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La clé de la prospérité

Publié le 16 septembre 2011
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On vit à une époque où il est mal vu, voire hérétique, de prôner un allègement du fardeau fiscal des entreprises. C’est fort regrettable, car cet obscurantisme compromet notre prospérité à long terme.

Par Nathalie Elgrably-Lévy, depuis Montréal, Québec

Depuis quelques jours, les mauvaises nouvelles s’enchaînent: aucune création d’emplois aux États-Unis, l’économie canadienne perd 5500 emplois, la production recule au second trimestre, les prévisions relatives à la croissance sont révisées à la baisse, la crise de la dette souveraine en Europe s’intensifie et la croissance mondiale ralenti.

Les apôtres des plans de relance étatiques et de l’interventionnisme débridé ont immédiatement réclamé qu’Ottawa prenne des mesures pour créer des emplois. C’est notamment le discours tenu par Bob Rae, chef intérimaire du Parti libéral du Canada, et par Nycole Turmel, chef de l’opposition officielle à Ottawa. Cette dernière exhorte même le gouvernement Harper à s’inspirer des nouvelles mesures annoncées par le président Obama. Bref, toujours la même cassette, toujours les mêmes aberrations économiques.

Pourtant, devant l’échec retentissant des mesures de relance mises de l’avant par Washington, il devrait être maintenant manifeste que cette approche est inefficace. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement? Certes, l’État injecte des fonds qui augmentent le pouvoir d’achat des ménages. Mais d’où proviennent les sommes ainsi dépensées? De la poche des contribuables, évidemment! Donc l’État diminue dans un premier temps le pouvoir d’achat des individus par la fiscalité et l’augmente ensuite par l’entremise de ses programmes de relance. C’est comme prélever de l’eau à l’extrémité gauche de la piscine pour l’injecter ensuite à l’extrémité droite!

Si les mesures de relance de tradition keynésienne ne fonctionnent pas, que faut-il faire? D’abord, il faut prendre conscience que (1) contrairement au mythe largement véhiculé, ce n’est pas parce qu’une société augmente sa consommation qu’elle s’enrichit, c’est plutôt parce qu’elle s’enrichit qu’elle peut augmenter sa consommation; et (2) l’investissement est le principal facteur de croissance et donc d’enrichissement à long terme. La suite est évidente. Il suffit d’identifier les éléments qui favorisent l’investissement et qui incitent les entrepreneurs à se lancer en affaires.

Fort heureusement, l’investissement est un phénomène maintenant bien compris. On sait notamment que l’incertitude tue l’investissement. Il faut donc offrir à l’entrepreneur un environnement économique, politique et réglementaire stable et transparent. Quelle entreprise accepterait d’investir et d’embaucher si elle ignore la tendance que prendront la fiscalité et la réglementation auxquelles elle est soumise, ou si elle n’a pas confiance en l’avenir?

On sait également que l’impôt des sociétés mine l’investissement. Une étude de l’OCDE publiée en 2008 avait d’ailleurs affirmé que « les impôts sur les sociétés grèvent le plus la croissance, suivis par les impôts sur le revenu des personnes physiques, et ensuite les impôts sur la consommation ». Certes, on vit à une époque où il est mal vu, voire hérétique, de prôner un allègement du fardeau fiscal des entreprises. C’est fort regrettable, car cet obscurantisme compromet notre prospérité à long terme.

Ainsi, si je puis me permettre de donner à mon tour un conseil à M. Harper, c’est d’ignorer les propos économiquement absurdes des partisans des plans de relance. Moins ses politiques s’inspireront des principes keynésiens, mieux ce sera pour le Canada!

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  • Wikipédia :  » L’impôt sur les sociétés est un des impôts dont le poids marginal pèse le plus sur l’activité économique : une hausse de l’IS de l’équivalent de 1 % du PIB génèrerait la perte d’emplois la plus élevée ex post : 172 000 emplois (calcul ex post, c’est-à-dire en tenant compte des modifications de comportements des agents économiques ; les recettes de cet impôt ne sont pas affectées)  »

    Augmenter l’IS créerait du chômage, combien d’emplois créer si on le diminuait ?

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