Rapport de la Cour des Comptes : permanence du spectacle et intermittence du bon sens

La Cour des Comptes produit son dernier rapport, édifiant, dont on est déjà sûr qu’il sera vite oublié.

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Rapport de la Cour des Comptes : permanence du spectacle et intermittence du bon sens

Publié le 10 février 2012
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Petite poussée de fièvre dans le paysage politique et économique français : la Cour des Comptes vient de publier son dernier rapport. Précipitation de la presse, frétillements de journalistes, agitation de politiciens enfarinés ou pas, les commentaires vont bon train d’autant que ledit rapport est bien poivré, comme on aime les rapports en France…

Au moment où j’écris ces lignes, deux principaux sujets ressortent de l’épais bloc de papier — 1600 pages — produit par la Cour. Avec une telle épaisseur, nul doute qu’on va pouvoir caler un nombre impressionnant d’armoires à Bercy et dans les Ministères qui auront la charge d’enterrer aussi vite que possible les recommandations que l’institution a formulées.

Et cet enterrement sera d’ailleurs d’autant plus rapide que les sujets sont particulièrement épineux à aborder et que nous sommes, zut de zut, en pleine période électorale, qui, comme chacun le sait, est une période propice aux promesses de lendemains qui chantent et de vallées de miel et de lait (avec ou sans fromage) mais ne porte en elle aucun espoir d’une quelconque solution de long terme sur les problèmes soulevés.

Avant d’aborder ces deux sujets que la presse aura donc montés en épingle, je vous encourage à parcourir le discours préparé par Migaud (le patron de l’institution) qui a le mérite d’exposer les points les plus saillants de ce volumineux rapport, et permet d’aller rapidement au-delà de ce que la presse en a retenu.

Mais sans éplucher le rapport ou en lire sa synthèse (joliment faite), même en se contentant de ce qu’en dit la presse, on ne peut s’empêcher de repenser à sa dernière feuille d’impôts avec ce petit vague à l’âme qui peut déclencher une réaction envers les politiciens à côté de laquelle les pulsions d’un Breivik ressemblent à journée de pique-nique improvisée dans un après-midi de printemps.

Lucide, Didier Migaud explique par exemple que « Presque toutes les marges de gestion du budget 2012 ont disparu », ce qui aurait été très gênant si nous avions été en tout début d’année par exemple. Oh. Wait.

Dès lors, l’objectif de 4,5% de déficit public, annoncé par François Baroin, le stagiaire de Bercy de sa belle voix grave et de sa décontraction encore plus grave, ressemble de plus en plus à un Foutage de Gueule En Cinémascope et Son Dolby Surround. L’étonnement doit être modéré quand on sait que notre stagiaire est un habitué du genre.

Baroin maîtrise la situation.

Le déficit explose donc tous les compteurs dans le calme et la douceur feutrée des moquettes épaisses de la République : le trou représente encore 110 milliards d’euros soit, précise le socialiste en charge de la Cour, les budgets de l’Enseignement scolaire, de la Justice et de la Défense cumulés. Fastoche.

Le rapport rappelle aussi que la Banque de France a réalisé des ventes d’or (alors que le prix du métal précieux monte, voilà qui est super-malin). Un bon conseil patrimonial : faites l’inverse de ce que l’État fait et vous pourriez vite finir très riche avec de gros bénéfices d’année en année.

Mais le pompon, la cerise sur le gâteau au caca que nous a préparé l’administration, ce qui donne véritablement envie de rouler avec un dragster sur des cageots de chatons, c’est lorsque la Cour décrit la légère dérive d’un régime social dont tout le monde a entendu parler, tant ici qu’ailleurs, et qui défraie la chronique depuis déjà des décennies sans qu’un iota n’aie changé.

Les intermittents du bon sens nous offrent donc une nouvelle fois un spectacle fort coûteux : celui de la décadence, de la compromission et de la pleutrerie terminale qui se sont emparé de tout le spectre politique.

Il apparaît en effet à la lumière de ce rapport — qui, je vous le rappelle, sera très vite oublié — qu’un tiers du déficit de l’assurance chômage est directement dû à la branche en charge des intermittents du spectacle qui ne représentent qu’un petit 3% de l’ensemble des chômeurs.

Même « massive », ce n’est plus de dérive dont on doit parler ici, mais bel et bien de détournement de fonds publics à la solde d’une caste bien particulière et très choyée d’individus qui ont le douteux privilège d’entourer régulièrement les politiciens, de la même sorte que les clowns, les saltimbanques et les fous entouraient toujours les rois et les courtisans. De nos jours, ces intermittents sont ceux qui, directement ou indirectement, animent les soirées des dirigeants, braquent les caméras vers les gouvernants, allument les lumières autour d’eux ou les maquillent avant qu’ils ne passent sur les plateaux télé, par exemple.

Ce sont aussi des personnes qui auront su utiliser le côté visible et médiatique de leurs revendications régulières, urbi et orbi, pour bien verrouiller leurs avantages. Ainsi, lorsque des manifestations internationales, représentant une certaine image de la France, sont parasitées par des mouvements syndicaux revendicatifs de ces intermittents, la (mauvaise) publicité provoquée profite directement aux troubles-fêtes qui ont là un levier de négociation important. De levier en levier, les privilèges s’entassent et rapidement, on en vient à sucer un tiers du déficit de l’assurance chômage pour 100.000 personnes environ. Magie du collectivisme et des assurances sociales gérées par l’État : ces 3% là sont au moins aussi provocants pour la société que le 1% dont on parlait bruyamment à l’automne dernier.

D’autant que, toujours d’après la Cour, les moyens de remédier aux problèmes pourraient exister, mais l’inertie face aux fraudes et aux abus semble insurmontable. En l’état actuel, le régime d’indemnisation des intermittents accumule de telles tares que la Cour en vient à estimer que la situation n’est pas soutenable.

Eh oui : à force de tirer sur la chevillette, la bobinette a chu. L’intermittence du bon sens dont ont fait preuve ceux qui ont largement profité du système l’ont directement propulsé vers la faillite (et oui, c’est le mot qui convient) et les « partenaires sociaux », chargés de prévenir ce genre de lièvres, se sont contentés, ces dernières années, de reconduire dans la plus parfaite insouciance, les clauses qui établissent ce régime sur-privilégié.

Mais ne vous inquiétez pas : même si les caisses sont vides, même si Migaud explique qu’on est au bout du rouleau, je suis sûr que tout continuera encore pendant un moment sur les mêmes rails, même si cela doit entraîner d’autres chômeurs, d’autres régimes dans le gouffre.

Après tout, the show must go on, hein.

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  • Ca me rappelle une scène de « Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » :
    Serrault est metteur en scène dans un théâtre lorsque Yanne débarque :
    Yanne : Mais c’est de la merde ta pièce !
    Serrault : Je sais mais j’ai reçu une subvention de la mairie.

  • migaud tape sur les intermittents pour detourner l’attention des autres abus.combien d’emplois fictifs ou de complaisance en france?(privé et public)

  • « Les intermittents du bon sens » -> l’expression est amusante, joliment tournée, mais totalement fausse: elle signifierait que les cuistres dont il est question ont par moment une once de bon sens. La réalité nous prouve le contraire. 😀

  • Les intermittents ne sont pas tous des profiteurs ! Les permittents et autres qui touchent des milliers d’euros du pôle emploi en plus de salaires mirobolants… Comme dans tous les autres secteurs, des patrons se gavent et les ouvriers ramassent les miettes.
    ex : sur un match de foot, le réalisateur gagne 10.000€ pour sa journée plus des indemnités chômage pour les jours non travaillés du mois, un assistant vidéo touche 100€ pour 8h alors qu’il en a bossé 14 et sans le pôle emploi il ne pourrait même pas payer son loyer…
    Pitié, arrêtez ces amalgames ridicules qui font sans doute des titres ronflants mais ne ciblent pas le vrai noeud du problème…

    • « Les intermittents ne sont pas tous des profiteurs !  »

      Non, mais le fait est que les intermittents représentent 1/3 du déficit de l’assurance chômage alors qu’ils ne représentent que 3% des chômeurs.

      « Comme dans tous les autres secteurs, des patrons se gavent et les ouvriers ramassent les miettes. »

      Gloubigoulba marxiste habituel. Pourquoi ne deveinnent-ils pas patrons alors?

      « ex : sur un match de foot, le réalisateur gagne 10.000€ pour sa journée plus des indemnités chômage pour les jours non travaillés du mois, un assistant vidéo touche 100€ pour 8h alors qu’il en a bossé 14 et sans le pôle emploi il ne pourrait même pas payer son loyer… »

      Illetrisme économique habituel. La rémunération ne dépend pas de la quantité de travail effectuée, mais la valeur ajoutée, de la richesse créée par le-dit travail (enfin, dans une économie libre; en France, pays ultra-étatiste et collectiviste, nombreux sont ceux qui ne doivent leur salaire qu’aux privilèges accordés par l’État à eux ou leur entreprise).

      « Pitié, arrêtez ces amalgames ridicules qui font sans doute des titres ronflants mais ne ciblent pas le vrai noeud du problème… »

      Pitié arrêtez cette illetrisme économique ridicule, cultivez-vous!

      • « Non, mais le fait est que les intermittents représentent 1/3 du déficit de l’assurance chômage alors qu’ils ne représentent que 3% des chômeurs »

        Ce qui montre bien que ce système doit être réformé ce que je ne conteste pas, étant moi même technicien intermittent.

        « Gloubigoulba marxiste habituel. Pourquoi ne deveinnent-ils pas patrons alors? »
        « Illetrisme économique habituel. La rémunération ne dépend pas de la quantité de travail effectuée, mais la valeur ajoutée, de la richesse créée par le-dit travail  »

        Vous faîtes donc partie de ces ânes qui ne veulent pas comprendre qu’un écart de salaire de plus de 1 à 100 c’est justement ce qui contribue à foutre en l’air notre économie.

        « Pitié arrêtez cette illetrisme économique ridicule, cultivez-vous! »

        Illétrisme est un nom masculin, je vous renvoie à vos cours d’orthographe de primaire Monsieur le grand donneur de leçons.

        • Désolé pour la faute d’orthographe, évidemment que je connais le genre du mot « illetrisme »…

          « Vous faîtes donc partie de ces ânes qui ne veulent pas comprendre qu’un écart de salaire de plus de 1 à 100 c’est justement ce qui contribue à foutre en l’air notre économie. »

          Si je suis prêt à vous payer 100 fois plus qu’une autre personne, c’est que j’y vois une bonne raison (même si je peux me tromper) et que je considère que la valeur ajoutée (subjective) que vous allez m’apporter est supérieure à ce que vous me coûtez, sinon je prendrai quelqu’un d’autre qui me coûtera moins cher ou je vous paierai moins.
          Ni moi, ni vous, ne pouvez juger si le salaire versé par quelqu’un d’autre à autrui est justifié ou pas.

          L’âne, ou plutôt l’illetré économique (car on peut être très intelligent mais ne rien connaître/conmprendre à l’économie) c’est plutôt vous dans ce cas. Encore une fois, cultivez-vous.

          • Et puis c’est « illettrisme/illettré » d’abord, j’suis fatigué aujourd’hui 😛

          • Vous lisez ce que vous voulez bien lire, je ne vous parle pas du montant du salaire mais de l’écart écarts de salaires indécents.
            La régulation des choix de carrière peut tout à fait se faire par le désir et la compétence. Mais il faut pour cela que chaque métier soit également valorisé (ce qui permettrait à chacun de s’engager dans un métier par vocation et non par cupidité).

            A salaire et à valorisation égale, un chercheur passionné ne deviendrait pas maçon sous prétexte que la maçonnerie exige moins d’effort de réflexion. Pas plus qu’un maçon ne viserait la place du chercheur s’il aime son métier.

            Il n’y a, finalement, qu’une infime partie de l’humanité hostile à ce principe. Seule d’ailleurs cette petite partie des dominants considère l’égalité des salaires comme un facteur de démotivation du monde, parce qu’elle seule serait réellement démotivée.

            L’ensemble des différences ségrégantes qu’utilise l’humanité pour évoluer, sont dépassables.

          • gloubi glouba libéral!rien ne justifie qu’un joueur de foot de deuxieme division gagne plus qu’un prof de fac.c’est effectivement « le marché »d’aujourd’hui qui détermine cette hérésie.et ne viens pas chanter que sarko est socialiste:il a été élu sur un projet libéral et son parti professe des idées libérales.si ce n’est pas le cas alors flamby est un faux socialiste et un libéral caché.c’est du meme tonneau

          • « c’est effectivement « le marché »d’aujourd’hui qui détermine cette hérésie. »

            Le marché, c’est le public. Tout ce que ça démontre, c’est que le public a des gouts de merde, ou du moins par rapport à vos propres gouts.

            Si je m’enrichis, c’est parce que mes clients m’en ont donné le droit, car je leur ai donné satisfaction.

            @aga_dude

            Et sur quelle base établirez-vous ces salaires ? En quoi un écart de salaires est indécent ? Selon votre jalousie ?

             » La régulation des choix de carrière peut tout à fait se faire par le désir et la compétence. Mais il faut pour cela que chaque métier soit également valorisé (ce qui permettrait à chacun de s’engager dans un métier par vocation et non par cupidité).  »

            Si les gens travaillaient seulement par vocation, quasi plus personne ne travaillerait. Qui travaille dans une chaine de montage, dans une usine, dans les métiers corvéables par vocation ?

        • Toutes ces considérations sont bien belles , toutefois sans jugement de valeur il faut admettre que 3% coutent 30% du déficit .La logique comptable ne plait pas à tous mais elle est la .

          • @justin bieber ( / la multitude de pseudos qu’il utilise)

            « et ne viens pas chanter que sarko est socialiste:il a été élu sur un projet libéral et son parti professe des idées libérales »

            Loooool! Merci pour cette bonne tranche de rigolade! 😀 Ou comment se décrédibiliser en une seule phrase…

    • @ph11 non ,ce n’est pas le marché qui détérmine les salaires des footeux:il y a des subventions publiques et il y a la lessiveuse d’argent sale.ces deux elements poussent fortement les prix a la hausse

      • Hum, bien que tout libéral qui se respecte dénoncera les subventions publiques accordées aux clubs de foot ou autre et l’argent sale, je doute que cela ait un impact réellement significatif sur les salaires des joueurs.

        Le salaire faramineux de certains joueurs de foot s’explique parfaitement par la popularité du football et notamment des droits TV qui en découlent, et par une analyse « marginaliste » des performances de ceux-ci (cf par exemple l’article de Vincent Bénard: http://www.objectifliberte.fr/2007/10/le-star-system-.html ).

  • Tirer à vue de la sorte, est à mon sens assez maladroit !
    Pour parler de l’intermittence, il faudrait déjà commencer par l’expliquer !
    Qui sont les gens qui en bénificient ? Techniciens et musiciens ! 2 réalités bien différentes ! Monter un statut d’intermittent en étant musiciens en 10 mois et demi, est de l’ordre de la performance aujourd’hui, pour la simple et bonne raison que nous n’avons jamais le même employeur (le principe même de l’intermittence). il en va autrement (et je ne mets pas tout le monde dans le même panier) chez les techniciens ( j’en ai mon cercle proche d’amis) qui travaillant pour la télé sont intermittent depuis 4 ans avec le même patron avec des taux d’indemnisations absolument monstrueux ! Là le bât blesse !
    c’est à mon sens sur ces dérives qu’il faudrait travailler ! Mais parler de musiciens intermittents sur privilégiés, c’est manquer cruellement d’informations valables !

    • Les musiciens et autres artistes ne devraient vivre que de ce dont les gens sont prêts à payer pour leur art, et non forcer l’ensemble des Français à payer pour des oeuvres qu’ils n’apprécient pas forcément.

      Si personne n’est prêt à payer pour mes compétences, je ne vois pas de quel droit je devrais forcer l’ensemble des Français à me donner de l’argent, fut-ce par l’intermédiaire de l’État. Parce-que j’ai une bonne tête? Parce-que mes compétences sont « incomprises »?

    • j’ai été intermittent,et aujourd’hui je suis commerçant.et oui je te confirme que les intermittents ont un regime privilégié.mais en france tous les cadeaux de l’etat sont des acquis sociaux ,donc considérés comme naturels

  • « Vous lisez ce que vous voulez bien lire, je ne vous parle pas du montant du salaire mais de l’écart écarts de salaires indécents. »

    Ai-je parlé de montant? Ou ai-je parlé de rapport de 1 à 100? Qui lit ce qu’il veut bien lire?

    « Mais il faut pour cela que chaque métier soit également valorisé (ce qui permettrait à chacun de s’engager dans un métier par vocation et non par cupidité).

    A salaire et à valorisation égale, un chercheur passionné ne deviendrait pas maçon sous prétexte que la maçonnerie exige moins d’effort de réflexion. Pas plus qu’un maçon ne viserait la place du chercheur s’il aime son métier.  »

    Et donc, QUI serait en charge de décréter la bonne « valorisation » de tel ou tel métier?
    En gros, il y a tel ou tel métier qui me plaît bien alors je devrais forcer tout le monde à payer pour que j’aie le salaire que je juge « honnête »?

    Non, quand on est respecteux de la liberté et du droit naturel d’autrui, on ne décrète pas quel devrait être le salaire de tel ou tel métier. C’est une affaire entre celui qui est prêt à payer et celui qui est prêt à faire le métier en question, ça en regarde personne d’autre: pas vuos, pas moi, pas l’État.

    « Il n’y a, finalement, qu’une infime partie de l’humanité hostile à ce principe. Seule d’ailleurs cette petite partie des dominants considère l’égalité des salaires comme un facteur de démotivation du monde, parce qu’elle seule serait réellement démotivée. »

    Ah, parce-que tu crois que je suis un « patron »? Un « riche »? Que je fais parti des « dominants » (et revoici le gloubiboulga marxiste).

    • @mateo:il existe un pays pauvre et très malheureux ou les écarts de salaire sont de 1 a 6.ce pays est sans doute un nid marxiste.c’est la norvège

      • « @mateo:il existe un pays pauvre et très malheureux ou les écarts de salaire sont de 1 a 6.ce pays est sans doute un nid marxiste.c’est la norvège »

        Euh… Le rapport? Surtout en prenant un seul exemple?

        De la même manière, je pourrais répliquer que des pays comme la Bosnie-Herzégovine, l’Ouzbekistan, la Macédoine ou encore l’Albanie sont plus « égalitaires » que la France… Leur situation est-elle enviable pour autant?

  • « d’après la Cour, les moyens de remédier aux problèmes pourraient exister »
    Comme d’habitude, la Cour nous a surtout pondu un beau discours mais bien pauvres en propositions concrètes. Ils disent qu’il faut réduire les dépenses mais comment ? mystère comme le souligne l’IFRAP… eux au moins ils essaient de voir les choses en face. http://www.ifrap.org/Rapport-de-la-Cour-ou-sont-les-reductions-de-depenses,12549.html

    • C’est un rapport d’où va le pognon, quoi faire est en dehors du champ.

      D’ailleurs si ils proposaient des solutions ce serait une levée de bouclier et un enterrement vite fait de cette institution. Cet enterrement ce passe donc chez les décideurs et au moins on a un rapport.

  • Il est étonnant qu’on parle des intermittents sans évoquer Philippe Muray:

    Pour le plaisir son portrait de l’avant-gardiste
    http://philippemuray.e-monsite.com/pages/textes/portrait-de-l-avant-gardiste.html

  • Tout simplement excellent article, le fond est évidemment excécrable, on est vraiment dans la guignolerie nationale.

  • Ce régime est un régime corporatiste particulièrement injuste et injustifiable, même par une « exception » qui n’a rien de « culturelle ». Il créé, entre autres injustices, des inégalités intolérables entre salariés bénéficiaires de l’assurance chômage. Il serait intéressant de demander aux candidats à l’élection présidentielle s’ils comptent le supprimer ou pas.

  • Un bon artiste, c’est un artiste mort. Il rapporte bien plus qu’un vivant., surtout aux ayant-droits.

    Heureusement qu’il n’y a pas d’intermittence dans le néant, les morts finiraient par demander des agios.

    Quoique, vu les trillons de dettes, certains ont certainement réussi leurs retours de l’au-delà !

  • « la situation ne pas soutenable. » est une faute insoutenable, je ne puis me taire plus longtemps!

  • Le titre de l’article est formidable.

  • Moi j’ai de la famille dans le bâtiment. ils ne travaillent pas toute l’année, essentiellement la belle période… Un peu comme les intermittents du spectacle…
    Alors j’exige que les caisses d’assurances leurs versent une juste et honnête compensation pour cette période d’inactivité.
    Une compensation qui serait calculée sur les 3 derniers mois de salaires. L’indemnisation serait de 100% du salaire et s’étalerait sur 9 mois consécutifs.

    En outre je dis que leur travail étant d’un très haut intérêt général, d’un très haut niveau artistique (oui, artistique, car couvrir des centaines de m² de murs avec exactement la même couleur c’est bien plus artistique que Soulage et son noir sur une vulgaire toile de papier), ces gens méritent un salaire d’un million d’euro par mois. Salaire qui sera versé grâce au prélèvement d’une taxe socio-artistique sur la vente de tous les produits culturels (livres, CD, place de cinéma, billets de théatre…) pour que tous les consommateurs d’arts puissent enfin participer pleinement à faire vivre les artistes du bâtiment à leur juste valeur…

  • Les chiffres sont la. Indéniables. Mais cet article amalgame les travailleurs qui tiennent les cameras et les patrons de chaînes qui décident ou la camera doit se trouver est blessant et donne des intentions politique a des gens qui, pour leur travail, ne sont la que pour exercer leur métier de cadreur.
    Ceci étant dit, bien que nous ayons les chiffres, c’est l’information, ce papier est totalement inintéressant par ailleurs. Pas de proposition ni d’analyse. Je vous invite a lire ici Un vrai travail journalistique.
    http://www.atlantico.fr/decryptage/intermittents-spectacle-deficit-permanent-chere-exception-culturelle-pierre-michel-menger-285699.html?page=0,0

    • La bonne blague. La proposition est évidente, claire, limpide : aucun traitement spécial pour les zintermittents. Même régime que tout le monde, fin du déficit. Pour le reste, qu’y a-t-il d’autre à analyser dans la déroute d’un système de privilèges laxistes ?

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