Au coeur du cancer français, la bureaucratie

Publié Par J. Sedra, le dans Sujets de société

Par J. Sedra.

bureaucratie

L’incapacité persistante et de plus en plus embarrassante (même les Suisses, pourtant modèles de retenue, font à présent de l’humour sur le sujet !) de l’État français à maîtriser ses dépenses témoigne de l’absolu pouvoir de la bureaucratie dans ce « pays foutu ». Quel que soit le président du moment, la couleur (ou le genre) du gouvernement, la majorité en place dans les chambres dites ‘représentatives’, ou l’âge du capitaine, malgré la nécessité de plus en plus impérieuse d’enfin stopper l’hémorragie financière entamée il y a des décennies – beaucoup ici considèrent d’ailleurs que le point de non-retour a d’ores et déjà été dépassé –, malgré la prise de conscience populaire de ce triste état de fait, il faut constater que rien n’y fait : les dépenses publiques françaises continuent d’augmenter à chaque minute qui passe. Aucun ministre n’arrive à calmer le galop déchaîné de son mammouth dédié, aucun député n’ose s’avancer pour être de ceux qui bloqueront pour la première fois le vote du budget et seraient immédiatement désignés responsables des ruades brutales que ne manquerait pas d’effectuer immédiatement tout ce que le pays compte de fonctionnaires directement pris au portefeuille.

En très bref : ce sont les administrations qui règnent sur la France.

Les politocards, vus, revus et entendus ad nauseam n’en sont finalement que les têtes empaillées, déconnectées mais brandies pour détourner l’attention des véritables points faibles de la bête, ils sont les multiples masques d’une hydre visqueuse et translucide, des faces que l’on paie fort cher pour faire pur acte de représentation – un spectacle comico-tragique auquel on doit d’ailleurs pas mal d’excellents articles d’H16.

L’ennemi, le vrai, le froid et maléfique adversaire de toute justice, de tout bonheur et de tout espoir, c’est la bureaucratie. Cette idée funeste que Les Choses Doivent Se Dérouler Selon Les Règles Parce Que, Pardi, Il Faut Des Règles, au mépris de toute empathie, de toute réflexion, de toute considération pour quiconque, et que la moindre déviation, le moindre pas hors des clous décrétés, ne peut qu’être réprimé (et automatiquement puni de l’amende de la catégorie adéquate)… est en train de nous achever, après nous avoir bien essorés, rincés, étrillés et lacérés non-stop pendant des années.

imgscan contrepoints 2013-2539 bureaucratie étatSi vous tenez à votre âme, si vous voulez sauver ce qui peut encore l’être, par pitié : niez l’autorité, moquez-la. Ridiculisez les petits chefs. Balayez les convenances, la pression sociale interne, le conformisme administratif et les procédures rigides comme la vaste hallucination collective absurde qu’ils constituent réellement. Remettez tout en question. Voyez enfin les institutions de ce pays, et tout ce que vous croyez nécessaire à la bonne marche de la civilisation – élections forcément gages de démocratie, parlement forcément représentatif, information forcément de masse, consentement forcément implicite à l’impôt, critères de moralité forcément établis par « en haut », respect forcément dû aux élites et aux assermentés, monnaie forcément issue de l’État, retraite forcément par répartition, assurance santé forcément collective, école forcément publique, etc., pour ce que c’est vraiment : pure superstition.

Ralliez-vous au genre humain, faites face à la peur de votre liberté, abandonnez le monstre hideux de la soumission aveugle et administrative à l’autorité.


Sur le web.

  1. Article qui reflète la jalousie des libéraux à l’encontre de la fonction publique. Tout bonnement déplorable…

    1. Vous n’avez manifestment pas lu l’article.

      1. LM a déjà reçu un Audiard Award pour ses contributions éclairées à Contrepoints.

    2. Article qui reflète une triste réalité et que les gens comme LM, probablement fonctionnaire lui-même, ne veulent pas voir.

      Aussi sincères soient-ils dans leur croyance en l’utilité du service public, les fonctionnaires administratifs n’ont pas conscience des dégâts humains qu’ils commettent par leur bureaucratie.

      Leur système a tellement dérivé qu’il en est contre-productif et génère plus de malheur qu’il n’en résout. Mais de l’intérieur ils ne voient pas cette dérive.

      Ils ne voient que les quelques effets positifs de leur action, mais jamais la contre-partie. Or celle-ci est effroyable sur le seul plan humain. Combien de citoyens, en butte à la paperasserie, non seulement perdent leurs droits positifs, c’est-à-dire à recevoir des allocations par exemple, mais aussi subissent des pertes nettes de « pouvoir de vie ». Les heures perdues, l’angoisse d’une procédure d’huissier, une réponse qui tarde bloquant tout projet, les humiliations mesquines…

      L’Administration est un vandalisme. Responsable de crimes déséquilibrés où le gain de l’agresseur est négligeable par rapport au traumatisme de la victime. Le violeur ne tire qu’une faible satisfaction de son acte, tandis que la femme violée souffrira toute sa vie. Pareil pour le pyromane d’équipements publics, qui ricane alors que la collectivité devra repayer.
      Une Administration imprime quelques paperasses, une entreprise disparaît, un homme se suicide dans l’indifférence. Il y a à peu près un suicide d’agriculteur-artisan-commerçant par jour. Pire que Breivik et Merah réunis. Les fonctionnaires n’ont pas conscience des dégâts humains qu’ils commettent, ce sont des vandales sociaux, à leur propre insu.

      Mais le plus grave, c’est que quand on leur signale la chose, ils s’offusquent et nous traitent de fachistes.

      1. Excellent ! Tout est dit, bravo.

      2. Très juste et très bien écrit.

        Je suis certain que même exprimé comme cela, il sera récusé par les partisans du tout état.

      3. Petit témoignage affligeant de plus, je jure que c’est vrai.

        Un colis devait m’être livré par colissimo. Le mail reçu me l’annonce pour aujourd’hui (service suivi efficace, merci).

        J’ai mis un post-it sur ma boite aux lettres précisant que je suis présent et demandant de sonner pour que je descende immédiatement.

        Et bien, non. Le livreur de La Poste a préféré remplir à la main un formulaire me demandant de rappeler l’agence pour, je cite, « convenir des modalités de livraison ». Les deux numéros disponibles sur le formulaire, appelés à 16h30 ne répondent pas.

        Le coût de livraison est de 12€ contre 3 en points relais. J’estime qu’à ce prix-là le Service Public pourrait embaucher des livreurs sachant lire !

        Je vais donc perdre deux bonnes heures à aller chercher mon colis, coincé dans des embouteillages, au lieu d’un simple coup de sonnette.

        1. Et bien à force de subir ce genre de désagrément en plus de multiples effractions et vols de colis, je n’achète plus chez un e-commerçant qui livre par La Poste ou Chronopost.

          Aujourd’hui, sur la région lyonnaise, le livreur qui m’apporte un très bon niveau de service est Transexpress (les camionnettes bleu et orange).

          1. la différence n’est pas entre public privé, mais entre licenciable ou non licenciable.
            je suis aussi sur la region lyonnaise. en 2013, j’ai eu des problème avec deux livraisons qu’on refusait de me livrer, en me disant que l’adresse n’était pas bonne, alors que ma ferme est extrèmement facile à trouver pour quelqu’un qui a un minimum de conscience proffessionnelle. la encore, impossible de telephoner, ni mème d’envoyer un mail !!! alors qu’on est en 2013.
            un des colis venait de chine, j’ai bien cru d’etre obligé d’aller le chercher a 50 km de chez moi, ( chez chronopost… ) ils m’ont livré qu’en j’ai commencé à parler de justice… le deuxième, je suis allé directement le chercher au dépot à 10 km de chez moi, pour avoir la paix.
            la victoire de gogoland en mai 2012, conforte les CDI de toutes impunité s’ils ne font pas leur bouleau correctement.

        2. J’attendais à la poste pour envoyer un courrier. Un commerçant qui travaille depuis des années juste à côté (ils le connaissent donc tous à la poste) est averti de l’arrivée du téléphone qu’il a commandé. Quand il vient récupérer son colis, on lui annonce qu’il y avait une erreur sur l’adresse et que le colis a été renvoyé à son fournisseur. Le commerçant a fini par faire une crise de nerfs.

          Sinon, mon facteur ne prend plus la peine de me laisser un avis de passage pour les collisimos en mon absence. Il me laisse les colis dans la boîte aux lettres. S’il y a un problème, impossible de me retourner. Tant d’incompétence devient saoûlant.

      4. @ Youkaidi :

        Cette année j’ai pu apprécier tout particulièrement les errements de ma CPAM qui m’a fait passer à côté de deux offres d’emplois faute d’avoir été capable de me délivrer certains documents dans des délais raisonnables. Et inutile d’y aller pour essayer d’expliquer sa situation à quelqu’un d’autre que l’hôtesse d’accueil qui s’en fout visiblement, personne ne se donnera la peine de vous recevoir. A la place on vous expliquera plutôt qu’il faut être patient, que 5 semaines d’attente pour une photocopie c’est normal.

        Je me sens humilié : je suis censé être un client mais on me reçoit comme un chien dans un jeux de quilles alors qu’on me fournit déjà un service pourri et moi j’ai tout juste le droit de la fermer.
        La logique voudrait que je change d’assureur mais non, je vais devoir retourner me faire fourrer encore et encore par l’état.

        Si la CPAM était un restaurant : vous arrivez à midi et vous commandez de la sole pour qu’on vous serve un steak haché à 15h. La serveuse hausse les épaules et s’en fout lorsque vous lui faites la remarque, mais vous mangerez votre steak sans faire de scandale parce qu’étant forcé de prendre tous les repas de votre vie dans l’établissement il serait dommage que les cuistos prennent l’habitude de cracher dans votre soupe.

