Stocker les énergies renouvelables grâce à l’hydrogène solide

Publié Par Aymeric Pontier, le dans Technologies

Par Aymeric Pontier.

Ajuster la production d’électricité à la demande est devenu un véritable casse-tête avec l’essor des énergies renouvelables. La multiplication des sites de production éoliens ou solaires soulève des problèmes de saturation du réseau électrique, et génère des gaspillages importants du fait de leur caractère intermittent. Parvenir à stocker le surplus d’énergie généré pendant les pics de production afin de le consommer durant les mauvaises périodes est donc un enjeu majeur.

De nombreuses sociétés dans le monde se sont lancées dans une course technologique avec pour objectif de trouver la « solution miracle » au problème du stockage de l’énergie. Alstom par exemple travaille sur la batterie MaxSine eStorage d’une capacité de 12 mégawatts, en cours de test dans le quartier solaire Nice Grid. D’autres ont choisi de se focaliser sur le stockage mécanique, thermique ou électrochimique à base d’hydrogène liquide ou gazeux.

Mais pour l’heure, le stockage de l’électricité est surtout représenté par les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP). C’est-à-dire des barrages hydroélectriques qui sont capables, en cas de surproduction électrique, de transférer l’eau en altitude dans un ou plusieurs réservoirs. Lorsque la demande grimpe, l’eau est ensuite libérée pour récupérer astucieusement l’énergie en se servant de la gravité. Fiable et rentable, cette technique a pour principal défaut de ne pouvoir être utilisée que dans des zones géographiques spécifiques.

De son côté, la PME française McPhy Energy propose un procédé technique qui pourrait changer la donne. Une solution de stockage sous forme d’hydrogène solide, issue d’une décennie de recherche et développement en association avec le CNRS et le CEA.

McPhy Energy

 

Le concept repose tout d’abord sur la conversion de l’énergie électrique issue des éoliennes et des panneaux photovoltaïques en énergie chimique par électrolyse. Après avoir plongé deux électrodes dans de l’eau, le courant électrique excédentaire est utilisé pour casser les molécules H2O afin de récupérer le dihydrogène, avec un rendement énergétique de 60 à 70%. Autrement dit, les 2/3 de l’énergie électrique qui aurait été perdue sinon serait récupérée pour fabriquer de l’hydrogène.

Dans un second temps, cet hydrogène est stocké sous forme solide en le fixant sur des galettes de magnésium, un métal abondant sur terre et fort peu coûteux. Le matériau obtenu, que l’on nomme hydrure de magnésium, offre de multiples avantages :

  • Il permet un gain de place considérable par rapport au stockage de l’hydrogène liquide ou gazeux. Une seule galette de magnésium de 30 cm de diamètre pour 1,5 cm d’épaisseur peut contenir l’équivalent de 600 litres d’hydrogène !
  • La forme solide est beaucoup plus stable et sécurisée que la forme liquide ou gazeuse, ainsi l’énergie stockée est facilement transportable sur un territoire donné.
  • Le processus peut être aisément inversé en chauffant les galettes à quelques centaines de degrés, ce qui a pour effet de libérer l’hydrogène avec un rendement de 90%.

Toutefois, le meilleur reste à venir ! Car le système combiné alliant un générateur d’hydrogène avec une capacité de stockage est aussi bon marché qu’écologique ! D’après les équipes McPhy Energy, il serait possible de produire 1 kilogramme d’hydrogène pour seulement 5 €, en ne consommant que de 10 litres d’eau à peine ! L’hydrogène serait semble-t-il revendu à 9 € le kilo sur le marché…

Cela ouvre un large éventail de nouvelles applications industrielles très intéressantes. Les galettes d’hydrure de magnésium pourraient notamment être utilisées comme piles à combustible dans des véhicules adaptés. 5 kilogrammes d’hydrogène solide suffirait à offrir aux voitures une autonomie de 500 kilomètres, contre 100 en moyenne pour les modèles électriques actuels. Et le coût de la recharge serait proche du prix d’un plein d’essence d’un véhicule thermique (5 Kg X 9 € = 45 €) !

En outre, l’hydrogène après inversion du processus pourrait être directement injecté dans le réseau de gaz naturel, à condition de ne pas dépasser 20% du mélange.

