L’argent vient à manquer ? Vite, une Cartocrise de nerfs !

Publié Par h16, le dans Édito

Le problème du socialisme n’est pas franchement qu’on crame l’argent des autres ou, encore plus appétissant, la tire-lire de ses enfants (via l’emprunt), mais bien qu’au bout d’un moment, quoi qu’il arrive, on en tombe à court. Et c’est actuellement ce qui est en train de se passer avec comme premier effet la fermeture, modeste mais sensible, des sources de financement des satellites les plus dispensables de l’action publique : les associations lucratives sans but, à commencer par les culturelles.

depenses admin publiques - 2013Ce n’est, bien sûr, que le début. L’austérité, terrible, immonde, omniprésente et d’une violence inouïe, s’abat sur les comptes de la Nation, ceux des collectivités territoriales et des communes qui doivent donc trouver des moyens d’expliquer, aussi calmement que possible, qu’on doit diminuer la distribution d’argent qui coulait jusqu’à présent en flots ininterrompus de la poche du contribuable et de ses petits-enfants directement vers la myriade d’associations culturelles indispensables au vivre-ensemble et à l’édification artistique des masses. Rapidement, on ne compte plus les festivals annulés, les structures qui mettent la clé sous la porte, ou les associations qui disparaissent faute de renouvellement de leurs subventions. Depuis les élections municipales de mars 2014, qui a vu comme un petit frémissement au niveau des communes, c’est l’horreur : ça ferme à tout va !

Et pour prendre toute la mesure de l’hécatombe, Émeline Jersol a conçu une carte. Émeline, c’est la médiatrice culturelle au Boulon, l’un des douze célèbres Centre Nationaux des Arts de la Rue que la France compte sur son territoire et qui sont chargés de la création et de la production artistique dans l’espace public, et d’aider financièrement des artistes et des troupes de spectacle de rue. Vous n’en avez jamais entendu parler ? Vous ne saviez pas que la République, bonne fille, subventionnait le Boulon, le Fourneau, l’Abattoir, le Parapluie, le Citron Jaune, le Moulin Fondu (noms authentiques®) ou les six autres Centre Nationaux pour leur immense travail de support de l’art de rue, des troupes et de leurs créations ? Rassurez-vous, même si vous le payez, ce n’est pas directement l’objet de ce billet. Passons.

Or donc, une carte a été mise en place. Il s’agit d’un projet OpenSource, consultable ici, qui recense l’ensemble des troubles dans la Force, et les présente sur une jolie carte avec des petites gommettes de couleur qui feraient plaisir à Najat. Rapidement connue, la carte a permis d’accumuler les contributions de douzaines d’acteurs du domaine culturel douloureusement conscientisés au problème de robinets qui se ferment et de baignoires qui fuient. Ainsi, le 23 janvier, la carte comprenait (seulement) 48 entrées, mais en une semaine, c’est 71 points qui s’allument sur le territoire français. Quelques jours plus tard, ce sont une centaine de lieux qui montrent l’étendue du désastre culturel français.

Les premières constatations sont horrifiantes : ce sont les secteurs de la musique et des arts de rue qui sont les plus touchés, avec respectivement 19 et 27 festivals salés sucrés ou structures poivrées supprimées. Et pas n’importe quoi ! Il y a du solide, du connu, du festival qui frappe l’imaginaire, cogne dans l’émotion et frappe du chaton-mignon au marteau-pilon pneumatique, comme par exemple Polyfollia, Fort en Jazz, Les Voix du Gaou, Saucisses et Polyphonies, le Film Écologique, les Séquences Buissonnières ou les Oreilles en Éventail (ami lecteur, un festival bidon s’est sournoisement glissé dans la liste. Sauras-tu le retrouver ?).

austérité partout

L’effarement, devant telle liste, pourrait faire croire que la situation est désespérée.

Heureusement, comme le dit le proverbe, même les plus sombres nuages ont une bordure d’argent : alors que le monde du spectacle, de la culture et de l’intermittence du travail traverse une crise sans précédent, on se rappellera à bon escient que le Premier ministre, Manuel Valls, avait en début d’année conservé un optimisme raisonnable que les partenaires sociaux parviendraient à un bel accord pour faire tenir encore un peu plus longtemps le régime social des intermittents. Dans la foulée, notre frétillant Premier ministre avait décidé de ne pas appliquer l’allongement de la période minimale avant de toucher les allocations (différé d’indemnisation), avec un coût de l’opération (modeste) pour l’État de seulement 100 millions en année pleine (c’eût été dommage de se priver d’une telle gentillesse avec un aussi petit prix).

À ceci s’ajoutera le dégel de deux sous-budgets de la Culture (pour 40 millions) cette année, avec une augmentation en 2016, ainsi que l’assouplissement des conditions ouvrant droit aux indemnités journalières en cas de maladie, de congé maternité ou invalidité, notamment pour les intermittents. C’est une mesure qui, je cite le ministère,

« … contribue également à améliorer la couverture sociale des intermittents du spectacle, en particulier les femmes en congé maternité. »

Couverture sociale qui était notoirement connue pour son étroitesse, son coût modeste pour la collectivité nationale et son indispensable utilité pour avoir assuré le monde artistique et lui avoir ainsi permis de faire rayonner la culture française sur toute la planète. Bref : il était temps de récompenser un peu ces créateurs de rêve et d’utopies vivantes, et de compenser leurs misères budgétaires. Voilà qui est fait.

Vous voyez, pas de quoi s’alarmer !

Certes, au niveau des communes, endettées, percluses de dépenses et de coûts faramineux que l’État, impécunieux, refuse à présent de prendre en charge, il va y avoir quelques petites coupes douloureuses pour certaines associations aux noms chantants et aux réalisations que la pudeur nous oblige à qualifier d’inégales. Mais à l’évidence, la République sait que ses petits chatons vont être un peu bousculés et met déjà en place le grand toboggan huilé qui descend jusqu’à la piscine du bonheur (et de fonds publics) sur lequel ils pourront glisser avec de petits cris joyeux en oubliant qu’au bout, la piscine, profonde, est de moins en moins remplie…

Vraiment, à l’évidence, ça va bien marcher.

cat slide
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Sur le web

  1. Les temps sont durs, même pour le socialisme gratuit avec l’argent des autres @tm.

    Najat va enfin se mettre au porno. Hollande va faire des ménages. Cahuzac et son copain vont travailler en Suisse, dans une banque. DSk, va rejoindre dodo pour lancer son nouveau bar à putes. Etc..

    Reste nos intermittents du talent. Ils se reposent, font germer leur génie grâce à la genoristé d’un système juste, équilibre, équitable, dans le respect du vivre ensemble (et je le mets bien profond)

    Les médias n’ont plus de lecteurs, mais continuent à imprimer du journal (pour allumer le BBQ ou se torcher au WC), les syndicats ouvriers veillent armes, biere et saucisses à la main.

    Quelques arabes réclament moins de racisme, plus de religion.
    Des blancs acceptent le vivre en couleur et se fait canarder au non de l’integration.

    Pendant ce temps, Marine se touche devant la TV, elle fantasme du futur pouvoir qu’elle va pouvoir exercer sur ce peuple de moutons debile.

    Bref, en France, la vie continue, la rose embaume (les tombes), l’avenir est rouge sang….

  2. Michel-Michel Michel

    « Polyfollia, Fort en Jazz, Les Voix du Gaou, Saucisses et Polyphonies, le Film Écologique, les Séquences Buissonnières ou les Oreilles en Éventail (ami lecteur, un festival bidon s’est sournoisement glissé dans la liste. Sauras-tu le retrouver ?). »

    Allez, je dis que l’intrus c’est Saucisses et Polyphonies.
    C’est des guignols mais pas au point de faire preuve d’autant d’autodérision.

    1. Gagné. Mais c’est dommage. C’est un nom porteur. Il faut vite le déposer 😀

      1. « Saucices » ? Trop discriminatoire ou alors il faut préciser « Saucices à la Halle »… Je sors!

        1. Saucisses Végétaliennes et Polyphonies Ecoconscientes, ça le fait, non?

          1. En fait, ce site ne sert pas à la réflexion politique. Il est juste un défouloir pour des abrutis racistes si j’ai bien compris!

            1. Abrutis racistes et nazis.. Comme tous bon petit soldat du communiste tous opposant est d’emblée nazi forcement nazi.

              1. Peut-être pas Gilib, mais avec « saucisse à la Halle » on est dans une conception de l’humanisme que je ne partage pas forcément!

                1. Et j’ajoute que je n’ai pas parlé de nazisme, alors que j’ai vite fait d’être catalogué de communiste par quelqu’un qui ne me connait pas et qui ne sait pas grand chose de mes opinions politiques (en dehors de mon rejet de la doctrine néolibérale qui nous pollue actuellement).

                  1. Ouhla, atteindre si vite le point Godwin ça doit être un record du monde, là !
                    Bravo aux deux valeureux gagnants.

                  2. Si vous n’aimez pas le libéralisme, il ne faut pas être masochiste à ce point. On ne vous force pas! C’est ça le libéralisme, voyez-vous!!!

            2. Thierry, vous êtes une « synthèse ».

              1. Je connais aussi la citation d’Audiard! Par contre je ne vois pas trop en quoi refuser votre vision réductrice de l’intermittence et/ou de l’Etat fait de moi un faux-cul.

                1. Pourquoi parler de « néolibéralisme » et ensuite s’étonner qu’on se moque de vous?

                  Vous commencez par attaquer les gens, et vous voudriez qu’on vous prenne au sérieux!

                2. je ne vois pas trop en quoi refuser votre vision réductrice de l’intermittence et/ou de l’Etat fait de moi un faux-cul.

                  Qui a dit cela a part vous ❓ Maintenant que vous l’avez écrit peut-être que c’est vrai et que vous en êtes un ❓ On ne va pas vous contredire :mrgreen:
                  Et vous vous plaignez que l’on vous réplique 😆

                  1. Pour le faux-cul: https://www.youtube.com/watch?v=F6SH562qW88

                    C’est Simple-Touriste qui m’a traité de synthèse. Passons!

    2. Ah, moi j’avais pensé que c’était Oreilles en éventail !? 😀

  3. A Lille (mais un peu partour je pense), on trouve des orchestres improvisés qui font des p’tits concerto fort sympa. Ils ne touchent aucune subvention, seulement les pièces ou billets que les gens leur donnent gracieusement, pour les remercier du plaisir qu’ils ont donné.

    N’est ce pas là le vrai sens de la culture ?

    S’ils avaient joué comme des brêles, les gens se seraient-ils arrêtés ?

    Je pense que la culture n’est pas un bien publique mais un bien individuel, qu’on décide de faire partager. Les gens apprécient le talent et sont prêts à payer le prix si le service rendu en vaut la chandelle. Artiste n’est pas un métier, c’est l’expression de son talent qu’on monaye ou pas.
    La culture d’Etat me fout toujours les jetons : il finance une « bonne » culture en opposition à une « mauvaise ».

    My Major company est un bon exemple. Un artiste a du talent, les gens aiment, ils financent à leur échelle, un artiste gagne sa vie, en vie et se produit. Pourtant, on est en droit de ne pas le financer car on n’aime pas. Pourquoi couper les subventions nuirait à la Culture ?

    1. depuis que la subventionite publique reigne en france, les fanfares ont toutes disparues les une aprés les autres :

      pas facile de courir la subvention, c’est souvent un travail à temps plein. un peu comme escroc …

      et surtout le retours de baton : la collectivité donne du pognon, mais en contrepartie, il fallait déclarer les  » profs  » qui donnaient des cours au black le mercredi et le samedi aprés midi … résultat : seules les harmonies des petites villes d’au moins 5000 habitants ont pu ce lancer là dedans.

    2. Vous avez certes raison sur les choix de distribution, et on le voit dans toutes les mairies ou presque. Mais il ne faut pas oublier que certaines de ces associations permettent la tenue de petits festivals, etc… qui permettent à tout un chacun de venir s’exprimer.

    3. Les artistes qui vivent du chapeau sont rares, pour la majorité d’entre eux, la survie n’est même pas assurée. On ne peut pas dire que le vrai sens de la Culture est de laisser des crève-la faim distraire des passants plus ou moins fortunés. C’est une société bien sordide que vous décrivez là.

      OK pour dire qu’être artiste n’est pas seulement un métier. Mais là encore il faut m’expliquer comment quelqu’un qui consacre la totalité de son temps, de son travail et de son énergie à son art peut vivre si on ne lui reconnait pas le droit d’exercer son art en tant que professionnel et d’en vivre décemment.

      La « culture d’Etat » (ce concept est assez absurde en soi) permet justement d’échapper beaucoup mieux que ce que l’on pourrait appeler en opposition la culture privée à la notion de « bonne » ou de « mauvaise » culture. La « bonne » culture serait dans un système privé au mieux celle qui rapporte immédiatement, au pire celle qui abrutira les masses pour la rendre plus docile et servile.

      Quant à My Major Company (et le crowdfunding en général), il montre vite ses limites. Il ne peut aller que dans le sens d’une culture attendue par le public, facile à entendre, à voir et à comprendre. Ce qui est l’exact contraire du concept de liberté de création. Mais là encore, dans un système néolibéral, la culture qui choque, qui heurte et qui donne à réfléchir doit être bannie, ou plutôt ne doit pas rester accessible à la masse qui doit être isolé de tout ce qui est subversif. Le crowdfunding est parfaitement adapté au financement de ce que les anglo-saxons appellent entertainment, et que les français ont été incapables de distinguer de la culture. Les deux ont leur légitimité dans une société démocratique, mais on ne parle pas de la même chose.

      1. être artiste, ça doit être un passe temps, un loisir, donc non subventionné. et l’artiste se doit d’assumer par lui même son niveau de vie, c’est à dire qu’il doit travailler, vendre son temps de travail à quelqu’un qui est disposé à lui acheter.
        de nos jours, un salarié arrive à vivre avec 35 heures de travail salarié par semaine. il peut encore en consacrer 35 par semaine à ses loisirs. si il arrive à valoriser son loisir artistique, il peut se mettre auto-entrepreneur, cumuler son boulot alimentaire, et son boulot vocation. et si ça marche, il peut lentement opérer une bascule sur plusieurs années, passer à temps partiel en tant que salarié, et augmenter son temps sur son métier d’artiste si c’est mieux rémunéré.
        je ne vois pas pourquoi nous devrions subventionner la glandouille des artistes.
        j’ai connu quelqu’un qui faisait ça dans le sport, c’était quand j’étais jeune, mon entraîneur d’athlétisme. il avait un mi temps à l’usine au smig ou à peine plus avec ses primes d’équipe, il s’entraînait pour lui quasi tous les jours. et tous les samedi ou dimanche, 8 mois par an, il faisait des compétitions là où il y avait des primes monétaires pour les premiers, les courses où la récompense était une médaille ou une coupe ne l’intéressaient pas. en un semi marathon, il pouvait ramasser une prime de 2 ou 3 semaines de son salaire à mi temps. il avait aussi des petits contrats publicitaires particuliers, autres que ceux du club d’athlétisme, et son modèle économique était viable.
        c’est possible à réaliser seul pour les plus talentueux, pourquoi subventionner les nuls ?

        1. Vous avez réussi à résumer en quelques mots toute la bouillie intellectuelle que l’on vous sert à longueur de temps. Bravo!

          1. ab a parfaitement résumé la condition d’un artiste ce qu’elle devrait être.
            L’état ne devrait rien faire dans ce domaine.

            Pour toute culture défendue/subventionné c’est une autre qui est massacrée.
            Je pourrai vous citer le nombre de culture régionales détruite par l’état français.

        2. Je n’avais pas le temps de répondre en détail, désolé pour le raccourci!

          Plus sérieusement, l’idée selon laquelle les artistes ne devraient pas être des professionnels et devraient profiter de tout le temps libre que leur offre les 35h vient d’une idée toute simple, qui a réellement émergée dans le débat politique lors du premier gros conflit de l’intermittence en 1992 (c’est à l’époque le cinéma qui a été surtout touché). Elle émane du CNPF (qui devint le MEDEF) qui n’a jamais admis que les artistes et techniciens du spectacle (ne les oubliez pas, ils furent intermittents bien avant les artistes) rejoignent en 1967 si je ne me trompe pas l’UNEDIC.
          Cette idée revient en force depuis 2 ou 3 ans parce que le régime des annexes 8 et 10 allait être mis en cause lors des négociations de 2014. Ce ne sont donc pas les intermittents qui ont frappé les premiers. Et si le régime est remis en cause, ce n’est pas à cause des intermittents, mais parce que leur présence au sein de l’UNEDIC fait obstacle à un des plus grands reculs de la protection sociale depuis la fin de la seconde guerre mondiale, à savoir les droits rechargeables tels qu’ils ont été mis en place dans la réforme du 14 mai 2014.

