Dettes US, vers une crise inflationniste ?

Si les gouvernements étrangers et les institutions financières ne financent plus l’énorme déficit des États-Unis, la Fed devra continuer à acheter les titres, comme elle le fait déjà massivement.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Détenteurs de dette publique américaine

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Dettes US, vers une crise inflationniste ?

Publié le 28 février 2012
- A +

Si les gouvernements étrangers et les institutions financières ne financent plus l’énorme déficit des États-Unis, la Fed devra continuer à acheter les titres, comme elle le fait déjà massivement.

Par Pierre-Yves Saint-Onge, depuis Montréal, Québec.

Ce graphique nous montre les mouvements des divers propriétaires des obligations du Trésor US. Le nombre le plus inquiétant, selon moi, est celui dont on ne parle peu : la Réserve Fédérale. Elle est maintenant, et de loin, le plus grand propriétaire de titres du Trésor. Cela nous démontre clairement que les autorités financières des EUA continuent à imprimer de l’argent.

La crise est de plus en plus inévitable, si les gouvernements étrangers et les institutions financières ne financent plus l’énorme déficit des États-Unis, la Fed devra continuer à acheter les titres, comme elle le fait présentement. Une crise inflationniste n’est plus loin.

Avec la crise actuelle de l’Europe, la Fed sera probablement obligée du même coup à tenter un sauvetage de plusieurs gouvernements de la région, sinon de la zone Euro en son entier.

Nous avons vu dans les dernières années les effets de l’inflation mondiale, suite logique de cette politique inflationniste, qui a fait grimper les denrées mondialement. L’impact que nous avons vécu en Amérique du Nord était palpable, mais minime… Dans les pays Arabes, par contre, l’effet s’est fait sentir de façon bien plus grave car, dans ces pays, la part du revenu allouée à la nourriture est beaucoup plus élevée que pour nous. Quand on n’a plus les moyens de se nourrir, on est davantage porté à prendre la rue. Quels pays verront des révolutions suite à la prochaine poussée inflationniste ?

Donc, à part la Fed, qui achète les titres du trésor ? Le Japon et le Royaume-Uni… et ils n’en ont plus les moyens pour longtemps !

World debt to GDP

Sur le web

Voir les commentaires (4)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (4)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Doug French.

L'économiste autrichien moyen dirait que la Réserve fédérale crée de l'argent par vagues, avec pour preuve les impressions de l'indice des prix à la consommation de 8,6 % selon le Bureau of Labor Statistics ou de plus de 15 % selon le calcul de shadowstats.com de John Williams, basé sur la façon dont le gouvernement calculait l'IPC en 1980. Il est certain qu'au mieux, le dollar américain n'est que la chemise sale la plus propre du panier à linge des devises.

Mais le dollar de l'oncle Sam continue de se renforcer... Poursuivre la lecture

inflation
2
Sauvegarder cet article

Par Alexander William Salter.

Si la décomposition de l'inflation en ses éléments constitutifs est empiriquement délicate, son essence est simple. L'inflation est le résultat de trop d'argent pour trop peu de biens. Milton Friedman a popularisé cette règle empirique. La combinaison de son intelligibilité et de son pouvoir explicatif explique pourquoi elle est encore largement utilisée.

Mais tout le monde n'a pas reçu le mémo. Les politiciens, les bureaucrates, les journalistes et les universitaires de Very Online cherchent âpreme... Poursuivre la lecture

Je reprends ce que je disais il y a quelques articles à propos de l’inflation qu’on voit repartir gaillardement à la hausse aujourd’hui : s’il ne s’agissait que d’un contretemps purement conjoncturel, résultant uniquement des goulots d’étranglement qui se sont formés dans la chaîne de l’offre consécutivement au redémarrage brutal des activités après la pandémie de covid et maintenant du fait de la guerre russe en Ukraine et des confinements en Chine, les banques centrales n’auraient nullement besoin de s’en préoccuper.

Or elles s’en pr... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles