No we can’t ? Le recul des libertés économiques dans le monde

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No we can’t ? Le recul des libertés économiques dans le monde

Publié le 26 janvier 2012
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L’édition 2012 de l’Index de Liberté Économique vient d’être édité par l’Heritage Foundation et le Wall Street Journal. Les États-Unis sont sur le point de sortir du Top 10, tandis que la France perd trois places et pointe au 67è rang.

Un article d’Estelle Devisme

L’année 2011 a entraîné avec elle une bonne part de la liberté économique dont bénéficiaient nos sociétés. L’Heritage Foundation et The Wall Street Journal viennent de publier l’Index de Liberté Économique 2012, qui classe les pays du monde selon le niveau de liberté économique qui y règne. Plus le pays est économiquement libre, plus sa note est proche de 100.

Dix indicateurs de liberté permettent d’analyser la situation de 184 pays :

  • Le respect des droits de propriété et l’absence de corruption, qui correspondent à la protection constitutionnelle de l’État de droit ;
  • La liberté fiscale et le niveau des dépenses publiques, qui correspondent à la limitation des pouvoirs du gouvernement ;
  • La liberté d’entreprendre, la liberté du travail et la liberté monétaire, qui correspondent à l’efficacité des mesures de régulation économique ;
  • La liberté du commerce, la liberté de l’investissement et la liberté financière, qui correspondent à l’existence de marchés libres.

Les États-Unis perdent une nouvelle place dans le classement et se retrouvent 10ème. Le diagnostic est le même qu’en 2011 : l’augmentation des dépenses publiques, notamment avec les immenses plans de relance économique du président Obama, est synonyme d’un pouvoir de l’État fédéral toujours plus étendu et d’une dette publique croissante. Ces mesures n’ont pas amélioré le taux de chômage, qui s’élève toujours à 9% de la population ; la confiance des investisseurs, des entrepreneurs et des créateurs d’emplois est loin d’être rétablie.

À noter, une inquiétante augmentation de la corruption et du copinage au sein de l’administration en place. Celle-ci avait d’ailleurs été dénoncée en 2009 par la journaliste conservatrice Michelle Malkin dans Culture of Corruption.

Il n’est pas étonnant que les États-Unis (août 2011), puis la France, aient perdu la note AAA qui évaluait leur solvabilité vis-à-vis de leurs créanciers. La France, toujours classée parmi les économies «modérément libres», perd 3 places, passant du 64e au 67e rang.

La mauvaise gestion des finances publiques par l’État français est la raison principale de ce recul. Avec un budget toujours en déficit, les dépenses publiques, qui ont considérablement augmenté avec les mesures de relance économique, sont désormais supérieures à la moitié de la production domestique totale. Les dépenses de l’État seules placeraient la France au 170e rang mondial. Le droit du travail, trop rigide, empêche la compétitivité des entreprises françaises. La pression fiscale sur les contribuables, équivalente à 41,9% du produit intérieur brut, demeure beaucoup trop élevée.

L’Index prend en compte les quelques efforts de Nicolas Sarkozy pour déréglementer l’économie mais souligne l’insuffisance des réformes mises en place ; il souligne également la perpétuelle distorsion des prix due aux subventions agricoles de la Politique Agricole Commune.

Plus globalement, les pays «occidentaux» reculent. Si l’Australie (3e) améliore ses résultats, la Suisse (5e) et le Canada (6e) perdent respectivement 0,8 et 0,9 points ; l’Irlande perd deux places au profit du Chili (7e) et de Maurice (8e), le Danemark perd 2,4 points et 3 places, et se retrouve 11e. La note de la plupart des pays européens a baissé de plus d’un point.

75 pays ont amélioré leurs performances, notamment en Asie (outre Hong Kong, Singapour, Taïwan… c’est le cas des Philippines, de l’Indonésie), en Amérique Latine (ex. Pérou, Costa Rica, Brésil), en Afrique (entre autres Rwanda (59e), Guinée-Bissau, Zimbabwe) avec des notes de plusieurs points supérieures, même s’ils demeurent pour la plupart dans la seconde moitié du classement.

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Article publié originellement le 16.01.2012 sur Le Bulletin d’Amérique.

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