FMI, au tour d’un non-Européen

Et pourquoi pas la néo-zélandaise Ruth Richardson ?

Par Daniel Hannan, d’Oxford, Royaume-Uni
Le temps est venu pour un candidat non-Européen.

Jusqu’à présent, je n’avais rien écrit à propos de l’affaire Strauss-Kahn, pour d’évidentes raisons. La présomption d’innocence ne devrait pas être simplement un vœu pieu de journaliste, ni être compromise par la gravité de l’accusation ou par les manquements de l’accusé. M. Strauss-Kahn n’a encore été déclaré coupable d’aucun crime et il serait bon de s’en rappeler.

Malgré tout, une chose doit être dite. M. Strauss-Kahn a effectué des choix lamentables en tant que directeur du FMI, dont le pire aura été de venir en aide aux États européens n’étant pas en mesure de rembourser leurs emprunts. Était-il, en tant que socialiste français pro-Euro, plus intéressé par la persistence de la monnaie unique plutôt que par la prospérité des États Membres de l’U.E. ? Nous ne le saurons jamais. Maintenant qu’il a démissionné, il pourrait être intéressant de choisir son successeur en dehors de la zone Euro – et de préférence en dehors de l’Union Européenne – afin de mettre fin à tout soupçon de partialité.

Mon candidat? La charmante et intelligente Ruth Richardson, qui rétablit l’économie Néo-Zélandaise au début des années ‘90. Elle avait hérité, à échelle réduite, des problèmes auxquels l’économie mondiale est aujourd’hui confrontée : une crise bancaire et un déficit fiscal exponentiel. Elle résolut ces problèmes avec un tel brio que la Nouvelle-Zélande n’a plus jamais sérieusement regardé dans le rétroviseur. Il est temps que Ruth s’occupe du monde entier.