La gauche populiste en déroute en Amérique Latine

Publié Par Fabio Rafael Fiallo, le dans Amérique latine

Par Fabio Rafael Fiallo.

Nicolas Maduro le 4 décembre 2014 (Crédits : Presidencia de la República del Ecuador, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Nicolas Maduro le 4 décembre 2014 (Crédits : Presidencia de la República del Ecuador, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Décidément, rien ne va plus pour la gauche populiste latino-américaine, celle qui, admirative du modèle castriste, fut portée au pouvoir à l’orée du siècle présent par Hugo Chavez au Venezuela et Luis Inacio Lula da Silva au Brésil, pour le plus grand bonheur des altermondialistes, des Indignés et autres Mélenchon.

Aujourd’hui, cette gauche — baptisée « bolivarienne » par Chavez dans le but de s’approprier le prestige de Simon Bolivar, héros de l’indépendance de l’Amérique latine — n’arrête pas de subir des revers électoraux.

Ce fut d’abord le cas de Cristina Kirchner en Argentine, à qui a succédé au pouvoir le « néolibéral » Mauricio Macri. Vint ensuite le tour du régime vénézuélien piloté par Nicolas Maduro – héritier désigné par Chavez sur son lit de mort – d’encaisser une écrasante défaite lors des élections parlementaires du 6 décembre dernier. Plus récemment, le président bolivien Evo Morales perdit son pari d’obtenir par référendum la possibilité de briguer un 4e mandat présidentiel consécutif.

Dans l’Equateur du bolivarien Rafael Correa, le malaise est patent. Un sondage réalisé en décembre dernier indique que 60% des personnes interrogées pensent que le pays a pris un mauvais chemin, et 72% considèrent « erronée » la gestion de l’économie par le gouvernement.

Au Brésil, la présidente Dilma Rousseff atteint des niveaux d’impopularité sans précédent. Dans un sondage récent, seulement 11% des Brésiliens approuvent sa gestion et 56% réclament sa démission.

L’impopularité bat également des records dans le cas du président du Venezuela Nicolas Maduro. D’après un sondage effectué fin février, 70% des Vénézuéliens le jugent incapable de résoudre la grave crise qui affecte le pays, et 72% souhaitent le voir partir avant la fin de son mandat présidentiel en 2018.

Pourquoi un tel échec ?

Parmi les facteurs qui motivent une telle désaffection pour la gauche populiste, il convient de mentionner en premier lieu les limites et les failles d’un modèle qui octroie à l’État un pouvoir asphyxiant sur l’économie, au détriment du marché.

Tant que les pays gouvernés par la gauche populiste en Amérique latine purent profiter du boom des matières premières du début du siècle présent, ils étaient en mesure de gérer d’une manière capricieuse et inefficace les ressources économiques dont ils disposaient. Les recettes d’exportation parvenaient à tout couvrir : à financer des programmes sociaux souvent teintés de clientélisme, bien sûr, mais aussi à hypertrophier la bureaucratie et les dépenses publiques et, dernier mais non le moindre, à alimenter des réseaux de corruption.

Or, sitôt que le boom des matières premières toucha à sa fin, le modèle économique instauré dans ces pays commença à s’effriter.

Selon les prévisions de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes des Nations unies (Cepal), le Venezuela et le Brésil auront la pire performance économique de la région en 2016. Le Venezuela se trouvera en récession pour la troisième année consécutive, et ce, avec un taux d’inflation annuel qui, d’après les prévisions du Fonds monétaire international, atteindra 720% en 2016.

Quant à l’Argentine de l’époque de la présidente Cristina Kirchner (c’est-à-dire avant la victoire de Mauricio Macri), le FMI y décela des « tendances insoutenables » du fait d’un déficit fiscal et d’un taux d’inflation trop élevés.

Au mécontentement suscité par la détérioration de la situation économique il faut ajouter la répulsion populaire provoquée par la corruption à l’œuvre dans nombre de pays gouvernés par la gauche populiste. Les scandales de corruption touchant, entre autres, les gouvernements de l’Argentine (de l’époque de Cristina Kirchner), du Brésil et du Venezuela ont mis à terre le mythe d’une gauche capable d’assurer la probité dans la gestion des deniers publics.

Une autre cause du mécontentement populaire se trouve dans la tendance des gouvernements de la gauche bolivarienne à entraver et à supprimer les libertés publiques.

Harcèlement juridique contre les organes de presse indépendants et même contre de simples caricaturistes, assujettissement du système judiciaire et de la commission électorale aux diktats du parti au pouvoir, élimination des prérogatives constitutionnelles des mairies et des parlements contrôlés par l’opposition, sans oublier les passages à tabac d’élus de l’opposition,  les emprisonnements arbitraires et les tortures, autant de méthodes employées par les dirigeants bolivariens dans le but de faire taire le mécontentement et de se perpétuer au pouvoir.

Les tout récents revers électoraux devraient inciter les partis en déclin à se remettre en question, à abandonner leur engouement pour le dirigisme en économie et pour la répression en politique.

Un tel aggiornamento ne semble pas, cependant, être à l’ordre du jour. La tendance est plutôt vers la « radicalisation de la révolution », ce qui dans le langage de la gauche pure et dure veut dire s’en prendre avec encore plus de virulence à l’opposition, à la presse indépendante et à l’entrepreneuriat.

C’est ainsi que, au Venezuela, le président Maduro s’entête à ne pas changer de cap et promet plus de socialisme et plus de révolution.

Puis, en Bolivie, Evo Morales envisage d’imposer des mesures visant à « réguler » les réseaux sociaux, coupables à son avis de la victoire du non au référendum, et exige de surcroît la démission des fonctionnaires qui votèrent pour le non au référendum.

Derrière ce goût des méthodes répressives se trouve la fascination que la gauche populiste latino-américaine éprouve pour le régime castriste. Puisque Fidel et Raul Castro ont réussi à se maintenir au pouvoir pendant plus de 50 ans en étouffant toute contestation, ses émules pensent pouvoir reproduire l’« exploit » en ayant recours aux mêmes méthodes musclées.

Là, cependant, il y a problème. Car l’expérience du castrisme est difficilement transposable aux pays gouvernés par la gauche bolivarienne.

Tout d’abord, le régime castriste a pu survivre, malgré une incapacité chronique à faire fonctionner l’économie, grâce à l’aide astronomique fournie, d’abord par l’Union Soviétique, ensuite par le Venezuela d’Hugo Chavez à l’époque du boom des matières premières.

Or, aujourd’hui, l’économie vénézuélienne est à bout de souffle – d’où l’intérêt de Raul Castro de nouer des relations économiques avec l’ennemi américain et ainsi réduire sa dépendance à l’égard du Venezuela. Qui plus est, aucun pays ne semble pouvoir, ni vouloir, prendre la relève du Venezuela en tant que fournisseur d’aide aux régimes amis en difficulté.

Il sera également impossible pour la gauche populiste d’appliquer le degré de répression qui a permis au castrisme de se perpétuer. Les conditions ne sont pas les mêmes. Pour preuve : malgré les tentatives du pouvoir chaviste le soir des élections parlementaires du 6 décembre, le régime vénézuélien ne put commettre la fraude massive qui aurait été nécessaire pour inverser le résultat de ces élections. La pression internationale et les réticences de la hiérarchie militaire du pays l’en empêchèrent.

Refusant de se réformer, et ne pouvant appliquer une répression tous azimuts à la Castro, la gauche populiste latino-américaine pourrait avoir comme épitaphe la célèbre phrase de Péguy :

« Tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique ».

 

  1. Et ce n’est pas fini puisque Lula Da Silva va être arrêté pour corruption et détournement de fonds, ce leader brésilien qui incarnait la gauche morale et a longtemps été admiré par les Brésiliens.

    Il faut dire que le Brésil est vraiment dans un sale état..passé de grande puissance montante à puissance déclinante. Comment peut on détruire un pays si prometteur ? Grande population, grand potentiel énergétique, pas d’ennemis géopolitiques, potentiel agricole..etc..on avait là du très lourd, largement de quoi passer l’Allemagne et le Japon.

    Mais bon, même durant les belles années 2000 la croissance était pas spécialement impressionnante à environ 4% l’an, loin derrière la Chine, l’Inde ou la Russie.

    1. Enfin, arrêté, c’est peut être aller un peu vite. C’est difficile de dire sur le pays n’a pas prospéré quand Lula était président, et c’est trop facile et incorrect de réduire ça aux exportations de matières premières.
      Que la corruption soit présenté au Brésil, c’est certain, mais peut être pas comme ce commentaire le suppose.
      http://sputniknews.com/columnists/20160306/1035858412/brazil-interrogation-petrobras-scandal.html

      1. Ce n’est pas ce qui est dit. Le brésil a bien prospéré au début. Les régimes de gauche prospèrent souvent au début mais non grâce à leurs qualités propres mais grâce à l’argent facilement disponible càd l’argent des autres… Immanquablement, quand cet argent vient à manquer , ces régimes apparaissent comme ce qu’ils sont réellement (des spoliateurs et profiteurs du travail des uns) avec une incapacité idéologique à gérer des situations économiques difficiles.

      2. Mouais..Sputik, l’organe de propagande financé par le gouvernement russe…si vous voulez un débat sur le sujet il va falloir trouver une source moins tendancieuse.

        1. Evidemment, ça enrichit beaucoup le débat de ne considérer que l’origine d’un argument plutôt que son contenu. En tout cas, ça a le mérite de la facilité. Accessoirement, c’est le méthode qu’utilisent les fonctionnaires, politiciens et journalistes de gauche pour ne même pas se donner la peine de répondre a des arguments libéraux.

          1. Il faut dire que c’est fatiguant de dekunker Sputnik pour voir soudain les commentateurs pro-sputnik disparaitre et des nouveaux apparaitre… Le turn-over de sputnikiens semble assez étrange…

      3. « le pays n’a pas prospéré quand Lula était président » oui, il a prospéré mais pas grâce à Lula. C’est Cardoso qui a permis au Brésil de décoller économiquement (d’abord comme Ministre des Finances et ensuite comme Président du Brésil). Lula a eu l’intelligence de ne pas toucher aux réformes menés par Cardoso. Il a mené une politique de rigueur sauf en fin de second mandat pour faire élire sa protégée.
        http://www.contrepoints.org/2013/06/30/129496-au-bresil-une-crise-creee-par-letat
        Lula a surtout eu de la chance de profiter de facteurs extérieurs qui ont permis le boom de l’Amérique latine pendant les années 2000 et de la politique mené par Cardoso.
        Le problème s’est qu’il fallait continuer les réformes, l’économie brésilienne ne pouvait plus continuer comme avant (et ce de l’avis de tous les économistes de droite comme de gauche). Ce que n’a pas fait Rousseff. Rousseff a mené une politique immobiliste, elle n’a pas réformée le Brésil qui en avait grand besoin.
        D’ailleurs, on peut reprocher la même chose à Lula: ne pas avoir assez réformer le Brésil.

        Lula a promis de lutter contre la corruption. Pourtant, il est lui même corrompu. Dans e pays, rien d’étonnant à qu’un dirigeant soit corrompu mais il aurait pu avoir la décence de ne pas se faire un chantre de la lutte contre la corruption

        Vous devrez lire autre chose que sputniknews. pas très crédible comme source d’info. C’est juste un site de propagande du Kremlin

    2. Selon Lula, la lutte anti-corruption est néfaste pour l’économie: http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/bresil-la-lutte-anti-corruption-nefaste-pour-l-economie_1777084.html
      Les cons cela ose vraiment tout.

  2. Regardez ce que je viens de lire :

    Des pots-de-vin provenant de contrats surfacturés liés à la construction du barrage hydroélectrique de Belo Monte, en Amazonie, ont servi au financement des campagnes électorales 2010 et 2014 de la présidente Dilma Rousseff, a dit un sénateur du Parti des travailleurs au pouvoir, rapporte le magazine IstoE.

    Si ce témoignage de Delcidio do Amaral est confirmé et considéré comme un élément de preuve, la crise politique menaçant d’emporter Dilma Rousseff risque de s’aggraver encore. La présidente brésilienne a déclaré qu’il n’existait aucun fondement légal pour justifier sa démission alors que la justice enquête sur son prédécesseur Luiz Inacio Lula da Silva, accusé dans une affaire de blanchiment d’argent.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/03/12/97001-20160312FILWWW00021-rousseff-a-beneficie-de-pots-de-vins.php

    On en a pas fini !

    1. Que Dilma soit accusée et destituée serait bon pour le Brésil afin qu’il puisse se réformer et partir de l’avant. Avec elle et Lula hors du chemin tout est possible.

      1. Le Brésil est en pleine dépression, il faut du neuf.

        1. Ce pays vous attend !!! 😉

      2. Perso, je préfère qu’elle reste au pouvoir et qu’elle soit obligé de mener une politique d’austérité et de faire des réformes. Comme cela, son parti ne pourra pas accuser l’opposition d’être responsable de l’austérité

  3. Avec le populisme en déroute en Amérique latine et le populisme qui ne fait que monter en Europe, il semblerait que l’Europe va devenir l’Amérique latine du 21e siècle…

    1. A l’inverse je suis optimiste pour l’Amérique Latine qui commence à tourner la page du populisme, sans oublier que la Colombie modérée et ouverte s’en sort bien, le Mexique a engagé des réformes qui ont payé.

      1. Meme avis. Cours d’Espagnol, campagne de reconnaissance en Argentine, Uruguay, Costa Rica, Panama et Colombie sur les 2 prochaines années. Ca, ou les US, ou les deux. L’herbe a beau être plus verte au RU qu’en république populaire de France (pas dur), mais pour un entrepreneur, ca reste un mauvais deal, démotivant, et toujours un délire de règles et de normes (encore une fois, moins pire qu’en RPF, mais bon, tout ca pour ca).

    2. C’est pas vraiment les mêmes « populismes » !

  4. Pouquoi l’appeler gauche populiste. Y a-t-il une gauche qui ne soit pas étatiste et clienteliste?

    1. « Y a-t-il une gauche qui ne soit pas étatiste et clienteliste? »

      La gauche libérale peut-être ?

      Historiquement, le libéralisme est à gauche, les penseurs libéraux du 18-19ème siècle siégeaient à gauche dans les assemblées.

      Les socialistes/marxistes n’ont pas le monopole du mot « gauche ».

  5. L’Argentine est un cas a part. Qui me fait beaucoup penser a la France d’ailleurs. La grande illusion, chacun vit de l’argent des autres, le mensonge, le peuple pas dupe qui se laisse duper, le mur, la reconstruction a minima, un nouveau cycle, un nouveau mur. Un pays magnifique, des ressources a volonté, des structures, et des performances économiques minables, et des dirigeants parasites nuisibles champions du capitalisme de connivence. Le Venezuela n’échappera pas a la guerre civile, la corruption a ce point (financier, culturel, intégrale a la vie de M tout le monde tous les jours) est un veritable cancer.
    La revolution socialiste, c’est a dire la violence d’état et la spoliation légale, appelle a toujours plus de violence. J’espère que les autres pays arriveront a faire la transition sans violence.

  6. En Colombie, l’influence de la gauche est faible, notamment en raison de ses liens avec la guerilla et le chavisme. Et en dépit de celle-ci, ses résultats sont toujours aux alentours de 3 ou 4% de PIB.
    Son peuple est éduqué et courageux.

    Il n’y a pas de hasard …

    1. La Colombie a bcp évolué ces dernières années. Ce pays est très prometteur

  7. La gauche en déroute en Amérique du Sud… crise de croissance, non ? Je mets à part le cas du Venezuela, qui a été extrême. Sinon, force est de constater que pas grand monde ne va regretter la situation de ces pays il y a encore 20 ans..
    Je connais bien l équateur, et r. Correa en particulier. Avant l arrivée de Correa en 2006, le pays était gouverné par des escrocs qui pensaient avant tout à se remplir les poches. Le pays ne comptait que quelques TRES riches, qui ne payaient pas d impôts, et une multitude de miséreux. Système scolaire pourri, santé pourrie… même en travaillant beaucoup, aucune chance de changer de condition. Le pays surendetté, certaines dettes avaient été signées à des conditions inacceptables (le signataire s en moquait bien, il recevait sa part sur un compte discret…).
    Bref, un peu de social était urgent. C est ce qu à fait Correa : améliorer l éducation, l accès aux soins, les infrastrutures etc.. bien sur, il a mis en place des impôts (rien à voir avec ce que l on paie en France) et bien sur ca a fait des mécontents (parmi les puissants, ceux qui possèdent les journaux par ex). Ca a été très dur pour Correa : mauvaises habitudes à changer, corruption à éradiquer.. beaucoup de monde ont été gênés par ce président. Alors ca n a pu avancer que très doucement, mais j ai vu le pays se transformer en très peu peu temps : émergence d une classe moyenne par ex.
    Après 10 ans de pouvoir, Correa finit forcément par lasser (il n est pas parfait, certes, mais je peux certifier qu’ il est sincère) et la baisse du petrole oblige à être moins généreux. Mais quel chemin parcouru… perso, si la France continue vers l abîme, je pourrais aller m installer la bas. Il y a plein de choses à y faire, à condition d être patient…

    1. Je vous rejoins sur votre analyse de la situation antérieure a l’emergence du renouveau socialiste en Amérique du Sud, et particulièrement en ce qui concerne le Brésil d’ailleurs. Le premier terme de Lula par exemple, isolé, n’aurait pas été une catastrophe pour le pays, loin de la. Les « clergés » des petits pays ont acquis des habitudes détestables, je vois très mal leur VA la plupart du temps. Chavez n’a pas saisi le pouvoir, il a été élu, la corruption endémique de ses adversaires n’y est pas étranger. Le problème vient des 2eme, 3eme terme (oh tiens, j’en voudrais un 4eme). En vue d’une expatriation la bas, il faut avoir les yeux ouverts, et se faire des amis ou parmi le clergé local type aristocratique, loin de la méritocratie, ou socialiste, ou les deux. Pour l’instant, comme le souligne P Beaumartin, la Colombie a ma préférence…Que d’opportunités, vous avez mille fois raison, mais toujours point de libéralisme.. Des états moins puissants, moins débiles, c’est tout.

    2. Benh vous voyez, moi ça fait 5 ans que je vis en Equateur, et je pense rentrer en France bientôt. Ici, sans « palanca » (piston), possible de faire quoi que ce soit, malgré de bon diplomes (traduits et validés), un capital, et de bonnes idées. A part à Montañita, impossible. Je vpus conseille de bien étudier votre projet avant de venir.

      1. Si vous aviez vu ce pays avant Correa, vous pourriez mesurer le chemin parcouru. Il reste encore beaucoup à faire, c est certain. Mais si je prends le cas de mon ex employée de maison à quito : fille de paysans de la côte, 3 enfants élevés seule (le père à migré aux USA après la grande crise de la fin des années 90, et à refait sa vie, comme beaucoup alors…). Aujourd’hui, ses plus jeunes sont à l université , et l aîné à un bon poste dans une entreprise d événementiel.

        1. J’ai passé 2 ans en Equateur en 2005, donc j’ai bien vu l’énorme chemin parcouru. Le pays a incroyablement évolué, c’est indéniable et spectaculaire.

          Je reste néanmoins perplexe quant au futur, les freins que constituent en particulier la corruption et le népotisme sont très pénalisants.

          Par ailleurs, le changement de matrice productive si cher à Correa (que je soutiens et admire) aurait dû intervenir bien plus tôt, dès le début, quand la croissance était forte.

          Il pensait que la rente pétrolière serait éternelle et aujourd’hui, avec le faible prix du baril de brut parti pour durer, ça risque de déchanter à tous les niveaux (cf les pb des pensions de retraite des militaires, le manque de devise commence à se voir).

          Les populistes tels Noboa ou le parti CREO ne manqueront pas d’en profiter. L’électeur équatorien étant très facilement manipulable, je crains la fin du corréisme pour 2017 (malgré la modification anti-démocratique de la constitution permettant à Correa de se prédenter). Dommage … un (grand) pas en avant … deux pas en arrière.

          1. Oui, je suis bien d’accord. Mais l’article que nous commentons critique les « bolivariens » d’Amérique du sud, et c’est sur ce plan là que je donne mon point de vue.

            Pour connaitre personnellement Correa (sa femme, très sympa et très simple, est instit au lycée français, ca rapproche…), la lutte contre la corruption est prioritaire pour lui. Mais on ne change pas les mauvaises habitudes facilement, et cette lutte lui a valu beaucoup de coups bas, et n’est pas finie. Ce qui se raconte sur lui dans la rue sont très loin de la vérité, et ces rumeurs ne viennent pas par hasard…
            Correa a parfois tenu un discours anti américain fort, et se disait proche de Chavez, mais il n’a pas nationalisé et a conduit son pays vers plus de social, en douceur.
            La baisse du pétrole et le dollar fort doivent être de sérieux problèmes aujourd’hui ! Et il est dommage qu’il n’ait pas fait émerger un successeur de qualité. Pourvu que le pays puisse continuer son développement dans le bon sens !
            Bref, mon propos était de signaler que du social (socialisme ?) était , est encore, nécessaire en Amérique du sud. Si en France, on en a trop, là bas, il reste beaucoup à faire pour un jeu économique efficace, juste, et accessible à tous ceux qui s’en donnent la peine.

  8. Je rassure les censeurs, mes cousins chiliens m’ont reçu..c’étaient des partisans d’Allende. Ils ont constaté que je ne mordais pas

  9. Où l’on apprend que la « déroute » vendue par l’article repose sur…des sondages d’opinion. Quel sérieux, quelle flamme journalistique !

    Au fait, Charles Péguy n’était pas socialiste ?

    1. ‘Où l’on apprend que la « déroute » vendue par l’article repose sur…des sondages d’opinion. ‘

      Venezuela, Argentine..C’est du réel !

    2. Les élections gagnées par Macri n’étaient pas un sondage d’opinion. La défaite subie par le régime vénézuélien lors des élections parlementaires du 6 décembre n’était pas un sondage d’opinion. Le non au référendum organisé par Evo Morales ne fut pas en réponse à un sondage d’opinion.

      Péguy milita initialement pour le socialisme mais s’en démarqua désabusé, et pour cause. Par ailleurs, il fut renié par la gauche, cf.

      http://www.slate.fr/story/91765/charles-peguy-mal-aime-gauche-francaise

      1. Une alternance politique, un échec au cours d’un référendum, ne constituent pas à ma connaissance une « déroute ». Par ailleurs, les nombreux mandats par les dirigeants Boliviens et Vénézuéliens relativisent tout de même beaucoup le triomphalisme de cet article. Si Sarkozy enchainait 4 mandats, puis passait la main à la gauche, on parlerait de déroute ?

        1. Votre hypothèse part du principe que l’on est dans une démocratie pas parfaite mais réelle. J’ai des doutes sur le fait que des pays comme le Vénézuela ou la Bolivie soient réellement démocratiques.
          Ils sont considérés comme régime hybrides: https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9mocratie
          Un pays où les opposants sont emprisonnés voir assassinés peut être est considéré comme démocratique ? Perso, j’en doute.
          Normal que la gauche au pouvoir ait été réélu vu le clientélisme qu’il existe dans ces pays.
          Si Sarko avait pratiqué autant de clientélisme en 2012 que ces deux pays, je suis sûr qu’il aurait réélu (facilement).
          Au Vénézuéla, la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, la PDVSA est le bras armé du clientélisme chaviste. PDVSA mène de nombreux » programmes sociaux » (c’est surtout de l’achat de votes ) au détriment de ses investissements pétroliers.

          En 1999, lorsque Chávez s’empara du pouvoir, PDVSA, avait 51 000 employés et produisait 63 barils de pétrole brut par jour et par employé. Quinze ans plus tard, la PDVSA compte 140 000 employés et produit 20 barils de pétrole brut par jour et par employé. Aujourd’hui, d’exportateur, le Venezuela est devenu importateur de pétrole. http://af.reuters.com/article/algeriaNews/idAFL5N0R33EC20140902
          La dette de PDVSA approcherait 114 milliards de dollars (105 milliards d’euros).

          A partir du moment où vous faussez les règles du jeu (élection) en avantageant le pouvoir, il n’est pas étonnant que vous soyez réélu.

          Il faut quand même le faire pour perdre des élections comme ce qui s’est passer récemment au Vénézuela quand on a la mainmise sur tous les médias, que l’on a emprisonné (ou assassiné) les principales figures de l’opposition, que l’on pratique de l’achat de vote à grande échelle, que l’on possède le cinquième pouvoir (c’est comme cela que l’on appelle le fait de contrôler toutes les règles électorales. Lors des dernières élections, les chavistes avaient perdu en voix mais avaient gagnés en sièges grâce à cela (mettre en place des circoncriptions électorales favorables)), que l’on a des milices para militaires (les colectivos) pour faire régner la terreur,…Pourtant malgré cela, les chavistes ont quand même perdu, cela montre bien à quel point ils sont nuls

          1. Vous pouvez avoir des doutes, il n’empêche que l’alternance est bien arrivée par la voie du vote, quoi qu’on en pense, et pas par la voie d’un coup d’état (spécialité des hommes de paille de la CIA en Amérique du Sud), cette fois. Il apparaît en vérité que la gauche dite « populiste » (appelée « populaire » en Amérique du Sud, signe que l’auteur de cet article opère avant tout par glissement sémantique) a cédé du terrain dans les urnes ces dernières années (ce que je reconnais sans problème), en grande partie parce que ses opposantEs se sont convertiEs elles/eux-mêmes à certaines formes de populisme.

            De même, le fait que l’alternance se profile au Vénézuela, n’a rien de particulièrement surprenant : à mesure que la population sort de la pauvreté, elle se « droitifie » en tournant le dos au parti de gouvernement. Ce qui ne paraît pas illogique : à mesure qu’une classe sociale s’embourgeoise, elle tend à voter pour les partis qui tendent à l’avantager. On pourrait dire qu’à défaut d’être « nuls », les chavistes sont au contraire victimes de leur succès.

            Et donc, les chavistes faussent les règles du jeu, mais perdent quand même, et acceptent leur défaite sans déclencher de guerre civile ? Qu’est-ce qu’ils attendent ?

            1. Vous êtes pitoyable. Oui, la CIA a soutenu des coups d’états mais c’était dans le contexte de la guerre froide. L’URSS soutenait des mouvements d’extrême gauche qui ne valaient pas mieux: ils voulaient créer des dictatures du prolétariat. Il faut arrêter avec l’image des méchants militaires de droite soutenu par la CIA contre les gentils démocrates de gauche. La vérité est on ne peut plus éloigné.

              Un exemple: Allende est aujourd’hui considéré comme le martyr de la gauche sud américaine.

              Allende n’était pas un démocrate ( il a gracié les militants du Mouvement de la Gauche Révolutionnaire (MIR) ainsi que d’autres membres de groupes d’extrême-gauche qui avaient été emprisonnés pour faits de terrorisme qui ont repris leur activité terroriste en toute impunité, rachet des actions de la Compagnie manufacturière de Papiers et de Cartons, entreprise clé car seule productrice de papier pour les journaux, fermeture de stations de radios de l’opposition, tentative de fermeture du journal El Mercurio, la nationalisation de la maison d’édition Zig-Zag, attaques contre les journaux d’opposition El Mercurio, La Segunda, Tribuna, Mañana, etc, interdiction faite aux chaînes de télévision de l’Université catholique, Canal 13 et Canal 4, et celle de l’Université du Chili, Canal 9, assassinats politiques (Edmundo Pérez Zujovic,….). le 26 mai 1973, la Cour suprême s’adressa à Allende pour dénoncer l’intromission de l’exécutif dans le judiciaire et pointer une rupture de l’ordre judiciaire ; Allende répondra le 12 juin en déclarant que le gouvernement ne pouvait faire appliquer les décisions de justice « de manière indiscriminée » et qu’il revenait à l’exécutif de juger de l’opportunité ou non de leur application ; le 25 juin, la Cour suprême répliquera en dénonçant l’arbitraire politique du gouvernement d’Unité populaire qui réduisait à néant les droits des justiciables. le 4 mai 1973, l’opposition au gouvernement d’Allende remporta les élections législatives avec 55,6% des suffrages (87 députés et 30 sénateurs) contre 44,1% pour l’Unité populaire (63 députés et 20 sénateurs) ; l’opposition rata de peu la majorité des deux tiers à la chambre (qui lui aurait permis de passer outre les vetos présidentiels) et au sénat (qui lui aurait permis de destituer le président) ; un rapport réalisé par des professeurs de la faculté de droit de l’Université catholique et présenté le 18 juillet fera état de fraudes électorales de la part du gouvernement. Ceux-ci attiraient l’attention sur le fait que 750.000 nouveaux électeurs avaient été inscrits depuis les élections municipales de 1971 alors qu’ils n’auraient dû être normalement que 500.000. Le rapport décrivait également les énormes disparités dans les augmentations de nouveaux électeurs selon les circonscriptions. Il signalait par ailleurs des cas de fraudes avérés à Santiago ou Coquimbo (carnets d’électeurs ne correspondant pas aux personnes ayant voté, centaines d’électeurs inscrits le dernier jour au même domicile, etc.) Le rapport concluait : « lors des élections parlementaires de mars a eu lieu une fraude électorale de grandes proportions, qui concerne entre 200.000 et 300.000 votes illégaux ». le 23 aout 1973, la Chambre des députés approuva, par 81 voix contre 47, un projet d’accord présenté la veille accusant le gouvernement d’Allende d’avoir violé la légalité, de viser à s’emparer de la totalité du pouvoir afin d’instaurer un système totalitaire, en opposition absolue avec la constitution chilienne ; dans cet accord, les parlementaires chiliens demandaient au président de la République, mais aussi aux forces armées et aux carabiniers de mettre fin aux agissements illégaux du gouvernement d’Unité populaire qui mettent en péril l’ordre constitutionnel et légal du pays.
              Allende n’était un rien un modéré son but était une dictature du prolétariat, c’était un fervent marxiste. « Notre stratégie écarte de fait la voie électorale comme méthode pour atteindre notre objectif de prise du pouvoir. » « Nous affirmons que c’est un faux dilemme que de se poser la question si nous devons prendre la ‘voie électorale’ ou la ‘voie insurrectionnelle’. » (21e congrès général du Parti socialiste, Linares, 1965) « Le Parti socialiste, comme organisation marxiste-léniniste, pose la prise du pouvoir comme objectif stratégique à atteindre […] pour instaurer un État révolutionnaire […] » ; « La violence révolutionnaire est inévitable et légitime. […] Elle constitue l’unique chemin qui mène à la prise du pouvoir politique et économique, et à sa défense et renforcement » ; « « Seule la destruction de l’appareil bureaucratique et militaire de l’État bourgeois peut consolider la révolution socialiste » ; « Les formes pacifiques ou légales de lutte (revendicatrices, idéologiques, électorales, etc.) ne conduisent pas par elles-mêmes au pouvoir. Le Parti socialiste les considère comme des instruments limités d’action, intégrés au processus politique qui nous emmène à la lutte armée. » (22e congrès général du Parti socialiste, Chillán, 1967). en 1972, le sous-secrétaire général du parti socialiste, Adonis Sepúlveda Acuña rappelait que l’insurrection révolutionnaire restait bien l’objectif final des socialistes chiliens : « Notre stratégie met, de fait, de côté la voie électorale comme méthode pour atteindre notre objectif de prise du pouvoir. » « […] s’il s’agit de répondre à la question de savoir s’il est possible de conquérir le pouvoir par la voie électoral, c’est-à-dire l’instauration d’un gouvernement ouvrier qui exproprie les moyens de production de la bourgeoisie, pour organiser une société socialiste, sans aucun doute possible, aussi bien l’histoire du mouvement ouvrier que les principes marxistes indiquent clairement que cela n’est pas possible et qu’une politique de cet ordre ne sert seulement qu’à semer de fausses illusions auprès des travailleurs. » « Le parti a un objectif, et pour l’atteindre il devra employer les méthodes et les moyens que la lutte révolutionnaire rendra nécessaires. L’insurrection devra être déclenchée quand la direction du mouvement populaire sentira que le processus social qu’elle a elle-même lancé aura atteint sa maturité et qu’elle se prépare à être l’accoucheuse de la révolution. »
              L’étude des chiffres macro-économiques illustrent l’ampleur du désastre économique provoqué par la gestion du gouvernement Allende : baisse du PIB qui se retrouve en 1973 pratiquement au même niveau que 1970 (-1,21% en 1972 et -5,57% en 1973) ; indice des salaires réels chutant de 45% durant la même période ; pouvoir d’achat chutant de 10% d’octobre 1970 à avril 1973 sur base des prix alimentaires ; investissement brut dégringolant à 15% du PIB contre une moyenne de plus de 21% entre 1965 et 1970. Dans le même temps, les dépenses publiques passeront de 13% du PIB en 1970 à 53% en 1973 avec un déficit budgétaire sautant de 39% des recettes de l’État en 1970 à 115% en 1973 (de 2,7% du PIB en 1970 à 24,7% en 1973). De leur côté, les entreprises publiques cumuleront plus d’un milliard de dollars de pertes.
              Les déséquilibres économiques provoqueront l’explosion des importations qui s’envoleront de 956 millions de dollars en 1970 à près de 1,5 milliard en 1973, alors que la valeur des exportations stagne (sauf en 1973, grâce à un boom du prix du cuivre sur les marchés internationaux). La balance commerciale excédentaire de 155,9 millions de dollars en 1970 devint déficitaire de 16,3 millions en 1971, 253,4 millions en 1972 et 138,3 millions en 1973. Parallèlement, la dette extérieure augmentera de 500 millions de dollars entre 1970 et 1973. Le tout encadré par de rigides barrières douanières qui interdisaient l’entrée de pas moins de 300 produits au Chili et des tarifs douaniers pouvant grimper jusqu’à 750%, avec une moyenne de 105% en 1973. De même, on comptera pas moins de 15 taux de change différents, avec un ratio entre le plus bas et le plus élevé excédant les 8.000% !
              Plus dramatique encore : le déchaînement de l’inflation et l’établissement d’un plafonnement des prix qui, au lieu de juguler l’augmentation des prix, créera des ruptures dans l’approvisionnement et conduira à l’hyperinflation. De 28% en 1971 à 606% en septembre 1973. Avec une monnaie chilienne qui sera dévaluée de près de 1.000% face au dollar. Cette situation laissera les commerces désapprovisionnés et donnera naissance aux interminables queues devant les magasins, typiques de tout pays socialiste qui se respecte. La majorité des biens de première nécessité ne se trouvant plus qu’au marché noir. Le pays restera finalement sans réserves, ne serait-ce que pour importer les denrées les plus élémentaires. Le 6 septembre 1973, le gouvernement Allende annonçait que les réserves de farine ne pouvaient couvrir que quelques jours.
              « L’expérience du docteur Allende a échoué parce que sa coalition d’Unité Populaire, dominée par les socialistes et les communistes, a tout fait pour installer au Chili un système socialiste radical auquel était farouchement opposée plus de la moitié de la population. Il avait été élu en 1970 avec seulement 36,3% des voix, à peine 39.000 votes de plus que son concurrent conservateur arrivé en deuxième place. Lors des élections législatives du début de cette année, l’Unité Populaire n’a seulement obtenu que 44%. Pourtant, en dépit d’un parlement dominé par l’opposition, souvent en méprisant les tribunaux et face au chaos économique et à une inflation qui faisait rage, le régime a continué de « réquisitionner » des entreprises, grandes et petites. Ces actions ont polarisé le Chili comme jamais auparavant, provoquant une opposition tous azimuts, non seulement de la part du riche ou d’une frange fasciste, mais bien de la classe moyenne qui représente la moitié de la population et qui se voyait affronter sa propre destruction. Si le docteur Allende avait progressé de manière plus réfléchie, s’il avait fait une pause pour consolider après la nationalisation des industries de base du Chili et posé des limites raisonnables à son programme socialiste, il aurait probablement terminé son mandat avec de grandes chances de succès. » new york times
              la vérité est là, le chili était au bord de la guerre civile (manifestations, greves,….).Quelques mois avant la chute d’Allende, le sénateur communiste Volodia Teitelboim pronostiquait entre 500.000 et un million de morts en cas de guerre civile. l’armée a fait le coup d’état à cause de l’infiltration de mouvements d’extreme gauche dans l’armée