          L’intermittence offre en effet un modèle alternatif d’indemnisation chômage adapté à l’emploi précaire. Son prétendu déficit d’un milliard est un mensonge. Pour faire simple, la Cour des Comptes a mélangé de la comptabilité générale et de la comptabilité analytique en comparant un déficit global à une balance analytique. Avec le même raisonnement, je peux remettre en cause l’indemnisation chômage des personnes issues de CDD car ils causent 8 milliards de déficit et sont responsables à eux seuls de 200% du déficit de l’assurance chômage en 2013. Mais avouez que c’est plus simple de faire croire aux français que ces fainéants d’intermittents coûtent 1 milliard, sont responsables du quart du déficit et qu’à cause des annexes, ce sont les pauvres ouvriers qui triment qui financent avec leur sueur la Culture dont tout le monde se fout!

          D’ailleurs, contrairement à ce que dit Valls, rien n’est réglé – ça devrait vous faire plaisir que je traite publiquement un premier ministre socialiste de menteur. En effet, si les annexes 8 et 10 posent en effet problème, c’est parce que la réforme de 2003 a complètement déséquilibré l’intermittence. Nous avons démontré, expertise de l’UNEDIC à l’appui (c’est l’UNEDIC qui a fait l’audit de nos propositions), qu’il est possible d’améliorer sensiblement les conditions d’indemnisation tout en faisant faire à l’UNEDIC de substantielles économies en revenant sur les bases de l’intermittence telle qu’elle existait avant le 1er janvier 2004. Nous sommes en mesure aussi de démontrer que la méthode d’indemnisation des intermittents pourrait être étendue à d’autres catégories de salariés précaires et que cela contribuerait à l’amélioration de l’emploi.

          Inutile de dire que nous faisons face à une fin de non-recevoir de la part du MEDEF et de son âme damnée la CFDT. La volonté de lutte contre le chômage est une imposture! Depuis 30 ans, le CNPF puis le MEDEF nous servent invariablement la même antienne: baissez les charges sociales et l’emploi s’améliorera. A chaque mesure de ce type qui a été prise, le chômage s’est aggravée. Le seul recul significatif du chômage que la France ait connu ces 30 dernières années fut lié à l’instauration des 35h, il est vrai dans une conjoncture économique particulièrement favorable.

          Nous en arrivons à l’insupportable, ce qui explique pourquoi, alors que les métiers artistiques nécessitent un énorme engagement personnel, l’acquisition de compétences multiples et un sérieux apprentissage (qui ne cesse jamais), pourquoi donc on prétend que ces métiers devraient n’être que des activités de loisir. Toute une partie des dirigeants du patronat, la plus rétrograde sans doute, considère qu’un travail doit être subi par le salarié pour que l’on garde une emprise sur le monde du travail. Or, un métier artistique n’est pas subi mais choisi. Et bien souvent exercer ces métiers se fait aux dépens de la recherche du confort matériel. C’est tout simplement inadmissible. Que d’un tel secteur puisse émerger une réforme plus juste et mieux adaptée à la situation actuelle et à venir de l’indemnisation chômage est une hérésie (alors que la précarité explose, en 2013 84% des engagements se faisaient en CDD dans notre pays).

          Les intermittents ne sont pas de doux rêveurs complétement déconnectés des réalités économiques. Ils ont au fil des ans et des luttes acquis une très grande expertise de leur situation et de l’assurance chômage. Je vous invite à aller voir du côté du CIP-IdF (faites gaffe, le discours est très à gauche même pour moi). Je vous invite aussi à vous intéresser aux travaux de chercheurs comme Mathieu Grégoire ou Bernard Stiegler.

          1. Et vous croyez quoi ? que les médecins, les ingénieurs, les chercheurs ne remettent pas constamment leurs connaissances en question ? On adore Molière mais son texte s’est moins enrichi ces 400 dernières années que bien des techniques et des connaissances ces 5 ou 10 dernières années.

          2. @ Mr Decocq
            c’est intéressant de lire votre avis, bien différent de ce qu’on entend d’habitude.
            Pourquoi n’écrivez-vous pas un article sur le sujet, encore plus argumenté et avec plus de références (j’aime bien la précision)? Cela permettrait de faire avancer le débat de manière positive et pertinente, en permettant à chacun de développer ses arguments.
            Merci

            1. C’est une bonne idée, je vais y penser. ESt-ce que l’on peut envisager que le débat qui en sorte soit constructif?

              1. Espérons-le, de toute manière on ne le saura qu’en essayant !
                En adoptant la parabole, on pourrait dire que quand on produit un discours non imprécatoire, argumenté et scientifique, on sème. La récolte dépend aussi d’autres facteurs, mais si on ne sème pas là on est certain à 100 % de n’avoir aucun résultat.

                Bon je retourne à The Voice…

          3. Depuis 30 ans, le CNPF puis le MEDEF nous servent invariablement la même antienne: baissez les charges sociales et l’emploi s’améliorera. A chaque mesure de ce type qui a été prise, le chômage s’est aggravée.

            Écroulé de rire. Quand y-a-t-il eu des baisses de charges ❓ Et de quelle importance ❓

            1. Je ne saurais pas ici faire une liste exhaustive. Est-ce que vous avez entendu parler du dispositif Fillon (qui n’est qu’un habillage d’un dispositif mis en place par Aubry)? Plus récemment, il y a le CICE… et je passe sur toutes les formes d’emplois aidés et les exonérations diverses. Le point commun est que ces dispositifs sont plus favorables pour les entreprises qui emploient des salariés mal payés. Il en résulte une stagnation des salaires.

              Depuis 2004, les cotisations chômages du régime général n’ont pas varié (6,4%). Ce n’est pas une baisse! Au passage j’en profite pour vous signaler que les cotisations chômage des intermittents est passé de 6,4% à 10,8% pour être aujourd’hui à 12,8%. A cela on ajoute 0,5% de surcotisation emplois courts que ne doivent pas payer les agences d’intérim – leur syndicat Prism Emploi est un acteur puissant du MEDEF!

      2. dans un système néolibéral

        Vous n’y êtes pas : c’est Ultra Méga Néo Turbo libéral :mrgreen:

        Complètement largué, non mais ❗

  4. J’ai oublié le plus beau : Montebourg !

    Après un stage à 50 000 €, un beau diplôme en poche après 15 jours de travail intensif (à priori il est super intelligent, si si !)
    Notre beau minustricule va se lancer dans les affaires du privé.

    Le made in france. Pas de doute, c’est une fabrique à fonctionnaires.

    Pendant ce temps thevenoud, lui aussi, a lancé un guide pour les nuls:
    comment gruger le fisc et l’administration sans se faire prendre !

    Nous avons vraiment une équipe de choc, leur intégration dans le monde du privé est forcément une bonne chose pour nous.

    En effet, après avoir détruit leur jouet collectiviste, il faut qu’ils viennent gouter aux joies du capitalisme de connivence.

    Mais, pas de panique, cela est temporaire, juste avant 2017, date où nos frondeurs laisseront passer cette nouvelle vocation pour retourner aux choses réelles.

    Que j’aime ce pays !

    1. Montebourg et Flipette-i vont aller donner des conférences à Princeton, pour expliquer son beau diplôme probablement. A moins que les Américains aient importé notre célèbre « diner de cons »…

  5. La subvention est la mamelle du collectiviste, surtout gauchiste, parce que celui-ci est immanquablement bourré… de ce talent dont personne ne veut.

    Je trouve cette nouvelle particilièrement réjouissante: c’est le signe que le pachiderme étatique commence à crever de faim (comme ce brave Jacky Love, qui est obligé de chercher un autre traiteur pour ses petits fours de l’Institut du Monde Avare, que le Quatar refuse toujours d’alimenter).

    J’espère que les affamés intermitents vont foutre un boxon pas possible dans les mois qui viennent pour augmenter encore un peu la pénurie.

    1. Je ne sais plus qul politique socialo a dit ça « il faut féliciter toutes ces associations qui aident les personnes en difficulté » (en gros)

      Ils oublient de dire que ces associations sont la résultante de leurs échecs…

    2. La subvention n’est que la contrepartie financière d’une mission que la puissance publique considère d’intérêt général. Elle n’est absolument pas incompatible avec une vision néolibérale du monde qui semble vous plaire tant.

      Encore une fois (je l’ai dit ailleurs dans ces commentaires), il faut être sacrément abruti pour rattacher cette carte à l’action de l’Etat: ce sont avant tout vos amis politiques (si j’en crois le ton de votre publication) qui ont massacré la carte des festivals en se foutant royalement des conséquences pour peu que cela serve leur démagogie!

      Pour un monde où le talent dont personne ne veut je vous renvoie aux œuvres de Georges Orwell ou de Aldous Huxley (vous avez le choix selon que vous préférez que le modèle de société repose sur l’oppression ou l’abrutissement). Ces écrivain (désolé, encore des artistes!) ont décrit des univers totalitaires pour nous alerter et nous mettre en garde, pas pour fournir un mode d’emploi.

      1. Dessine moi une néo-liberté !

        1. Pilule bleue ou pilule rouge? Visiblement sur ce site beaucoup ont choisi!

          1. Et vous c’est la rose :mrgreen:
            Et pan dans le Luc ❗

            1. J’ai cru qu’on pouvait débattre sur ce site mais non, on peut juste s’y défouler entre abrutis!

              1. Entre abrutis on se comprend lol

              2. Vous ne me paraissait pas capable de/habilité à poser un diagnostic

              3. Désolé, je me suis abaissé à votre niveau. Mes excuses :mrgreen:

      2. Dis c’est quoi l’intérêt général ?

        1. C’est la réélection su distributeur de subvention.

        2. L’intérêt général, c’est un truc qui fait avancer l’ensemble d’une société et qui améliore la situation de ses citoyens sans chercher s’ils sont assez riches pour le mériter. C’est l’éducation, la protection sociale, la santé, les transports publics, la culture, la défense de l’environnement…

          1. « la » société n’existe pas, il n’y a que des individus qui s’activent pour améliorer leur situation personnelle, si ils en ont envie, et on est libre de se contenter de moins que son voisin. par contre il est illégitime d’envier son voisin sans faire soit même l’effort d’améliorer son propre sort.
            donc l’amélioration de sa situation ne dépend pas de sa richesse, mais de sa volonté et de ses actes.
            l’éducation, la protection sociale, la santé, les transports, la culture et la défense de son jardin ou de la nature dans sa région sont du ressort des individus, pas de l’état. les individus peuvent librement se fédérer pour un but commun si ils en ont envie ou ils peuvent directement acheter un service tout prêt et vendu pour ceux qui veulent l’acheter auprès d’un producteur. l’état est dans tous ces domaines, un mauvais producteur, il n’y a aucune raison pour qu’il ait le monopole de ces productions ni pour qu’ils fasse de la vente forcée de ces services si l’on n’en veut pas.

            1. Ab, même Milton Friedman qui est à l’origine avec son idéologie de l’ultralibéralisme n’a pas été aussi loin que vous dans l’éclatement du système social. Vous prônez purement et simplement un retour à la barbarie la plus crasse.

              Essayez simplement de compter dans une journée de votre vie le nombre de fois où vous avez affaire à la société et aux services publics. N’omettez pas de prendre en compte la route qui vous mène à la boulangerie ou à votre travail, ayez aussi l’honnêteté de reconnaître que quel que soit votre mérite personnel, vous avez été à l’école, vous en avez tiré des diplômes qui vous ont aidé à trouver du travail. Posez-vous la question de savoir si vous seriez encore en vie si vous n’aviez pas eu accès à des services de santé. Je passe sur l’eau, l’électricité, les transports en commun… qui sont ou vont être tous privatisés et vendus à vil prix alors que la plupart des installations ont été construites par des entreprises qui étaient alors publiques. Je vous laisse le soin de découvrir les dizaines d’autres fois où vous interférerez avec cette société que vous niez au cours d’une journée.

              Bref, il n’y a pas qu’une alternative entre le collectivisme et l’ultralibéralisme. Même les plus grands pourfendeurs de l’Etat veulent que la police les protège (on n’en est Dieu merci pas encore à la situation des USA où d’aucuns considèrent qu’avoir et utiliser une arme est un droit constitutionnel).

              1. « vous avez été à l’école, »

                Pas forcément.

                Certains s’en passent très bien.

                « vous en avez tiré des diplômes »

                Des parchemins sans valeur.

              2. Milton Friedman qui est à l’origine avec son idéologie de l’ultralibéralisme

                Pouf pouf pouf. Complètement dépassé avec l’Ultra Méga Néo Turbo libéralisme :mrgreen:

                1. Il faut dire ça à ceux qui l’idolatrent!

              3. Je passe sur l’eau, l’électricité, les transports en commun… qui sont ou vont être tous privatisés et vendus à vil prix

                Si vous avez des cons qui leur font des couilles en or avec des contrats longue durée mal ficelés…
                Rien de tel qu’un peu de concurrence pour limiter les abus.

                1. On parle de la téléphonie et des petits arrangement entre opérateurs privés pour rincer leurs clients?

                  1. Lesquels ❓

                  2. Malgré cela, vous avez vu la différence avec la grande époque de France Telecom? Vous savez la boite ou les gars sont pas habitués a la concurrence – tant au niveau salarié qu’au niveau management – et se suicident en masse…

          2. L’intéret général, c’est le point de vue socialiste sur l’intéret général. Meme a l’UMP on sait ca.

          3. Monsieur Decocq,
            il me semble que l’intérêt général se définit de manière plus simple: il est fonction de la conception collective du moment tout simplement, il est défini par la majorité des citoyens. Regardons aujourd’hui comme il peut d’ailleurs varier dans nos sociétés occidentales, entre caractère social de l’intérêt général, et caractère environnemental.
            Je pense que, toujours dans nos sociétés occidentales européennes, ce sont les 2 seuls types d’intérêt général qui ont droit de cité collectif.
            Tocqueville avait déjà noté que lorsque la majorité des citoyens a à choisir entre sécurité (sociale ou écologique par exemple) et liberté, c’est souvent la liberté qu’on sacrifie.

      3. bonjour,

        et bienvenue sur ce site que vous devez tout juste découvrir pour faire une telle erreur d’interprétation des propos de H16.

        Je ne comprends pas la phrase « Pour un monde où le talent dont personne ne veut ».

        Il va de soi que vous n’êtes pas écrivain au contraire de Aldous Huxley et Georges Orwell (qui n’ont à ma connaissance pas perçu de subventions publiques, ce qui ne les a pas empêchés d’écrire d’intéressants ouvrages).

        Je ne vois pas où vous avez pu lire que les libéraux sont « contre » les artistes. H16 est lui-même un artiste de la plume.

        La difficulté que nous avons à communiquer s’explique par cette phrase : « La subvention n’est que la contrepartie financière d’une mission que la puissance publique considère d’intérêt général. »
        – la puissance publique peut bien considérer ce qu’elle veut, sa mission n’est pas de s’occuper de ce genre de domaine. Elle n’y a aucune légitimité.
        – l’intérêt général est un concept vide de sens qui légitime n’importe quoi. Il y a l’intérêt des uns qui veulent des festivals et l’intérêt des autres qui préfèrent rester chez eux.

      4. Encore une fois (je l’ai dit ailleurs dans ces commentaires), il faut être sacrément abruti pour rattacher cette carte à l’action de l’Etat: ce sont avant tout vos amis politiques (si j’en crois le ton de votre publication) qui ont massacré la carte des festivals en se foutant royalement des conséquences pour peu que cela serve leur démagogie!

        Et dans l’tas, Alphonse, y a aucun maire socialiste ❓ Zéro héraut ❓
        Et qui vous dit que ce sont nos « zamis » politiques ❓
        Quelque chose me dit que ce sont … vos potes. à vous. :mrgreen:
        L’homme de paille, qu’il reste chez vous.

        1. A mes arguments n’ont été rétorqué que des moqueries et des insultes. Je suis plutôt enclin à croire que cela prouve que les éléments pour me répondre manquent dans le camp d’en face.

          Pour les maires socialistes, bien sûr qu’il y en a qui vont mettre une énergie considérable à détruire ce qu’ont mis en place leurs prédécesseurs, mais force est de constater que le PS s’est pris une branlée qui a eu peu de précédents dans l’Histoire! La même chose s’était passée dans l’autre sens (et dans une moindre mesure) au cours des municipales précédentes.

          Toute personne quelle que soient ses opinions politiques qui est attachée à la démocratie devrait être affligée de voir qu’une bonne partie de ses concitoyens est capable de dégommer son maire juste pour emmerder le président de la République et ce, nonobstant les qualités de ce maire. Je suis également consterné de voir que les pires crapules de la République française sont généralement passées au premier tour.

          1. A mes arguments n’ont été rétorqué que des moqueries et des insultes. Je suis plutôt enclin à croire que cela prouve que les éléments pour me répondre manquent dans le camp d’en face.

            Il me semblait que vous avez été le premier a ouvrir rudement les hostilités en qualifiant les libéraux. Regardez bien. Ne vous plaigniez donc pas des moqueries.

            force est de constater que le PS s’est pris une branlée qui a eu peu de précédents dans l’Histoire

            C’est la faute des libéraux, n’est-ce pas ❓ Même des Ultra Méga Néo Turbo libéraux :mrgreen:
            Donc des socialistes qui mettent la potée aux socialistes, j’en meurt de rire :mrgreen:

            Je suis également consterné de voir que les pires crapules de la République française sont généralement passées au premier tour.

            C’est vrai que ces dernières 40 années (!) cela a toujours été le cas, sans la moindre exception :mrgreen:

            1. C’est sûr que débarquer sans être néolibéral sur Contrepoint est quelque peu suicidaire. J’aurai juste aimé débattre intelligemment. Dommage…

              Quant aux socialistes, il faut bien reconnaître qu’ils sont une espèce en voie de disparition au PS! Je regrette tout autant l’éviction de maires UMP lors de la précédente élection par des électeurs qui voulaient s’attaquer à Sarkozy que la perte de mairie PS au non du Hollande-bashing. C’est simplement lamentable et cela ne fait que foutre en l’air des personnes qui font de la politique honnêtement et efficacement.

              Franchement, Balkany… Est-ce que sa place est dans sa mairie ou en taule? Je le cite parce qu’il est pour moi le plus caricatural.

              1. C’est sûr que débarquer sans être néolibéral sur Contrepoint est quelque peu suicidaire.

                L’erreur que vous faites, c’est que vous êtes Ultra Méga Néo Turbo libéral. Vous êtes trop chargé pour comprendre. Chargé en idées socialistes indigestes (gloup hein, mais qui sait … ?) :mrgreen:

              2. Ce que MichelC essaie de vous faire comprendre diplomatiquement, c’est que le terme « néolibéral » est déjà perçu comme une attaque par les libéraux. Qu’est-ce-qu’une néoliberté ?

                Ensuite le fait de sous-entendre que l’on soutienne la droite actuelle parce qu’on est contre le socialisme est franchement insultant. Comme le dit MichelC : « des socialistes qui foutent une raclée à des socialistes », on ne se sent pas vraiment concerné.

                1. Et moi, ce que j’essaie de vous faire comprendre, c’est que ce que vous appelez libéralisme conchie la véritable liberté d’entreprendre, seul le pouvoir de l’argent s’impose et cherche à s’affranchir légalement ou illégalement de toute contrainte.

                  Vous vivez dans une chimère car le fric est déjà distribué à un tel niveau que les Etats eux même ont perdu toute liberté et toute capacité de contrôle.

                  En 1971, Nixon a déconnecté la monnaie d’un étalon (l’or) qui le régulait. En 1973, la France par l’entremise de Pompidou (un ancien de la banque Rotschild) a renoncé à la souveraineté de sa monnaie en intedisant la Banque de France de financer l’Etat. En 1992 l’UE a suivi cette voie avec le traité de Maastricht. Aujourd’hui, c’est la BCE qui est souveraine sur les politiques économiques des Etats européens et non l’inverse.
                  Et derrière tous ces choix politiques, on retrouve des institutions vérolées par la corruptions. Que penser d’un Junker qui a durant toute sa carrière au gouvernement luxembourgeois a organisé son pays comme un paradis fiscal? Ce n’est qu’un exemple parmi des centaines.
                  Suite à la crise de 2008, Lloyd Blankfein, qui dirige Goldman Sachs, a déclaré « je suis Dieu ». Tout est dit!

                  Franchement, est-ce dans cet univers que vous croyez possible de développer un modèle économique libéral?

  6. Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à ce que les femmes intermittentes puissent avoir droit à un congé maternité – je veux bien qu’on discute de l’assurance chômage des intermittents etc… mais là quand même…. c’est quand même choquant de demander à une femme d’accoucher sur son lieu de travail, de ne pas pouvoir se reposer ou prendre ses dispositions pour allaiter son nouveau né. On est pas au moyen-âge. Un nourrison à besoin de sa mère les premières heures et semaines de sa vie. C’est inhumain de demander à la mère de l’abandonner sitôt l’accouchement pour aller travailler. Pourquoi pas non plus décompter les heures d’accouchement et licencier pour abandon de poste une mère qui va à l’hôpital pour accoucher. Bref… l’exemple est mal choisi et dessert gravement la cause libérale en présentant le libéralisme comme l’ennemi de la condition féminine alors qu’il devrait en être l’allié objectif (encourager les femmes à travailler pour s’émanciper (purement libéral) et ne plus dépendre de l’état ou du mari- libéral aussi). Ce n’est pas le congé maternité qui est scandaleux dans l’intermittence et ça tout le monde le sait.

    Sinon, je suis d’accord avec l’article sur les associations, mais il ne faut pas s’inquiéter, le MCC planche sur une taxe internet pour google & co (taxe qui sera étendue tôt ou tard aux foyers parce que nous connaissons que trop bien la politique des petits pas des socialistes et plus globalement du législateur) et ils vont donc trouver de l’argent pour arroser le réseau d’électeur. Espérons (ou pas) qu’elle sera mieux rédigée que la taxe amazon.

    http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2015/02/10/fleur-pellerin-veut-une-taxe-sur-le-debit-pour-faire-payer-les-geant-du-net_1199876

    1. HEY !!!

      tu peut pas changer un peu de disque ? de temps en temps …

      essaye la lambada , par hasard ? ou les lacs du connemara …  » au temps des gaels et de cromwel , au pas des cheveaux … tsin tsin tsin  »

      un peu de romantisme ne fait pas mourir !

      1. Je crois qu’Adele n’a pas encore connu l’amour. Peut être est elle encore vierge !

        Ma certitude est qu’un grand noir bien monté serait la seule chance pour elle de voir les choses sous un autre angle.

        Bien sur l’on pourrait parler de freudisme, de père abusif, de mère extrémiste, mais rien n’explique une telle position face à l’homme. Même à l’humain….

        1. Assez mesquin comme attaque. Vous abaissez le niveau…

          1. Merci, car c’est une vraie question que la maternité des intermittentes …. particulièrement complexe même.

            J’essaye juste dire que toute protection sociale n’est pas per se anti-libérale si elle favorise le travail qui est chez les libéraux une valeur importante. Je pense que les congès maternités favorisent le travail c’est tout. Encore une fois, ce que je reproche chez les macho-libéraux c’est de ne pas réfléchir sérieusement sur ces questions et de tout rejeter au nom du fait que le féminisme serait un constructivisme alors qu’il est avant tout un combat pour la liberté, l’émancipation et l’autonomie des femmes notamment par le travail. La liberté se conquiert par le travail car le travail donne le moyen d’être autonome et donc LIBRE.

            Droit de travailler c’est les féministes, droit d’avorter c’est les féministes, droit d’aller à l’université c’est les féministes, droit de voter c’est les féministes et tout ça c’est de la liberté et ça n’a rien de socialiste ou à voir avec l’égalité ou du constructivisme.

            J’irai même plus loin : un libéral qui ne défend pas la condition féminine n’en est pas un car tôt ou tard son discours restreint la liberté des femmes et favorise leur oppression par la résultante d’un autre constructivisme ancestral, oppresseur et liberticide qu’est le patriarcat.

            PS : L’argument « féministe=mal baisée » je n’y prête plus attention et en même temps il nous est utile car il montre ce que la femme est pour l’homme-macho (rien d’autres qu’un objet sexuel).

            1. «  » »car c’est une vraie question que la maternité des intermittentes …. particulièrement complexe même. » » »
              C’est une question qui les regarde, elles et exclusivement elles, femmes libres et responsables .

              1. Non ! car tout homme né doit sa naissance à une femme. Les femmes ont donc un droit de créance leur permettant d’exiger des choses que les hommes ne peuvent exiger.

                C’est d’ailleurs pas d’égalité dont il s’agit mais de dette. Les dispositions spéciales (temps de travail des femmes, congé maternité, etc.) sont une forme de paiement ou de compensation de cette dette.

                1. He ho!!
                  Le parthénogenèse ça n’existe pas encore dans l’espèce humaine.

                  1. Je vois … @gilib il dépose le sel sur la table est il considère qu’il a fait la cuisine… il descend la poubelle et il a fait le ménage … :)

                    1. Ah Adèle avec toi y a pas d’intermittence dans le spectacle… c’est H24 !

                    2. Quand bien même on reconnaîtrait votre absurde droit de créance (la femme ne donne plus la vie mais la vends… bel esprit), je reconnaîtrait une créance envers ma mère et pas envers « les femmes »…

                      La femme a la possibilité d’avoir un enfant mais ce n’est en aucun cas une obligation, alors que les hommes ne l’ont pas, cette possibilité. C’est un scandale, je réclame un dédommagement car j’ai été floué par dame nature (encore une !).

                      Au fait, comment comptez vous vous-y-prendre avec les femmes stériles ou qui choisiraient de ne pas avoir d’enfants ?

                2. Toute femme doit aussi sa naissance à une femme!

        2. Ah, ah, ah ! @ CAS.
          Je crois que ça la décoincerait un peu !

          1. Aujourd’hui c’est troll à fond !
            C’est bien, plus ça troll, plus ça fait des thunes !!! :)

            Pour Adèle, je pense sincèrement qu’une ré-éducation amoureuse serait nécessaire.
            Je l’aime bien sinon, mais elle a quand même une tare du zizi du slip féministe.

            Je me demande si il y a un titeuf sur la question ?!

            1. C’est friday relâche…. quelle page oberton @CAS ?

              1. 159 !
                Car voyez vous je suis un père aimant et occupé.
                Je protège les ovules de ma femme, et je reste un bon investissement.

                1. Mathilde de St Amour

                  Ah ben c’est rassurant, j’ai bien cru que vous vous moquiez absolument de tout, si les ovules de votre femme sont aimé et protégé alors ça va :)
                  Vous y allez qd même fort avec Adèle, elle peut s’exprimer sans que vous vous attaquiez à elle directement. En plus, c’est peut être une bombe sexuelle qui pourrait faire le bonheur d’un homme mais vous ne l’aidez pas ( l’homme, je parle 😉 là…!

    2. Adèle!!! mondieu

    3. j’ai relu 3 fois, mais je n’ai pas trouvé le passage où l’auteur demande aux femmes artistes d’accoucher sur leur lieu de travail.
      et l’accouchement n’est pas un truc qui arrive inopinément, il y a des signes avant coureur longtemps à l’avance qui permettent de prendre ses dispositions.

      1. Pourtant, avec les arts de la rue, l’accouchement sur le lieu de péripatétie aurait une certaine cohérence : du trottoir au trottoir !

        1. L’insulte et l’injure vous tiennent lieu d’esprit d’analyse. Bravo!

      2. On ne demande pas aux femmes d’accoucher sur le lieu de travail, on les prive simplement du droit à protection sociale qui est offert à n’importe quelle salariée qui se retrouve enceinte.

        1. Bonjour Thierry Decocq
          ‘qui est offert’
          Tout est dit. C’est gratuit c’est l’état qui paye.

          1. Ce droit est « offert » à tout salarié. Il est financé par nos cotisations sociales et non par l’Etat, ce qui montre que vous parlez d’un sujet que visiblement vous ne maîtrisez pas! Il repose sur la solidarité de tous, la preuve: moi qui suis de sexe masculin et qui ait peu de chance d’être un jour concerné par la maternité, je cotise autant qu’une femme pour permettre à ce droit d’exister.

            1. Moi qui ne suis pas salarié, je n’ai pas de droit à un congé maternité ! Ceci dit, pour les mêmes raisons que vous, j’ai peu de chance d’être un jour concerné.

              1. Les congés maternités sont liées à des cotisations sociales qui les financent. Si on n’avait opté pour un financement par l’impôt et non la cotisation sociale, il y aurait eu de bonnes chance que les femmes qui sont dans votre situation professionnelle aient eu droit à des congés maternité.

            2. Ecrire à la fois droit, cotisation et solidarité pour décrire un risque qui n’existe pas… bravo !

            3. C’est marrant, quand je vais chez le boulanger, il ne m’offre pas une baguette, il me l’échange volontairement contre de la monnaie et si son pain est mauvais je change de crèmerie.
              L’assurance maladie sans la contrainte de l’état n’est rien.
              On est en plein novlangue; service ‘gratuit’, cotisations non contraintes, un état qui vous veux du bien.
              Tout cela pour de l’art pompier de m…de, pour que les politiques puissent faire les beaux..

            4. ce qui montre que vous parlez d’un sujet que visiblement vous ne maîtrisez pas!

              A peine prétentieux :mrgreen:

        2. mais intermittent du spectacle, ce n’est pas un travail, c’est de l’occupation du temps libre. pourquoi avoir une activité de loisir devrait il ouvrir des droits à disposer de mes impôts (= cotisations sociales, c’est la même chose).

    4. Qu’ils se le paient.

      C’est tout.

      1. Il va juste falloir que vous vous renseigniez sur la manière dont fonctionne l’assurance chômage!

        1. sur la contrainte on sait.

    5. Je ne vois pas en quoi cette vision de la maternité déroge du libéralisme.
      Faire des enfants coûte cher, tout le monde le sait. C’est donc un choix très important. Il n’y a aucune raison pour que la collectivité assume financièrement le choix de certains. Par conséquent, si un couple souhaite avoir des enfants, il se débrouille pour provisionner le manque à gagner pendant la période d’inactivité de la mère.
      Le fait qu’elle soit intermittente n’y change strictement rien.

  7. Tout extrémisme et les positions qu’il engendre est synonyme de stupidité sans borne.

    Votre position vis à vis de la culture en est une parfaite illustration, ainsi que cet article.

    Certes, des abus existent, mais la culture fait partie de la vie de tous. Une société sans culture serait bien triste.

    Bonne journée…

    1. Las Vegas vous connaissez ?

      Il y a des talents, des vrais, qui gagnent beaucoup d’argent au mérite et au travail.
      Nos talents sont syndiqués, intermittents. Bref, à l’image des médias et de la politique.

      Reste qu’il y a une forte demande pour votre bouillie culturelle. C’est un marché !
      Donc mangez en, vivez en, mais laissez nous en paix.

      1. Je préfère voir la Culture subventionnée par l’Etat plutôt que celle-ci soit entre les mains de la mafia comme à Las Vegas !
        Blanchir de l’argent sale en finançant des spectacles, quelle aubaine pour eux !

        1. Parce que l’Etat n’est pas une mafia ? Vous y voyez une différence ?

          Cahuzac, DSK, Fabius…

        2. La mafia étatique est pire que la mafia car elle a le monopole de la violence légale …

        3. Vous devriez lire « Défendre les indéfendables » de W. Block l’argent sale n’est pas si sale qu’on le pense.

          http://www.amazon.fr/ind%C3%A9fendables-Prox%C3%A9n%C3%A8tes-prostitu%C3%A9es-faux-monnayeurs-%C3%A9missaires/dp/2251440127 (attention j’approuve pas tout dans cet ouvrage).

        4. @remi_enseignant
          Là c’est du lourd.

          Donc on pourrait justifier de nationaliser n’importe quel secteur? Juste parce que potentiellement la mafia pourrait s’en emparer?

          J’espère que vous serez cohérent en préférant voir l’Etat ouvrir des bordels avec des putes fonctionnaires, pour éviter les « problèmes » liés au proxénétisme non étatique.

        5. En tous cas, ils paient merveilleusement bien les artistes, à Las Vegas.
          La plupart des musiciens de jazz que je connais ne parlent que de jouer là-bas, aussi à Dubai et en Chine.

      2. 95% des associations n’ont rien à voir avec syndicats et intermittents.

        Quant à la fin de votre message, wow, magnifique. Elle illustre parfaitement mon message initial. Merci à vous !

        1. Le « merci à vous » trahit une culture de très haut niveau: vous avez trop sucé les mamelles de la culture subventionnée mais elle a malheureusement fait quelle grosses taches bien grasses sur votre beau langage collectiviste.

          Et ce pourcentage définitif de 95 %, il vous vient d’où? De la rue de Solférino?

    2. Ce n’est pas le fond de l’article, il s’agit du financement de la « culture » par le contribuable.
      La culture doit se financer par le mécènat, hormis pour les monuments historiques qui sont des biens publiques. On ne peut pas financer la médiocrité, ce qui est le cas de nos jours en France.

      1. Le contribuable finance aussi la presse (et quand on voit ce qu’elle pond et les montants engagés on peut se demander l’intérêt), le sport amateur (certains doivent bien détester les sportifs), etc…

        1. Et oui, et on demande d’arrêter ces gaspillages. Si vous voulez les financer, faites-le avec votre argent, pas avec le mien.
          Subventionner, c’est forcer quelqu’un à acheter un produit dont il ne veut pas.

    3. Justement, tout le monde à une culture. Donc pourquoi payer ? Pourquoi aider la culture si tout le monde en a une ?

    4. La France est le seul pays a avoir un ministère de la culture. Il y en a peut être un autre, mais il est certain que tous les autres pays, sans ministère de la culture, sont terriblement attardés culturellement parlant en comparaison de la France dont la culture rayonne dans le monde entier …

      1. Ministère de la culture ET de la communication, communication étant le mot utilisé après 45 pour remplacé propagande qui faisait trop fasciste….La culture tout comme les média avaient pour rôle d’encadrer les masses… Cf les origines du marketing : http://topdocumentaryfilms.com/the-century-of-the-self/

    5. Mettre fin aux subventions culturelles, c’est sortir l’élite culturelle de son petit nid douillet kultureux et de sa médisance envers les masses, la pousser à devoir s’ouvrir et séduire ces personnes qu’ils méprisent tant et permettant donc d’apporter une alternative à la culture de masse.
      Les subventions culturelles ne font qu’agrandir le fossé culturel entre une culture de masse abrutissante et une culture élitiste ésotérique… Ce qui est curieux pour des gens pourfendeurs d’inégalités.

