Brève introduction à la pensée d’Ayn Rand

L’objectivisme rejette toute croyance dans le super naturel, toute forme de déterminisme, toute forme d’altruisme, toute forme de collectivisme, le mysticisme et le scepticisme

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Brève introduction à la pensée d’Ayn Rand

Publié le 22 septembre 2011
- A +

À l’occasion de la sortie, aux Belles Lettres, de La Grève, roman d’Ayn Rand traduit par Sophie Bastide-Foltz, nous vous invitons à lire cette brève introduction à la pensée d’Ayn Rand, proposée par le professeur Bertrand Lemennicier. Article à lire en complément à celui de Damien Theillier, que vous retrouverez ici

La Métaphysique

« La réalité, le monde en dehors de notre corps, existe indépendamment de notre conscience, indépendamment de la connaissance ou des croyances, sentiments, désirs ou peur de celui qui l’observe. Cela signifie que A est A, les faits sont les faits, Les choses sont ce qu’elles sont et que la tâche de la conscience de l’individu est percevoir la réalité, non de la créer ou de l’inventer.

L’objectivisme rejette toute croyance dans le super naturel et toute idée que les individus ou les groupes créent leur propre réalité.

La nature humaine

« L’homme est un être rationnel. La raison, comme moyen unique de connaissance, constitue son seul moyen de survie. Mais l’exercice de la raison dépend du choix de l’individu. « L’homme est un être de volonté et de conscience ». Ce que l’on appelle l’âme ou l’esprit est la conscience et ce que l’on appelle la volonté libre n’est pas autre chose que la liberté de penser ou de ne pas penser, la seule volonté que vous avez, la seule liberté que vous ayez. C’est le choix qui contrôle tous les autres choix que vous faites et qui déterminent votre vie et votre personnalité »

L’objectivisme rejette toute forme de déterminisme, la croyance que l’homme est la victime de forces en dehors de son contrôle (Dieu le destin, les gènes, les conditions économiques ou sociales)

L’Éthique

« La raison est l’instrument par lequel on émet des jugements de valeurs et avec lequel on guide l’action. La norme éthique est :la survie de l’homme en tant qu’homme – c’est-à-dire ce qui est pré requit par la nature de l’homme pour survivre comme un être rationnel ( non pas comme la survie physiologique mais transitoire d’une brute sans cervelle).

La rationalité est la vertu principale de l’homme avec les trois valeurs fondamentales : la raison, les objectifs, l’estime de soi. L’homme – chaque homme- est une fin en soi, et non un moyen pour les fins des autres. Il doit vivre pour lui même, sans se sacrifier pour autrui, ni sacrifier autrui à ses propres fins. Il doit travailler pour son intérêt personnel avec la poursuite de son propre bonheur comme principe moral le plus élevé de sa vie »

L’objectivisme rejette toute forme d’altruisme – l’idée que la moralité consiste dans le fait de vivre pour les autres ou la société.

La politique

« Le principe de base de l’éthique objectiviste est que personne n’a le droit de tirer de la valeur d’un autre être humain par l’usage de la violence physique – personne ni groupe humain n’a le droit d’initier la violence contre les autres. Les hommes ont le droit d’user de la violence que dans le cas de légitime défense et seulement contra ceux qui l’ont initiée. Les hommes doivent vivre ensemble par l’échange volontaire, donnant de la valeur contre de la valeur, ils doivent le faire par un consentement mutuel libre pour obtenir un bénéfice mutuel. Le seul système social qui interdit l’usage de la violence dans les relations entre individus est le capitalisme de laissez faire. Le capitalisme repose sur la reconnaissance des droits individuels, compris le droit de propriété, dans lequel le rôle du gouvernement est de protéger les hommes de ceux qui initient la violence physique. »

L’objectivisme rejette toute forme de collectivisme tel que le fascisme ou le socialisme. Il rejette aussi l’économie mixte, notion qui signifie que le gouvernement devrait réglementer l’économie et redistribuer la richesse.

Épistémologie

« La raison de l’homme est pleinement capable de connaître les faits de la réalité. La raison est une faculté conceptuelle qui permet d’identifier et d’intégrer les matériaux produits par nos sens. La raison est les seul moyen pour l’individu d’acquérir une connaissance  »

L’objectivisme rejette le mysticisme (c’est-à-dire la foi ou l’émotion comme mode d’acquisition des connaissances) et il rejette le scepticisme (la proclamation que la vérité ou la connaissance est impossible).

L’esthétique

« L’art est un re-création sélective de la réalité selon les jugements de valeurs métaphysique de l’artiste » L’objet de l’art est de concrétiser les vues fondamentales de l’existence de l’artiste.

Ayn Rand se décrivait elle même comme une « romantique réaliste »

 » Je suis une romantique dans le sens que je présente les hommes comme ils devraient être. Je suis une réaliste dans le sens que je les place sur terre « .

Les ouvrages littéraires de Ayn Rand projette une vision idéale et non idéelle de l’homme.

Extrait du site de Bertrand Lemmenicier

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Gloria Alvarez, la passionaria libérale, dit tout et c’est dans Contrepoints ! Elle s’exprime pour la première fois en France, et c’est dans Contrepoints.

Gloria Alvarez est une jeune femme influente. Auteur de trois livres, conférencière très sollicitée, en Amérique Latine en Espagne ou aux USA, hyper active sur les médias sociaux avec 377 000 followers sur Twitter et 242 000 sur Instagram, elle est sans doute l'influenceuse libérale féminine numéro un dans le monde ! Elle prône le libéralisme dans tous les domaines. Liberté, frontièr... Poursuivre la lecture

Par Karel Beckman Traduit par Mathieu Chauliac, Institut Coppet.

Avant la publication par Hans-Hermann Hoppe de sa critique sans précédent de la démocratie dans Democracy The God That Failed en 2001, les libertariens ne considéraient pas l’analyse de l’idée de démocratie comme prioritaire. Il est probablement juste de dire qu’ils avaient tendance à la concevoir comme un système politique neutre, susceptible d’orienter une société dans la direction soit individualiste soit collectiviste. Les menaces représentées par le socialisme et le ... Poursuivre la lecture

Le titre du dernier ouvrage, considérable et remarquable de par l'ampleur et l'érudition, de Jean-Philippe Delsol, Civilisation et libre arbitre, peut paraître quelque peu sévère, mais réfléchissez-y, c'est là que tout se joue, s'est joué et continuera à se jouer, à moins que l'on n'interrompe la partie, qui est la nôtre et explique pourquoi l'Occident est différent.

Réfléchissons-y, car cela ne va pas de soi. Dit sans fard, la grandeur de notre civilisation réside dans l'idée que l'Homme dispose du pouvoir et de la liberté de penser e... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles