestionnaires de patrimoines ?

  • Tous les pays qui veulent obtenir une certaine confiance garde de l’or.

    Quant à la monnaie monopole de l’Etat, pourquoi ne pas laisser les gens libre de payer en quoi que ce soit, on obtiendra ainsi une concurrence en monnaie papier et or comme en Malaisie

  • Je ne comprends pas. Les démocraties, par définition, changent leurs dirigeants, qui ont la main sur les constitutions, les banques centrales, et tout le toutim. Ca rend la monnaie papier sans étalon extrêmement sensible, justement, à la démagogie. Regardez Hollande, Le Pen, Mélanchon, etc.
    Par ailleurs, je ne suis pas d’accord avec cette phrase : « Personne n’a jamais pu expliquer pourquoi la monnaie avait de la valeur ». Bien sûr qu’on peut. Pascal Salin l’a fait, entre autres.
    La monnaie a de la valeur parce que c’est, avant tout, une marchandise, c’est à dire qu’elle est désirable par elle-même. Comme l’or, l’argent, les coquillages, les cigarettes en prison, ou les bonbons dans les cours d’école. Toute marchandise de peut pas devenir monnaie, cependant. Il lui faut d’autres qualités. A savoir : La portabilité, la divisibilité, le faible encombrement, l’universalité de sa valeur de marchandise dans sa zone, et sa pérennité dans le temps.

  • « Le Christ dans les Évangiles nous dit de surcroît que la monnaie ressort de l’Etat (voir « un Libéral nomme Jésus », texte intégral sur Librairal). »
    Tiens Jesus en savait pas mal sur les questions monétaires maintenant?!

    « On ne peut être Autrichien et favorable à l’étalon or, à mon avis.  »
    Pourtant ils le sont quasiment tous, c’est peut-être Charles Gave qui n’a donc pas compris quelque chose à propos de la monnaie et de l’or.

     » Le XIXe et le XXe jusqu’à la grande dépression ont été l’objet d’énormes dépressions récurrentes et la volatilité du PNB a été infiniment plus forte pendant l’étalon or qu’après »
    Ben non justement. Les crises systémiques ont été beaucoup plus fréquentes au XX ème siècle après la fin de l’étalon-or.

    Le reste n’est qu’affirmation péremptoire et approximation sur la responsabilité de la France dans la crise des années 30 etc..

  • Les contre indications des monnaies monopolistiques publiques sont également gigantesques, mais du point de vue microéconomique. Comme l’or, une monnaie monopole public est une brute aveugle pour les individus.

    Si on comprend bien l’injustice de nous faire partager les conséquences des délires financiers grecs, du fait de l’euro, pour quelle raison mystérieuse un lillois productif devrait-il être plus ou moins solidaire d’un marseillais improductif (ou l’inverse, bien sûr) ? Pourquoi dans une même rue, le gars courageux, constant dans l’effort et le travail, devrait-il être « solidaire » de son voisin glandouilleur professionnel, en étant spolié de son pouvoir d’achat par une monnaie commune imposée par des lois liberticides ? En quoi ces situations diffèrent-elles ?

    La véritable « relique barbare » est moins l’or en soi que le monopole de l’Etat sur la monnaie, quelle que soit sa forme. Que le monopole de la monnaie s’étende à l’échelle d’une région, d’un pays ou d’un continent ne change rien à l’affaire, une monnaie monopole reste foncièrement liberticide et spoliatrice de la valeur créée par les individus.

    La liberté de production et du commerce sont essentiels au développement, à l’épanouissement humain et à la prospérité : la concurrence entre monnaies privées en est la contrepartie naturelle et inéluctable. Dès lors, le rôle de l’Etat, puisqu’il en restera toujours un, est d’organiser le « jardin public » pour que les monnaies privées en concurrence puissent « s’y ébattre » en toute liberté, mais également en toute transparence et équité.

    En matière monétaire comme dans la plupart des domaines économiques, nous n’avons pas besoin d’un Etat acteur, interventionniste, incompétent par destination, qui détruit la richesse avec ses gros sabots constructivistes, mais d’un Etat réduit, limité, minimalisé, confiné dans le rôle d’arbitre, l’impartialité de l’arbitrage donné relevant de la sanction démocratique.

    • +1, excellent commentaire, rien à enlever.

      Et je rajoute en plus:
      « La monnaie est donc un bien commun (un peu comme un jardin public) dont l’Etat assure la gestion »
      D’où vient le « donc »? Je ne vois aucune assertion précédente qui permette de de justifier un éventuel caractère de « bien public » à la monnaie… À moins que ce soit… Jésus 😆 , le bien connu « grand économiste autrichien » 😀
      Non Charles, la monnaie devrait être un bien privé, et peut-être même le « plus » privé après son propre corps.

      Et enfin, comment voulez-vous arriver à convaincre des « autrichiens » avec des arguments dignes des pires économistes classiques ou marxiste? Ne pouvant ignorer l’attachement des autrichiens à la théorie subjective de la valeur et à l’utilité marginale, je ne peux qu’en conclure que vous esquivez volontairement leur objection « naturelle » à votre argument principal.

    • Très bien résumé. Charles a un sac d’argument assez mince dans cet article pour convaincre des endurcis de notre espèce. Pourtant, je suis ouvert à toute critique de l’étalon-or.

  • Ce n’est pas à cause du coût de production de l’or ou d’une valeur travail que les autrichiens y sont favorables, mais à cause de sa rareté et d’une certaine garantie naturelle qui rend difficile la corruption de la monnaie.

    Cependant, l’or n’empêche pas de tricher, même si c’est plus difficile.
    Si l’or reste enfermé dans des coffres étatiques et que seul l’état peut imprimer des billets, l’étalon d’or perd de son intérêt.

    L’or a tout de même comme avantage la fait que sa valeur n’a pas besoin d’être garantie par une institution qui peut faire faillite.

  • le vice dans l’article c’est de n’envisager que Platon et Aristote, alors qu’il y a une troisième réponse évidente :
    * la monnaie à une valeur calculée comme tout autre bien : son utilité marginale.
    Le vice dans un système d’étalon-or ce n’est pas l’or, ce sont les entraves à l’usage d’une autre monnaie ; sous forme par exemple d’un change fixe entre argent et or, voire de l’interdiction pure et simple de la monnaie d’argent ou scripturale (chèques, lettre de change interbancaire, effets de commerces, etc. )

    D’autre part c’est pas parce que des politiciens débiles ont cru que le seul but de toute l’économie c’est de maximiser le stock d’or qu’il faut jeter le bébé : le fait est que l’or a une valeur et donc est un élément de la richesse nationale et donc toutes choses égales par ailleurs avoir plus d’or dans ses coffres est positif. L’étalon-or et le mercantilisme sont deux choses totalement indépendante et disjointes et il n’est pas juste d’imputer au premier les vices du second. On voit bien que nos politiciens restent toujours aussi mercantiliste de nos jours où l’or n’est plus une monnaie

  • Désolé M. Gave, mais….

    1. La monnaie est, historiquement, très antérieure à l’Etat. La voir comme une composante intrinsèque de celui-ci montre que vous ne prenez pas le problème par le bon bout.

    2. La monnaie est une convention sociale, en effet. En déduire qu’elle serait un « bien commun » dont l’Etat devrait assurer la gestion, est un cas typique de non sequitur. Il y a d’autres conventions sociales, du mariage au langage à l’organisaion des repas. L’Etat doit-il « donc » en assurer la gestion aussi?

    3. « Si nous avons une démocratie, alors nul n’a besoin de l’or. Les Suisses n’ont guère besoin de l’or. » Les Suisses avaient l’or jusqu’au tournant du siècle. Ils se sont bien fait avoir depuis, puisqu’ils se sont arrimés à des monnaies en perdition pour couler avec elles. N’érigez pas la démocratie en ultima ratio de l’organisation humaine: sans délimitation, la démocratie est simplement la tyrannie de la majorité.

