Santé au Québec : urgence d’innover

Le rôle de l’État, c’est d’assurer une couverture médicale pour tous ses citoyens. Pas de fournir le service

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Santé au Québec : urgence d’innover

Publié le 2 décembre 2010
- A +

Il y a deux semaines, une dame de 79 ans s’est effondrée après avoir attendu six heures dans les corridors de l’hôpital Saint-Luc. Sa fille est venue la voir en soirée pour prendre des nouvelles. Des employés l’ont laissé entrer dans la chambre de sa mère, mais ont oublié de lui dire qu’elle était morte. C’est en caressant les cheveux de sa mère que la jeune femme s’en est aperçue.

Deux semaines avant, un homme est mort dans les bras de sa sœur, après avoir attendu sept heures à l’urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Pas surprenant que la santé soit au sommet de vos préoccupations, selon le grand sondage QMI – Léger Marketing dévoilé cette semaine. Mais là, c’est rendu grave. Vous nous dites que vous avez même peur d’aller à l’urgence !

Aussi loin que je me souvienne, chaque année la santé est LA priorité des Québécois.

Vous ne trouvez pas ça bizarre ? Pour moi, c’est la preuve que ce qu’on fait ne marche pas. Si le système de santé fonctionnait, ce ne serait pas une priorité année après année.

Chaque fois, le gouvernement se dit : « La santé est une priorité des électeurs, alors il faut que j’agisse ! » Et qu’est-ce qu’il fait ? Toujours les mêmes solutions : plus de bureaucratie, plus de cadres, plus de planification par les fonctionnaires… On lance quelques milliards de plus sur le problème, et rien ne change.

En 2010, un Québécois sur quatre est incapable de voir un médecin de famille. Les pédiatres sont introuvables. L’attente à l’urgence augmente, au lieu de diminuer. Qu’est-ce que ce sera dans dix ans, quand des centaines de milliers de baby-boomers vieillissants viendront remplir nos salles d’urgence ?  

Cessons de craindre le privé

Le privé est-il une solution miracle ? Non. Mais il peut aider. Nous laissons le secteur privé nous opérer les yeux et nous arracher les dents. Pourquoi ne pas laisser des entrepreneurs québécois se concurrencer entre eux, et venir aussi désengorger nos urgences ?

Ça se fait ailleurs, dans des pays considérés « à gauche ». Au Danemark, si vous attendez plus d’un mois pour une opération, on vous envoie dans un hôpital privé. En Suède, l’hôpital Saint-Georges – coté en bourse – est le plus efficace, le moins coûteux et le plus apprécié de Stockholm. Les Suédois, riches et pauvres, s’y font traiter sans payer un sou.

En France, 40% des hôpitaux sont privés à but lucratif. Leurs chirurgies sont accessibles à tous, payées par l’État. En Belgique, la contribution du privé a éliminé le temps d’attente. Imaginez : on peut obtenir un rendez-vous et consulter un médecin spécialiste… le jour même !

Dans ces pays, on finance les hôpitaux publics selon le nombre de cas traités. Le patient devient une source de revenu, et non de dépense. On incite les hôpitaux à être efficaces. Résultat : l’attente est minime, voire inexistante. Mais surtout, tous – riches et pauvres – sont couverts par l’assurance-maladie. Je répète : il n’y a pas de système à deux vitesses.

La Colombie-Britannique expérimente d’ailleurs cette façon de financer les hôpitaux au moment ou vous lisez ces lignes.

Les pays d’Europe ont compris une chose : le « privé » n’est pas un Bonhomme Sept Heures. Bien encadrés, des entrepreneurs privés en situation de concurrence peuvent contribuer au système de santé. Sans qu’on sacrifie l’assurance-maladie pour tous. Le rôle de l’État, c’est d’assurer une couverture médicale pour tous ses citoyens. Pas de fournir le service.

Notre modèle de santé est moins accessible et moins juste que les systèmes européens. Ici, on préfère laisser crever nos concitoyens sur une liste d’attente plutôt que de faire confiance à nos entrepreneurs. Il est temps que ça change.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Comment traiter une information à l’heure où des cataractes de données jaillissent en continu des réseaux divers ?

À la manière des scientifiques et selon les préceptes de Popper : une information est exacte ou fausse ou indéterminée. La source et le messager n’ont qu’une influence annexe. Oublions-les.

C'est faux parce que :

vous n’êtes pas un professionnel de la question le meilleur médecin du monde a dit l’inverse l’OMS n’a pas validé parce que la revue Bidule dit le contraire…

 

On n’entend que cela, on ... Poursuivre la lecture

décroissance
3
Sauvegarder cet article

Par Germain Belzile et Alexandre Moreau, depuis le Canada. Un article de l'Institut économique de Montréal

 

Récemment, une série de capsules vidéo sur la « décroissance économique » et ses bienfaits a enflammé la toile québécoise. Cette série, produite par Radio-Canada, suggère que nous vivons sur une planète de moins en moins propre, plus pauvre, mal nourrie et que la santé des humains diminue.

Il n'y aurait qu'une minorité de riches qui tirent profit de la situation actuelle et ceux-ci alimentent une croissance ef... Poursuivre la lecture

santé
4
Sauvegarder cet article

Jusqu’à l’arrivée du covid, une majorité de Français pensaient disposer du meilleur système de santé au monde. Si un jour ça a été le cas, cela remonte à de nombreuses années. S’il fallait un exemple de dysfonctionnement du système de santé français, c’est bien la gestion de l’arrivée du covid.

En effet, cette crise a démontré combien l’administration était incompétente aussi bien dans la gestion des masques et du matériel de réanimation que dans l'organisation de la campagne vaccinale qui a fait perdre plusieurs mois de protection aux... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles