Qui a le droit de battre la monnaie ?

Quiconque est en mesure d’offrir un bien susceptible de servir de référence commune à des échanges

Qu’est-ce que l’homme ?Qu’est-ce que le Droit naturel ?La vie en société fonde-t-elle des droits innés ?Comment passe-t-on de la prédation à l’échange ?Quels sont les principes d’un droit humain ?Qu’est-ce qu’une économie de services mutuels ?L’économie n’est-elle pas le champ de bataille des intérêts ?L’homme est-il captif des phénomènes économiques ?L’économie au service de qui ?Peut-on déterminer un juste prix ?Comment des valeurs subjectives peuvent-elles se traduire en prix objectifs ?Peut-on donner un prix au travail comme à de simples marchandises ?

Par Raoul Audouin

Quiconque est en mesure d’offrir un bien susceptible de servir de référence commune à des échanges, a naturellement liberté de le faire. C’est le rôle des cigarettes dans un camp de prisonniers. Par conséquent, quiconque possède du métal monnayable doit pouvoir le transformer en pièces de monnaie, à condition de ne pas tromper les preneurs sur la « marchandise ». Il suffit pour cela de graver sur la pièce son poids et son titre, ou un symbole comportant la même signification.

Le pouvoir d’achat de ces pièces sur un marché libre, est celui du poids de métal fin, tel qu’il ressort, d’une part de son coût de revient (ce qu’il coûte à produire) et, d’autre part, des quantités de monnaie métallique en circulation ainsi que de la concurrence des autres moyens de paie­ment.

Cette monnaie en frappe libre a effectivement existé. Elle était directement façonnée par des ateliers de monnayeurs d’or dans plusieurs villes des États-Unis au 19e siècle. Ailleurs elle était issue des banques d’État chargées de débiter des lingots (système de l’Union latine avant 1914).

(À suivre : L’or n’est-il pas trop rare pour servir de monnaie universelle ?)