Les primaires tuent-elles la démocratie ?

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Politique

Par Éric Verhaeghe.

Les primaires tuent-elles la démocratie ?

By: ryanCC BY 2.0

Les primaires devaient – et c’était une bonne idée – participer à la démocratie en rendant plus transparent le fonctionnement des partis politiques. Leur déroulement pourrait très bien aboutir au contraire : à force d’allonger la campagne électorale, et d’enchaîner débats confus pour ceux qui cherchent une investiture, et discours vides pour ceux qui font cavalier seul, les primaires forgent progressivement une lassitude pour le formalisme démocratique sans véritablement atteindre le fond des problèmes.

Un calendrier infernal

Avec les primaires, la campagne électorale dure un an. Les législatives s’achèveront en juin 2017, et c’est en juin 2016 que les rivalités pour les primaires ont commencé. En poussant le bouchon, on pourrait même identifier le début de la campagne à droite vers le mois d’avril ou mai 2016.

Avec plus de douze mois de préemption du débat public par les discours de campagne, le citoyen a le vertige : la démocratie, n’est-ce que préparer des élections ? Le calendrier des primaires produit une sorte d’excès de débat, d’hyperactivité oratoire qui discrédite l’exercice.

On notera qu’aux États-Unis, les primaires démocrates et républicaines sont conduites en même temps.

Les débats se suivent et se ressemblent

Dans la lassitude qui gagne, la succession de débats répétitifs ajoute un ennui à tant d’autres. Le débat qui avait lieu hier soir entre candidats républicains l’a encore montré. Qui écoute encore sept personnalités, dont les désaccords sont connus, échanger de façon mécanique leurs divergences de vue sur les mêmes dossiers ?

On pourrait s’en amuser si l’effet induit par cette sorte de rituel n’était pas à l’exact opposé des intentions affichées. Dans la pratique, on peine à croire que la famille républicaine puisse avoir encore des débats sereins dans les années à venir, notamment en présence de Nicolas Sarkozy. Sur le fond, il est quand même compliqué de comprendre que des gens qui appartiennent au même parti et se fréquentent depuis tant d’années aient encore besoin de débats aussi longs pour convaincre.

Les Républicains ne vendront pas de rêve

Une chose est sûre à l’issue du débat : le candidat républicain, s’il est élu à l’Élysée, ne rasera pas complètement gratis. Dans tous les cas, il promet une curée dans les effectifs de la fonction publique. Même Juppé supprimerait 300.000 fonctionnaires.

Nul ne sait si ces promesses seront tenues, mais un fait marque les esprits. Les Républicains n’ont pas vendu de rêve et ont eu à cœur de chiffrer leur programme. Certains ont même pondu des encyclopédies sur le sujet, comme Bruno Le Maire, qui devrait se prendre une veste. Tout ça pour ça ! dommage pour ceux qui ont passé des nuits à tenir la plume.

On verra en mai si la tactique de la vérité (partielle, forcément, dans ce genre d’exercice) est payante.

Macron se différencie en vendant du rêve

Quelques heures avant le débat des Républicains, BFM TV retransmettait en direct le meeting de Macron à Marseille. Façon caucus américaine, Macron a prononcé un discours plein de promesses, aux antipodes de la technique en vigueur chez les Républicains. Ici, on vend du rêve et de l’optimisme, pas du sang, de la sueur et des larmes. La tactique sera-t-elle payante ?

Macron a quand même quelques épées de Damoclès au-dessus de la tête, notamment sur ses relations avec les milieux d’affaires qui font sa campagne. Pour l’instant, il joue l’homme libre révolté contre le système. Combien de temps durera cette imposture ?

Celui qu’il faudra sans doute pour l’obliger à chiffrer son programme et à dire clairement qui paiera pour qui, sans effet de manche inutile.

La démocratie fatiguée

Reste que la démocratie sortira sans doute très fatiguée de cet exercice où le citoyen se transforme en spectateur hyperactif d’un déluge rhétorique où tout et son contraire lui sont promis. On aurait voulu non pas banaliser, mais rendre insignifiante la parole politique, qu’on ne s’y serait pas pris autrement.

Réflexion faite, à l’issue de ce premier cycle de primaire généralisée, on comprend mieux pourquoi les Américains votent peu le jour du scrutin.

Sur le web

  1. La démocratie c’est quand on pense comme eux (les zélites) et le populisme c’est quand le peuple pense pour lui

  2. La démocratie n’existe pas, car les politiciens ont le monopole du langage et des propositions sans jamais nous demander préalablement notre avis et ensuite ils font ce qu’ils veulent et nous le font payer très cher et personne ne dit rien (le peuple). Pendant ce temps les zélites s’enrichissent

    1. Je ne suis pas persuadé que là comportement des politiciens que vous décrivez, et auquel j’adhère volontiers, ait un quelconque rapport avec ce fantasme récurrent des « élites qui s’enrichissent ». Voilà des années que j’entends parler de ce truc, l’inénarrable Piketty en a fait un pavé qui a été largement invalidé par la suite dans ses hypothèses étaient partielles, partiales, et ses conclusions erronées.
      Alors si vous avez une source sérieuse, crédible (pas Le Monde, pas Libé et si possible pas un site gaucho aux approximations économiques innombrables) je suis intéressé.
      Pour ma part, a ce jour, je n’ai rien touvé qui corrobore ce prétendu « enrichissement des élites », du moins qui soit un phénomène nouveau, massif et préjudiciable à la population…

  3. pendant que ces gens là se battent pour le pouvoir , les français se battent pour éssayer de s’en sortir ; un combat de tout les jours ….

  4. Pas du tout d’accord avec vous. Cette primaire a permis de sortir la droite de sa caricature dans laquelle les effets de manche (de col et d’épaule) de Sarkozy l’avaien plongé. De vraies logiques de société ont pu être présentées. J’ai beaucoup apprécié que les priorités de la droite soient définies : l’économie d’abord, le respect de l’assistance aux handicapés et personnes agées. Le respect de la valeur travail… Cela fait du bien d’entendre çà.

  5. Ils se sont bien sortis du piège médiatique qui souhaitait les voir se déchirer sur des questions d’ambition personnelles. Ils ont réussi à ne pas tomber dans le symdrôme « des chtis pour l’Elysée » que l’on voit remonter régulièrement via nos « journalistes » peoplelissistes.

    1. @ wakakou

      J’avoue ma bonne surprise: ces débats n’étaient pas médiocres et n’ont pas perdu beaucoup de temps en litiges entre candidats (N.Sarkozy a eu tort de se démarquer en parlant trop du passé, pas spécialement à son avantage, mais il a plus ou moins joué le jeu avec ses 5 ex-collaborateurs, « néo-rivaux »).

      Le choix malheureux de J.P.Elkabbach fait que si j’ai regardé le débat 2, j’ai préféré lire le débat 3: clairement des choix divers ont été exposés donc devenant compréhensibles: sont-ils de vrais engagements?

      Il a encore manqué (mais bien moins que d’habitude, tant mieux!) les « stop’s » imposés par les modérateurs dès qu’il y a tentative d’interruption d’un candidat « qui a la parole » par un autre qui ne l’a pas (outre le fait que ça fausse sans doute les temps de parole de 18 minutes par candidat).

      Et donc je crois que la position debout favorise le fait que les candidats « se tenaient » et sans doute, « se retenaient ». L’image ajoute bien l’expression en « langage non verbal » dont on connait maintenant l’importance! Allez: 15/20 pour France 2!

  6. L’exercice est sain, c’est la manière d’organiser la transparence de la sélection d’un potentiel futur président qui peut ne pas l’être (cf USA).

    1. @wakakou : « l’exercice est sain ». Ah bon ? Les primaires françaises ont vu le jour en réaction à la montée du FN, les partis dits traditionnels ne pouvant plus tenir la digue très longtemps ont ainsi créé un vote melting-pot.
      Les candidats sont des vieux chevaux de retour et sauf à être d’un optimisme béat, je ne vois pas comment croire une seconde en leurs « programmes ».
      Ces primaires n’auraient de sens que si elles avaient été fermées aux seuls encartés des partis, avec une adhésion d’un an requise.
      Dans le cas présent, et c’est ce qui était recherché, les primaires ouvertes sont totalement biaisées, ceux de droite (surtout FN) vont pousser à l’élection de Hollande (si il y va) tout en propulsant Sarkozy de l’autre coté. ceux de gauche (plus compliqué pour eux sur cette élection) vont voter Hollande (toujours si il y va) et Fillon ou Juppé de l’autre coté.
      D’où le fait que dans de telles conditions, les programmes qui historiquement n’ont jamais été appliqués, sont d’autant plus secondaires dans le cadre d’une primaire française qui est devenue une présidentielle à 4 tours.
      La France a accouché d’une présidentielle sous le mode de la proportionnelle.
      Eu égard à tout ce qui précède, je fais partie de ceux qui voient Hollande réélu pour un second mandat (il faudra couler la soldate Le Pen). alors votre exercice sain, permettez moi d’émettre quelques doutes, nous sommes dans la même alternance molle qui nous a conduit la ou nous sommes.
      Dès le lendemain de l’élection, avant même l’investiture du nouveau (nouvelle) président, la France est dans la rue, 6 mois plus tard, c’est le blocage total. On prend les paris ? Les Français n’ont pas le pragmatisme des anglo-saxons, nous sommes dans la moraline, quand ils sont dans ce qui ressemble le plus à une démocratie, si imparfaite soit-elle.

      1. Philippe Asp: je fais partie de ceux qui voient Hollande réélu pour un second mandat

        Ce serait amusant, mais je n’y crois pas.

        Philippe Asp: 6 mois plus tard, c’est le blocage total. On prend les paris ? Les Français n’ont pas le pragmatisme des anglo-saxons

        « Les français ? »
        Au mieux 1 ou 2 millions de gauchos des fonctions publiques font du blocage soutenu par leurs amis, les gauchos nobliaux privilégiés des médias comme France télévision qui font un tir de barrage pour bien assener leur version de la réalité. Une « réalité » où ils continuent de toucher des indulgences et des subventions, une réalité où ils continuent de coucher avec les corporations d’État.

        Si on demandait aux « Français » de voter à bulletin secret sur des sujets précis, lois fiscalités, je suis certain que le résultat serait tout à fait surprenant.

  7. Macron, Mélanchon, Lepen, Hollande veulent s’autoparachuter et esquiver les débats de fond. Ce qui va produire un combat de punchline par médias interposé qui va écoeurer tout le monde de la politique. Mais est-ce que la politique, c’est l’art de prendre le pouvoir ou l’art de gérer correctement la « chose publique  » ? Il me semble que la primaire a ramené le curseur sur le second point. Si Sarkozy perd, ce sera confirmé.

    1. @ wakakou

      Décidément, nous sommes bien d’accord! C’est d’abord dans les partis que les « saletés » ont lieu!

      Partis de « faux-frères », évidemment, conglomérats à l’éventail bien large, simulant « l’équipe soudée » en période pré-électorale (une hypocrisie de plus!): il est donc bon d’éclairer cette distribution de « visions », de « positions » personnelles et de « propositions » bien variées!

  8. Les primaires de droite comme de gauche illustre parfaitement l’irrationalité de ce mode de désignation du vainqueur

    Mais qui a entendu parler du point de vue sur cette incohérence de Condorcet , de Arrow et de Gibbard-Satterthwaite et de quelques autres ?

    Cette vidéo est longue (19 minutes), mais très utile à visionner pour ls esprits non grégaires et non résignés

    https://m.youtube.com/watch?v=ZoGH7d51bvc

    1. Moi! M’sieur! Je connaissais!

      Oui, et alors?

      Est-il pensable qu’un président de la république porte la responsabilité de toutes les décisions prises sous son « règne » de « monarque provisoire élu »?

      Évidemment non!

      La démocratie n’est (actuellement) qu’un « idéal » non réalisé.

      Par convention (et facilité), on a mis des critères (séparation et indépendance des pouvoirs, primauté de la représentation populaire sur l’exécutif, indépendance des pouvoirs, spécialement de la Justice, primauté du referendum sur le parlement ou le président etc …): ces critères permettent de « catégoriser » des régimes: les « démocratiques » et ceux qui ne cherchent pas à le devenir plus. (La France s’est-elle plus démocratisée depuis les attentats et ce « vrai-faux état d’urgence », je dirais: le peuple, oui, le régime, non!

      Il est clair que si la France se veut plus démocratique, elle doit travailler à « tronquer » sa pyramide du pouvoir, peut-être, en ne gardant à la pointe qu’un président ou monarque « symbolique » et sans pouvoir personnel réel, pour commencer, comme ce qui se fait dans la plupart de ses pays-voisins! (Actuellement, qui peut le démettre si il n’est pas un traître jugé tel ou un dément expertisé?)

      Tout le monde n’est pas Ch.De Gaulle, +/- démocrate ayant quitté l’Élysée moins de 12 heures après connaissance de la réponse à son referendum! Par contre, on utilise encore SA constitution!

      1. Tronquer ou troquer le problème reste le même, car ce sont les députés qui feront le premier sinistre et eux aussi seront élus sur la base de deux tours qui présente la même incohérence : ce n’est pas le gagnant qui est le meilleur aux yeux de la majorité des électeurs votants et à fortiori inscrits . Car il y a des abstentionnistes volontaires plus cultivés politiquement que la masse des moutons votant grégairement dans le genre pour le même parti depuis des générations.

        Quoiqu’il en soit un seul mandat (au choix) une seule et unique fois pendant toute une vie, sauf peut-être simple conseiller municipal même pas délégué. et les moutons seront mieux gardés.

  9. D’accord avec vous. Les « primaires » ne tuent pas seulement la démocratie, mais la crédibilité des médias. Ces derniers semblent vivre richement de tout ce tapage sans substance alors que les français demandent de la lucidité et du recul. Et avec tout ce vacarme, on peut aisément prédire qu’un jour, c’est le candidat le plus « anti-média » qui sera plébiscité; pour le meilleur et surtout pour le pire.

    Les « primaires », ce mot qui désigne aussi les « simples d’esprits ». Ainsi, le nom est en soi déjà ambigu, alors comment voulez-vous que ça soit crédible. Ces « pré-élections » ne sont qu’un vide sanitaire du culte de la personnalité, et ils pourraient faire ça en interne de leurs partis, ça nous éviterait bien des verbiages médiatiques, avec l’engraissage écœurant des instituts de sondage. Il y en a marre de ces élections qui durent des plombes. L’indigestion est bientôt là.

    La démocratie sera remplacée un jour par la « Networkie » ; celui qui aura le plus d’amis ou de suiveurs sur les réseau sociaux deviendra automatiquement le chef … … le Parlement sera alors composé par 500 personnalités aux meilleurs audiences. Ça ne fait pas rêver, mais avec tout ce vacarme médiatique, le désintéressement des citoyens nous y conduit. Et si ça n’était finalement pas une orchestration murement soutenue par les gafas et autres ??

  10. De toute façon, le président est seul et ne pourra pas gouverner sans l’assemblée. Si Macron même est élu, où trouvera-t-il suffisamment de gens pour voter pour des députés qui le suivront. Il faut en présenter 500 et quelques. Ca ne se fait pas en 5 minutes et ça vaut pour tous les candidats, sauf les LR et les PS, mais dont les candidats vont être laminés par le rejet Hollande.
    En plus, une primaire où tout le monde peut voter même le clan adversaire est totalement absurde. Les électeurs du PS ont tout intérêt à voter Sarkozy contre lequel l’arsenal de guerre est prêt et qui aura en plus Bayrou sur les bras que contre Fillon à propos duquel il faudra mettre une campagne de dénigrement, ce qui ne se fait pas en cinq minutes.
    On peut ajouter que l’objectif de la primaire est de neutraliser le centre pour que Bayrou ne se présente pas seul. Mais s’il n’est pas content du résultat, rien ne l’empêchera de se présenter.
    Seule la presse y gagne.

    1. Votez Sarkozy pour les gens de gauche, question tactique c’est probablement la bonne solution mais apparemment, aucun n’a réussi à l’imaginer dans les commentaires et les interviews.
      Pour la Droite, si on veux rigoler, il nous reste notre ami Gérard Filoche.

  11. Grâce à ces primaires les candidats sont obligés de clarifier leurs propositions. Ils ne peuvent plus se contenter de promesses vagues. Par exemple, il n’est plus possible à un candidat de dire « je réduirais le chômage ». Il doit dire comment. C’est un progrès pour la démocratie.

  12. Philippe Asp semble foncièrement pessimiste, ce que je comprends au vu de la période qui vient de passer et qui était effectivement très difficile à vivre. Moi je vois un fremissement d’espoir avec le comportement professionnnel et responsable de tous ceux qui se sont présentés à cette primaire de droite. Je vois aussi un espoir avec le comportement de Xavier Bertrand et Valérie Pécresse qui se consacrent à leur tâche sans constamment chercher le buzz médiatique comme Royal et Hidalgo, avec des solutions (des artifices) »révolutionnaires ». Si la droite sort de son statut de « plus bête du monde », la gauche suivra peut-être en sortant de son statut de « plus conne du monde ». Si c’est pas de l’espoir çà.

  13. Un statisticien explique de manière ludique différents modes d’élection et leur pertinence:
    https://www.youtube.com/watch?v=vfTJ4vmIsO4

    La Française à deux tours est une des pires méthodes, mais on le savait déjà vu ce qu’en disaient même ses « amis » avant l’élection.
    Un type fortement limité à tout point de vue qui arrive au sommet, c’est signe d’un sérieux problème dans le mode d’élection.

    1. Grand merci pour ce lien une fois. Qui complète celui que j’ai mis ci- dessus

      Une chose est certaine : notre système est irrationnel et c’est encore plus vrai pour la désignation des sénateurs

      « Nous sommes victimes d’un abus de mots. Notre système (les « démocraties » occidentales) ne peut s’appeler « démocratique » et le qualifier ainsi est grave, car ceci empêche la réalisation de la vraie démocratie tout en lui volant son nom. »  (S-C.K)

      « La démocratie, c’est le nom volé d’une idée violée » (J-P.M).

      « L’erreur ne devient pas  vérité parce qu’elle est approuvée par beaucoup » (M.G)« Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont forcément raison » (M.C)

      « Ceux qui regardent le vote universel comme une garantie de la bonté des choix se font une illusion complète. » (A.T)

      « Qui trouve globalement rationnelles et louables nos organisations et pratiques sociétales, en particulier sur le plan politique et économique et a fortiori environnemental, ne l’est guère » (I.I)  

  14. Ces primaires nous offrent, comme les magasins, une liberté de choix : nous pouvons prendre ou laisser ce qui nous est offert, par contre il nous est impossible de nous exprimer. Ce qui permet à certains lobby (je pense à Big Pharma) d’arroser tous les candidats pour qu’ils continuent à maintenir son emprise sur la santé et dissimuler des traitements très intéressants, mais jugés trop peu rentables en ignorant le préjudice pour les malades… La démocratie, ce n’est pas cela !

    1. La démocratie est une file de joie dont chacun tire le plaisir qui lui convient

      Mon adjudant disait la même chose du règlement à l’armée en termes moins châtiés évidemment

  15. Je ne comprends pas pourquoi on parle ici de démocratie ????
    Depuis quand on est en démocratie en France ?
    Le pouvoir ne serait-il pas réservé à un petit groupe de personne qui ne font que s’enrichir sur notre dos en nous vendant du rêve ?
    Dans ce cas, on pourrait plus dire « L’Oligarchie fatiguée ».
    Si les gens sont fatigués de cette Oligarchie, pourquoi continuer de les écouter et de se déplacer pour eux ? Et pourquoi s’obliger de voter pour quelqu’un qu’on ne veut tout simplement pas pour un système qui ne nous convient plus? (Un système mis en place par ce même groupe de privilégié).
    A quand une vrai démocratie ou le peuple serait enfin égaux sur le plan politique ? Nos ancêtres ne se seraient-ils pas déjà battu pour ça ? (Malheureusement… On les as bien eu..)
    Pourquoi cette minorité de personnes arrivent à garder la majorité bien sage en la faisant travailler et payer leur frais qui ne font qu’augmenter (impôts, taxes, énergie, assurance maladie…) ? L’esclavage n’a t’il pas été abolie ?
    Qu’attendons-nous pour le vrai progrès ? (Choix de ce que l’on veut vraiment, l’Energie libre, Faire respecter notre Déclaration Universelle des Droit de l’Homme, du travail…)
    La France n’est-elle pas le pays de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité ? Sommes nous vraiment Libre, Egaux et Solidaire ???
    Autant de questions qui ont pour la plupart des réponses….
    Pourtant on continue à se bander les yeux, à se boucher les oreilles. Et le cycle repart encore pendant 5 looooooooongues années, et nous, nous continuons de nous plaindre.
    Qu’est-ce qui nous empêche de choisir notre vie? La peur ? La crainte d’avoir pire ?
    Ce n’est pas justement ce qu’ils essaient d’entretenir pour tenir leur position ? Nous diviser ?
    Matraquer une partie des nôtres pour nous faire rentrer dans un moule, l’histoire ne nous a t’elle pas déjà appris des choses sur ces pratiques de voyou (39-45) ?
    Pourquoi montrer du doigt nos différences ? N’est-ce pas cela qui nous font choisir nos partenaires, nos amis…? (même si j’adore mon reflet)
    Bref, Je vais m’arrêter là.
    En gros voilà ce que j’en pense de ces primaires et de notre politique de manière générale. Une bande d’escroc, voleur, manipulateur, assassin indirectement, profiteur, pollueur et j’en passe.
    Bonne journée.

  16. La democratie a été inventé pour permettre a nos élites de se partager le pouvoir pas pour donner la parole aux gueux .et le gueux bêtement participe a ce cirque où il n’a rien a gagner mais tout a perdre !

    1. Même si « le peuple » est un concept mythique globalisant irrationnellement, alors que sa composition est très diverse , le passé et le présent sembleraient donner raison à Oscar Wilde quand il a dit « La démocratie c’est le moyen d’écraser le peuple , par le peuple et pour le peuple. »

      Le futur ce devrait être un seul mandat une seule fois dans toute une vie politique , sauf simple conseiller municipal ; avec l’obligation rémunérée de faire profiter à temps plein de son expérience et son carnet d’adresses son successeur durant toute la durée du mandat suivant.

      1. Thomas Davenir : Même si « le peuple » est un concept mythique globalisant irrationnellement

        Non, c’est un concept précis, en France ça représente 48 millions de citoyens avec le droit de vote.

        Thomas Davenir: Oscar Wilde quand il a dit « La démocratie c’est le moyen d’écraser le peuple , par le peuple et pour le peuple. »

        « Démocratie » ça veux dire en grec « pouvoir du peuple » et pas « donner tous les pouvoirs à quelques mafieux vaguement élus ». Or, les « élus » le sont en moyenne par seulement 30% des électeurs en France, ils ne le représentent absolument pas. Le « peuple » n’a pas voté une seule loi en France, il n’a donc absolument aucun pouvoir.

        Quant à la « diversité » de l’offre politique présentée aux « électeurs », on sait ce qu’il en est : des gens issus de l’état et des corporations qui travaillent tout entier pour la gloire de l’état et des corporations.

        Poids de l’état dans le PIB en %
        1960 34%
        1974 39%
        1975 43%
        1980 45%
        1985 51%
        1990 49%
        1995 53%
        2000 51%
        2003 54%
        2004 53%
        2005 53%
        2006 52%
        2007 52%
        2008 52%

        2016 57%

        1. Malheureusement le PIB, incalculable sérieusement,n’est pas une référence sérieuse

          Mais si seulement c’était possible et sérieux, imaginez son montant si on cessait, par respect pour les générations futures, de produire non-éthique et non-éco-défendable ?

          Vous connaissez la « tirade » sur le PIB de Bob Kennedy (quoiqu’on pense de lui) le 18 mars 1968 à l’université du Kansas. ?

          1. Je complète pour essayer d’être bien compris

            Le PIB est un « illustre inconnu » et ce n’est pas parce que tous les pays utilisent un mauvais instrument de pseudo-mesure qu’il faut continuer de donner l’illusion qu’il est informatif.

            Dès 1975, le célèbre auteur du principe de Peter soulignait qu’un « bon » accident de circulation avait une influence « positive »  sur le PIB, Et il en est de même, entre autres, avec une « bonne » catastrophe météo, les pertes de PIB induites étant bien souvent inférieures aux regrettables « gains »

          2. Malheureusement le PIB, incalculable sérieusement,n’est pas une référence sérieuse

            Je suis tout à fait d’accord.

            Mais nous n’avons ici pas besoin d’une mesure sérieuse ni précise, mais d’un indicateur de l’inflation de l’état sur lequel porte la discussion.
            On pourrait prendre les budgets qui listent les flux financiers.

            Ou prendre encore plus simplement les données sur l’emploi en France : Un salarié sur trois est payé avec de l’argent public:
            http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/fonctionnaires-les-chiffres-qui-tuent-18-11-2014-1881987_2428.php

  17. Ce qui serait intéressant, serait de voir se créer un mouvement anti-oligarchie, qui proposerait un système politique plus en accord avec la majorité et où chacun aurait un vrai droit de parole (une démocratie dans sa vrai définition).
    Que ce mouvement puisse se quantifier non pas par un nom, mais par un vote blanc.
    Qu’il propose une vraie égalité politique (pourquoi pas sur la base de la démocratie athénienne. Finalement, un tirage au sort pour un an n’est pas si mal. Cela empêcherait peut-être la corruption).
    Et que chaque citoyen se trouverait enfin égaux face aux lois.
    Aujourd’hui, c’est possible quand on y pense, grâce aux réseaux sociaux, de rassembler les gens et de faciliter la communication.
    Ils veulent nous diviser physiquement, alors rassemblons-nous virtuellement.

    1. (pourquoi pas sur la base de la démocratie athénienne

      Athènes n’a jamais été une « démocratie », seul les puissants (classes censitaires) avaient du pouvoir et son économie était basée sur l’esclavage.

      Pourquoi pas plutôt sur la base d’un pays qui marche super bien (3.8% de chômage, 35% de dette) et qui est mitoyens avec la France ?

      Démocratie semi-directe suisse, 600 votations sur les lois en 30 ans. La loi, c’est le pouvoir, la démocratie soit en grec « le pouvoir du peuple » c’est donc quand le peuple vote la loi.
      2002 Le peuple Suisse vote à 70% la fin du status de fonctionnaire en Suisse.

      1. Démocratie. Histoire politique d’un mot : histoire d’un malentendu
        https://www.youtube.com/watch?v=KVW5ogGDlts

        Pour Francis Dupuis-Déri, la démocratie n’est pas celle que l’on croit et son histoire est encore plus méconnue. Détestée et ridiculisée pendant des siècles, la démocratie était vue comme le pire des régimes pendant des générations en Occident.

  18. En France, la primaire est née à gauche, et c’est celle du PS qui sert désormais de modèle parce que la plus achevée, celle de 2011, a permis de désigner sans heurt un futur président. Sur les modalités, l’UMP n’a pas cherché à innover. Au-delà des clivages politiques, faut-il en conclure que, face aux mêmes obstacles et aux mêmes enjeux, les grands partis de gouvernement sont contraints aux mêmes choix ? Mieux, faut-il croire que ces mêmes choix produisent les mêmes effets sur les acteurs de cette compétition ?

    1. … désigner sans heurt un futur président.

      Et quel brillant président … pour qui j’ai aussi voté avec plein d’illusions

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