              dans la vie, il faut assumer les conséquences de ces actes. le 4 mai 1973, l’opposition au gouvernement d’Allende a raté de peu la majorité des deux tiers à la chambre (qui lui aurait permis de passer outre les vetos présidentiels) et au sénat (qui lui aurait permis de destituer le président) car il y a eu des fraudes massives organisé par allende. si allende avait respecté le processus démocratique, il n’y aurait pas eu de coup d’état.
              lisez « Pinochet, l’autre vérité » de Philippe Chesnay. la majorité des vctimes du régime de pinochet furent les chefs de la gauche, des gens qui avaient pour but de créer une dictature du prolétariat.
              Lisez l’historien Pierre Vayssière spécialiste de l’amérique latine. notamment son livre « Le Chili d’Allende et de Pinochet dans la presse française : Passions politiques, informations et désinformation, 1970-2005″ qui montre l’opération de manipulation médiatique orchestré par la gauche francaise.
              lisez La face cachée d’Allende: antisémitisme et eugénisme de Victor Farias, un intellectuel juif qui a aussi écrit Heidegger et le nazisme. il est aussi l’auteur d’autres ouvrages :Les nazis au Chili et La gauche chilienne: 1969-1973. le point de départ de ce livre est le refus du gouvernement d’allende d’extrader l’ex SS-Standartenführer, Walther Rauff. le célèbre « chasseur de nazi », Simon Wiesenthal était convaincu que Salvador Allende, avait délibérément protégé le responsable nazi et il a demandé des années plus tard à son ami, Victor Farias d’enquêter. la thèse de doctarat défendu par alllende Hygiène mentale et délinquance montre à quel point il était raciste et eugéniste. en tant que Ministre de la Salubrité, il se charga de présenter le projet de Loi de stérilisation des aliénés applaudi par les racistes qui est quasiment la meme chose que la Loi sur la protection de la descendance contre les maladies héréditaires du régime nazi. le fondateur du Parti socialiste chilien, Mamaduke Grove, était régulièrement « payé » par le Ministère des Affaires Etrangères nazi et que les ministres socialistes du gouvernement du Front Populaire étaient également directement « soudoyés » par l’ambassade nazi de Santiago. En 1956, Allende était-il actionnaire et directeur général de l’une des plus grandes sociétés anonymes du Chili, la Société Pelegrino Cariola.

            2. Il y a une différence entre la CIA a aidé des dictatures militaires et dire que ces dictatures étaient des pantins de la cia.

            3. Vous devrez arrêter vos délires. Les vénézuéliens s’enrichissent ? vous fumez quoi ? merci de montrer à quel point vous êtes ignorant. Comme peut on être assez débile pour dire cela. Les vénézuéliens s’appauvrissent.
              Au Vénézuéla, la pauvreté atteint 76% (49 des vénézuéliens vivent en pauvreté extrême).
              http://caraotadigital.net/la-cifra-de-pobreza-en-el-pais-alcanzo-el-76/

              Dix chiffres pour comprendre l’effondrement du Venezuela: http://www.capital.fr/bourse/actualites/10-chiffres-pour-comprendre-l-effondrement-du-venezuela-1103569

            4. Selon le FMI, l’inflation risque d’atteindre 720 % en 2016 : http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-01-22/imf-sees-venezuela-inflation-rocketing-to-720-percent-in-2016.
              Cela vous donne une idée du désastre qu’est le chavisme.
              Selon Bloomberg, le Vénézuela est la pire économie du monde. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/02/05/20002-20160205ARTFIG00069-la-france-classee-21eme-pire-economie-de-la-planete.php

              Si les vénézuéliens rejettent le chavisme c’est car leur pays est ruiné et que la situation est désastrueuse (pénuries,insécurité,…)

            5. Comme tout bon pays socialiste, le vénézuela est confronté à une fuite des cerveaux qui mine le pays: http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/91210/la-fuite-des-cerveaux-fragilise-le-venezuela.html
              les entrepreneurs et les vénézuéliens les plus diplômés et les plus dynamiques ont fui le pays.
              Bcp de gens opposés au chavisme ont fui le Vénézuela et malgré cela, l’opposition a gagné.

              « Et donc, les chavistes faussent les règles du jeu, mais perdent quand même, et acceptent leur défaite sans déclencher de guerre civile ? » en effet, ils ont faussé les règles du jeu et ont quand même perdu c’est à cause de la situation catastrophique du Vénézuéla à tout point de vue.
              Comme il y avait pus de fric dans les caisses, ils n’ont pas pu acheter autant de voix que d’habitude e qui explique en grande partie leur défaite.

              Même les cubains préfèrent fuir le Vénézuela: http://www.lapatilla.com/site/2015/08/22/un-mil-600-medicos-cubanos-se-largaron-por-malas-condiciones-de-venezuela-a-colombia/ (article datant un peu). Le système de santé vénézuélien est tellement mauvais que les médecins cubains préfèrent fuir.

            6. Le chavisme a aussi eu comme conséquence d’amener l’insécurité dans le pays. Le Vénézuéla à cause du chavisme a vu son taux de criminalité et d’homicides augmenter de manière impressionnante.
              Caracas au Vénézuela est la ville la plus violente au monde: http://www.francetvinfo.fr/monde/carte-voici-les-20-villes-les-plus-violentes-du-monde_1289827.html#xtor=RSS-3-monde
              Il y a eu 28 000 meurtres au Vénézuéla en 2015.

            7. Une excellent vidéo sur les prisons vénézuéliennes: https://www.youtube.com/watch?v=9G6H5Z_JzOc&feature=youtu.be (cela peut permettre de se faire une idée de ce pays et de la sécurité au Vénézuela).
              Au Vénézuela, les prisonniers ont des fusils d’assaut automatiques, ce sont eux qui gèrent les prisons (tout cela se fait avec la complicité du gouvernement)

              Un excellent article au sujet de la sécurité au Vénézuela: http://www.inhesj.fr/sites/default/files/cs27_28_vasquez_lezama_weinberger.pdf
              Entre 2002 et 2012, le taux de mortalité toute cause confondue a augmenté de 30 % au Vénézuela d’après les chiffres officiels (qui sont largement sous estimés).

            8. Selon Forbes, le Vénézuela serait en défaut imminent. Le Vénézuela risque fort de faire faillite en 2016. http://www.forbes.com/sites/kenrapoza/2016/01/20/venezuela-default-imminent-chavez-legacy-rests-in-pieces/#630f3174208f
              (P.S le chiffre de l’inflation cité ici dans cet article de Forbes est celui de la banque centrale vénézuélienne, chiffre considéré comme non fiable et largement sous évalué par tous les experts sur le sujet).
              Depuis 2009, la Chine a prêté 60 milliards USD au Venezuela. Le défaut de paiement est inévitable à terme pour bcp d’experts
              Sans nouvelle aide chinoise, le Vénézuela sera en défaut de payement d’ici la fin de cette année. Donc, tout va dépendre de l’attitude de la Chine

              Le Venezuela importe aujourd’hui 550’000 barrils de brut de pétrole des USA (alors qu’à la base, ce pays possède parmi les plus grandes ressources de pétrole au monde). http://atodomomento.com/pdvsa-importo-un-embarque-de-550-000-barriles-de-crudo-de-estados-unidos/
              Vive la réussite du chavisme

            9. On ne peut plus acheter au Venezuela les besoins de premières nécessités: http://ordrespontane.tumblr.com/post/99566106351/un-litre-de-lait-a-caracas
              http://ordrespontane.tumblr.com/post/99652079331/le-marche-noir-de-cucuta
              La pénurie est généralisé au Vénézuéla. Il faut faire de longs files de plusieurs heures pour espérer pouvoir acheter quelque chose.
              Au Venezuela, on ne meurt pas des maladies mais du manque de médicaments
              http://www.el-nacional.com/sociedad/morire-tiempo-medicinas_0_800920143.html
              Faute de farine, le pain aussi se fait rare au Venezuela : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/venezuela-faute-de-farine-le-pain-aussi-se-fait-rare-27-02-2016-5582323.php

              La dette externe du Vénézuela s’élevait à 250 milliards de dollars (224 milliards d’euros) en avril 2015, selon le cabinet Ecoanalitica. Rien que l’an dernier, le gouvernement socialiste a déboursé 27 milliards de dollars (24 milliards d’euros) d’intérêts, selon le président Nicolas Maduro.
              Les dettes commerciales accumulées du Vénézuéla, qui tire 96% de ses revenus du pétrole, sont de quelque 12,5 milliards de dollars (11 milliards d’euros), fermant la porte à plusieurs fournisseurs dans différents secteurs, ce qui n’a fait qu’aggraver la pénurie.
              Le déficit public se situe entre 18 et 20% du PIB, selon des analystes privés.
              En 2003, le chavisme a mis en place un sévère contrôle des prix et des changes à travers lequel il fixe la marge bénéficiaire et monopolise les devises. Cette situation, ajoutée à des importations massives, est devenue un obstacle pour le développement de l’industrie, dont l’accès aux devises est très limité.
              Le gouvernement a exproprié 1.200 entreprises, dont 300 de l’industrie alimentaire qui sont inopérantes.
              Le contrôle des prix ne permet pas aux industriels de couvrir leurs coûts de production, ce qui accroit la pénurie.

            10. Les seuls personnes qui se sont enrichis se sont les proches de Chavez. Les proches du pouvoir chaviste se sont enrichis de manière phénoménale depuis que Chavez a pris le pouvoir.
              Chavez lui même était milliardaire.
              Le Vénézuela compte d’un côté un peuple qui crève de faim et vit dans la misère la plus totale et de l’autre, les oligarques chavistes milliardaires.
              C’est beau le socialisme.

              Lisez ceci sur les proches de chavez qui se sont enrichis grace à lui: http://www.bloomberg.com/news/2014-08-12/venezuela-sees-chavez-friends-rich-after-his-death-amid-poverty.html
              Les riches proches du pouvoir chaviste ne connaissent pas la crise: http://www1.folha.uol.com.br/mundo/2016/03/1746870-alheios-a-crise-venezuelanos-ricos-mantem-vida-de-luxo.shtml
              La fille de Chavez est la personne la plus riche du Venezuela : http://www.directmatin.fr/monde/2015-09-02/la-fille-de-chavez-serait-la-personne-la-plus-riche-du-venezuela-709868

              Au Venezuela, il y a eu un pillage de plusieurs centaines de milliards de dollars (entre 300 milliards $ et 600 milliards $) au profit des amis et proches de Chavez et Maduro en 17 ans.
              Rosines Chavez(fille du dictateur) vit dans un appartement de luxe valant plus de 5 millions d’euros dans Trocadéro à Paris avec l’argent volé en provenance du Venezuela par son père.
              Rosines, c’est sa fille qui posait avec une liasse de billets: https://pbs.twimg.com/media/CachRfMWcAAXrAD.jpg:large

            11. Lors des résultats des élections, Maduro a parlé d’un coup d’état électoral. Non, c’est une pas une blague. Cela vous montre un peu le niveau des chavistes (ces gens sont des débiles).
              Divers leaders chavistes (comme Diosdado Cabello) ont déja dit qu’ils considéraient que le pouvoir n’était pas tenu par l’Assemblée nationale et qu’ils allaient passés outre celui ci.
              Il y a des menaces de mort à peine voilé des chavistes contre leurs opposants (plusieurs d’entre eux ont déja été assassinés, d’autres sont en prison à cause de leurs convictions politiques).

              En gros, les chavistes ont décidé de ne pas tenir compte du parlement et de vider le parlement de tous ses pouvoirs. Dans le même temps, de réprimer sévèrement toute contestation.
              Le Vénézuéla est aujourd’hui au bord de la guerre civile.
              Pourquoi les chavistes accordent t ils autant de privilèges à l’armée, à votre avis ??? C’est pour pouvoir s’appuyer dessus pour réprimer toute opposition.

              Pour vider le parlement de tous ses pouvoirs, ils s’appuyent sur le Tribunal suprême de justice (TSJ) qui est contrôlé par les chavistes. Le TSJ viole ses propres règles. http://www.talcualdigital.com/Nota/123779/sentencia-contra-la-an-es-invalida-porque-incumple-ley-del-tsj?platform=hootsuite
              Ceci dit cela n’a rien d’étonnant vu que le TSJ viole la Constitution. Par exemple, sa décision de réduire les pouvoirs du parlement est clairement une violation des articles 222 et 223 de la constitution.
              De toute facon, 13 juges titulaires et 21 suppléants au sein du TSJ ont été nommés de manière illégale car cela a été fait après les élections. Le parlement chaviste n’avait plus le droit de les nommer vu qu’il y a eu les élections, c’était au nouveau parlement (contrôlé par les opposants aux chavistes) de nommer les juges pas à l’ancien.

              Petit vidéo illustrative: http://www.bbc.com/news/world-latin-america-31174379

            12. Une nouvelle étude montre que la pauvreté a encore augmenté (par rapport à ce que j’ai dit précédemement) pour atteindre 81 % de la population tandis que 87 % de la population souffre de faim :
              http://www.talcualdigital.com/Nota/124720/la-pobreza-alcanza-ya-a-81-de-los-venezolanos?platform=hootsuite
              Alors, évitez de sortir que les vénézuéliens se sont enrichis. 81 % des vénézuéliens sont pauvres.

            13. Le témoignage intéressant d’un footballeur: http://lucarne-opposee.fr/index.php/30-news/express/4061-le-venezuela-de-rondon

              Un reportage intéressant sur les hopitaux vénézuéliens: http://observers.france24.com/fr/20160329-manque-medicaments-equipements-hopitaux-etudiants-venezueliens-mobilisent

              Au Vénézuéla, il y a les colectivos qui forment des milices paramilitaires chargés de faire régner la terreur au profit du pouvoir chaviste. En général, ils se déplacent en bande et à motos. Lls passent à tabac les opposants au chavisme. Les colectivos sont extrêmement violents. Ils n’hésitent pas à tuer des gens.

            14. Le Vénézuéla commence à ressembler au Zimbabwé (comme par hasard, deux pays avec la même politique économique d’extrême gauche). http://www.economist.com/news/americas/21695934-venezuela-today-looks-zimbabwe-15-years-ago-spot-difference

              Je vous conseille de faire un tour sur ce site: https://foropenal.com/

            15. Un directeur de journal condamné après avoir révélé un cas de corruption. http://www.courrierinternational.com/article/venezuela-un-directeur-de-journal-condamne-apres-avoir-revele-un-cas-de-corruption
              Quelle belle démocratie.

              Une interview que vous devrez lire: https://www.letemps.ch/monde/2016/03/21/pouvoir-chaviste-ecoute-peuple

            16. http://www.letemps.ch/monde/2016/03/16/modele-venezuelien-grande-illusion

              http://www.fondationchirac.eu/2016/02/venezuela-crise-sanitaire-et-faux-medicaments/

              Plusieurs journaux au Venezuela contraints d’ arrêter leur travail par manque de papier pour l’impression

            17. Voilà un article écrit par une gauchist (alma de walsche): http://www.mo.be/fr/analyse/le-venezuela-au-bord-de-l-autodestruction
              Le sociologue qu’elle cite est aussi un gauchiste.
              Alors quand même des gauchistes reconnaissent que le Vénezuéla chaviste est dans une situation catastrophique, cela vaut la peine d’être mentionné

        2. Culturellement, il y a une grande différence entre l’Amérique latine et la France.
          La France est un pays de râleurs où les gens critiquent constamment le pouvoir en place. Ils ont tendance à le sanctionner aux élections.
          En Amérique latine, les gens sont très attachés à la continuité politique. Ils ont tendance à voter pour le pouvoir en place. Ils se méfient du changement politique.
          En Amérique latine, être au pouvoir est un avantage électoralement parlant. En France, c’est un désavantage électoral d’être au pouvoir.