    4. « Il suffit pour que le coté « bien commun » soit respecté, que l’indépendance de la Banque centrale soit inscrite dans la Constitution et que l’on fasse passer d’autres amendements à cette Constitution pour empêcher l’État et les politiques de présenter des budgets en déficits. »

    La naïveté d’une telle posture est confondante. D’une part, aussi indépendant soient-ils du pouvoir politique selon les textes, les dirigeants de ces institutions sont nommés. Autant pour l’indépendance ou l’orthodoxie: les banques centrales sont les reflets exacts des gouvernements.

    Ensuite, croire qu’il suffit d’inscrire l’interdiction de déficits dans la constitution pour que ces normes soient respectées par les hommes politiques… Disons qu’il existe bien des moyens de contourner de tels interdits.

    Reposer sur l’or revient à confier son sort à une brute invisible et aveugle, qui empêche physiquement toute forme de déficit. Je préfère cela à la brute visible et clairvoyante qui endette des populations pour des générations – mais faites comme bon vous semble.

  • Jésus n’a pas pris position à ma connaissance sur la banque centrale.

    C’est les petits pains qu’il a multiplié, pas les billets de banque. (De surcroit il en donnait à tout le monde, pas seulement aux grandes banques et aux états surendettés).

    Entre ceux qui croient à la trinité BC/Etat/Banques pour créer de la monnaie et faire des miracles et ceux préfèrent la brute aveugle on ne pourra pas se mettre d’accord.
    Donc autant ne pas imposer à l’autre le moyen pour son cash/contrat/compta mais laisser ceux qui le souhaitent utiliser une ou un panier de monnaie métallique (Platine/Or/Argent/Cuivre). Ce serait pour le coup une vraie convention sociale et non une obligation institutionnelle.

    • Et finalement, quand on y pense, c’est une bonne distribution de pains gratuits danlagl qui manque actuellement.

  • C’était déjà ridicule une fois cette histoire d’Autrichiens qui se contrediraient sur l’or, deux fois ça commence à faire lourd. Et puis il faudrait quand même se poser et réfléchir trois minutes avant d’envoyer des articles avec des phrases telles que celle-ci:

    « La monnaie est donc un bien commun (un peu comme un jardin public) dont l’Etat assure la gestion DE FACON DECENTRALISEE et indépendante du pouvoir politique mais qu’en aucun cas il ne possède. »

    C’est incroyable de lire des trucs pareils:

    -l’Etat en assure la gestion décentralisée: c’est la centralisation décentralisée, si elle n’existe pas, inventons là.
    -l’Etat en assure la gestion de manière indépendante du pouvoir politique: L’Etat exerce son pouvoir en toute indépendance avec lui-même.

    Dans le genre absurdités totales, on peut difficilement faire mieux.

    On pourrait aussi demander une nouvelle fois: « Un bien commun? Qu’est-ce? Et pourquoi? »

    Enfin, je reconnais une nouvelle fois la capacité de l’auteur à balayer des siècles d’histoire en quelques mots: « Personne n’a jamais pu expliquer pourquoi la monnaie avait de la valeur, qu’elle soit basée sur l’or, les coquillages, l’argent ou encore sur le papier. Grand mystère. La chose qui sert à mesurer la valeur, personne ne sait pourquoi elle a de la valeur. »
    De là il y aurait eu deux types de réponse fausses attribuées à Aristote et Platon. Non, il y a certainement eu plus de réponse que ça et ce n’est pas en fansant comme si elles n’existaient pas qu’elles n’existent pas. En particulier, puisqu’il est question d’autrichiens, il faudrait quand même que M Gave lise Carl Menger sur la question: http://library.mises.org/books/Carl%20Menger/On%20the%20Origins%20of%20Money.pdf

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