L’entreprise McPhy Energy, qui revendique déjà plus de 1000 clients dans le monde dans le secteur des électrolyseurs, a annoncé sa prochaine introduction en bourse afin de lever une vingtaine de millions d’euros, destinés à accélérer le développement de sa technologie de stockage.

Sur le web

  1. La comparaison de prix hydrogène – essence est-elle faite à taxes égales ? Sinon, pourquoi pas ?

    1. Le prix retenu pour l’H2 est le prix de revient, le coût de fabrication auquel il faut ajouter une marge bénéficiaire raisonnable et, bien entendu les taxes diverses (qui représentent de l’ordre de 50-60% du prix de vente de l’essence) … Si on tient compte de ces éléments, le plein d’H2 couterait plus du double que le plein d’essence sans parler du coût du véhicule transportant cette ‘usine’ …

      Certes l’énergie ‘perdue’ des éoliennes et autres systèmes intermittents pourrait être utilisée pour produire de l’H2 mais de là à présenter cela comme une solution miracle, le ‘Graal’ énergétique il y a un fameux pas !

      1. Rajouter du malinvestissement sur du malinvestissement, ça ne donne pas un bon investissement au final…

      2. Le stockage de l’énergie par galettes de magnésium dans une voiture n’est pas mieux (mais surement pire) que par batterie. Il faudrait des stations pour effectuer un échange standard de 200 kg de magnésium.

        La société qui voulait procéder à des échanges standards de batteries en Israel à fait faillite …

    2. Vraisemblablement, le gouvernement français (quelle que soit son orientation) va chercher à favoriser la filière hydrogène au détriment du pétrole/diesel. Donc, l’hydrogène sera a priori beaucoup moins taxé…

      1. Oui , enfin, moins taxé tant qu’il reste marginal. La TICPE (ex TIPP) sur les carburants représente des sommes trop nécessaire au budget de l’Etat ( environ 20 milliards !). Bercy peut supporter de perdre quelque millions sur une détaxation du GPL et autre pour quelques milliers de véhicules, il ne peut pas se permettre de tout perdre si cela se généralise.

    3. Oui pourquoi pas, sauf que la production de MWh des énergies renouvelables est 2 à 3 fois plus cher pour l’éolien et jusqu’à 10 fois plus cher pour le PV que le prix du marché de gros , alors recycler une électricté aussi cher avec un rendement de 60 à 70 %, c’est de l’argent jeté par les fenètres.
      Recycler l’émectricté des renouvelables de la sorte n’est aujourd’hui rentable que par le fait que l’électricté utilisée pour produire cette énergie est payée bien en dessous de son prix de revient …

      1. Excusez les fautes de frappe…

    4. Bien compliqué et prix réel sous évalué.
      Au lieu de faire de l’électricité photovoltaïque impossible à stocker facilement, il est bien plus simple et fonctionnel de stocker la chaleur solaire de l’été avec capteurs à concentration, bien au point (cylindre paraboliques qui fonctionnent ), sous terre en une géothermie plus ou moins profonde, elle aussi bien au point (qui fonctionne aussi ), pour générer de l’électricité ininterrompue 24h sur 24h 365 jours par an, à plusieurs centaines de °C, avec recharge solaire en été.
      Il est incompréhensible que jamais on ne combine la géothermie (comme celle en région parisienne, qui s’épuise avec le temps ) avec une recharge solaire à concentration en été , ce qui permet de rendre la géothermie perpétuelle et très peu chère.

  2. Article très approximatif et presque dénué d’informations pertinentes :(

    « la batterie MaxSine eStorage d’une capacité de 12 mégawatts »

    Les Watts sont une unité de puissance, et non de capacité… Mauvaise compréhension de la plaquette d’Alstom ? MaxSine n’est pas une batterie mais un système de conversion d’énergie (courant continu – courant alternatif) à brancher sur des systèmes de stockage. Elle ne stocke pas l’énergie, elle la convertit à fin de stockage.

    « casser les molécules H2O afin de récupérer le dihydrogène, avec un rendement énergétique de 60 à 70%. »

    Ahem. Là, il va falloir définir plus clairement le sens du mot « rendement » pour que ce soit crédible, parce qu’il peut être compris très différemment suivant ce qu’on considère comme un travail efficace.

    Déjà, vous ne nous dites pas combien ça coûte d’énergie de faire rentrer et sortir l’hydrogène de la galette de magnésium. Beaucoup de métaux agissent comme de vraies « éponges » à hydrogène et s’en gorgent très facilement (formant des hydrures de métal)… mais plus c’est facile d’absorber l’hydrogène et plus c’est dur de l’en faire sortir: il n’y a que des compromis. Typiquement il faut chauffer le métal à près de 200°C pour libérer l’hydrogène, sachant en plus que la masse de gaz stockée ne représente qu’environ 3 à 9% de l’hydrure, ça veut dire qu’il faut utiliser dans les 11 à 30 fois « trop » de chaleur à chaque fois qu’on veut extraire de l’hydrogène. Prenons une fourchette large et réaliste: j’estime que ça coûte entre 10 et 50% de l’énergie potentielle de l’hydrogène libéré. N’oubliez pas que, pour pouvoir revenir au mode « stockage » après l’extraction, il faut refroidir la galette, ce qui demande de la puissance aussi…

    Ensuite, casser électriquement de l’eau pour en tirer de l’hydrogène coûte forcément PLUS d’énergie qu’on peut en tirer en recombinant l’hydrogène et l’oxygène ensuite. Typiquement, une bonne moitié de votre énergie y passe dans le meilleur des cas. Mais admettons, on parle ici de transporter et stocker de l’énergie, et pas de la produire.

    L’efficience théorique optimale d’un électrolyseur d’eau c’est autour de 83%. A 70%, c’est déjà pas mal, mais vous dites déjà adieu au moins à 30% de l’énergie (solaire ou géothermique ou gaz naturel, parce que l’éolien est juste tellement trop cher que c’est inenvisageable sérieusement) qui rentre initialement dans votre chaîne de distribution. Vous en perdez encore dans les 3% (en étant très optimiste) à chaque étape de conversion pour transport (soit au moins deux fois), puis encore un bon 10 à 50% lors du stockage… et rebelote 10 à 50% pour le sortir de stockage, encore 2×3% pour le re-transport, et là vous pourrez appliquer le taux d’efficience du bazar qui a besoin d’énergie (four industriel, appareils ménagers, etc.) pour savoir quelle quantité utile de travail vous pouvez effectuer.

    A la fin il ne reste pas grand chose d’utile… alors si en plus vous comptez sur des éoliennes en entrée de circuit, excusez-moi, mais j’me marre.

    A un moment il faut arrêter d’essayer d’éponger une fraction des coûts irrécupérables (sunk costs) déversés dans l’éolien, en rajoutant encore une couche de capital employé inefficacement… Alors « d’après les équipes McPhy Energy, il serait possible de produire 1 kilogramme d’hydrogène pour seulement 5 € » pourquoi pas, mais je crois bien qu’on néglige dans ce calcul les coûts pralablement engagés pour l’infrastructure existante… ainsi que son entretien !

    Autre chose: arrêtez de jongler entre les volumes et les masses d’hydrogène. Aux conditions standards 5 kg de dihydrogène ça fait dans les 112000 litres, et ça demanderait une « galette » de magnésium d’au moins 150 kg et la capacité de la chauffer à 200°C. Ce n’est pas quelque chose qu’on parviendrait à installer dans une voiture.

    1. « Article très approximatif et presque dénué d’informations pertinentes »
      ——————————-
      L’information pertinente, c’est « développement en association avec le CNRS et le CEA. »
      Ca suffit à mesurer la viabilité économique du bouzin, lol.

    2. Une galette de 150kgs ! Finalement, le système de batterie amovible n’était pas si absurde ; dans le cas d’une autonomie de 500kms cela peut devenir raisonnable…

    3. MaxSine eStorage est un système de conversion qui est relié à des batteries, dont la capacité de stockage maximale est de 12 MW pour l’instant : http://www.alstom.com/press-centre/fr/2013/12/alstom-lance-maxsinetm-estorage-sa-solution-de-stockage-denergie-par-batterie/

      1. Oui, je l’avais lu avant de répondre.

        MaxSine est bien un système de conversion électrique permettant de charger des batteries en courant continu à partir de courant alternatif. Les 12 MW signifient qu’il peut convertir 12 millions de Joules d’énergie chaque seconde. Il ne s’agit pas de stockage.

      2. Alstom ou McPhy enrgie proposent des réponses à un problême que tout le monde connait. (A part les écolos). Il s’agit de démonstrations technologiques de faisabilité. Il n’y a pas de grandes avancées à part la réalisation de prototypes ou de projets pilotes.

        En revanche, au niveau du coût ! Ce sont des coûts énormes à rajouter aux coûts énormes des éoliennes ou panneaux solaires pour les rendre simplement utilisables.

    4. Je ne dis pas que je suis convaincu, mais si on pouvait utiliser les énergies renouvelables intermittentes déconnectées du réseau, à charger des batteries, ce serait un avantage: Pas de conversion ni de perturbation de la constance sur le réseau.

      Pourquoi « refroidir la galette » ? Il n’y a pas besoin de les charger et de les vider en même temps (dans un véhicule, pour exploiter le freinage, dédiez-en une à cet usage).

      Je reste opposé aux éoliennes pour leurs impacts écologiques (oiseaux, accessoirement bruit, paysage).

      1. Ah bah oui… les éoliennes qui découpent les oiseaux… sniff… les hydroliennes qui découpent les poissons… sniff… et les voitures qui écrasent des chatons…. shlark
        Impact sur le paysage ? on pourrait être sérieux là ?

        Je suis contre les systèmes de production d’énergie subventionnés car ça fausse le marché et fait croire que ces systèmes sont viables économiquement alors qu’ils sont des parasites des systèmes qu’ils sont censés remplacer. Un parasite ne vit que par son hôte. Point barre.

        1. Alors on fait quoi ?
          Sans ces systèmes subventionnés qui s’améliorent, font progresser les connaissances scientifiques, on revient au nucléaire ? Dont les recherches depuis le début ont été payé par les contribuables Français ?
          S’ouvrir l’esprit !!!! point barre .

  3. Rendement production 60% x rendement récupération 90% + chauffage à « quelques centaines » degrés + la mini usine à gaz pour faire marcher le bouzin, on peut l’oublier pour la voiture électrique. Comparé aux batteries et leur 80% de rendement, le choix est vite fait. Et en stationnaire, c’est à la ramasse par rapport aux flow batteries (batteries à flux) ou aux batteries sodium hautes températures.

    Et effectivement, aucune comparaison pertinente avec les hydrocarbures, aucune info sur la perte lors de l’adsorption (car l’hydrogène ne vient pas se fixer comme par magie sur les « galettes »), blabla marketing sur les litre et kg avec zéro info sur l’énergie massique ou volumique… ça sent bon le vaporware ou plutôt le suckerware.

  4. Je croyais que l’hydrure de magnésium s’enflammait spontanément au contact de l’air et réagissait violemment au contact de l’eau. N’y aurait-il pas quelques minuscules problèmes de sécurité ?

    1. Il n’y a aucun problème de sécurité qu’un prototype de laboratoire ne peut surmonter.

    2. Ce qui est marrant, c’est le flou artistique de l’article autour des problêmes de sécurité et de rendement. C’est tout dire …

  5. « Alstom par exemple travaille sur la batterie MaxSine eStorage d’une capacité de 12 mégawatts »

    Une capacité de batterie s’exprime en Watt.heures !

    « libérer l’hydrogène avec un rendement de 90%. »

    L’article s’est bien gardé de préciser le rendement énergétique de la fixation de l’hydrogène. En outre si c’est une réaction exothermique à forte pression d’hydrogène, ça doit être passablement dangereux.

    « Une seule galette de magnésium de 30 cm de diamètre pour 1,5 cm d’épaisseur peut contenir l’équivalent de 600 litres d’hydrogène ! »

    Poudre aux yeux : l’hydrogène est le gaz le plus léger. 1 kg d’hydrogène à P atmosphérique occupe 11 m3 : il faut donc 18 galettes pour le stocker. Les 5 kg qui fourniraient 500 km d’autonomie à une voiture nécessitent 90 galettes soit à peu près 0.1 m3 et 200 kg de magnésium. (l’équivalent en essence doit être autout de 40 kg).

    « L’entreprise McPhy Energy, qui revendique déjà plus de 1000 clients dans le monde dans le secteur des électrolyseurs, »

    L’entreprise produit des électrolyseurs, ce qui est déja de la haute technologie, mais ces hystoire de galettes de magnésium me semble aujourd’hui surtout du vent. On ne parle pas de stocker quelques kWh mais des milliers de MWh de façon très rapide pour absorber des pics de production éoliens. Si elle était fiable et rentable, la technologie pourrait déja servir à lisser la production classique d’électricité et en améliorer le rendement, ou produire de l’hydrogène (grâce à leurs super-hydroliseurs sous pression) puis des hydrocarbures à partir de centrales nucléaires. Si on nous vend ça comme de l’hydrogène vert, c’est pour récolter des subventions car c’est loin d’etre rentable en l’état actuel des choses.

    Conclusion : article ayant sa place dans un blog écolo.

    1. « une réaction exothermique à forte pression d’hydrogène »

      Il y a peut-être un avenir pour cette technologie dans la confection d’explosifs de haute-puissance ?

      Personnellement, je préfèrerais de loin conduire une voiture à propulsion thermonucléaire plutôt qu’une bombe au magnésium d’une tonne montée sur roues…

      1. Le carter moteur de la BMW Z4 est en magnésium.

        Oui, je dis pas qu’il n’existe pas quelques problèmes aujourd’hui au niveau de cette technologie. Mais le Big Bang est une explosion de H2, non ?

        Peut être qu’avant, il y avait un chercheur fou, que ce con à trouvé la réaction magique qui crée le monde….bah, allez savoir. Je m’interdis de condamner en tout cas.

        On ne rejette jamais une idée, à moins d’avoir démontré de plusieurs moyens qu’elle est fausse. Souvent, de par le passé, des idées fausses, se sont révélés vraies. Enfin, sauf pour la terre plate.

    2. Dans un blog BOBO écolo ! Car pour les pures écolo, il n’y a rien à attendre du progrès scientifique, permettant de répondre à notre consommation actuelle d’énergie.
      D’ailleurs, les contre-arguments donnés ici les raviraient !

  6. pourquoi s’embêter avec tout cela alors que de simples bactéries vous produisent gratuitement tout ce que vous voulez .l’avenir , pisser dans le réservoir de sa toilette mobile .
    je sais que cela ne va pas plaire aux escrolos qui détesteront les BGM (bactérie génétiquement modifiée) ni les socialistes qui ne supporteront pas l’inégalité dans la vessie entre les hommes et les femmes et le fait qu’ils ne pissent généralement pas loin , mais c’est l’avenir de l’humanité.
    😉

    1. Qu’il s’agisse de bactéries, de stockage mécanique, par fixation d’hydrogène, super batteries, fusion nucléaire, fission de thorium ou autre, toute solution est bonne si elle est rentable.

      En revanche il y a une grosse utopie dans les milieux écolos : la production décentralisée. Pour atteindre des rendements intéressants les technologies de production/conversion énergétique nécessitent des installations coûteuses, complexes, encombrantes et plus ou moins dangereuses. C’est incompatible avec une utopique décentralisation ou des solutions autonomes pour les particuliers.

      1. je ne suis pas d’accord du tout avec vous . la décentralisation énergétique s’imposera bientôt a tout le monde a cause de la fiscalité imposée sur toutes les sources d’énergie . je crois bcp a la chaudière électrogène alimenté en granules de bois, ou a l’huile de tournesol et le solaire finira par être financièrement rentable pour un usage domestique .

        1. On m’avait promis la voiture volante pour l’an 2000. J’attends toujours …

    2. Le prout de vache !

  7. L’hydrogène: fausse bonne idée
    – C’est un gaz dangereux à maitriser en dehors de systèmes fermés car les limites d’inflammabilité sont très vastes (entre 4 et 94 vol%) et l’énergie nécessaire à l’ignition est très faible.

    – Il faut donc une logistique avec sûreté parfaitement maitrisée pour distribuer au détail le gaz sous forme liquide ou comprimée, ou des hydrures métalliques avec recyclage du métal épuisé.

    – il est vrai que c’est facile de le produire par électrolyse, une bonne vielle technologie.

    – pour libérer le gaz il faut chauffer l’hydrure métallique à plus de 300 °C, cela consomme au moins l’enthalpie de formation de 82 KJ/mol, ce qui réduit d’autant la quantité nette d’énergie que l’on désire produire.

    – un hydrure métallique réagit spontanément avec l’eau en libérant le gaz. Le métal devient un hydroxyde inutilisable pour un cycle d’absorption suivant (la galette est cuite). Il faut donc exclure toute présence d’humidité.

    – la régénération du métal pour refaire l’hydrure dégage de la chaleur qu’il faut évacuer (les mêmes 82KJ/mol), ça ne se fait pas n’importe comment et dans n’importe quelle station-service.

    – L’utiliser comme stockage d’énergie suite à une électrolyse suppose que l’on refait ensuite de l’électricité avec une pile à combustible. Or il n’y pas de telles piles au delà d’une puissance de quelques centaines de KW alors qu’il en faudrait des dizaines et centaines de MW pour jouer un rôle significatif dans la gestion des énergies intermittentes (solaire et éolienne).
    Dans le meilleurs des cas de telles piles ont un rendement énergétique de 65%. Donc 35% partent en chaleur, c’est mieux que le moteur à explosion mais c’est moins bien que le stockage-turbinage d’eau.
    Pour usage dans des véhicules et autres satellites seule la NASA peut se permettre le luxe d’une telle technologie.

    – Pour un véhicule automobile la demande en énergie est extrêmement variable. À la pile à combustible fonctionnant en régime à peu près continu il faut ajouter des batteries d’appoint pour stocker l’électricité produite et la délivrer au moment des accélérations et des montées et récupérer l’énergie cinétique à la descente ou au freinage (ce que font les batteries dans les véhicules hybrides déjà sur le marché). Solution très couteuse.

    – les rendements énergétiques ne sont pas simples à établir car ils dépendent de beaucoup de facteurs. Les affirmations faites dans l’article ci-dessus sont à prendre avec des pincettes.

    1. En outre (si j’ose dire), la combustion (oxydation) de l’hydrogène produisant de la vapeur d’eau, se posera la question de l’humidité ambiante résultant d’un processus généralisé. Apprêtez-vous à rouler en codes, camarades ! Et gare aux brouillards givrants.

  8. Bullshit publicitaire.
    Déjà c’est pas de l’hydrogène solide, c’est un solide (dangereux !) qui est est chargé d’hydrogène. Sans négliger les éventuels progrès de McPhy dans l’industrialisation, c’est un machin connu : https://en.wikipedia.org/wiki/Magnesium_hydride
    Ensuite, le rendement global de chaine est minable (voir post de Jesrad et Pragma plus haut).
    Le rendement en lui même n’est pas très important puisqu’on utilise de l’énergie qui serait de toute façon perdue ; ce qui compte c’est plutôt la différence de rendement (financier !) entre cette technique et d’autres, et de ce point de vue ça reste tout à fait minable.

    1. McPhy Energie cherche à lever 22 ME et à entrer en bourse. Il faut bien promettre la lune.

      1. La production de MWh des énergies renouvelables est 2 à 3 fois plus cher pour l’éolien et jusqu’à 10 fois plus cher pour le PV que le prix du marché de gros , alors recycler une électricité aussi chére avec un rendement de 60 à 70 %, c’est de l’argent jeté par les fenètres.
        Recycler l’électricté des renouvelables de la sorte n’est aujourd’hui rentable que par le fait que l’électricité utilisée pour produire cette énergie est payée bien en dessous de son prix de revient réel …

  9. En tout cas le nombre de commentaires prouve que ce type de sujet intéresse les lecteurs de Contrepoints ! :)

    M. Pontier, si je peux faire une suggestion, il y aurait plein de choses à dire sur les techniques de stockage d’énergie – celles qui sont employées aujourd’hui, ou celles qui sont prometteuses quand on les analyse posément, etc. Mais aussi sur les challenges particuliers qu’il y a à intégrer la prodution intermittente et difficilement prévisible des renouvelables au circuit de distribution (sans stockage), ou encore un suivi de fond sur ce que sont devenues les entreprises de l’innovation verte, fortement subventionnées fut un temps ?

    1. Je publie sur mon blog perso pour le plaisir, et Contrepoints reprend certains de mes articles. Comme c’est sur mon temps libre, je ne peux pas en faire beaucoup hélas. Donc, si vous en voulez plus sur cette même thématique, je ne peux que vous encourager à les écrire vous-même, et à les envoyer à la rédaction –> redaction@contrepoints.org !

      1. Et quand on pense qu’il y a peut-être pour 200 années (en équivalent de la consommation actuelle) de méthane non conventionnel dans le sous-sol français, toutes ces conneries ne sont là que pour justifier des attributions de crédit à des laboratoires publics (CNRS et CEA) et des entreprises para-publiques (Alsthom et GDF) . C’est ça l’écologie : du détournement de fond officialisé. Vive le gaz de schiste !
        http://jacqueshenry.wordpress.com/2014/03/10/quelle-bonne-nouvelle-pour-montebourg/

      2. N’ecoutez pas les ronchons de contrepoints. Je suis un fan de techno du futur.
        Il n’y a pas un scientifique qui pourrait me faire changer d’avis en m’expliquant, calcul à l’appuie, que le H2 c’est débile.

        Justement, je me base sur une réflexion « quantique », celle de mon cerveau. Je lui fais confiance ainsi qu’à ses instincts !

        Un vrai scientifique, c’est un peu comme une taupe avec des lunettes. Sans il ne voit rien, avec, il ne voit que le bout de son nez.

        Il faut donc oser dépasser la vision étriqué de l’humain. Je crois que les génies comme Enstein avait cette capacité à imaginer l’impossible et à le rendre possible.

        En imaginant et analysant le réel et l’existant on limite la création. L’univers est sans limites, pas nous, hélas.

        1. Faudrait pas confondre la science fondamentale (comme la physique quantique ou la relativité) qui peuvent révolutionner la pensée et ouvrir de nouvelles perspectives … et la technologie qui cherche à rendre utile, utilisable et rentable ce qui est bien connu.

          Il est vrai que les scientifiques pensaient au début que l’électricité était surtout une curiosité scientifique avec peu d’application.

          Pour le grand boom de l’hydrogène, c’est pas gagné … à moins de craquer une allumette.

          1. On ne parlera pas des semi conducteurs 😀

        2. Le H2 c’est débile, tout les systèmes qui l’utilisent on un rendement minable, ce qui multiplie le prix de l’énergie. Même si c’était gratos à installé, il faudrait rentrer de l’électricité à 10 euro le MWh pour être compétitif avec le nucléaire. Pas possible.

  10. C’est de la balle !

    Il y a bien longtemps j’avais un petit peu de bourse et acheté de l’air (liquide). Le banquier qui n’était pas payé sur le vent me disait:

    Blabla, le vent c’est nul, même liquide !

    Hélas, je n’avais pas beaucoup d’actions, sinon, je serais déjà loin aujourd’hui !

    Le H2 est le passage obligé, un super graal, le super méga coup à faire. Encore une fois, cela sera sans moi.

    1. Golum : « Le H2 est le passage obligé, un super graal, le super méga coup à faire. »
      ———————————
      C’est ce que les escrolos nous dit depuis le premier choc pétrolier, cf Amory Lovins & co. Exxon et ses actionnaires adorent l’H2, c’est le meilleur moyen pour que leurs concurrents se retrouvent en slip.

  11. Éventuellement intéressant pour les véhicules, totalement irréaliste pour le stockage massif d’énergie électrique sur le réseau. Pour rappel la consommation d’électricité est 8 à 10 fois supérieur à la consommation d’énergie pour le transport (si on corrige le rendement minable des moteurs à explosion). Il est totalement illusoire d’alimenter complètement le réseau à l’aide de système de stockage de l’énergie pendant les semaines de non production qu’on subit immanquablement, sans parler de la nécessité d’avoir une capacité de stockage de pointe titanesque. Nous avons besoin d’une source d’énergie fiable, sans limite et peu coûteuse. Nous avons besoin du nucléaire. L’échecmanifeste du programme d’ENR allemand est une leçon à ne pas oublier.

  12. Toutes ces solutions hypercentralisées sont a mon avis sans avenir, mais utiliser directement les panneaux solaires, ou sur le toit de petites éoliennes telles qu’on en voit sur les bateaux de plaisance, serait certainement de nature a faire baisser sérieusement la consommation des ménages, chacun investissant selon ses moyens, mais il doit y avoir quelque chose qui m’échappe car c’est trop facile et trop simple.
    Actuellement quand je vois des panneaux solaires sur un toit je pense: tiens voila un gars qui n’hésite pas a piocher dans le portefeuille de son voisin.

    1. Hypercentralisé sans avenir? Pourquoi? Tu fais tes courses chez 15 boutiquiers différents?

      1. Sauf que en l’occurence c’est pas moi qui fait les courses, c’est l’épicier qui vient chez moi.

    2. La moitié de l’électricité consommée par les ménages leur sert à se chauffer. Il serait plus simple à mon avis de stocker la chaleur avec de l’H2O que l’électricité avec du H2.

      1. Sauf que ça fait 14% du total consommé annuel…

      2. Le solaire thermique serait plus efficace que tout ce tintouin !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
        Mais vous me direz: pourquoi faire simple et peu coûteux quand on peut faire cher et compliqué et peu fiable!!!!!!!!!!!!!!!!!

  13. Superbe coup de PUB . Voici que nous revient le mouvement perpétuel, à peu de frais.

    Définissez-nous SVP le rendement global, de bout-en-bout et sans alambic, d’un procédé
    livré ici à la foule des « esprits renouvelables » (nos politiciens verts en tête du peloton) …

  14. beaucoup de flou , des promesses… des coûts calculés on ne sait pas trop comment , faites confiance…

    stocker l’energie électricité c’est faisable mais ça coûte cher en général.

    La question est en amont pourquoi subventionner des éoliennes et leur garantir un prix d’achat?

    Il faut être cohérent ou bine les énergies fossiles sont une catastrophe plaie auquel cas on les interdit…et on cherche une alternative à moindre cout..
    ou bien y a pu de pétrole un jour ma bonne dame et alors il vaudra cher et les source d’energie alternatives deviendront compétitives…

    Mais décider d’arrêter un peu mais pas trop les fossiles pour des raisons absurdes…

    Désolé mas toutes ces solutions pas chères et miraculeuses, revenez les proposer quand les fossiles seront chères…

    EN plus imaginez le monde un jour où on a plus que des énergies renouvelables…. on ne ferait que remplacer de l’energie electrique en surplus intermittent par des picw des production d’hydrogène qui serait sans doute aussi difficile à gérer…

    Imaginez ça chez vous….comment devriez vous dimensionner votre production et vos capacité de stockage pour être certain de pouvoir aller au boulot et faire vous petite affaires comme à l’habitude…

    L’eolien se comporte comme un parasite par rapport au systeme de production, votre machin depkace le parasitisme.

  15. @ Aymeric P. : votre curiosité de « veilleur » doit s’accompagner davantage du doute scientifique ; celui-ci ne peut être conforté par le seul enthousiasme envers les techno-sciences. D’autant qu’à tout coup, une invention ne percera qu’en cas d’équilibre économique confirmant la viabilité durable (pléonasme) !

    Après des décennies de pratique industrielle, je reste abasourdi par le nombre de projets-esbroufe émis par certains milieux académiques à mono-variable (et ceux €€€€€€-politiques qui les accompagnent).
    Il y va pourtant de la crédibilité de nos R&D ! Il est heureux que la fréquentation du site Contrepoints.org comporte pas mal d’éclaireurs de conscience et gens expérimentés. Superbe de les lire en commentaires !

    1. La comparaison de la chaine de stockage devrait être fait avec le seul système concurrent c. à d. le stockage turbo-hydraulique gravitaire.
      Ignorant le domaine, j’imaginais qu’il s’agissait de stocker de l’hydrogène sous forme solide après l’avoir liquéfié par cycles frigorifiques à compression puis par des processus magnétiques, mais cela a dû déjà être évalué, je suppose.
      Pour ce que j’ai compris, réduire la production d’énergie ce n’est pas seulement de l’écologie, c’est la survie de l’humanité. Qu’est-ce qui fait tenir notre stupide modèle de croissance infinie ?
      En isolant les bâtiments, le chauffage cesse d’être un fardeau. 1 kW électrique suffit à chauffer une maison de 200m² avec l’isolation réglementaire et une pompe à chaleur géothermique ou une clôture énergétique.
      Le solaire thermique basse température est efficace, bon marché et peu subventionné. J’ai vendu une licence d’un système autonome de chauffe eau solaire (sans électricité) en France en 1981, en Amérique en 1985, il n’a pas pu être produit à la suite de l’arrêt des subventions pour le solaire thermique basse température à cette époque. Quelle autre forme d’énergie gênait-il ?
      Pour l’automobile, il suffirait de réduire la vitesse, de copier VW (Volkswagen 1 Liter Car http://www.seriouswheels.com ), de prendre le train et de se prêter ou de louer d’avantage les véhicules.
      Vos discussions sont intéressantes, cela fait plaisir de lire quelques propos sérieux dans ce domaine. Dommage que vous n’ayez pas d’influence sur les lobbies de l’énergie à Paris ou à Bruxelles.

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