  8. le passé :
    http://youtu.be/9NOphm75YIo

    Merci à Contrepoints d’immortaliser notre propre descente aux enfers.
    Il y aura peut être une fin immonde, douloureuse, sanglante, mais regarder l’evolution conduisant au gouffre est quand même un bien tres tres précieux.

    A retourner dans la tronche des gens qui parleraient de néo- liberalisme comme étant l’origine de nos soucis.

  9. Pour avoir suivi l’élaboration de la carte depuis le début (même si je n’ai pas participé à sa conception), je peux affirmer exemples à la clef que le gouvernement socialiste n’est le plus souvent absolument pas responsable des suppressions de festivals.
    Et ça pique un peu de le dire quand on voit sa complicité honteuse dans la mise en place de la réforme d’assurance chômage et les mesures qui ont suivies, voulu par le MEDEF, consacré par la CFDT, ce que Rebsamen appelle « le respect diu dialogue social ».
    Pour les festivals, la fermeture de lieux et de structures, la disparition de compagnies, allez plutôt chercher les responsabilités au niveau des collectivités locales et des décisions de maires. Vous assisterez alors à une implacable « chasse aux sorcières » menées le plus souvent par des élus UMP ou FN!
    Je peux vous citer chez nous (je suis nordiste) les 2 villes les plus durement frappées: Béthune et Tourcoing, qui ont toutes deux basculées à droite et où la destruction de la vie culturelle tient plus d’un stupide désir de casser ce qui a été mis en place lors des mandatures précédentes que d’un soucis d’une saine gestion.
    Au passage, un mot pour le rédacteur de cet « article ». Vous pouvez vous amuser de cette « jolie carte avec des petites gommettes de couleur qui feraient plaisir à Najat ». J’espère que vous avez conscience que cette « jolie carte » signifie des centaines voire des milliers d’emplois qui vont disparaître soit immédiatement, soit lorsque des artistes ou techniciens ne pourront plus renouveler leur intermittence. Mais bon, à Contrepoint on n’est sans doute pas sensible à la racaille!
    Chaque festival perdu est aussi une perte parfois très significative de chiffre d’affaire pour les commerçants locaux et les entreprises qui contribuent au déroulement de ces festivals. Ceux là vous intéressent un peu plus.

    1. Je vois que h16 a oublié le festival des Vitres Cassées de Bastia.

      1. Il en manque plein! C’est extrêmement dur de faire ce type de recensement car l’info est dispersée (j’ai déjà fait ce genre de travail sur le conflit des intermittents). Si vous avez connaissance d’un événement annulé, n’hésitez pas à le communiquer au gestionnaire de la carte.

      2. Et le grand festival des voitures cramées du 31 décembre :mrgreen:

    2. « Chaque festival perdu est aussi une perte parfois très significative de chiffre d’affaire pour les commerçants locaux »

      Bonne remarque. Qu’est-ce qui empêche les commerçants de se regrouper pour financer des animations culturelles? Pourquoi faut-il que ce soit le pouvoir politique local qui les finance?

      1. Permettez-moi de préciser: ce n’est pas le pouvoir politique local qui finance, ces sont TOUS les citoyens locaux…
        voilà, je voulais juste remettre l’église au centre du village.

        1. J’ai regardé une partie des situations où un festival est annulé (pas tous, il y en a trop et malheureusement la liste est loin d’être close). Le principal motif est, comme je l’ai dit dans mon commentaire, un renversement de la politique menée localement suite à un basculement de majorité lors des municipales, et dans la majorité des cas un basculement à droite. Je ne prétend pas que les élus de droites haïssent plus la culture que ceux de gauche, mais ils assument certainement mieux ici des choix démagogiques.
          Les départementales (on n’a plus le droit de parler de cantonales) dans quelques semaines et les régionales à la fin de l’année devraient, avec une claque prévisible pour les socialistes, se traduire par un nouveau carnage l’échelon des collectivités territoriales. Ce sont plus les structures que les événements qui seront impactés.

          1. Je ne prétend pas que les élus de droites haïssent plus la culture que ceux de gauche, mais ils assument certainement mieux ici des choix démagogiques.

            C’est une affirmation plutôt osée :mrgreen:

            1. On est d’accord sur le fait qu’ils assument. Cela ne les excuse absolument pas pour leur inconséquence!

              1. je ne vois pas le rapport entre « haïr la culture » et « refuser d’utiliser les sous de ses concitoyens pour financer un événement qui sera très attendu par 1% de la population ».

              2. En Suisse, l’entrée au site du carnaval est payant. La commune peut donner une subvention, mais cela reste minime. Ainsi, ceux qui visitent payent, et non les habitants du centre ville.

                Si c’est possible, pourquoi pas en France ❓

          2. Qu’est-ce que la démagogie?

          3. Ce n’est pas le changement de majorité qui mène à annuler ces bals musettes*. La vérité est plus simple. Il n’y a plus d’argent ! Les subventions c’est une dépense qui se renouvelle tous les ans, des crédits d’intervention. Les collectivités sont prises entre des dépenses qu’elles ne peuvent pas réduire (loyer, personnel…) et voit une diminution de leurs ressources. Incidemment que les dépenses de subventions vont être les premières à disparaitre !

            *D’ailleurs ils n’ont pas été annulés, ils n’ont juste plus reçu de subventions. Quel détournement de langage !

        2. «  » »ces sont TOUS les citoyens locaux… » » ». Mais comme l’argent passe par le pouvoir central qui, lui, décide de dispatcher l’argent comme il l’entend (la plupart du temps suite à des négociations avec des lobbies), les citoyens se voient imposer de force les subventions que d’autres ont décidées à leur place. Ces citoyens n’ont donc aucune liberté de choix quant à l’utilisation de leur argent.

    3. D’accord avec mon VDD
      Ces emplois finançaient par la puissance publique sont justement à détruite.
      Les bons artistes se financent eux-même. Il existe d’ailleurs de plus en plus de mécanismes pour ça.

      1. C’est une vision naïve du milieu artistique

        1. Vous pensez aux artistes. Bien.
          Et les employés de plus de 50 ans qui rament pour retrouver du boulot, ceux-là vous pouvez les taxer par devant et par derrière, hein ❓

          Avez-vous proposé, au moins, de les recycler dans le spectacle ❓

        2. Naïve ?

          L’ignominie MONSTRUEUSE est ce concept d’exception culturelle, naif pour le coup, ou dans sa version novlang « la culture n’est pas une marchandise ».Tout ce qu’il y a de plus débile au monde.

          Oeuvre venant de OPUS qui vient de OP indoeuropéen et qui signifie travail, effort, produire. Et le résultat du travail si je le vends, c’est à dire je le mets sur le marché, c’est une MARCHANDISE.

          Il n’y a aucune raison de ne pas appliquer alors le Saint-Schéma : offre-demande-achat-vente-prix-paiement.

          Je ne veux pas financer ce que je ne consomme pas.

          1. Oui dans ce cas ce n’est pas une marchandise, c’est juste un sujet de clientélisme étatique. C’est tellement plus noble.

          2. En fait, beaucoup d’artistes, qui sont rejoint en cela par de nombreux socialistes, ont hérité de la tournure d’esprit de la noblesse.

            Un mépris instinctif pour les créateurs de richesses – une haine pour ceux d’entre eux qui réussissent; et cette espèce de sensation que leur rétribution doit plus tenir a ce qu’ils sont qu’a ce qu’ils font; Les deux ont une aversion profonde des affaires. Ainsi les nobles n’étaient pas dans les affaires : ils avaient des « gens » pour ca. Eux même ne s’occupaient pas d’argent, c’était d’un vulgaire qui les auraient ravalés au rang de boutiquiers. Ainsi aujourd’hui quand il y a « des fuites » sur les affaires d’un artiste, il est extremement mal a l’aise. En général on n’en parle pas. Sauf quand il s’agit de gad elmaleh en ce moment, qui se fait fusiller par ses pairs.

            Bref cette « noblesse d’esprit » entend bien nous accorder la faveur se faire financer par les boutiquiers que nous sommes; a condition bien entendu que nous reconnaissions l’honneur qui nous est fait. Finalement non; même si nous ne le reconnaissons pas.

      2. 2 réponses à cela:
        – de nombreux festivals annulés proposent des événements gratuits aux spectateurs ou des accès à prix modiques (qui ne couvrent pas dans tous les cas le budget de production). Comment un artiste peut se financer dans ces conditions? Faut-il mettre les places au prix réel et accepter de réserver l’accès au spectacle qu’à une élite fortunée?
        Il y a des festivals (Avignon en particulier) où les compagnies jouent à perte et c’est l’autre scandale de la politique des festivals. Il arrive même que la compagnie doive payer le droit de participer à un festival, et là on frise l’arnaque. Pourquoi le font-ils? Parce que pour beaucoup c’est la seule chance de contacter les programmateurs dont dépend toute la saison.
        Les mécanismes dont vous parlez existent et ils vont vite à recenser:
        – la billetterie. Je n’y reviens pas, je l’ai déjà évoqué;
        – le mécénat. Mais c’est un financement public déguisé car les entreprises mécènes (qui ne vont s’intéresser qu’à de gros projets flatteurs pour leur image de marque) le font qu’en contrepartie d’une forte déduction fiscale (les 2/3 des sommes engagées). Ce système est donc hypocrite et très coûteux pour la puissance publique.
        – le crowdfunding, qui bénéficie d’un effet de mode dû à sa relative nouveauté mais qui ne peut financer que des micro projets et qui va vite s’essouffler s’il se généralise.

        1. Le monde artistique et culturel se glorifie d’avoir plus de 6 milliards de bénéfices chaque année, plus que des domaines comme l’automobile, … Pendant ce temps, ce sont les salariés du privé qui participent pour une somme conséquente à financer le chômage des intermittents. Est-ce réellement à eux de financer? ce qui d’ailleurs leur retire des ressources qui leur permettraient peut-être d’acheter des livres ou d’aller au cinéma ou au théâtre. Les fonctionnaires qui ne participent pas à ce financement sont d’ailleurs probablement plus consommateurs puisqu’on leur laisse le choix. La cotisation chômage d’un smicard est tout de même de 92 €/mois.

          1. Cette histoire des salariés qui financent les artistes est une légende urbaine, entretenue par ceux qui ont réussi à foutre en l’air en moins de 10 ans le droit du travail dans ce pays (et scoop: les plus virulents et les plus haineux ne sont pas tous au MEDEF!). Supprimez l’assurance chômage, vous réglerez le problème de l’intermittence car ce que vous remettez en cause, c’est le principe même de la solidarité interprofessionnelle qui est à l’origine de notre droit social.
            Les intérimaires, les salariés précaires qui courent d’un CDD à un autre avec des périodes de chômage coûtent nettement plus que les intermittents au système. Ils ne sont pas remis en cause car leur précarité est « utile » au patronat. d’autant plus utile qu’elle fait pression sur les salaires de ceux qui sont un peu moins menacés par le chômage.
            La réforme de l’assurance chômage, nous la combattons non pas pour la seule défense d’une caste « privilégiée », mais dans sa globalité car c’est un monde d’asservissement qui se prépare, avec la complicité passive d’un gouvernement qui se prétend socialiste et la complicité active de la CFDT, syndicat dont la direction confédérale s’est totalement vendue et qui prétend défendre les intérêts des travailleurs!

            1. La légende urbaine :

              En 2010 :
              Nombre de cotisants : 273,000 / Cotisations : 232ME
              Nombre d’intermittents indemnisés : 106,619 / Prestations versées : 1 263ME

              SOLDE : -1 031 ME soit déficit de plus d’1Md tous les ans…

              http://www.ccomptes.fr/content/download/1858/18636/version/2/file/Regime_intermittents_spectacle.pdf

              1. Faites le même calcul pour les chômeurs issus des CDD, vous arriverez à 8 milliards, soit 200%, de déficit en 2013. Absurde!

                Je suis producteur donc j’emploie des intermittents. Quand je fais un chèque à Pôle Emploi, il ne va pas à une caisse spécifique des intermittents. Elle va dans un pot commun, ce que le calcul de la Cour des Comptes ignore superbement.

                D’ailleurs, je vous fais remarquer d’une part que sur les 273 000 cotisants (ce chiffre issu de la Caisse des Congés Spectacles est sans doute légèrement surévalué, ce serait complexe de l’expliquer), seuls quelques 106 600 environ ont été indemnisés en 2013. Ca fait moins de 40% de cotisants qui ouvrent des droits à indemnisation chômage. N’oubliez pas non plus qu’un intermittent indemnisé fait travailler autour de son emploi environ 6,3 salariés au régime général (source ministère de la culture et de la communication – cité lors de la mission parlementaire Klein/Gilles sur l’emploi artistique). De quoi relativiser sérieusement le coût supposé de l’intermittence.

                L’UNEDIC repose sur le principe de la solidarité interprofessionnelle. Plus un secteur est touché par le chômage, plus il pèse sur les comptes. A noter que RIEN n’a été fait pour réduire le coût de gestion de l’assurance chômage et le service de la dette (6 milliards par an, soit une fois et demi le déficit 2013) et que personne n’a remis en cause la contribution au financement de Pôle Emploi (10% des recettes) qui a été instauré lors de la fusion de l’ANPE et des ASSEDICS. L’ANPE était un service d’Etat, l’UNEDIC est un organisme de droit privé, 10% des cotisations chômages sont donc transformées en un impôt déguisé au nom du désengagement de l’Etat au profit du privé!

                1. N’oubliez pas non plus qu’un intermittent indemnisé fait travailler autour de son emploi environ 6,3 salariés au régime général (source ministère de la culture et de la communication

                  Pouf pouf pouf ❗
                  Alors là, c’est Ultra Méga Néo Turbo troll :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
                  Eh les gars, il suffit d’embaucher des intermittents pour annihiler le chômage, Nobel à la clef pour cette découverte magistrale :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
                  Un million intermittents et plus aucun chômage. :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
                  C’est l’IgNobel d’économie, Ultra Méga Néo Turbo 😆

                2. « Je suis producteur donc j’emploie des intermittents. Quand je fais un chèque à Pôle Emploi, il ne va pas à une caisse spécifique des intermittents. Elle va dans un pot commun, ce que le calcul de la Cour des Comptes ignore superbement.

                  Tu es producteur et tu ne sais pas qu’il y a une caisse qui s’occupe SPECIALEMENT d’encaisser les cotisations du spectacle et de verser les prestations… Voici les coordonnées, c’est cadeau….

                  Centre de Recouvrement Cinéma Spectacle d’Annecy
                  TSA 70113 – 92891 NANTERRE Cedex 9
                  Tel : 0 826 08 08 99 (0,15€/mn)
                  Fax : 0 811 37 08 99

                  Pour les prestations :
                  ASSEDIC – Centre de recouvrement d’Annecy
                  31 rue de Loverchy – BP 2198 – 74036 ANNECY – Tél: 04 50 45 96 20 – Fax: 04 50 45 95 69

                  1. Désolé de te contredire, la caisse spécifique des intermittents n’existe pas. Il y a juste un traitement des AEM (les attestations d’emploi) qui n’est plus traité à Annecy mais à Nanterre. Pour le reste, je confirme que les cotisations que je verse vont bien à l’UNEDIC en général

        2. Avez-vous pensé au fait que :
          – subventionner certains événements conduit à ce qu’ils affichent un coût très faible (qui n’est pas le prix réel comme vous le dites si bien).
          – un groupe d’indépendants qui démarrerait un festival de façon complètement privée se retrouve en concurrence avec ces structures subventionnées.

          Bilan : aux yeux du public le prix de 100 Écus demandé par les indépendants sera perçu comme « honteusement élevé (alors que au festival subventionné d’à coté, ça ne coute que 10 Écus…). Donc personne ne s’y rendra. La puissance publique vient encore une fois de tuer un secteur (tout en faisant payer les balles par les autres secteurs qui survivent).

          1. Tout à fait.
            Et en Suisse, l’accès au carnaval est toujours payant, et la ville ne subventionne quasiment pas.

        3.  » et accepter de réserver l’accès au spectacle qu’à une élite fortunée »

          J’adore; on dirait un acte de générosité envers les démunis…
          Alors que la médiocrité de l’offre justifie pleinement la modicité du prix… Se réserver a une élite fortunée, ou pas d’ailleurs, mais ce n’est pas qu’une questionde choix :) , n’est pas donné au premier artiste venu croyant faire oeuvre de charité en se faisant subventionner…

          Ma parole on marche sur la tête avec des arguments pareils.

          1. Il m’est arrivé de voir de bons spectacles avec à peine plus de gens dans la salle que sur scène, même parfois moins. J’étais quand même un peu gêné.

            J’ai aussi vu des salles pleines de petits vieux … qu’on avait envoyé « gratuitement » voir du théâtre. Ils n’y comprenaient rien, mais c’est pas grave, la salle était pleine!

          2. Ce n’est pas un acte de générosité, simplement le refus d’une discrimination dans l’accès à l’offre culturelle par les ressources financières. Pour le coup, c’est socialiste comme idée mais ça a été mis en place par Malraux sous de Gaulle!

            1. de grands libéraux comme chacun sait.

              1. Je pense que Thierry ne percevra pas l’ironie de votre propos. Il le prendra à raison comme une remarque suffisante prononcée par « celui qui sait ». Il débarque sur le site et ne sait pas (encore) qu’ici on n’oppose pas tant que ça les collectivistes de droite ou de gauche.

                Soyons pédagogues donc : la liberté s’oppose à la coercition. Quand on raisonne en terme d’intérêts de groupes et non pas d’individu, on est collectiviste. Et donc on est l’incarnation du mal pour un être qui respecte la liberté de chacun.

  10. Drôle, mais c’est peine perdue.

    Ah, si.. il y a bien un parti qui vous mettrait au carré ces parasites, ces guignols, …euh pardon je veux dire ces artistes.

    Mais après on me dit que je ne suis pas libéral!

    1. Ce commentaire est particulièrement stupide et montre que vous ne percevez absolument pas les enjeux. Pas plus que l’auteur de cet article. Désolé pour vous!

      1. C’est vous quitte êtes aveugle. La fête est finie. Les politiques vous envoyaient des cacahuètes pour amuser la galerie mais là il n’y a plus de thune et les politiques vont vous lachez. Le bateau coule.
        Et c’est tant mieux.

        1. Il n’y a plus une thune parce que l’on est dans une société qui a massivement désengagé l’Etat. Je vous laisse couler avec le bateau en m’interrogeant: comment peut-on être assez idiot pour rêver de voir se désagréger la société où l’on vit?

          1. Vaut mieux entendre cela que d’être sourd. Avec 57% de dépense de l’état, vous n’avez pas honte de dire des bètises.
            Assumez votre anti libéralisme. Vous êtes dans un cul de sac.
            On va tous souffrir, on va tous être ruiné.
            Et votre priorité c’est le festival des Vitres Cassées de Bastia.

            1. Il y a des pays qui s’en sortent très bien avec plus de 60% du budget consacré aux services publics. Ne serait-ce que parce que quand vous avez besoin d’un de ces services, vous n’avez pas besoin de commencer par servir 15% de ce que vous paierez à des actionnaires.

              1. Vous avez raison le Kiribati 90% et les iles tulavu 82. Ce sont des paradis.
                Mais la question reste entière; faut-il subventionner le festival des Vitres Cassées de Bastia?

                1. Il n’ a pas compris l’allusion, ah , la culture c’est si difficile à acquérir notamment quand c’est gratuit.

          2. « …massivement désengagé l’état… » : p’tain 57% du PIB !

            1. Ben oui, 57% Mais on a privé l’Etat d’une bonne partie de ses ressources et de ses richesses, les services publics se dégradent, la dette explose et vient pourrir les politiques publiques.

              Quant à la Culture à laquelle vous donnez tant d’importance sur l’état désastreux de notre pays, elle pèse peanuts dans le budget de l’Etat :7,5 milliards à mettre en regard avec les 284 milliards de recettes fiscales et les 82 milliards de déficit.

              1. Non. C’est la pourriture des politiques publiques, l’obsession des politiciens a intervenir partout et dans tous les domaines, leur incapacité a modérer leur clientélisme qui fait exploser la dette. N’inversez pas les causes et les effets.

              2. Et les 7 milliard de la justice….

                Je préfère des juges efficaces et en nombre suffisant et des détenus dont la dignité est respecté que de voir des bureaucrates se gaver de petits four devant une œuvre dans un vernissage.

              3. Mais on a privé l’Etat d’une bonne partie de ses ressources

                Quel est le méchant méchant qui a privé l’état de ses ressources ❓

                1. « Quel est le méchant méchant »

                  C’est un néoméchant.

              4. « Quant à la Culture à laquelle vous donnez tant d’importance sur l’état désastreux de notre pays, elle pèse peanuts dans le budget de l’Etat :7,5 milliards »

                Vous oubliez les intermiteux.

                1. Et puis peanuts, c’est assez comique, parce que la Justice, c’est moins que ça. Conclusion : on accorde plus de moyens à la culture qu’à la justice. On voit le résultat : les gens sont nettement plus cultivés, et la justice est très bien rendue.

                  1. De nombreux secteurs régaliens sont dans un état désastreux et la doctrine économique que vous prôner ne pourra qu’aggraver les choses.

                    1. Bien au contraire.

                  2. Disons que c’est la culture de … l’injustice :mrgreen:

          3. Le roi avait ses bouffons.
            Aujourd’hui l’on impose les bouffons au peuple !

            1. Magnifique tableau 36 x 28 cm vers 1430 de Jean Fouquet bonnet rouge et ce sourire en coin si actuel .. Muséum de Vienne le nom est trop compliqué

          4. MDR.
            Épargnez nous la bouillie de Matrix.

            Votre pilule rouge socialiste nous file la gerbe ici.
            Mais, merci à vous, j’ai bien rigolé.

          5. « …se désagréger la société où l’on vit »

            Les deux millions de contribuables qui ont demandé un délai de paiement de leurs impôts en 2014 pensent bien à vous. Essayez de penser à eux avant qu’ils ne viennent vous désagréger.

          6. Il n’y a plus une thune parce que l’on est dans une société qui a massivement désengagé l’Etat. Je vous laisse couler avec le bateau en m’interrogeant:

            Pouf pouf pouf :mrgreen:
            Et d’un, ce sont des socialistes qui sont au pouvoir, non ❓
            C’est bien eux qui sont au pouvoir non ❓ Ou j’ai loupé un match ❓
            Qui laisse donc couler le bateau, sinon ceux qui commandent ❓
            Les Ultra Méga Néo Turbo libéraux, c’est pas les socialistes par hasard, hum:?:

          7. Quand une société est moisie, il est sain de la laisser se désagréger (voire de l’aider un peu) pour reconstruire quelque chose d’un peu moins boiteux sur les cendres (c’est excellent pour la culture, d’ailleurs, les cendres)…

          8. Francois hollande et sa si efficiente administration, et le cégétisme comme remparts contre la désagrégation de la société dans laquelle on vit…

            Wah, un dirait le titre d’une fresque en 6×2.
            Commande d’état bien entendu.

      2. Ça alors ! Un collectiviste de la culture sur Contrepoints! Monsieur Decocq est un spécimen rare issu de la mélasse gauchiste dans laquelle il ne voit même pas qu’il est englué.
        Que voulez-vous, la culture c’est forcément de gauche. Ces libéraux c’est des ignares, des mercantiles, des accapareurs, que dis-je des méchants! Moi le cocq, avec mes 56 pour cent de dépenses publiques j’arroserai bien quelques centaines de compagnies de téhââtre de rue de plus, histoire de se rapprocher la culture du peuple!

        …L’ennui, quand on réfléchit comme ça, c’est qu’on ne vit plus dans la réalité et qu’on est devenu un danger public pour ses contemporains.

        1. Il est bien celui là, c’est notre champion !
          Pour lui hip hip, houra.

          1. Trop aimable!

            1. Monsieur Decocq comme vous dites connait certainement mieux le sujet que les gens qui éructent sur cette page! Et je suis désolé de ne pas partager votre « réalité » sordide que l’on vous vend à longueur de journée sur BFM ou chaque jours dans la presse écrite (vivant dans la mélasse gauchiste, je vous laisse même volontiers Libération et le Nouvel Obs). Désolé parce que vous me montrez à longueur de commentaire qu’il ne sert à RIEN de savoir comment fonctionne la protection sociale, qu’il ne sert à RIEN de s’intéresser à l’économie (car oui – je le confesse – je suis assez con pour m’intéresser à l’économie), qu’il ne sert à RIEN de garder son esprit critique et de prétendre que la société n’a pas obligatoirement pour vocation à être dépecée par des vautours.

              Il suffit de se foutre de la gueule des gens pour faire semblant d’avoir une opinion, il suffit d’un pauvre trait d’esprit pour montrer des convictions, il suffit de croire ce qu’on vous dit pour vous laisser déposséder de vos droits avec le sourire. Rassurez-vous et dormez tranquille, cet ouvrage marxiste qui se nomme « code du travail » et qui dit que même vous avec votre loggorhée néolibérale avez des droits, ce livre est en train d’être dépecée. Bientôt on pourra dire que ce ne sont pas les intermittents qui coûtent trop cher, mais les salarié. Arbeit Mach Frei!

              TOUT ce que j’ai avancé sur cette page, je peux l’argumenter, l’expliquer, le commenter. Mais en lisant votre brillant commentaire, je comprends qu’essayer de débattre face à des abrutis ne sert à rien. Je vais donc me contenter de vous laisser à votre médiocrité. Qui sait, peut-être que même sur Contrepoint je trouverai des gens avec qui il est possible de discuter.

              En vous souhaitant de ne jamais tomber dans le chômage et d’avoir droit malgré tout à une retraite décente un jour. En vous souhaitant de trouver des soins de qualité dans le cas où vous tomberiez malade. En vous souhaitant d’avoir la chance de trouver des enseignants qui sauront ouvrir l’esprit de vos enfants et en leur souhaitant tout le succès possible dans la vie. En vous souhaitant de trouver quand vous devez voyager des trains à l’heure. En vous souhaitant aussi d’aller de temps à autre vous confronter à des artistes au théâtre ou ailleurs. Donc en vous souhaitant de croiser très souvent dans votre vie ceux que votre doctrine des parasites; je vous salue respectueusement.

              1. Monsieur Lecocq a tiré le rideau!
                Applaudissement !

                1. C’est Decocq, pas Lecocq (dommage, Lecocq est le nom d’une des plus prestigieuse école de théâtre). Et applaudir quand quelqu’un qui cherche simplement à débattre se heurte à votre bêtise est pour vous un titre de gloire, j’en suis désolé!

              2. C’est connu, sans l’état on va tous mourir.

                1. Avec l’Etat aussi. Mais sans Etat, pas d’hopital, ça pourrait accélérer l’issue.

                  1. Pendant une fraction de seconde, j’ai pensé que vous reveniez à la réalité :mrgreen:

              3. Et je suis désolé de ne pas partager votre « réalité » sordide de ceux qui travaillent dur et ils sont encore nombreux. Merci à vous d’y penser aussi généreusement :mrgreen:

              4. Cher Monsieur,

                Le code du travail, chez moi, fait une trentaine de pages. Vous ne devinerez jamais: je suis très heureux ici. Je me suis déjà retrouvé au chômage. Vous ne devinerez jamais: sachant qu’ils pourraient se séparer de moi chaque fois que la situation le demanderait, plusieurs employeurs ont accepté de m’embaucher. J’ai maintenant créé une entreprise, assez facilement (mon pays est en 4e place dans le classement de la liberté économique, alors que la France y est 70e…), vous ne devinerez jamais: je n’ai pas hésité à embaucher du personnel quand j’en ai eu besoin, car je pourrai m’en défaire pour les mêmes raisons.

                En plus de tout ça, il m’arrive de voyager. Vous ne devinerez jamais: les trains dans mon pays sont réputés pour leur ponctualité.

                Pour votre avant-dernier paragraphe, je vous renvoie aux écrits de Courteline à propos des plaisirs de fins gourmets.

                PS: j’ai un membre de ma famille intermittent du spectacle. Vous ne devinerez jamais: il est contre les subventions au domaine culturel.

                1. Vous ne devinerez jamais

                  Hum hum, ce n’est pas à sa portée, le pauvre ❗

                  1. Quel est ce coin de paradis où le droit des salariés tient sur 30 pages et où les trains arrivent à l’heure (en France, on est à 82 ou 83% de trains à l’heure, ce n’est pas terrible) ?

                    Je ne suis absolument pas subventionné et je fais vivre une activité économique dont le CA est de 1,2 millions d’euros. Ca va bien, merci. Mais contrairement au membre de votre famille, j’essaie d’avoir une vision un peu plus globale de la situation.

                    Quant à Courteline, je peux aisément renvoyer la politesse devant la contingence des réponses qui m’ont été apportées. A part se foutre de ma gueule (ce qui n’a aucune importance venant de personnes que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam), voire proférer quelques insultes il n’y a pas eu grand chose de concret. Votre réponse est sans doute la plus argumentée qui m’ait été opposée.

                    Je sortirai de cette page avec une seule certitude: il y a décidément des gens avec qui on ne peut pas discuter. C’est assez désolant comme constat. Ca ne vous choque pas toute cette morgue?

                    1. La morgue c’est plutot de votre coté.
                      Vous arrivez sur un site liberal, et vous floodez le fil avec des arguments vus et revus cent fois.

                      Vous m’avez fait bien marré, mais j’en ai connu des plus incisifs et plus coriaces. Il faut affûter vos arguments.

                      Sinon pour votre culture le festival des vitres cassées de Bastia n’existe pas.. faite une p’tite recherche dans gogol pour votre culture.

                      Cordialement

                    2. Il ne connait pas sa géographie et n’a que des bribes d’économie. Tout le monde connait ce pays!

                    3. « Quel est ce coin de paradis où le droit des salariés tient sur 30 pages  »

                      La Suisse. Et tout le monde y meurt dans la rue dans d’abominables souffrances (l’état y est tout petit, que voulez-vous), sans compter que les gens sont des illettrés (ils n’ont pas 7 miyards à cramer pour la culture, ces péquenots !)

              5. avec votre loggorhée néolibérale

                Non non et non : Ultra Méga Néo Turbo libérale.

                Vous semblez en avoir besoin : voulez vous qu’on vous envoie un camion de mouchoirs en papier ❓

  11. 100 messages? ya du troll collectiviste dans l’air?

    1. Non, en fait, je vais vous dire.
      M. Lecocq est intermittent du spectacle.
      Considérant qu’après 507 heures de labeur annuel, il est indemnisé par l’assurance chômage le restant de l’année (c’est à dire à vos frais, vous qui travaillez vraiment parce lui exerce sa passion), il lui reste beaucoup de temps pour réfléchir à une organisation de la société meilleure.
      Comme au fond de lui-même il est quelque part un peu reconnaissant, il aimerait que vous puissiez assister à quelques spectacles gratuits.
      Gratuits? Oui, parce que dans l’esprit de M. Lecocq, la culture ça ne coûte rien. Tout est gratuit, vous comprenez, c’est l’État qui paye!
      C’est pas beau autant de générosité ?
      Et comme il lui reste encore beaucoup de temps payé (par vous, donc) à ne rien faire, Monsieur Lecocq fait aussi du syndicalisme en défendant le régime des intermittents du spectacle, vous savez celui qui fait la gloire et la grandeur de la culture Française dans le monde. Voilà la vraie ambition de M. Lecocq. L’universalité de la culture française.Nous y sommes. Ça vaut bien quelques efforts de la part de ces indigents culturels que sont les libéraux, quoi de plus normal que de leur faire les poches même s’ils n’assistent pas au (en général médiocre) spectacle!

      1. Perdu, je ne suis pas intermittent du spectacle!

        Par contre, dans mes activités bénévoles, je suis producteur et mon association salarie plus de 500 intermittents. Je pense avoir un peu d’avance sur vous sur ce sujet! Je dois même être l’incarnation du mal absolu à vos yeux car mon métier (qui me fait vivre assez confortablement pour pouvoir exercer mon activité de producteur sans en tirer de revenus) est conducteur d’Eurostar. Un cheminot qui s’est vendu au privé! Et qui plus est syndicaliste (très bien formé au droit du travail). Allez bruler un cierge, vous avez croisé l’incarnation du mal!

        Inutile de dire qu’une association qui salarie plus de 500 personnes (je vous rassure, je cotise pour chacun d’eux mais tous n’ouvrent pas de droits à intermittence) se gère comme une entreprise et je suis assez au fait des questions économiques, aussi bien au niveau de ma boite que de l’économie du secteur du spectacle vivant. Ah oui, au fait! Ma boite génère 1,2 millions d’euros de chiffre d’affaire et ne touche aucune subvention.

        Et non, rien n’est gratuit! La culture a un coût, ce coût est élevé et il est insuffisamment financé. N’en déplaise aux esprits grincheux, la Culture est aussi un important générateur de richesses (je ne reviens pas sur les propos de Filippetti sur l’importance de l Culture dans notre économie, de toute façon vous vous en foutez!).

        Pour le temps payé par vous pareil, c’est légèrement raté: Je suis plus près des 70h par semaine que des 35h, mais c’est un choix et je ne vais pas m’en plaindre. Au moins j’ai une motivation plus noble que le dénigrement de ceux qui ne partagent pas ma manière de penser.

        Quant à savoir si vous allez assister aux spectacles ou non, c’est vous que ça regarde. Vous pensez bien qu’avec mon salaire confortable, je paie énormément d’impôts, y compris pour payer le financement de la démocratie. Quand on a financé par le don l’amende de M. Sarkozy qui a triché sur ses comptes de campagne et que 66% des dons ont été compensés par nos impôts, excusez-moi mais j’ai aussi eu un peu l’impression qu’on me faisait les poches!

        1. Allez bruler un cierge, vous avez croisé l’incarnation du mal!

          tsee ❗ mama mia :mrgreen:

        2. Inutile de dire qu’une association qui salarie plus de 500 personnes (je vous rassure, je cotise pour chacun d’eux mais tous n’ouvrent pas de droits à intermittence) se gère comme une entreprise et je suis assez au fait des questions économiques, aussi bien au niveau de ma boite que de l’économie du secteur du spectacle vivant. Ah oui, au fait! Ma boite génère 1,2 millions d’euros de chiffre d’affaire et ne touche aucune subvention.

          Sérieusement ❓ Vous pensez ce que vous écrivez, vraiment ❓
          Le lecteur un peu attentif, j’espère pour lui qu’il ne mange rien, va s’étrangler en avalant de travers :mrgreen:
          Vous mritez un Nobel d’économie pour de telles performances :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

        3. Votre boite touche des subventions.

          Sisi.

          Ne serait-ce que quand un des intermittents est employé par une collectivité, il palpe l’argent des impôts.

          Si votre boite est une major du disque le capitalimse de connivence vous assure une rente confortable pour donner du boulots à vos 500 employés.

          Pas de sub directe mais tout de même vous fonctionnez sur le gras de la bête.

          1. C’est sur que pour payer 500 intermittents avec son chiffre d’affaire, il palpe de … la subvention :mrgreen:
            A moins qu’il confonde l’unité et la centaine …

            1. Oui et il n’est pas producteur…. membre du bureau d’une assoc…. producteur ça ronfle, ça veut épater la galerie…

              Après il est tout à fait possible qu’il embauche 500 intermittents différents avec ce chiffre d’affaire. Ces derniers peuvent travailler dans 50 assoc différentes et ne faire qu’un seul cachet avec cette association précise.

            2. Non, l’association est juste très bien gérée. Un intermittent par définition n’est rémunéré que par intermittence ce qui explique ce chiffre. Certains artistes et techniciens n’ont que quelques cachets par an avec nous alors que d’autres vivent de leur métier grâce à mon association. Je vous rassure, pas un ne travaille au black et personne n’est payé en dessous de la convention collective. Je vous ai dit: j’incarne le Mal aux yeux du MEDEF.

              1. Deja vous avez pas du rencontrer beaucoup de patrons dans votre vie : confondre « patron » et « medef » c’est un peu le point de vue bas du front de militant cégétiste. Mais je passe ma vie avec des patrons de PME et je n’en échangerais pas un seul, selon le critère de la valeur humaine, contre 12 barils de justiciers sociaux. Beaucoup d’entre eux font le bien de leurs salariés, et ce tout simplement sans prétendre le faire, a la différence de l’insupportable prétention de certains.

                Dans le fond nous sommes tous d’accord : nous sommes tous pour le confort maximum du plus grand nombre. Ne vous en déplaise nous ne sommes pas pour l’accaparement au profit d’une élite, nous ne sommes pas les méchants de cinéma que vous vous complaisez a imaginer pour vous donner l’excuse de nous combattre. Le patron de cinéma participant du complot confiscatoire de la richesse du peuple, jeté en pature a la frustration du militant collectiviste, c’est une image d’une bétise bouleversante.

                Donc nous sommes d’accord sur le fond. Par contre nous différons fondamentalement sur le moyen : les kyrielles de castes d »utilité publique » décrétées par le législateur sont les verrues qui trahissent le dévoiement d’un état malade de son omnipotence; ne vous en déplaise si vous en faites partie. Des bataillons de mouches du coche dont l’action est souvent pire que l’inaction, s’il s’agit de défendre les causes qu’ils soutiennent.

                Ainsi par exemple l’égalité si chère aux pourfendeurs d’injustice ne s’est jamais mis en place qu’au prix de la misère et de la pénurie pour tous, sauf pour une minorité d’apparatchiks qui se sont curieusement mis a concentrer tous les pouvoir, jusqu’a ne plus supporter la moindre contradiction…

                Enfin la démonstration n’est plus a faire : l’histoire a suffisament prouvé les dévoiements totalitaires grotesques que le socialisme porte en germes.

                – Pas subventionné? mon oeil : votre dernière commande privée ne doit pas dater d’hier.

                1. Je suis moi-même employeur et d’une certaine manière patron. Passons… En effet je m’excuse de ce raccourci désastreux. Le MEDEF est très loin de représenter le patronat. J’en profite pour vous signaler qu’il y a aussi des « justiciers sociaux » méritants et utiles. A supposer qu’il faille dire qu’il y ait deux camps opposés (ce qui n’est pas le cas dans la réalité), talent et médiocrité y sont également partagés.

                  Je ne prône pas un tout Etat, mais il faut bien comprendre que certaines activités économiques ne peuvent devenir « rentables » qu’au détriment de l’intérêt commun. Je ne citerai que l’exemple du plan « hôpital 2000 » de Roselyne Bachelot est une catastrophe que nous payons par la perte de l’excellence de notre système de santé. Des secteurs économiques sont stratégiques (l’eau, l’énergie, certains transports…), la recherche de profits n’y est pas compatible avec l’égalité d’accès pour tous. J’ai du mal à percevoir également comment une entreprise privée peut engager des plans d’investissement avec des durées d’amortissement de plus de 25 ans (centrales nucléaires par exemple), voire de 35 ans (c’est le cas pour la plupart du matériel et des infrastructures ferroviaires).

                  Pour ce qui est de la Culture, l’intervention publique doit permettre de développer des projets qui n’intéresseront pas le secteur marchand mais dont l’apport intellectuel est utile à l’ensemble de la Culture. Si vous ne vous intéressez pas au sujet (ce qui est légitime), vous trouverez sans doute les projets soutenus parfois stupides (malheureusement ils le sont trop souvent), mais de nombreux dispositifs, surtout au niveau des collectivités territoriales, sont conçus pour évacuer tans que faire se peut la notion de choix esthétique dans la prise de décision. Je ne connais pas assez le travail des DRAC pour juger de l’intervention directe de l’Etat.
                  Je passe sur les missions régaliennes de l’Etat dans lequel j’inclus l’éducation, ce qui me met en opposition avec les traités comme l’AGCS – qui impose à terme de dépouiller l’Etat de toutes ses prérogatives à l’exception du contrôle des moyens de répression (armée, police, justice). Et encore, l’Etat contrôle ces secteurs dans le cadre contraint de traités qui permettent au marché d’avoir un droit de regard.
                  Il y a 2 choses que la plupart des personnes que j’ai croisé sur cette page semblent ignorer. La première est que dans un modèle économique équilibré, il y a une très grande porosité entre le secteur public et le secteur privé. L’Etat joue un rôle de régulateur mais est aussi un acteur économique qui fait vivre autour de lui beaucoup d’entreprises privées. Nous vivons aujourd’hui une remise en cause des rôles de l’Etat qui casse cette porosité et qui donne ce sentiment que la solution est de tout remettre entre les mains du marché. C’est faux et c’est suicidaire! C’est aussi la condamnation du vivre ensemble, la virulence et les railleries de certains en font la démonstration.
                  La seconde chose qui est ignoré est la différence entre rentabilité et gestion rigoureuse. L’Etat a et doit avoir à sa charge des missions utiles qui ne peuvent qu’être déficitaires. Tout simplement parce que le passage au privé est impossible (qui investirait dans une activité structurellement déficitaire?) ou se traduira par l’exclusion d’une majorité de la population au profit de seules « niches » où l’activité est rentable. La protection santé en est le meilleur exemple. Mais dès lors qu’un secteur est structurellement déficitaire, il doit être géré avec d’autant plus de rigueur et ne doit pas échapper à un contrôle strict, contraignant et démocratique de ses comptes. Les institutions existent, elles sont aujourd’hui dévoyées!
                  Il faut aussi mettre en perspective les déficits de ces secteurs et les apports positifs qu’ils ont sur d’autres activités économiques, qu’elles soient publiques ou privées. L’éducation fournit à l’ensemble des entreprises des personnels qui ont été formés, ils peuvent atteindre leurs lieux de travail grâce à des infrastructures routières, etc. C’est en cela que l’évasion fiscale qui a pris des proportions inédites est un scandale absolu.
                  Dans leur acharnement obscène de la privatisation totale de la société, beaucoup de ceux à qui je me suis adressé me prennent pour un dangereux communiste. C’est totalement faux!

                  Au fait, je confirme que je ne suis pas subventionné et n’ai pas besoin de l’être. Par contre, il m’arrive de conclure des contrats de cession (vente de spectacles) avec des structures qui le sont. Cela illustre bien ce que je viens de dire sur la porosité économique entre public et privé.

                  1. Pour ce qui est de la Culture, l’intervention publique doit permettre de remplir les yeux au lieu de l’estomac…

                    Grâce à vous, et vos complices, on mangera avec les yeux, et on verra avec l’estomac

                    Merci le socialisme pour cette nouvelle expression :mrgreen:

                    1. Pfff…

    2. « ya du troll collectiviste dans l’air? »

      C’est du « spectacle vivant ».

      1. Troll définition: qui ne pense pas comme vous.

  12. bonjour,
    @Alexis: la pauvreté qui envie la misère, une belle formule.

    actualité: joli coup l’histoire de la vente d’armeen avions rafale: la popolation marocaine doit -être contente
    de voir de l’argent dépensé en arme plutot qu’en couverture sociale….printemps arabe touça il y a peu de temps.

    média: valorise la vente d’arme au Maroc et juge une affiche de pistolet pour police mnicipale dans une petite ville.

    amicalement.

  13. Ouah, c’était long à lire (je suis arrivé très en retard) mais très amusant. Sacré Thierry Decoq; j’ai adoré ce passage :

     » il faut m’expliquer comment quelqu’un qui consacre la totalité de son temps, de son travail et de son énergie à son art peut vivre si on ne lui reconnaît pas le droit d’exercer son art en tant que professionnel et d’en vivre décemment. »

    C’est d’une prétention sidérante ! Mais c’est à l’artiste de vivre de son art. Moi qui aime la musique, je n’ai JAMAIS téléchargé illégalement un morceau. J’achète mes CDs et, quand il veut bien passer près de chez moi, je vais voir l’artiste en concert. Ce n’est pas comme ça que ça doit se passer ? En quoi consacrer toute son énergie à une tâche implique t il d’en toucher un revenu ? Croyez moi M. Decocq, si on ne me piquait pas mon fric pour le refiler à des artistes de rue loqueteux dont je me contrefiche, j’achèterais beaucoup plus de CDs et irait plus souvent applaudir les musiciens que j’aime.

    1. Attention, c’était une fausse sortie!
      M. Decocq a fini son dîner, il revient. Il est en train répondre à des libéraux qui travaillent et qui sont déjà couchés.

      1. J’ai l’habitude de faire des heures sup!

      2. Hum, à mon avis, c’était arrosé.
        Après le champagne en apéro, un bon vin, puis un pousse café … et hop, des propos ahurissants ❗

    2. Puisque j’assume jusqu’au bout le fait de vous servir de tête de turc, allons-y joyeusement! Vous mélangez tout! Il y a un secteur marchand (ce que les anglos-saxons appellent entertainment) qui peut vivre sur le modèle économique que vous défendez, mais ce secteur n’est qu’un pan de la Culture.

      A côté, il y a un secteur subventionné qui est tout aussi nécessaire et qui permet de créer, car un projet artistique peut prendre des mois à se mettre en place avant de générer la moindre recette. Impossible de faire fonctionner le théâtre ou l’opéra sans financements publics. Le répertoire classique aurait disparu depuis longtemps vu le nombre de personnes en scène ou en coulisse pour jouer une œuvre de Molière par exemple.

      Il y a aussi un secteur redistributif. C’est à dire qu’une partie de vos dépenses pour un concert, une place de cinéma, l’achat d’un disque… ira dans des caisse de perception de droits et des organismes de redistribution comme le CNC pour le cinéma ou le CNV pour la musique qui financent des projets. Est-ce une subvention ou non?

      Il y a aussi les loqueteux… Mais rassurez-vous, seuls les plus talentueux et les plus pugnaces réussissent à faire un métier de leurs pratiques artistiques, et bien peu peuvent en vivre décemment. Parmi les artistes que je connais (et je commence à en connaître pas mal), je ne connais aucun fainéant qui a su persister.

      Bref, l’économie de la Culture est complexe et il est ridicule de vouloir la résumer comme c’est fait dans les discussions autour de cet article largement imbécile et très mal documenté.

      1. cet article largement imbécile

        Si vous le dites … c’est que c’est vrai :mrgreen:
        Pourquoi y perdez-vous alors votre temps alors ❓ C’est suspect ça.
        Laissez les imbéciles parler aux imbéciles et tout ira pour le mieux.
        Traduire : on se passe de vos propos … sauf pour en rire 😉

        1. C’est pas mal cet idée d’un espace de débat sans débat et sans contradiction.

          1. Pour la contradiction, vous l’avez verbeuse baveuse, ce me provoque des contractions de zygomatiques et d’abdominaux.
            Débat ❓ Je n’ai as vu un argument correct. Tous vérolés :(
            Mais puisque vous tenez à relever le niveau … j’en profite :mrgreen:

          2. Mais tu crois que parler de néolibéralisme c’est une « contradiction »?

            Retourne avec tes copains intermiteux!

            1. Néolibéralisme n’est qu’un oxymore. Le libéralisme repose sur l’égalité des chances qui doit permettre l’épanouissement des plus talentueux, alors que nous sommes dans une ploutocratie, la négation même de l’idée de liberté d’entreprendre et de penser.

              1. alors que nous sommes dans une ploutocratie, la négation même de l’idée de liberté d’entreprendre et de penser.

                Bravo : vous venez de décrire brillamment l’état actuel de la France et des partis socialistes au pouvoir :mrgreen:

                Le libéralisme ne peut faire moins bien, et c’est pas compliqué :)

                1. La ploutocratie a commencé bien avant mai 2012 et s’accommode très bien des alternances entre l’UMP et le PS qui ne font qu’appliquer la même politique. D’ailleurs il faut être sacrément faux-culs pour qualifier de socialiste la politique menée par Hollande et Valls!

      2. Comment ont fait les millions d’artistes avant l’arrivée de l’état bisous ?

        Seuls les plus talentueux pouvaient en vivre…

        Aujourd’hui un nombre immense de cafard parasite l’art et ce grâce à la présence sur le marché d’un état qui arrose.

        Les artistes sont déconnectés de leur public. Capitalisme de connivence permet à quelques grosses boîtes de palper le pognon de la masse.
        Copinage à tous les étages etc….

        Je connais bien le monde de l’art et surement mieux que vous car je suis un artiste et je sais qui glandouille et qui ne glandouille pas dans mon domaine.

        Pas besoin d’état et pas besoin de société pour gérer les intermittents.
        Laisser les artistes libres et arrêtez de distribuer votre soupe populaire. On en a pas besoin on sait faire notre job.

      3. On est pas non plus obligé de jouer molière a tous les carrefours.
        La france qui se muséifie a nos frais pârce qu’elle le vaut bien va finir par nous couter cher.
        Non le répertoire classique n’aurait pas disparu.
        Des opéras continueraient a fonctionner. Mais ce ne serait plus l’incroyable gabégie tous azumuts que nous connaissons aujourd’hui. Je sais comment se dépense l’argent public, et comment il est rendu compte de son efficacité. A supposer que les budgets deviennent impossible a tenir, il serait possible d’avoir recours au financement privé et au mécénat (horreur?). Je suis CERTAIN que s’il y avait un opéra a sauver, on pourrait compter sur le mécénat.
        Oui le statut intermittent est largement dévoyé, surdimensionné, intouchable, et sert de facto un intérêt politique. Je ne sais pas quelle est la réelle proportion d’artistes couverts par ce régime; mais je connais au moins un cas.

        1. C’est marrant cette idée selon laquelle un euro public est forcément gaspillé alors qu’un euro privé est forcément bien dépensé. Au fait, pour le mécénat, savez vous que lorsqu’un mécène verse 3 euros, 2 euros lui sont remboursés sous forme de réduction d’impôts? Un mécène dépense deux fois plus d’argent public que d’argent issu de ses propres ressources.

          1. Un euro privé sera probablement mieux dépensé. J’ai sufffisament arnaqué l’état pour le savoir.

          2. Finalement, quand un coco s’égare ici c’est toujours le même scénario : tout le monde fait beaucou d’efforts, mais on avance pas d’un poil. On a beau tous pondre du texte au kilomètre, il repart convaincu qu’on est des guignols, et on le regarde repartir avec le même point de vue concernant se prose.

            Bref beaucoup de bruit pour rien; la réalité nous départagera…

            1. Un je ne suis pas Coco, deux je partirai en effet convaincu d’être tombé sur un nid d’abrutis non pas parce qu’une sensibilité de gauche rend autiste, mais parce que dans les kilométrés d’écriture que vous avez pondu, il n’y a que des poncifs, des moqueries et des insultes. La culture c’est un truc de gauche qui ne sert à rien, les intermittents sont des fainéants qui se sucrent sur le dos des vrais travailleurs, l’Etat ne fait que gaspiller et le privé ne peut que bien gérer, etc. seuls 2 commentaires avec une timide tentative d’argumentation, c’est bien pauvre!

              1. dont acte, allez tchao monsieur le champion de la non-subvention.

                1. C’est Montebourg. Avec eux c’est impossible de se comprendre.

                  Nous payons pendant qu’ils dépensent ce que l’on arrive plus à gagner.

              2. Un je ne suis pas Coco, deux je partirai en effet convaincu d’être tombé sur un nid d’abrutis

                Non pas coco, Coco, mais con vaincu, c’est déjà bien.

          3. Et l’euro public, il vient d’où?

          4. Savez-vous que ce même mécène paye 20% de tva, est assujetti à des impôts sur le revenu, le capital, le foncier etc… etc… etc…

            Si un type veut gaspillé l’argent qu’il a gagné c’est sa responsabilité. Si un type gaspille l’argent des autres qu’il n’a pas gagné y’a un problème. Là est la différence.

            1. Vous expliquerez ça à ceux qui par leurs impôts ont financé contre leur gré les 2/3 des dépassements de frais de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012!

              1. Il faut l’expliquer à ceux qui ont payé les frais de campagnes de ceux qui veulent nous réduire encore plus en esclavage à savoir tous les candidats.
                Il faut l’expliquer à tous ceux qui subventionne une presse laquais du pouvoir qu’ils ne lisent jamais.
                Il faut l’expliquer à tous ceux qui financent la production d’oeuvre qui finissent dans le caves de l’état sans jamais être exposée ou des films qui ne seront diffusés qu’une seule fois le mercredi matin à 11h00 dans une sale obscure.
                Il faut l’expliquer à tous ceux qui versent leur contribution à l’audio-visuel public pour financer des radios et des télés qu’ils ne regardent et n’écoutent pas.
                Il faut l’expliquer à tous ceux qui financent des bibliothèques et médiathèques municipales ou l’on trouve les mêmes produits que chez Leclerc plus Karl Marx et Engels.
                Il faut l’expliquer à tous ceux qui financent des musées dans lesquels ils ne vont jamais.
                ….

                Comme l’état s’occupe de tout et n’importe quoi on se retrouve à financer bien malgré nous beaucoup de chose qui ne nous execrons comme le petit Nicolas pour vous.

                Donc si l’on veut que tout le monde soit content et voit que l’argent que l’on gagne sert à des choses utiles le mieux ça reste de laisser cet argent au contribuable, ça diminuera sensiblement le nombre de personne devant faire des courbettes devant l’état pour recevoir de l’argent des autres, et le contribuable sera content de voir qu’il peut se servir de son argent pour financer les causes qui lui tienne à coeur.

                1. On est d’accord, il y a des abus et des erreurs qu’il faut combattre, d’autant plus quand elles sont le fruit de copinages ou d’inconséquences.. Mais il ne faut pas oublier que le secteur artistique est un secteur où chaque projet est un prototype.
                  Le risque d’échec est consubstantiel à cette activité. Il y aura toujours, tant que des spectacles seront joués ou des films tournés, des projets avortés, que ce soit dans le secteur public ou privé. Chaque projet qui échoue se traduit par des pertes d’argents, mais apporte des enseignements qui enrichiront le projet suivant, lequel peut être une énorme réussite.
                  Donc se donner des moyens de contrôle d’accord, prétendre que chaque projet avorté justifie la remise en cause de l’ensemble du financement public du secteur artistique, définitivement non, car ce ne serait que le refus des conséquences de l’innovation.

                  1. Il n’y a que 4 façons de dépenser de l’argent
                    Dépenser votre propre argent pour vous-même.
                    Dépenser votre propre argent pour les autres.
                    Dépenser l’argent de quelqu’un d’autre pour vous.
                    Dépenser l’argent de quelqu’un d’autre pour les autres.

                    Donc le meilleur moyen de contrôle c’est de laisser son argent au contribuable pour qu’il le dépense selon son bon vouloir.
                    Tout le reste est voué à l’échec, et ne fera que renforcer le pouvoir de la bureaucratie sur qui est apte à recevoir de l’argent du contribuable que cela soit dans le domaine de la culture ou d’autre.

                    1. « Donc le meilleur moyen de contrôle c’est de laisser son argent au contribuable pour qu’il le dépense selon son bon vouloir. »

                      OK. Alors plus d’école, plus de route, plus de courant ni d’eau potable, plus de… faut-il continuer? Comme il n’y auara plus ni police, ni armée ni justice, vous serez libre de vous acheter une arme pour vous défendre et vous faire justice.

                    2. Voila vous avez enfin compris en partie.

                      Alors plus d’école, plus de route, plus de courant ni d’eau potable, plus de… FINANCER PAR l’ARGENT QUE l’ETAT EXTORQUE AUX CONTRIBUABLES, mais tous les biens et services ne disparaîtrait pas, vous remarquerez que dans les pays ou il n’y a pas une entreprise publique qui produit de l’électricité il y a des entreprises privés qui le font, en France il y a des écoles privées hors contrat, il y a des routes privées, il y a des, …

                      L’état ne sert à rien c’est juste une mafia qui jouit du monopole légal de la violence, et en profite pour pratiquer l’extorsion de fond que vous appelez impôt.

                    3. (Je ne peux pas répondre plus bas, la conversation est bloquée)

                      Arno, l’Etat n’extorque pas l’argent aux contribuables, cette manière idiote et sectaire de qualifier l’impôt fait obstacle à toute capacité d’analyse!

                      Dans les paradis que vous décrivez, vous aurez de l’eau ou de l’électricité et vos enfants iront à l’école si vous avez du pognon! Et il vous en faudra beaucoup car il faut donner à manger à des actionnaires voraces.

                      Ne me parlez pas de la concurrence qui fait baisser les prix: quand on met des entreprises en concurrence sur des missions de services publics entièrement privatisées, elles se mettent d’accord sur les tarifs comme le font les compagnies de téléphonie. Elles se font choper? les « amendes records » qu’elles doivent payer n’égratignent même pas leurs bénéfices.

                      On peut parler des compagnies d’électricité en France: la privatisation a permis à des opérateurs privés de s’emparer d’un outil de production qui a été mis en place par l’entreprise publique. EDF a dû vendre son électricité à des opérateurs privés pour qu’ils le revendent aux particuliers qui auparavant était approvisionnés par EDF! Ce ne sont pas des producteurs qui sont nés de la privatisation, ce sont des courtiers qui se rémunèrent au passage. Il est où l’intérêt pour le consommateur?

                      Depuis 1984, les écoles privées hors contrat sont marginales, la plupart des écoles privées sont sous contrat. Là encore, vous prônez un système où l’accès à l’éducation est lié à la richesse des parents. Un système de castes où le confort de quelques uns se construit sur la misère de la masse. Allez vivre en Inde, ça vous conviendra mieux que la France!

                      Votre comportement est celui d’un enfant gâté, qui bénéficie d’une multitude de services, qui ne s’en rend même pas compte et qui crache sur celui qui lui apporte ces services!

                      Je veux bien entendre que l’on doit désengager l’Etat de certains secteurs (mais pas dans les conditions des privatisations récentes qui tiennent plus du hold up que de la libéralisation!). Je veux bien entendre la nécessité de contrôler chaque euro public dépensé (et nos institutions sont totalement vérolées à ce niveau), mais assimiler l’Etat à une mafia est inadmissible et c’est votre camp politique qui devrait vous contraindre au silence! Vous n’êtes qu’un extrémiste et on ne peut pas construire une société avec des extrémistes.

                      Votre attitude et vos propos imbéciles sont tellement caricaturaux que vous desservez votre cause!

                      Un dernier truc, puisque vous parlez de Mafia: allez vous documenter sur la fin de la gestion publique des déchets à Naples, vous verrez ce que c’est qu’une mafia qui contrôle un service public!

                    4. Code pénal article 312-1 :
                      L’extorsion est le fait d’obtenir par violence, menace de violences ou contrainte soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d’un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque.

                      L’extorsion est punie de sept ans d’emprisonnement et de 100000 euros d’amende.

                      Si vous arrivez à me montrer en quoi l’impôt n’est pas une extorsion alors je pourrais commencer à souscrire à vos arguments.

                      Il y a des gens avant nous qui ont réfléchi à ce que devait être l’impôt c’est à dire un mal nécessaire et qui doit être réserver qu’à une seule chose assurer les fonctions régaliennes de l’état.

                      Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen
                      Article 13 :
                      Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

                      Mon attitude est celle d’un homme libre qui refuse le droit aux hommes de l’état le droit d’assurer autre chose que les fonctions pour lequel il fut institué à savoir les régaliennes, et qui considère que si comme c’est le cas aujourd’hui un citoyen est apte à voter pour décider de ce que l’on doit faire de l’argent des autres c’est qu’il est apte à décider quoi faire de son propre argent.

                      Et sachez que je n’ai aucune crainte quant à la capacité que ceux qui fournissent actuellement un service qu’ils soient agent public ou non en jouissant d’un monopole accordé par l’état à en rendre de bien meilleurs quand ils seront soumis à la concurrence.

                      Convertir un monopole public en un monopole privé via une délégation de service public ça ne sert à rien car ça reste toujours un monopole, la seule différence étant qu’il est de bon ton que l’entreprise privée désignée remercie les hommes de l’état qui lui ont confié le monopole.

                      Et si vous voulez-voir ce qu’est une mafia allez vous documenter la gestion publique des déchets à Marseille, et concernant le ramassage des ordures en Italie ce sont les élus corrompus qui ont confié le monopole du ramassage des ordures à des sociétés en lien avec la Camorra.

                      Le problème ce sont les monopoles que ce sont octroyés les hommes de l’état et pas qui rempli le service à savoir les hommes de l’état ou les hommes d’une entreprise privés.

                      Ce qu’il faut c’est cantonner l’état au seul rôle pour lequel il fut instituer à savoir remplir les fonctions régaliennes : justice, sécurité intérieure (police), sécurité extérieure (défense), affaires étrangères. En dehors de l’exercice de ses fonctions là il n’a aucune légitimité à demander une contribution aux citoyens que nous sommes, ni à faire des lois.

              2. Ils ont financé les 2/3 des dépassements des frais de campagne de Nicolas Sarkozy mais 100 % des frais de campagne du ramassis d’incapables qui se sont présentés (là aussi contre leur gré). Au moins, l’incapable Sarkozy nous aura coûté moins cher. C’est d’ailleurs surtout les 600000 nouveaux chômeurs à qui cela coûte très cher, ces deux dernières années.

              3. Rappelez-nous les calculs arbitraires qui ont motivé le rejet des comptes de campagne de Sarko, et l’incroyable chasse à l’homme politique qui a suivi.

                1. Rassurez-vous, le camp d’en face (si vous pensez que le PS est à l’opposé de l’UMP) ne se comporte pas de manière beaucoup plus honorable.

        2. Un troupe de théatre / danse qui ne doit sa survie qu’au statut d’intermitent et au soutien de diverses administrations. Ce sont des amis de longues dates, ca fait par ailleurs belle lurette qu’on ne se voit plus beaucoup. Bref, ce furent de bons amis. Pour le coup ce ne sont pas des techniciens, mais de vrais Artistes; dans le sens ou la subvention leur permet de vivre a font leur art, comme vous disiez.

          Le seul probleme, c’est que je ne les trouve pas talentueux, pas plus que je ne les ai jamais trouvé; et que les scores en spectateurs du théatre municipal semblent me donner raison. Par contre ils ont du beau réseau au sein du conseil d’administration de la ville, heu excusez moi, du conseil municipal. Des vieux papa gateaux communistes, inamovibles conseillers municipaux, auxquel tous les maires quelquesoient l’alternance n’ont pas le coeur a contrecarrer les lubies, et leurs passent leurs bufgets sans trop de questions.

          Je leur ai jamais parlé comme ca, hein, ca aurait tangué sévère.
          Dans le fond, eux le savent bien que ce n’est pas par le talent qu’ils subsistent. Ils n’ont de toute facon jamais travaillé, et cela leur ferait horreur; en fait ils sont inaptes au travail. Mais il cultivent face a cette dérangeante réalité un déni paradoxal : fait d’intransigeante artistique, d’un espece de culte de la perversité, d’un hermétisme savamment cultivé (l’hermétisme est le meilleur moyen de masquer le vide a l’intérieur), et un snobisme de « caste d’initiés » … Des spectacle ou l’ennui le dispute a la prétention au pinnacle de l’art. Autant dire que le rayonnement n’est pas international.

          En fait ca me chagrine, ils me font un peu pitié. Leur situation est pourtant si simple…

        3. C’est l’état qui a tué la musique dite classique. En instaurant le relativisme culturel, la gauche et plus précisément J.Lang à mis sur un pied d’égalité M.Pokora et Beethoven….

          Sur un pied d’égalité veut aussi dire: la même propension à toucher le pécule de l’état et à taper dans les caisses…

      4. « Il y a un secteur subventionné qui est tout aussi nécéssaire »

        En quoi le secteur subventionné serait nécessaire, à quoi et à qui ?

        En quoi la culture qui ne rencontre aucun soutient serait nécessaire ?

        Ce dogmatisme des gens de gauche qui confondent liberté et transgression me sidère. La seule légitimité de la culture subventionnée est de déroger aux monde, c’est à dire à transgresser l’ordre établi.

        La transgression est l’inverse de la liberté et ériger un système qui sanctuarisé la transgression, c’est se moquer du monde.

        Cette escroquerie n’a de sens que pour ceux qui en vivent.

        1. La transgression, oui, mais subventionnée, soutenue par la mairie et approuvée par l’Elysée!

          1. Exactement : du révolutionnaire, mais du révolutionnaire légal et subventionné.

          2. Simple-touriste, est-ce que vous avez la moindre idée du fonctionnement des institutions que vous jugez?

            1. Je n’ai aucune idée de fonctionnement interne de ces machins et je m’en TAPE.

              1. Ca vous disqualifie quand vous parlez de politique. Désolé!

  14. Transfert des dépenses sur les collectivités locales, les derniers impôts locaux et taxes foncières ont doublé, voire triplé, on se souvient des images des queues gigantesques des populations de banlieues (dites de vote captifs pour la gauche), demandant une remise ou un crédit… Alors les mairies Socialistes ont la frousse et vont diminuer toutes sortes d’aides aux associations… Pas question de perdre les élections.. Les élections du Doubs sont une alerte : le FN sortant de rien n’aurait pas dû dépasser 25%, mais son score au premier et le bonds au second tour, comme un coup dans la tronche. Plus question d’augmenter les impôts, pas question de perdre son poste..Chez les Socialos : L’intérêt général, s’arrête à l’intérêt particulier des petits chefs et des grands chefs.

    1. Le masque est tombé.
      M. Decocq est conducteur de train.
      Une des professions qui bénéficie d’avantages inconsidérés les plus flagrants dont je vous épargne la liste complète. Trois jours de travail par semaine quand c’est pas deux, salaire sans rapport avec le niveau de diplome (on s’en était aperçu), régime de retraite et avantages sociaux déconnectés des réalités économiques. Tout cela payé avec l’argent de ceux qui travaillent dans l’économie réelle, quand ce n’est pas à crédit sur fonds publics.
      Comme M. Lecocq peut déjà, à ce titre, revendiquer le rôle de parasite, cela ne lui suffit pas (rappelez-vous, il a beaucoup de temps libre), il emploie 500 (!) intermittents sur son temps libre!
      Comment voulez vous que quelqu’un qui profite à ce point des dérives du système politique et social français puisse avoir la neutralité et l’indépendance d’esprit pour avoir une analyse politique objective?
      Pour lui, la culture et la politique n’ont qu’un seul intérêt : le sien.
      Vous voyez donc à qui vous avez affaire.
      Et il sait que ses avantages exorbitants ne tiennent qu’au maintient du régime socialiste après 2017. Alors il tente la propagande que ses moyens lui permettent.
      Au fond, Monsieur Lecocq est un peu perdu sur ce forum, il ne comprend pas qu’on puisse avoir une pensée qui soit à la fois libérale et humaniste. Il lui manque sans doute le recul, et certainement …la culture.

      1. Bon, H arrête de faire le con, je sais que c’est toi !
        Sinon, c’est grave….envoyez la camisole pour le troll communiste.

        1. @CAS
          A qui s’adresse votre message?

      2. Il faut vraiment que vous m’expliquez où vous voyez de l’humanisme. Celui que vous ne connaissez pas et qui n’appartient pas à votre caste est un parasite, juste parce que vous répétez bêtement ce que l’on vous a dit. Vous appelez privilège les droits des autres sans chercher à savoir de quoi ils sont la contrepartie et vous êtes convaincus que c’est en détruisant les droits que nous irons mieux. Votre humanisme dans mon vocabulaire de sale gauchiste s’appelle du mépris et de la morgue.

        1. En plus il est méprisant!

          1. Relisez-vous! En matière de mépris vous n’êtes pas mals non plus. C’est d’ailleurs à peu près la seule chose qui m’ait été opposé jusqu’à présent.

        2. juste parce que vous répétez bêtement ce que l’on vous a dit.

          Ce n’est pas ce que vous faites, non ❓

          1. Vous n’en tirerez rien nous avons affaire à un autiste.

            1. De quoi cherchez vous à me convaincre? Que les conneries que vous lisez dans Valeurs Actuelles ou l’Opinion ont plus d’intérêt et de sens que plus de 15 ans de pratique de la production? Alors oui, il y a des chances que je sois hermétique à votre discours parce que contrairement à vous, j’ai la curiosité d’aller voir au delà de mon petit horizon et votre bouillie idéologique je la connais alors que vous ne connaissez rien à l’économie du secteur que vous critiquez (et de l’économie en général car cette idée selon laquelle le marché peut tout régler n’a connu que des échecs depuis Adam Smith). Vous ne défendez pas un système économique sain et peu dispendieux, vous défendez un modèle économique cupide et violent qui ne peut que creuser les inégalités. Il est générateur des crises (et c’est normal puisqu’une crise n’est qu’un énorme réajustement cyclique de la valeur réelle du marché). Cela ne me pose pas de problème sauf quand d’une part le marché détruit massivement de l’emploi industriel (le seul capable de réellement générer de la richesse) au profit du secteur financier. Sauf également quand la finance n’assume pas sa responsabilité et renvoie aux Etats et à l’UE le soin de porter la dette qui sans cela se serait traduit par des faillites de banques (les USA n’ont pas eu en 2008 les mêmes frilosités de l’Europe – les pertes ont été englouties avec les banqueroutes et l’économie a pu repartir derrière). Sauf enfin quand on est dans un système délirant où les Etats sont à la fois privées de recettes par une fraude fiscale massive ou des privatisations injustifiées (les autoroutes par exemple) et contraint dans ses dépenses par le service de la dette qui est en grande partie un transfert de charges du privé vers le public.

              1. C’est donc à cause du libéralisme que l’Etat Français est endetté … La dette de l’Etat est un transfert des charges du privé vers le public …

                Oui nous sommes dans un système délirant : un des derniers pays communistes au monde.

                1. C’est un choix de société pris hors de toute démocratie: nous n’avons pas voulu laisser chuter les banques européennes en 2008 et nous en payons aujourd’hui le prix. Nous portons collectivement leurs pertes!

                  1. Mais … les banques européennes en 2008, c’étaient elles qui permettaient aux Etats de vivre … si les banques Françaises étaient tombées en 2008, la France aussi seraient tombée, grâce au magnifique système social par répartition déficitaire.

                    Enfin, depuis ca va mieux : maintenant, au lieu de dépendre des banques Françaises, l’Etat Français dépend maintenant des banques étrangères (28% de la dette en 1999 – 71% en 2011) … on peut respirer, on ne risque plus rien ! On est sauvé !

                    Ceci dit, si vous croyez vraiment que l’Etat Français a ‘donné’ de l’argent aux banques Françaises, lesquelles prêtent de l’argent au même Etat Français … vous avez un petit problème de logique quelque part : vous donnez de l’argent à votre banquier lorsqu’il vous prête de l’argent vous ?

                    1. Disons que pour lui tout appartient à … l’état.
                      C’est très simple, et les solutions deviennent toutes évidentes.
                      L’état n’a plus qu’à se servir…

        3. artiste pratiquant...

          Je me suis permis de relever ces quelques chiffres, de Decocq, qui nous permettent de beaucoup mieux juger de son contexte :

          500 personnes pour un CA de 1.2 millions d’euros…

          Soit individuellement 2400 euros.

          Tout est dit.

          1. Tout est dit? Pas si sûr. Je trouve que vous allez vite à juger sans trop savoir de quoi vus parlez.

            En effet, il faut prendre en compte le fait qu’il s’agit d’intermittence: Je ne salarie que sur des dates de spectacles et sur les temps de préparation (création, répétitions) des artistes qui n’ont pas forcément mon association comme seul employeur.

            Je salarie aussi des techniciens et des techniciens administratifs attachés à des productions.
            Une partie des personnes qui sont salariée par mon association ne font qu’une ou deux dates chez nous. D’autres (moins de la moitié) nous confient l’ensemble de leurs productions et vivent plus ou moins bien de leur métier grâce à notre activité. Il y a donc des écarts très importants et faire comme vous l’avez fait une moyenne pour essayer de comprendre cette activité n’a pas beaucoup de sens.

            Mon association ne fait pas de diffusion et donc la quasi totalité du chiffre d’affaire est de la masse salariale.

            Toutes les personnes que je salarie sont déclarés, cotisent et donc contribuent au financement de l’assurance chômage. Mais que seuls ceux qui atteignent les 507 heures sur la période de référence peuvent être indemnisés. L’association s’occupe beaucoup d’artistes et de techniciens débutants, nous faisons un gros travail sur la professionnalisation. L’accès moyen à l’intermittence est de 30 à 36 mois d’activité professionnelle, nous sommes à environ 2 ans pour ceux qui persistent dans la voie artistique.

            L’association salarie également 3 personnes au régime général et en CDI pour traiter les productions (dont une salariée qui est à mi-temps pour la comptabilité).

            1. Thierry Decocq: « Tout est dit? Pas si sûr. »

              Bonjour Thierry,

              Des centaines de milliers d’artistes, chanteurs, musiciens, graphistes, peintres, comédiens vivent de leurs arts sur internet en toute indépendance sans demander de l’argent à des gens qui ne sont pas du tout intéressés par leurs performances. Ce modèle fonctionne partout dans le monde, dans les rues, sur les scènes : Des gens talentueux attirent des clients, des mécènes et exercent leur art avec passion et en toute indépendance.

              Le premier problème de la culture d’état, c’est qu’il y a beaucoup moins de sélection sur le talent, c’est le plus souvent l’entregent, la relation, la proximité, le service rendu au pouvoir qui détermine la viabilité d’une branche. De véritables artistes sont exclus, des gens qui n’ont rien à faire là sont subventionnés.

              Le deuxième problème de la culture d’état: Votre existence et votre survie étant liée au bon vouloir des énarques et de leurs amis, toute la partie transgressive de l’art est en question. Vous n’avez que la liberté de dénoncer des évidences, enfoncer des portes ouvertes ou servir de relais à la voix d’un maître qui dispose déjà de tous les pouvoirs législatifs et coercitifs.

              Mais le principal problème de la culture d’état c’est que ce dernier stade de l’étatisation de la société (57% du PIB), est justement le symptôme d’un pillage massif des ressources par une pyramide bureaucratique, corporatiste et clientéliste et ceci n’est jamais durable.

              En 2015 l’état empruntera 45% de son budget (188 milliards sur 410 milliards), le crédit et le surendettement est désormais votre salaire et la société civile s’écroule sous le poids d’un état devenu cancéreux tandis que les plus démunis sont nourris pour 2/3 par les dons privés.

              Evolution des dépenses des administrations publiques (en milliards base 2010)
              2002: 833,77
              2003: 864,31
              2004: 898,56
              2005: 936.99
              2006: 972,84
              2007: 1016,17
              2008: 1057,61
              2009: 1100,61
              2010: 1128,02
              2011: 1151,54
              2012: 1185,38
              2013: 1207,49

              +373.72 milliards en 11 ans (+44.9%)

              http://www.lesechos.fr/01/10/2014/lesechos.fr/0203821707117_la-france-va-emprunter-188-milliards-sur-les-marches-en-2015.htm
              http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/documents-budgetaires/lois-projets-lois-documents-annexes-annee/exercice-2015/projet-loi-finances-2015

            2. Cela dit je ne doute absolument pas de votre bonne foi et de votre passion.

              Vous vivez simplement dans une « écologie » économique et politique qui est malsaine, vous en profitez (et vous avez bien raison) mais sans savoir à quel point elle est non-viable et dangereuse pour la création.

              N’ayant vécu que la dedans, vous ne savez probablement pas non plus qu’un autre modèle parfaitement sain et viable vous est possible. Celui de la liberté, celui de l’échange volontaire.

              1. Mon activité de producteur s’exerce en dehors de ce que vous appelez la culture d’Etat et du coup je n’en profite pas. Je ne doute pas que les problèmes que vous soulevez existent, mais vous les surévaluez largement.

                D’abord parce que le financement artistique est largement décentralisé, ce qui diminue le rôle des énarques. Il existe une intervention directe de l’Etat, mais c’est l’arbre qui cache la forêt, avec des gros projets spectaculaires mais qui ne jouent que pour une faible part dans l’intervention publique. Je ne juge pas car c’est un secteur que je ne connais pas.

                Lorsqu’on descend sur les collectivités territoriales, le financement public est plutôt bien déconnecté de notion de choix esthétiques et de ressenti des subventionneurs. Aide à la création, aide à la diffusion vont plutôt s’intéresser à la possibilité de toucher des publics éloignés géographiquement, socialement ou culturellement du monde du spectacle, à la transmission et au lien avec l’éducation. C’est en ce sens une mission de service publique. Est-ce que le secteur privé aurait eu l’initiative de créer une antenne du Louvre à Lens ou du centre Pompidou à Metz (je m’éloigne de mon secteur)?

                Vous ne devez pas non plus ignorer une double porosité entre secteur public et privé: la plupart des interventions de Mécènes sont en lien avec les lieux publics et c’est bien parce que le cadre existe que le Mécénat peut se développer. D’autre part, parce que le mécénat est aussi une énorme niche fiscale. Une entreprise qui va investir sur un projet artistique va se voir rembourser les 2/3 de son investissement sous forme de réduction d’impôts (heureusement, c’est plafonné). Quand est-il lorsque par le mécénat une entreprise a acquis une œuvre dont la valeur va flamber sur un marché hautement spéculatif?

                Quant au fait qu’éviction du secteur public permettre un épanouissement artistique, je n’y crois pas du tout! Mon métier de conducteur à Eurostar me permet de voir ce qui se passe à Londres. Ce n’est pas le paradis de la liberté artistique que vous imaginez, loin de là. Les artistes sont encore plus contraints que chez nous aux choix subjectifs de ceux qui contrôlent le marché et aucune règle, aucun critère objectif ne viennent contrecarrer cette subjectivité. La perception du talent est liée à la capacité de se vendre et en dehors de cela, on crève la faim. Si vous vous baladez à Soho, vous verrez que la majorité des scènes sont occupées par des spectacles qui tournent parfois depuis 20 ans, qui sont amortis depuis longtemps et où les artistes sont interchangeables. Les anglo-saxons s’en sortent très bien avec la notion d’entertainment pour dissocier la culture du business, la création y perd le droit à l’erreur et à l’échec.

                Vous regardez le rôle de la puissance publique (que vous résumez au rôle de l’Etat) uniquement à charge, avec le même travers que pour l’ensemble du budget. A savoir en ne vous préoccupant que des coûts, sans voir les contreparties positives.

                Certains se sont raillés de mon inculture en matière d’économie. Contrairement aux tenants de la théorie libérale, je sais que dans un bilan et un compte de résultat, il y a deux colonnes. Vous ne voyez les dépenses de l’Etat en ne considérant que les dépenses et vous assimilez ces dépenses à une étatisation, en imaginant que des fonctionnaires grâce à cela exercent une oppression voire une dictature sur nos vies. Vous vilipendez l’endettement. Mais je ne vois pas dans votre démonstration ce à quoi a servi l’argent. Comme si l’ensemble de l’argent dépensé ne servait strictement à rien et était englouti sans contrepartie.

                La différence si on transfère l’ensemble des services publics au marché, c’est que les services seront payés directement à des entreprises privées qui dégageront une plus-value sur les services qu’elles dispensent (et la voracité des actionnaires est sans limite). Seuls les plus fortunés et ceux qui auront la chance de vivre au bon endroit pourront s’en sortir plus confortablement qu’aujourd’hui sans doute, moins qu’à une époque où les services publics étaient moins désorganisés. Les très fortunés s’en sortent toujours, quel que soit le modèle économique (je ne suis pas un bolchévique et je n’ai jamais cru au Grand Soir).

                Le modèle libéral ne peut plus fonctionner parce que nous sommes déjà dans un système hyper capitaliste où des entreprises (et même des particuliers!!) ont des ressources et des fortunes supérieures à celles d’Etats. Des entreprises qui n’ont même plus pour certaines d’entre elle de domiciliation claire, ce qui les dispense du respect des lois et des contraintes fiscales. Nous sommes dans une ploutocratie parce que ces puissances financières pèsent sur l’ensemble des décisions politiques et sont capables d’infléchir les lois (regardez l’emprise de Monsanto sur les politiques publiques par exemple).

                Croyez-vous sincèrement que c’est en détruisant dans ce contexte toute réglementation et toute régulation, que c’est en laissant à ces monstres incontrôlable les territoires dont serait chassés la puissance publique, que nous atteindrons plus de liberté et de félicité?

                1. Vous partez du principe marxiste que la plus value est mauvaise, qu’elle crée des accumulations de capital donc des inegalites, donc le malheur … Ce qui est faux, entièrement faux : la pauvreté, les problèmes sociaux, etc … Ne sont pas dus à l’accumulation de richesse, mais à deux causes : la captation de richesse qui appauvrit tout le monde et en premier lieu les plus pauvres et la maîtrise monetaire qui permet a l’Etat de dominer l’économie.

                  Dans une économie non régulée, les employeurs se batteraient pour avoir des salariés : le travail étant la ressource le plus rare et la plus chère.

                  Grace aux theories vaseuses de notre ami Karl nous vivons depuis 150 ans dans une économie régulée a l’envers.

                  Ces théories sont autant de droite que de gauche : c’est pour cela qu’en attaquant le libéralisme et en lui reprochant les défauts du capitalisme de connivence (de droite) vous êtes complètement hors sujet.

                  Le capitalisme que vous dénoncez est également dénoncé par les libéraux.

                  1. On se retrouve bien sûr sur le refus du capitalisme! Pour moi, il rend impossible la mise en place d’une société libérale parce que le capitalisme va immédiatement la corrompre. C’est à ce niveau que se situe notre désaccord.

                    La plus-value n’est pas mauvaise, mais prétendre qu’un opérateur privé qui doit générer des plus-values pour servir ses actionnaires sera obligatoirement moins cher qu’un opérateur public qui n’a pas cette contrainte est une ineptie!

                    De même, la sécurité sociale a de loin des frais de gestion plus élevé que n’importe quel opérateur privé (on peut comparer par exemple avec des régime de retraites complémentaires privés), mais ramené au nombre d’usager, aucun opérateur privé dans un secteur concurrentiel ne pourra baisser ses frais de gestion plus bas, c’est juste une question d’économie d’échelle!

                    Je ne suis pas pour une dérégulation ni pour un désengagement de l’Etat, ça ne veut pas dire que je suis marxiste pour autant. Je constate juste que toute économie doit s’épanouir dans un cadre contraint. Nous sommes régis par cet ovni qu’est une monnaie non assujettie à une souveraineté publique, de ce côté là, la régulation est impossible. Nous sommes dans une mondialisation qui s’est construite sur la fraude fiscale. De ce côté c’est foutu aussi. Et on ajoute à cela une idéologie qui critique l’Etat pour ses déficits et son endettement sans réaliser que le problème est que l’Etat n’a pas la possibilité par ses deux leviers naturels de maîtriser ses recettes. On est simplement dans une situation absurde!

                    Je n’adhère pas à l’idée de la « main invisible du marché » (Adam Smith l’a lui même contesté dans son œuvre) parce qu’elle n’a jamais fait preuve de sa pertinence.

                    Vous rejetez le capitalisme, mais n’importe quel pur libéral qui remporte un succès industriel va accumuler une fortune et basculer dans un modèle capitaliste s’il n’est pas encadré. Prenez les grands empires informatiques ou des réseaux sociaux: tous ont été fondé par des purs libéraux, tous sont devenus des monstres capitalistes spécialistes de l’évasion fiscale. Pas besoin de franchir l’Atlantique: regardez ce qu’est devenu Free ou comment a évolué une radio libre (qui fut à l’origine pirate) comme NRJ.

                    Je rejette l’idée que les employeurs se battraient pour le plein emploi dans un monde dérégulé. Le contrat de travail est par nature déséquilibré (ce qui est nié par les libéraux – intéressez-vous aux débats sur la Loi Macron), une dérégulation ne peut que mener à un abaissement massif et sans limite des droits des salariés et à l’anéantissement des plus faibles.

                    Comment en tant que libéral pensez-vous échapper à ces dérives en dehors de toute régulation ? Et pourquoi faudrait-il n’avoir le choix qu’entre le tout Etat et le tout privé?

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