Plan de sauvetage portugais

Ruineux et illégal

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Plan de sauvetage portugais

Publié le 8 mai 2011
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Par Daniel Hannan, d’Oxford, Royaume-Uni

Il y avait ce matin même une discussion dans le programme d’aujourd’hui sur les conditions de sauvetage que le Portugal vient d’accepter. L’argent, nous a-t-on dit, serait mis en place en trois parties égales : un tiers par le FMI, un tiers par la zone euro et un tiers par « la Commission européenne. » Les contribuables britanniques, nous a-t-on assuré, ne seraient pas concernés.

Par où commencer ? La Commission européenne n’a pas d’argent en propre. Son tiers viendra des 26 autres États membres de l’UE (y compris, de manière absurde, l’Irlande et la Grèce). L’Angleterre est le deuxième contributeur au budget de l’UE après l’Allemagne, et ainsi versera-t-elle le paiement au deuxième rang : un total de £ 4,2 milliards. Même en ces jours dépensiers, 4.2 milliards de livres est une somme énorme : voici quelques-unes des choses qu’elle pourrait payer.

Ne tentez pas de m’embobiner en prétendant que ce serait un prêt. C’est ce qu’on nous avait dit pour la Grèce, qui est désormais ouvertement en train de négocier un défaut de paiement. Au Portugal, comme en Grèce, la dette augmente plus vite que le PIB, ce qui entraînera un défaut plus ou moins inévitable.

En outre et plus précisément, ce système est une violation des traités. La seule raison qui incita l’Allemagne et les autres États contributeurs nets à accepter la monnaie unique, en premier lieu, fut la clause inscrite dans les traités interdisant les prêts garantis par l’UE aux gouvernements endettés. Les traités sont aujourd’hui en cours de réécriture pour supprimer cette clause. Dans le même temps, cependant, personne à Bruxelles n’essaie de prétendre que le plan de sauvetage est légal. De ce fait, pourquoi l’Angleterre paye ?

Et pourquoi, dans tous les cas, devrions-nous avoir à payer pour soutenir une monnaie que nous avons refusée ? La survie de l’euro est-elle plus importante pour nous que l’intérêt des contribuables britanniques ? Quand les médias vont-ils commencer à poser ce genre de questions ?

Source : The Telegraph

Traduction : Barem

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