L’Ukraine : au cœur du projet Poutine

Publié Par Alexandre C., le dans Europe

Par Alexandre C.

Ianoukovitch Poutine

Le président russe Vladimir Poutine (à droite) avec son homologue ukrainien Viktor Ianoukovitch.

 

Depuis maintenant quelques semaines, la population ukrainienne s’agite dans tous les sens, protestant contre la politique de son président depuis 2010, Viktor Ianoukovitch, un proche de Vladimir Poutine, l’homme fort de la Russie. Alors que les Jeux Olympiques de Sotchi viennent de débuter, il semble que la stratégie du président russe commence à se dévoiler, avec pour objectif affiché de conserver l’Ukraine dans la sphère d’influence de Moscou. Le pays constitue, en effet, un espace stratégique et économique de premier plan et serait une prise d’importance dans le bras de fer idéologique qui oppose la Russie à l’Union européenne. On peut d’ailleurs penser que Poutine usera de tous les stratagèmes possibles pour arriver à ses fins. Mais revenons tout d’abord à la source de ce conflit politique et économique.

Un lent travail de sape

En 2010, l’Ukraine et l’Union européenne entament des négociations sur les modalités d’un accord de libre-échange. Ultimement, l’objectif affiché est l’entrée du pays au sein de l’union. Cependant, malgré  les efforts des deux parties, les pourparlers restent bloqués à cause du regain de tension entre l’Ukraine et les pays occidentaux. Pour l’Europe, aucune signature ne sera possible tant que le régime de Kiev n’entérinera pas certaines dispositions, à savoir le respect des droits fondamentaux des citoyens, une justice indépendante de l’exécutif et, surtout, la fin des persécutions des opposants politiques du président Ianoukovitch, parmi lesquels figurent l’ancienne première ministre et candidate aux présidentielles, Ioulia Tymochenko. Le processus semble figé jusqu’à ce qu’en avril 2013, Ianoukovitch décide, en signe d’ouverture, de faire libérer Iouri Loutsenko, ancien ministre de l’intérieur et opposant d’importance au régime pro-russe.

En novembre dernier, tout s’accélère encore et l’accord est en bonne voie d’être signé. Cependant, Ianoukovitch donne des signes d’inquiétude aux représentants de l’Union européenne après une rencontre avec Vladimir Poutine. Ces soupçons sont confirmés quelques jours plus tard quand le parlement ukrainien refuse l’extradition de Ioulia Tymochenko, affaiblie et malade, vers l’Allemagne afin qu’elle y soit soignée. Sa libération constituait le dernier obstacle avant la signature. Dans la foulée, et comme un ultime revirement dans cette affaire, le président ukrainien décide de rompre les négociations avec l’Union européenne : l’accord commercial est définitivement enterré. Dans le même temps, Viktor Ianoukovitch annonce vouloir « relancer un dialogue actif avec Moscou ». Cette déclaration vient confirmer celle du parlement, intervenue plus tôt.

La réaction de l’Europe à cette rupture unilatérale ne se fait pas attendre. Herman von Rompuy, président du Conseil européen et José Manuel Barroso, président de la Commission européenne1, ont critiqué l’attitude de Kiev et accusé Moscou d’être responsable de cet échec, par l’exercice de pressions à l’encontre du président Ianoukovitch. Pour eux, le temps de la guerre froide, et plus précisément de l’ère Brejnev était de retour2, posant ainsi la question de l’indépendance du pouvoir ukrainien vis-à-vis de Moscou. Pourtant ces déclarations des responsables européens sont restées lettre morte et aucun pays membre ne les a relayées.

En Ukraine, la décision de Viktor Ianoukovitch a été le déclencheur de grandes manifestations populaires dans les rues de Kiev. Encouragées par l’opposition, elles sont parfois vivement réprimées par les autorités du pays, ce qui provoque la réaction de certains dirigeants étrangers. Les manifestants trouvent rapidement deux leaders à leur mouvement : Arséni Iatseniouk, un ancien ministre et les frères Wladimir et Vitali Klitschko, champions du monde de boxe3. Devant cette situation, l’Union européenne fixe un ultimatum au gouvernement ukrainien, lui faisant miroiter 20 milliards d’euros d’aides promises par le défunt accord de libre-échange.

Poutine à la rescousse

Pourtant, l’Ukraine a désespérément besoin de cet argent et la Russie comme l’Union européenne le savent. D’une part parce que des crédits à hauteur de 7 milliards de dollars arrivent à échéance en 2014 et parce qu’il lui reste à payer les factures de gaz à la Russie, pour un total de 17 milliards de dollars ; et d’autre part parce que ses réserves de change sont en chute libre et sa monnaie faible. Preuve de cet affolement, l’agence de notation Fitch note la dette ukrainienne B-, à égalité avec le Venezuela ou l’Argentine. Pour Moody’s, sa concurrente, le risque de défaut de l’Ukraine est, à ce moment-là, le plus élevé de la planète. Voyant l’état du pays, les banques refusent de lui prêter de quoi continuer à fonctionner. Et réformer paraît impossible étant donné les manifestations qui se succèdent.

Le salut de l’Ukraine pourrait venir du FMI, même si un tel accord ne rencontre pas les faveurs de l’exécutif4. À la place, Ianoukovitch préfère accepter la main tendue par Moscou : 15 milliards de dollars d’argent frais5, auxquels viennent s’ajouter la baisse du prix du gaz, dont l’Ukraine est très consommatrice, de 33%6. En échange, l’Ukraine, va acheter du rouble. La Russie vient de sauver le pays de la banqueroute. Le premier ministre Mykola Azarov se réjouira, dès le lendemain, de cet accord intervenu à la dernière minute, fustigeant au passage ses prédécesseurs, responsables selon lui de saigner « l’économie depuis trois ans et demi ».

Par cet échange de bon procédés, Vladimir Poutine entend mettre un coup d’accélérateur à l’Union eurasiatique qui doit être officiellement lancée le 1er janvier 2015. Pour l’instant, seuls la Russie, le Belarus et le Kazakhstan en sont membres7, et à n’en pas douter, Moscou aimerait que Kiev rejoigne sans tarder cette nouvelle association de coopération politique et économique. À terme l’objectif affiché est de créer, selon les termes de Vladimir Poutine lui-même, une union basée sur les « meilleures valeurs de l’URSS ». L’observateur attentif y verra autre chose : la volonté farouche du dirigeant russe de voir renaître de ces cendres l’Empire Russe, une vaste zone géographique contrôlée depuis Moscou et qui dominerait l’Asie et l’Europe de l’est. L’aide de Poutine au pouvoir de Viktor Ianoukovitch n’est donc certainement pas désintéressée.

Cette stratégie prend tout son sens quand on sait que l’Ukraine dispose de richesses qui intéressent la Russie. D’une part, le pays dispose de terres très fertiles – le tchernoziom ou terre noire qui recouvre une bonne moitié de la surface cultivable est un des meilleurs sols existant  – qui ont fait sa réputation du temps de l’URSS dont elle était, selon l’expression consacrée, le « grenier à blé ». Il est à noter que ce secteur a été fortement secoué par la chute de l’empire soviétique : on peut penser qu’il est largement sous-exploité et pourrait, en cas de restructuration et d’investissements d’importance, devenir une des pierres angulaires de l’agriculture de la future union. D’autre part, le sous-sol est riche en fer et en minerais uranifères, autant de ressources dont la Russie voudrait s’assurer le contrôle. On peut aussi noter que le secteur de l’armement – un héritage de l’URSS – est particulièrement prospère, ce qui bien évidemment rehausse l’intérêt des militaires moscovites. Enfin, l’Ukraine occupe un emplacement géographique crucial pour la Russie : plusieurs ports – Odessa ou Sébastopol par exemple – donnent accès à la Mer Noire et donc à la Méditerranée.

Reprendre le contrôle

L’accord signé entre Russes et Ukrainiens ne fait pas l’unanimité parmi la population et les manifestations se poursuivent. Cette situation fait les affaires de Moscou, pour qui il est urgent que le président Ianoukovitch reprenne le pays en main. Le 16 janvier, une première décision est prise dans ce sens quand la Rada, le parlement ukrainien, fait voter un durcissement des lois encadrant les manifestations : leurs participants risquent désormais la prison. C’est la goutte d’eau de trop. Le mouvement populaire se radicalise et la situation se dégrade rapidement. Les pays européens et les États-Unis commencent à s’élever contre ces événements, qui ne sont pas sans rappeler ceux de la Révolution Orange en 2004.

Acculé, le régime ukrainien choisit de changer son approche en engageant des négociations avec l’opposition : une loi d’amnistie des manifestants est envisagée tandis que le durcissement voté est abrogé et que le premier ministre démissionne. Ces concessions du pouvoir en place sont vus comme un premier pas vers la sortie de la crise. Au même moment, alors qu’il est en visite à Bruxelles pour rencontrer les responsables européens, Vladimir Poutine profite de la tribune qui lui est offerte pour dénoncer l’ingérence occidentale dans les affaires de l’Ukraine8. Tacitement, donc, le président russe continue de soutenir le régime en place. Néanmoins, il affirme qu’il ne reviendrait pas sur l’accord économique – les fameux 15 milliards – si l’opposition arrivait au pouvoir, précisant, tout de même, que la Russie « veut être sûre de récupérer son argent ». Autrement dit, si un gouvernement pro-européen venait prendre la tête du pays, Moscou se chargerait de lui rappeler les engagements pris par son prédécesseur, maintenant la menace de l’épée de Damoclès du gaz au-dessus de sa tête. La main-mise de Moscou sur le pays se raffermit.

Un futur incertain ?

À l’heure où j’écris ces lignes, la sortie de crise n’est pas en vue et régulièrement, de nouvelles déclarations de part et d’autre radicalisent la situation. Aux dernières nouvelles, les eurodéputés envisageraient des sanctions économiques à l’encontre de l’Ukraine. Alors que les jeux olympiques sont lancés, on peut penser que Vladimir Poutine veut attendre la fin de l’événement avant de passer à nouveau à l’offensive sur le plan diplomatique9. Hors de question de renouveler l’épisode géorgien de 2008, qui rappelons-le, avait mis mal à l’aise les chefs d’État étrangers quelques jours avant l’ouverture des jeux Olympiques de Pékin. Le président russe sait que les prochaines semaines, voire les prochains mois seront décisifs pour l’avenir de l’Ukraine et son projet d’union : les décisions qui seront prises pendant ce laps de temps affecteront très certainement le résultat électoral de la prochaine présidentielle prévue dans un an.

Si les desseins de Moscou se réalisent, il en résultera un arrimage de l’Ukraine à la Russie qu’il sera difficile de défaire. Quoi qu’il en soit, Vladimir Poutine dont le mandat court jusqu’en 201810, mettra tout en œuvre pour que son rêve de renaissance de l’empire soviétique devienne un jour une réalité.


Sur le web.

  1. Tous les deux étaient réunis à Vilnius où l’accord devait être signé.
  2. On se rappellera des fameux Accords d’Helsinki, signés en 1975.
  3. Catégorie poids lourd.
  4. Il supposerait que les tarifs du gaz augmentent et que la monnaie soit dévaluée ce qui serait très impopulaire.
  5. Via un achat d’obligations émises par l’Ukraine.
  6. On se souvient des épisodes de blocage du gaz par les Russes en plein hiver à l’époque où Viktor Iouchtchenko – pro-européen – était au pouvoir.
  7. L’Arménie, le Kirghizstan et le Tajikistan sont candidats.
  8. Un proche conseiller de Vladimir Poutine ira même jusqu’à agiter, quelques jours plus tard, la menace d’un coup d’état, fomenté par les États-Unis qui, selon lui, conseilleraient et armeraient les « rebelles » ukrainiens.
  9. On remarquera au passage que le président russe a tenté de détendre les relations avec l’occident en libérant l’ancien oligarque Mikhaïl Khodorkovski et en proposant l’amnistie des Pussy Riots.
  10. Le mandat du président étant désormais de six ans, il y a fort à parier que Poutine décide de se présenter à nouveau en 2018.

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  1. l’ukraine et le projet poutine

    l’ukraine est l’ancien grenier à blé de la russie , quoi de plus normal que poutine veuille la garder dans son giron .
    d’autant que l’ukraine ne désire pas entrer dans la zone euro mais dans le marché européen .
    l’ukraine : une nation divisée en deux , un côté qui voudrait rester dans la russie , et l’autre qui voudrait garder les liens avec la russie tout en ayant pignon sur le marché européen .

    ce qui se passe en ukraine , est orchestrée par l’europe-atlantiste , ceux là même qui ont fait exploser l’URSS en petits morceaux , et qui voudrait aussi pulvériser ce qui reste d’une ancienne grande russie .

  2. J’ajouterai à cet excellent article le fait que les frontières actuelles de l’Ukraine sont tout à fait artificielles et datent de l’époque de l’URSS où les frontières ont été dessinées par Moscou avec en tête l’idée qu’il y ait soit une majorité de russes soit une large minorité à l’intérieur des nouvelles Républiques Soviétiques. Ainsi, l’Ukraine ressemble à la Belgique: à l’est (Karkhov, Donetsk) la partie russe; on n’y parle que le russe dans les rues. A l’ouest (Lviv) la partie ukrainienne proprement dite et au milieu Kiev, une sorte de Bruxelles mi-figue mi-raisin.
    Ceci explique une bonne partie des heurts actuels. En plus, le pays est dirigé depuis des lustres par une oligarchie qui s’est remplie les poches de façon éhontée au détriment du reste de la population. Là où il aurait fallu moderniser les équipements, on les a rafistolé et le réseau électrique par exemple est au bord de l’effondrement. Cette main-mise d’un demi-douzaine d’oligarques a freiné tous les investissements étrangers et aucune banque occidentale ne veut y investir, tant le risque de voir cet investissement saisi par un oligarque est grand (une technique classique consiste à soudoyer un juge qui tamponne et signe un acte de vente bidon au bénéfice de l’oligarque (ou d’un de sa « famille ») et vous voilà exproprié avec toute la force de la « loi »).
    Un détail: la majorité de ces oligarques sont russes ou viennent du bassin de Donetsk. Voilà qui ne simplifie pas la donne.

  3. Merci pour cette analyse qui reprend bien la chronologie des faits mais reste tout de même un peu superficielle. Quelques remarques:
    - Ianoukovitch n’est PAS un proche de Poutine. Même si ce dernier le soutient depuis longtemps (déjà lors des élections de 2005), ils ne sont pas des proches. Et c’est bien ça le premier problème de Poutine: Ianoukovitch est un opportuniste qui n’a pas de parole, ni envers l’EU (on l’a vu avec le changement de cap), ni avec la Russie.
    - Poutine ne cherche pas à recréer l’Empire Russe mais bien l’URSS justement! Il ne s’en cache même pas. Les références de Poutine sont toujours liées à l’URSS, rarement à l’Empire où la politesse (Poutine est toujours en retard) et la parole donnée (cf les négociations de paix avec la Georgie) étaient des valeurs phares.
    - Les 15 Mds$ ne sont pas de l’argent frais mais plutôt une dose de drogue à un junky: Une tranche tous les trois mois. Si l’Ukraine change d’avis, on arrête le fix. Très pragmatique, mais aussi très risqué pour la Russie: L’Ukraine, à son tour peut arrêter quand elle veut.

    Je pense que la Russie, par ces actions court-termistes (cf les blocages des frontières cet été) est en train de donner des arguments aux ukrainiens indécis, des arguments la jetant dans les bars de l’EU. En fait, la Russie vient de perdre l’Ukraine toute seule…

  4. le problème de l’ukraine, c’est que comme pour l’ex yougoslavie, c’est un pays qui n’éxiste pas et qui n’ a jamais vraiment existé:
    les contours actuels de l’ukraine sont artificiels et proviennent de la victoire de l’armée rouge en 44 sur la vermacht, en effet, jamais dans l’histoire de l’europe, la russie n’avait poussé ses pions si loins à l’ouest. cela a renforcé la dichotomie entre la population prorusse à l’est, notament des cosaques, qui furent le fer de lance du royaume moscovite vers les plaines de steppes ou transitaient régulièrement les population ouralo altaique ( tatar, turc, kasars, bulgare, koumans… ) et la population plutot pro occidentale à l’ouest ( polono-lituanien, uniate, hongrois … ) d’ou le syndrome belge…
    la question que l’on peut se poser, c’est s’il est réaliste pour l’europe, de s’opposer à la russie ? ou est passé l’europe de l’atlantique à l’oural du générale de gaulle ? la russie est surement plus européenne que la turquie ? pourquoi cette phobie du monde russe. quand le communisme regnait en russie, les élites européenne ou au moins françaises, lui faisait les yeux doux. et maintenant qu’elle est débarrassée de cette sinistre erreur, il faudrait la rejeter en asie ? drole de logique !

  5. C’est amusant quand on voit les conditions pour entrer dans l’UE. En fait, il suffit de montrer patte blanche en y entrant. Une fois dedans on peut reprendre les bonnes vieilles habitudes….

  6. « la fin des persécutions des opposants politiques du président Ianoukovitch, parmi lesquels figurent l’ancienne première ministre et candidate aux présidentielles, Ioulia Tymochenko. »

    Et la fin des persécutions des opposants, notamment l’ancienne Ministre Lagarde, et contre Bernard Tapie, c’est pour quand?

  7. Poutine est un homme dangereux, mais je pense qu’actuellement il n’a que de la chance, il va finir par se prendre des échecs dans la figure, il va y avoir quelque chose.
    Déjà en 2013 la croissance russe a été de 1,3%..Pour un pays en développement très riche en pétrole et gaz c’est minable, et eux-mêmes ne prévoient que 2,5% par an jusqu’à 2030..Diminuant la part de la Russie dans le PIB mondial, tu parles d’un émergent.

    1. La Russie est un pays qui a les caractéristiques des pays du tiers monde :
      - part énorme des matières première dans l’économie
      - corruption endémique

      C’est pas juste moi qui le dit (ou des anti-russes ou des occidentaux capitalo-impéralistes), c’est Poutine lui-même.

      La réussite économique d’un pays qui a autant de ressources naturelles que la Russie n’a rien d’un exploit, mais l’échec en est bien un.

  8. Bien sûr les occidentaux sont blancs comme neige dans cette affaire. Il n’y a pas de tentative d’encerclement ni même de destruction du glacis Russe, les hommes politiques Européens (y compris le clown BHL) ou Américains (Mac Cain) ne sont pas venus au su et au vu de tout le monde donner leur appui aux opposants, au mépris des lois les plus basiques de la politesse diplomatique. Alors, on peut prêter à Poutine de sombres projets, mais, à mon avis, l’attaquant n’est pas celui qu’on croit.

    1. Non, il n’y a pas encerclement.

      Le Russes ne sont pas tous aussi débiles que les commentateurs pro-russes français qui ont de la merde dans le crane, les militaires russes savent très bien que le système antimissile n’est pas contre eux, ils ont décidé de faire un cirque qui est une véritable ingérence dans la stratégie antimissile pour exiger que les antimissiles soient installés en Russie.

      L’attitude impérialiste de la Russie n’est PAS tolérable.

  9. simple touriste bonjour .

    oui l’attitude impérialiste américaine , est plus tolérable au contraire de l’impérialisme supposé de la russie .
    quand on vois comment l’impérialisme américain se propage partout en europe et aussi au moyen-orient , oui ! c’est mieux qu’il soit américain .

    enfin bon , mieux vaut lire cela que d’être aveugle .

    1. Refuser l’installation des missiles n’est pas impérialiste, peut être?

      En quoi ça concernait la Russie?

      Refuser l’extension de l’OTAN n’est pas impérialiste?

      1. L’OTAN est le véhicule de l’impérialisme américain. Celui qui ne sait pas, ou ne veut pas, voir que son installation avec missiles (soi-disant pour contrer la menace Iranienne, quelle rigolade!) dans les pays de l’ancien Pacte de Varsovie n’est autre qu’une manœuvre d’encerclement de la Russie est, soit un idiot utile soit un agents de propagande. Il manquait l’Ukraine pour compléter l’encerclement à l’Ouest d’où les événements de Kiev soutenus avec impudeur par les McCain (ça s’écrit presque comme Caïn…). Il manque encore le pion Syrien d’où le calvaire que subit ce peuple. A noter que le même McCaïn vient d’insulter une délégation de chrétiens Syriens qui venaient au Congrès informer des exactions subies par leurs ouailles protégées par ce même Caïn.
        Bon, je vais aller dégobiller dans ma salle de bains, c’est l’effet que me fait ce monsieur chaque fois que je l’évoque.

            1. il est tout à fait compréhensible qu’un simple touriste ne connaisse pas la géopolitique américaine .
              l’impérialisme américain est beaucoup mieux que le supposé impérialisme russe .
              c’est vrai en prenant du recul , qu’un mec qui défend sa nation contre un impérialisme étranger , est un affreux impérialiste .

            2. Voilà, réponse néant, vous êtes parfaitement incapable d’expliquer en quoi consiste cet impérialisme américain contre la Russie.

  10. Je pose une question : si ces richesses sont intéressantes en tant que telles, l’UE ne les brigue-t-elle pas pour les mêmes raisons. Je pose une autre question, est-ce que tous les Etats membres de l’UE ont autant de raisons qualitatives de les briguer ?
    Est-ce que l’Allemagne n’a pas intérêt, en particulier, à bénéficier, par l’Ukraine, de l’accès naturel à la Mer méditerranée qu’elle n’a pas ?
    Est-ce que les États-Unis n’ont pas intérêt, en particulier, à récupérer l’industrie militaire et la place géographique de choix (et qu’il manquait dans l’encerclement de la Russie) qu’offre l’Ukraine, qui serait intégrée au bloc occidental ?

    Et une autre :
    N’est-ce pas légitime, pour un État, de s’assurer qu’il récupèrera son argent ? Surtout dans la mesure où l’argent d’un État n’est pas autre chose que l’argent de sa population ?

    In fine, cette affaire de plus n’enseigne-t-elle pas que les intérêts géopolitiques demeureront toujours, au-dehors même d’un espace libéral. Ne faut-il pas conclure à la contingence nécessaire d’institutions étatiques, notamment – et souhaitons-le uniquement – sur ces questions ?