Réformes de la négociation collective dans le secteur public aux États-Unis

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Réformes de la négociation collective dans le secteur public aux États-Unis

Publié le 6 novembre 2011
- A +

Aperçu des réformes adoptées dans plusieurs États américains quant à la négociation collective dans le secteur public.

Un communiqué de l’Institut Économique de Montréal (*)

Les citoyens de l’Ohio seront appelés à se prononcer le 8 novembre prochain dans le cadre d’un référendum sur une réforme qui limiterait la négociation collective dans le secteur public. Celle-ci retirerait aussi le droit de grève aux 300.000 employés des municipalités et des écoles. Le Point publié par l’Institut économique de Montréal (IEDM) propose un portrait de la situation pour mieux en comprendre les enjeux.

Le droit à la négociation collective dans le secteur public existe depuis un demi-siècle environ aux États-Unis, dans une trentaine d’États à ce jour. Ces derniers temps, on semble toutefois assister à un retour du balancier alors que plusieurs États américains aux prises avec des difficultés financières ont adopté des lois pour limiter la négociation collective des employés de leur secteur public. Au moins une dizaine d’États (dont le Michigan, l’Indiana et le Wisconsin) ont adopté des lois à cet effet depuis le début de l’année. « Il s’agit véritablement d’une tendance qui émerge dans plusieurs États américains. La publication ne vise pas à faire des recommandations, mais bien à comprendre ce phénomène », explique Youri Chassin, économiste à l’IEDM.

Ces jours-ci, c’est le cas de l’Ohio qui retient l’attention, car les réformes apportées à la négociation collective dans le secteur public de cet État traditionnellement ouvrier font l’objet d’une contestation. Ses 11 millions de citoyens devront bientôt se prononcer sur le sort de la loi.

Le changement de cap du Wisconsin, quant à lui, est symbolique puisqu’il s’agit du premier État américain à avoir octroyé le droit de négociation collective à certains employés du secteur public en 1959. En mars 2011, une loi a été adoptée afin de restreindre la négociation collective à la question du salaire de base et de limiter les augmentations de salaire au rythme de l’inflation, à moins de soumettre ces augmentations à un référendum.

Cette tendance à vouloir réduire les dépenses publiques, notamment par des salaires et avantages sociaux moins généreux, ne se limite pas aux élus républicains. Dans l’État de New York par exemple, le gouverneur démocrate souhaite geler les salaires des fonctionnaires qui constituent une part importante du budget.

Le Point sur les négociations collectives dans le secteur public, préparé par Youri Chassin, économiste à l’IEDM, peut être consulté sans frais sur le site de l’IEDM.

—-
(*) L’Institut économique de Montréal est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses publications, ses interventions et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché. Il n’accepte aucun financement gouvernemental.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le monstre de l’inflation est sorti de son placard dans les pays occidentaux. Et pas sûr qu’il y retourne gentiment.

La dérive des prix a atteint 7 % l’an dernier aux États-Unis, du jamais vu depuis… 39 ans. En zone euro, elle est passé en douze mois de presque zéro à 5 %, un niveau atteint pour la dernière fois il y a trente ans sur le continent. La France est en retrait, à 2,8 %, mais sans doute plus pour longtemps.

Cette flambée est essentiellement la conséquence des restrictions imposées suites au covid. Les confinements, fe... Poursuivre la lecture

Par Jean-Éric Branaa.

Depuis le 6 janvier 2021, se pose la question de la place de Donald Trump dans le débat public, notamment en vue des prochaines échéances électorales. Cette interrogation relance en même temps la question de la survivance de ce que l’on a appelé le « trumpisme ». Après quelques mois de sidération face à une victoire qui n’avait pas été anticipée, en 2016, on a vu se multiplier l’utilisation de ce terme, régulièrement invoqué dans les articles ou les reportages les plus dramatiques sur l’état du pays de Lincoln.Poursuivre la lecture

Malgré de nombreuses et ardues négociations, les démocrates ne pourront pas adopter leur fameux projet Build Back Better (BBB) pour l’instant. L’un des leurs, le sénateur de la Virginie occidentale Joe Manchin, a annoncé qu’il s’opposerait au titanesque projet de loi de trois billions (12 zéros) de dollars.

Évidemment, les réactions négatives ont été presque instantanées. Chez les démocrates, on doute de la loyauté de Manchin envers son parti. Joe Biden a même promis « de lui parler » et ne semble pas regretter ce message agressif. Mai... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles