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Barack Obama, illettré économique

Publié le 25 juin 2011
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Au fil des siècles, les pays traversent des périodes de prospérité et de marasme. De grandes puissances économiques deviennent des brebis galeuses, et vice-versa.

Le cas américain est éloquent. Comment expliquer qu’une économie qui a fait l’envie de toute la planète pendant des décennies connaisse maintenant des difficultés économiques aussi graves que persistantes?

Certes, on peut invoquer la bulle immobilière, l’endettement de Washington, la baisse de la valeur du dollar, etc. Bien que réels, ces phénomènes ne peuvent à eux seuls expliquer la débandade de l’économie américaine. Ils ne sont que l’expression flagrante d’un mal plus profond et largement répandu.

Dans plusieurs pays, mais particulièrement aux États-Unis, la plus grande tragédie n’est ni le chômage ni la récession, mais bien le fait d’être dirigé par un parfait illettré économique!

Barack Obama nous a récemment donné une preuve supplémentaire de son ignorance abyssale des principes économiques les plus élémentaires lors d’une entrevue accordée à la chaîne NBC. Alors que l’animatrice l’interrogeait sur la persistance du chômage en dépit des plans de relance, le président des États-Unis a répondu : « Notre économie connaît des problèmes structurels attribuables au fait que beaucoup d’entreprises ont compris qu’elles peuvent être plus efficaces avec moins de travailleurs. Quand on va à la banque, on utilise le guichet automatique, on ne va pas au comptoir. À l’aéroport, on utilise la billetterie électronique plutôt que de s’enregistrer au comptoir. »

Ainsi, pour M. Obama, le chômage demeure élevé à cause des nouvelles technologies. Le problème, ce serait l’innovation. Vous avez bien lu, l’I-N-N-O-V-A-T-I-O-N! L’efficacité nuirait à l’économie.

Cette affirmation circule depuis longtemps dans les cercles gauchistes, mais il est stupéfiant, déconcertant et carrément terrifiant d’entendre l’occupant de la Maison-Blanche entretenir pareil mythe!

Stupéfiant

Stupéfiant, parce que ce mythe a maintes fois été déboulonné au cours des deux derniers siècles. On peut citer les économistes Frédéric Bastiat au XIXe siècle, ou Joseph Schumpeter et Henry Hazlitt au XXe siècle, mais le gros bon sens suffira.

Il est vrai que les innovations technologiques font disparaître certains emplois. En revanche, n’oublions pas qu’elles ne tom-bent pas du ciel. Il faut des ingénieurs pour les concevoir, des usines pour les produire et des travailleurs pour les transporter, les installer et les entretenir. Autant d’emplois qui doivent leur existence à ces mêmes technologies.

Déconcertant

Déconcertant, car le président des États-Unis devrait savoir mieux que quiconque que la prospérité d’un pays passe obligatoirement par la productivité. Or, rien ne permet d’augmenter la productivité mieux que le progrès technique.

Terrifiant

Terrifiant, parce que si Barack Obama est convaincu que les avancées technologiques augmentent le chômage, il devrait logiquement croire que tout recul technologique permet de créer des emplois. J’ose à peine imaginer le genre de politiques économiques tordues qu’un raisonnement aussi bancal pourrait inspirer!

Il est impossible de maintenir la prospérité avec des politiques qui contredisent les lois fondamentales de l’économie. Or, malheureusement, nous vivons dans une ère où ce sont des illettrés économiques qui prennent les décisions. Et on se demande pourquoi ça va mal?

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  • Surtout si le progrès technique permet effectivement d’abaisser les couts de main d’œuvre (ce qui suppose précisément qu’il n’y est pas besoin d’autant d’emploi dans la conception, le transport etc), alors les bénéfices des entreprises augmenteront, ce qui leur permettra de créer de nouveaux emplois. Ou alors les prix de ventes diminueront, ce qui permet ra de consommer plus de bien et service créant encore une fois les emplois manquants.

  • waow… Merci pour l’info. A ressortir à tous ceux qui croient encore en Obama (et malheureusement, surtout en France, ils sont nombreux à le faire juste par principe).

  • En France aussi, on doit supporter un illettré économique qui nous mène à la faillite lorsqu’il affirme que le pays est une entreprise.

    • Si le pays était vraiment géré comme une entreprise, on serait effectivement en faillite depuis longtemps. Non pas à cause de la gestion entreprenariale, mais parce que l’Etat est tellement mal géré que l’aveu d’échec serait absolument évident: une entreprise sur-endettée restructure, plutôt que de continuer à s’endetter encore et encore.

      Donc non, le pays n’est pas une entreprise. Juste un gros machin bien mal géré.

  • Ca fait pitié un article de politique aussi nul.

    • pas mal non plus vos arguments !
      vous avez écrit là toute votre réflexion ou vous laissez un peu de suspens ?

      • C’est un texte long et lourdingue sur une phrase demago qu’aurait dite obama.
        Comme si sa politique se résumait a cela.
        Comme si il etait en train de favoriser la desinnovation des usa : ABSURDE

        • Phrase démago certes, mais reflétant un problème grave.

          Un peu comme si un politique sortait quelque chose comme « les problèmes économiques du pays sont la faute des immigrés ». Court et démago oui, mais pas que: révélateur d’une profonde ignorance du système économique, témoin de la dangerosité de l’individu.

          Faites l’analogie: répondriez vous à quelqu’un critiquant ce fait : « comme s’il était en train d’expulser tous les immigrés: ABSURDE » ?

  • Tout à fait d’accord avec vous Arno, cet article ne voit le problème que par le petit bout de la lorgnette et use avec facilité de la confusion entre deux termes:innovation et progrès!
    Qui peut dire qu’innovation et progrès vont de pairs? Qu’il ne faille sous aucun prétexte prendre en compte l’intégralité des variables naturelles, matérielles, culturelles et économiques pour juger de leur efficacité à servir l’homme (ou à le détruire comme en 14), de leur durablilité (très problématique actuellement), ou de la justice sociale.
    Un article long pour une idée courte!

    • Dès l’instant où on assimile le progrès aux concepts fumeux de durabilité et de justice sociale, il est indispensable de penser que l’innovation est le contraire du progrès. C’est ainsi que naissent les « alterlogiques », écologie politique, décroissance, démondialisation, inéluctablement totalitaires, puisque 2+2=5.

  • « Concept fumeux de justice sociale » J’adore!
    Pourquoi « indispensable »? Et pas « pertinent »?
    Question de point de vue probablement; le vôtre a l’air si pondéré et ouvert!

    • Commencez par définir durabilité et justice sociale, on verra bien si c’est pertinent, digne d’ouverture d’esprit et de pondération.

      • Très simplement: 1: nous vivons dans un monde fini où les ressources sont limités.
        2: nous faisons et ferons payer une dette écologique et économique à d’autres.
        J’espère n’avoir pas dit de bêtises…!

        • Evidemment que le monde est fini, à commencer par l’appétence au travail de ceux qui se réfugient dans les idéologies faciles.

          C’est justement parce que le monde est fini que le marché est infiniment plus efficace que l’intervention étatique. L’Etat ne peut jamais réaliser l’allocation optimale des ressources finies, sinon au profit d’une caste, parce que c’est tout simplement une tâche inaccessible aux fonctionnaires, fussent-ils des petits génies.

          La dette écologique est fondée sur l’illusion que la nature serait bonne par défaut, alors que c’est notre travail accumulé sur l’héritage de nos ancêtres qui permet d’en corriger, certes encore très partiellement, les immenses défauts. La nature est au service de l’homme : elle doit être domestiquée et profondément corrigée pour être entièrement à son service. C’est l’anthropocentrisme qui constitue l’avenir de l’homme, à l’opposé de l’écologie politique.

          Xavier, vous n’avez toujours pas défini la durabilité (le béton armé est-il durable ?) ni la justice sociale (les revenus doivent-ils aller uniquement à ceux qui produisent ?). Tant qu’ils ne sont pas définis clairement, ces concepts fluctuants restent des arguments impuissants pour légitimer une thèse.

          • Je reprends vos divers points:
            – Le béton armé est-il durable? Non, si c’est pour construire des autoroutes sur lesquelles circuleront des voitures accentuant la:
            – dette écologique qui n’est pas une illusion, et votre définition est incomplète; je vous renvoie aux études sur l’empreinte écologique sur Wiki et autres et à ces schémas: http://www.artevod.com/dessous_des_cartes_empreinte_ecologique .
            – allocation des ressources par le marché!? Vous pensez sérieusement que la somme des intérêts individuels fait l’intérêt collectif? Je serai bien volontiers porté à vous croire si vous pouvez me le prouver! Mais après tout, peut-être que les agro-carburants se mangent!
            – L’anthropocentrisme… Question de point de vue… je n’en suis pas convaincu.

          • « Mais après tout, peut-être que les agro-carburants se mangent! »
            Tous les carburants se « mangent », dans le sens où il en faut (et même beaucoup) pour avoir une production agricole abondante, car mécanisée. Après, c’est à nous de choisir si on préfère « manger » du carburant fossile ou du carburant renouvelable.

            Produire de l’agro-carburant ne vient absolument pas réduire la disponibilité de nourriture, quand l’alimentation vient à manquer (ça arrive) c’est pour de toutes autres raisons qu’une conversion de produits agricoles (d’ailleurs immangeables …) en carburant

  • Cela me rappelle le métier jacquard.
    « Le Métier Jacquard est un métier à tisser mis au point par le lyonnais Joseph Marie Jacquard en 1801…….
    Grâce à lui, il est possible pour un seul ouvrier de manipuler le métier à tisser, au lieu de plusieurs auparavant. À Lyon, le métier Jacquard fut mal reçu par les ouvriers de la soie (les Canuts) qui voyaient en lui une cause possible de chômage. C’est la cause de la Révolte des Canuts. Les ouvriers cassent les machines. »

  • Washington Today. jimjones27. – Pierre SIMON.
    Un Business Model configure la creation de valeur aux actionnaires et a l’entreprise. Le progret technique selon les intentions strategiques configure d’apres l’Innovation Strategique Incrementale ou l’efficacite operationnelle, [Porter (1996) et Schumperter (1972)] ont permis de configurer la Chine et l’Inde en « USINES » du monde. L’Innovation Concurrentielle Radicale selon [Hamel (2002) et Gluckman (1998)] par les memes intentions strategiques configure la performance operationnelle qui impose le retour des « USINES » dans les pays Occidentaux, en l’occurrence aux Etats Unis. D’ou vient que BHO veut juste montrer qu’aucun secteur (DAS) n’est en declin, mais que ce sont les Dirigeants qui ont sclerose la performance operationnelle ou le Management Intelligence au profit du Management myope et/ou speculatif, [Chesbrough (2003) et Mintzberg (2005)]. D’ou vient la faible croissance actuelle des economies Occidentales au profit des economies emergeantes (Chine, Inde, Bresil…).
    Nous nous arretons la.
    Merci d’excuser l’absence d’accents, faute de clavier Francais.
    Merci d’excuser les fautes de traduction et d’orthographe.
    Washington Today. jimjones27. – Pierre SIMON.

  • Obama n’a pas tort quand il dit que l’innovation augmente le chômage, puisqu’effectivement l’innovation détruit des emplois. Pour en recréer ailleurs, certes. Mais destruction et créations ne se font pas forcément au même rythme, pas au même endroit (les machines qui mettent les travailleurs américains au chômage sont souvent construites en Chine) il y a des gagnants et des perdants à ce petit jeu et surtout en période de crise on détruit plus qu’on ne crée. C’est un jeu à somme positive, mais uniquement sur le long terme.
    Obama ne dit pas autre chose, cf son dernier discours sur l’Etat de l’Union où il fait l’éloge de l’innovation.
    Si quelqu’un s’étonne encore de la popularité d’Obama, ne cherchez pas plus loin: elle vient juste de la mauvaise foi de ses contradicteurs.

  • @ RomainNZ : The Economist a consacré un article plus long, et argumenté, avec les chiffres, à cette erreur économique de Barack Obama : factuellement, l’affirmation d’Obama est fausse : il y a plus de guichetiers depuis qu’il y a des DAB qu’il n’y en avait avant !
    http://www.economist.com/blogs/democracyinamerica/2011/06/technology-and-unemployment
    Frédéric Bastiat a consacré deux textes précisément à ce sujet de l’emploi et de la technologie : le chapitre VIII (les machines) de son essai « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas » ; et son essai « Midi à quatorze heures ». Ils valent la peine d’être lus.

    • Ah… que le flamboyant G.W. Bush, dont les politiques n’ont absolument pas mené les US où ils en sont maintenant, semblent être apparemment aveuglément regrettées par certains « auteurs d’articles journalistiques »… (cynisme, cynisme)

      « […] beaucoup d’entreprises ont compris qu’elles peuvent être plus efficaces avec moins de travailleurs »
      C’est ce passage là qui est le plus important. Il ne critique pas l’innovation, mais le fait que le trend actuel est souvent de licencier pour maximiser les bénéfices, engendrant par là plus de chômage (et donc des consommateurs consommant moins, etc.).

      Et puis bon, hormis le fait que j’aimerai bien connaître mieux le contexte dans laquelle cette phrase a été dite (ce qui la précède et la suit notamment), je me demande bien comment serait le secteur automobile américaine actuellement si McCain avait été président au lieu de « Barack Obama, illettré économique ». Totalement anéanti, sans aucun doute.

  • Mieux vaut lire ca que d’etre aveugle.

    Et enchainer en lisant le sous-titre du site « le nivellement par le haut » : wouarf.

    Plus jamais je ne reviens ici.

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Par la rédaction de Contrepoints.

Il arrive souvent que, même sur ce site, des commentaires témoignent d’une certaine ignorance en matière économique.

C’est l’occasion de rappeler l’existence d’un petit livre écrit il y a quelques années par notre contributeur régulier Gérard Dréan dans le but justement de combler cette lacune.

Cet ouvrage de 230 pages vise à présenter les faits fondamentaux de la réalité économique, en se gardant bien d’entrer dans la confrontation des théories et encore plus des idéologies.

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