  10. Voici le lien d’une récente déclaration de Maduro promettant plus de socialisme:

    http://www.noticierodigital.com/forum/viewtopic.php?t=15918

    Décidément, il ne tire pas de leçons de son échec.

    1. Le socialisme est une religion avec beaucoup de croyants et très peu de pratiquants (mais jamais chez les dirigeants). Si vous mettez son dogme (rendu immuable par Lénine) en question, vous admettez vous être trompé et avoir menti à vos ouailles. Pour masquer leurs échecs systématiques (le socialisme n’est pas un système économique), les socialistes en viennent toujours à accuser les autres (libéraux, juifs, capitalisme, etc) et deviennent ensuite de bons petits fachos avec des camps pour rééduquer et éliminer leurs ennemis imaginaires.

      Regardez Gorbatchev : il croit vingt-cinq ans après qu’il aurait pu sauver le communisme soviétique.

  11. Un pays d’avenir : le Pérou. Pourquoi ? Parce que le président Humala, de gauche, s’est bien gardé de faire une politique populiste de gauche, il a laissé faire les gens : liberté d’entreprendre (on crée une entreprise en 2 jours au Pérou), de critiquer et impôts assez bas, pas de gonflement des effectifs fonctionnaires, libre circulation des biens, des gens, des capitaux, pas de dépenses clientélistes. Et tout cela marche bien, le pays de développe, les emplois croissent, le niveau de vie augmente lentement. Bien sûr, tout est loin d’être parfait, beaucoup de salaires sont encore bas mais un bas salaire est mieux que pas de salaire, la sécurité est encore trop faible, etc.. Mais tous les médias gauchos bobos se garderont bien d’en parler parce que c’est justement la preuve que la liberté et l’interférence minimale de l’état sont la clé du succès, deux principes qui vont à l’encontre du crédo socialiste.

    1. Le seul problème du Pérou est la dépendance aux matières premières mais sinon oui c’est prometteur !

      1. La diversification productive (par ex : agriculture, tourisme, pisciculture) est un thème évoqué en cette période de campagne présidentielle.

      2. Par contre « seul probléme » c’est aller un peu vite en besogne.

    2. Humala mène une politique centriste. Cependant, je ne suis pas sûr que l’on peut le considérer comme un bon dirigeant. Ceci dit ses adversaires politiques ne valent pas bcp mieux. La classe politique de ce pays est médiocre.
      http://www.contrepoints.org/2015/03/01/199642-le-president-de-la-republique-du-perou-ollanta-humala-accumule-les-echecs

    3. L’économie péruvienne se développe alors que l’économie brésilienne et vénézuélienne s’effondrent. http://cnnespanol.cnn.com/2016/03/17/economia-de-peru-brilla-mientras-las-de-brasil-y-venezuela-caen-en-espiral/?platform=hootsuite
      Ceci dit, la situation économique du Pérou est loin d’être parfaite. Il faudrait encore réformer ce pays

  12. La gauche au pouvoir dans ces pays est en général pas très moral (affaires de corruption, de liens ave le nacrotrafic,…).
    La police brésilienne accuse le président péruvien Humala d’être corrompu (il aurait recu des pots de vins de l’entreprise brésilienne BTP Odebrecht: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/02/23/97001-20160223FILWWW00407-perou-humala-accuse-de-corruption.php )

    En Bolivie, le pouvoir en place est fortement soupconné d’être lié au nacrotrafic. Depuis que la gauche est au pouvoir dans ce pays, la Bolivie est devenu une plaque tournante du trafic de drogue (et cela alors que les trafiquants de drogue y bénéficient presque d’une totale impunité).
    http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxii-en-bolivie-aussi-des-liens-inquietants-avec-le-pouvoir/
    On peut aussi parler de l’affaire qui concerne l’ex compagne de Morales:
    http://www.lalibre.be/actu/international/bolivie-une-idylle-devenue-bien-embarrassante-pour-le-president-evo-morales-56d72c5d3570ebb7a8e793cb

    1. Gauche ou droite, pas de différence pour poquer dans la caisse. Comme en France mais les leçons de morale en moins.

  13. Les responsables pour la chute du Bresil, les gauchistes Lulla,Dilma et PT avec leurs projectes d’avenir – pouvoir

  14. Le socialisme prouve qu’avec un sous-sol très riche en matières premières un pays ne devient jamais prospère.

  15. La gauche de type chaviste ou péroniste est un doux mélange de socialisme, populisme et nationalisme. Pas étonnant que c’est un désastre.Cette gauche est très semblable au FN.
    N’oublions pas que le péronisme est influencé par le fascisme et que cette idéologie a tjs été antisémite. (voir Leonardo Senkman, El antisemitismo en la Argentina).

    La gauche de ces pays a aussi comme point commun d’instrumentaliser le passé pour faire taire les critiques. C’est vrai aujourd’hui pour le Brésil (et l’accusation de coup d’état civil) mais c’est aussi vrai d’un pays comme l’Argentine.
    Quiconque les critique se fera renvoyer à l’argument de la dictature militaire.
    Il faut rappeler que souvent, les groupes d’extrême gauche ne valent pas mieux que les militaires. Ils pratiquaient le terrorisme et voulaient créer une dictature prolétarienne.
    La gauche d’Amérique latine a tout fait pour gommer la responsabilité et les atrocités commis par l’extrême gauche.

    Pour vous donner l’exemple de l’Argentine:
    Avant Kichner c’était la théorie des « deux démons », (consistant à renvoyer dos-à-dos les militaires responsables d’un terrorisme d’Etat et les groupes d’extrême-gauche ayant usés de méthodes terroristes contre l’Etat) qui dominait. La théorie des « deux démons » est historiquement bien plus juste que la politique mémorielle de Kichner qui consiste à présenter les choses de manière manichéenne et à gommer les atrocités de l’extrême gauche.
    On ne peut pas oublié les atrocités commis par l’extrême gauche. On ne peut pas oublié que l’extrême gauche voulait par tous les moyens (y compris la violence) créer une dictature du prolétariat en Argentine.
    Un livre à lire: « Los otros muertos: Las víctimas civiles del terrorismo guerrillero de los 70 »
    de Carlos A. Manfroni et Victoria E. Villarruel.
    Les groupuscules d’extrême gauche ont assassiné des enfants, des innocents. Pourquoi faudrait t il passer cela sous silence ?
    En Argentine, la lutte contre « l’impunité » a constitué depuis les années 2000 la colonne vertébrale du discours kichnériste, relayé par des associations ultra politisées comme les Mères de la place de Mai (tendance Hebe de Bonafini). Cette notion d’« impunité » s’est diffusée au départ autour de la question de la justice pour les crimes des dictatures, instrumentalisée de façon à effacer les jugements exemplaires imposés par le président radical Raul Alfonsin en 1985 (condamnant notamment le dictateur Videla à perpétuité, tandis qu’il sera gracié par la suite en 1990 par le président péroniste Carlos Menem). Puis elle s’est étendue dans les années 2000 aux « crimes sociaux », signalés par les actions légales (mais pas tjs très morales) des piqueteros (barreurs de routes), et aux « crimes économiques », soumis à la justice populaire des escraches (scandales organisés devant les domiciles de personnages politiques accusés par l’opinion mais pas mis en cause par la justice). Kichner a détruit l’état de droit.

    Alors, cela me fait rire de voir cette gauche (pas seulement en Argentine) qui a pendant longtemps « soi disant » lutter contre l’impunité (en vérité, il s’agissait juste d’une instrumentalisation de l’impunité) se faire rattraper à leur propre jeu càd utiliser l’impunité pour eux même pour leurs magouilles et voir des gens s’opposant à eux leur reprocher cette impunité.

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