        Bref, imaginez un peu comme ça me met du baume au coeur de savoir que je ne suis pas le seul à être emmerdé !

        1. La SS vit avec vos cotisations, il s’agit d’une entité administrative qui sans vos cotisations s’effondre. Les employés de la sécu, Directeur, médecin conseil, autres employés sont donc vos employés et il faut leur rappeler.

          1. La dernière fois que j’ai rappelé cela aux impots, j’ai eu un controle fiscal !!!!!! Ca m’a pas fait marrer…

            1. Les services des Impôts sont des service de l’Etat, mais si l’Etat c’est Nous comme le disait Louis XIV, l’Etat reste une fiction qui permets à chacun de …. La Sécurité Sociale et l’URSSAF sont des entreprises privées

          2. Mes employés ?
            C’est plutôt nous qui bossons pour eux, nous n’avons nos salaires qu’une fois qu’ils sont passé entre leurs mains. Mais à ceci près qu’un salarié négocie son contrat et part quand il veut.
            A la SS on décide pour moi de combien on me pigeonne, de ce qu’on veut bien me donner en contrepartie et surtout je suis captif. Je n’ai strictement aucun moyen de pression.

            « leur rappeler » … vous êtes marrant. Nous dépendons de leur bon vouloir, la moindre petite standardiste peut vous pourrir la vie si ça lui chante et vous n’aurez plus qu’à la subi

      5. Bien sur qu’ils ont conscience des dégâts humains qu’ils commettent par leur bureaucratie. Le devoir de réserve, ça serre à quoi sinon a freiner toute velléité de remise en cause du système par le système lui même.
        Le système déresponsabilise l’individu au profit de la structure, ce qui est bien pratique. Responsable mais pas coupable.

      6. Vrai ! mais…

        Le système bureaucratique de l’Etat totalitaire c’est aussi des hommes. Il m’est longtemps apparu comme normal de ne pas blâmer les hommes mais le système qui aboutit au malheur du pays…

        Cependant les discussions avec des « amis » bureaucrates me conduisent à penser que les hommes, qui ne sont que des rouages infimes du léviathan, ont leur responsabilité propre dans l’édifice. Singulièrement c’est l’arrogance de plus en plus affichée des fonctionnaires bureaucrates qui me fait penser que décidément il faut tout jeter de ce système, y compris les hommes.

        Il n’y a pas de jalousie des libéraux envers les fonctionnaires mais bel et bien un profond antagonisme. Il n’y a plus de place pour les deux groupes sur cette planète et l’un doit disparaître. N’est-ce pas LM ?

        Il est amusant de noter que les parasites bureaucratiques risquent effectivement de tuer leurs hôtes entrainant ainsi leur propre disparition…

        Quoi que fassent les hommes gris, ils sont foutus à terme….

    3. Bonjour LM
      La jalousie …
      Vous commencez mal l’année avec des arguments comme ceux-ci

    4. etre jaloux des cons ? trés peu pour moi. c’est plutot de la haine…

      1. Je n’ai jamais douté que les libéraux étaient des gens dangereux en raison de leur haine…

        1. Pardonnez moi l’expression, mais achetez vous une paire de ******* et répondez plutôt à Youkaidi (si vous en êtes intellectuellement capable).

          Cordialement.

        2. Et leur aveuglement égoïste

    5. 20 pour cent des salariés, 80 % des problèmes de harcèlement, de la jalousie, vous rigolez, on leur laisse bien volontiers….

    6. « Jaloux » … vous faites référence aux nombreux avantages dont profitent les fonctionnaires par rapport aux salariés du privé ?

      Vous trouvez normal que les français paient à leurs fonctionnaires des avantages qu’on leur refuse pour eux même ?

    7. Des gens qui créent leur propres emploi non pas au profit, mais aux détriments des autres. Quelle perspective de vie!

  2. Si l’on compte que nous aurions deux millions de fonctionnaires en trop pour revenir au taux d’administration moyen des pays de l’OCDE, je n’ai pas de problèmes avec les agents de contact, ceux des guichets, qui souvent font le job avec patiente et empathie.
    C’est derrière les portes closes que ça se passe. C’est là qu’est le gras du mammouth.
    Mais à vouloir diminuer la dépense publique qui est hors de proportion des capacités contributives du pays réel, ce n’est pas par là qu’il faut commencer. Avant d’aller au coeur de l’Etat, il faut nettoyer le parasitage monstrueux de son périmètre.
    Le gui de la République ce sont les milliers d’offices, associations, commissariats, ligues, centres qui sont « soldés » au forfait par le Trésor public, nul n’entrant ensuite dans la cuisine où s’affairent copains, coquins et clients du pouvoir.
    Un seul exemple : la formation professionnelle avale trente milliards d’euros par an en France avec les succès que l’on sait !
    Avant de négocier le recalibrage des statuts de l’Etat central et territorial – une tâche de longue haleine – commençons par abattre cette forêt qui est un gisement énorme d’économies. On y verra plus clair.

    1. Salut
      J’ai tjs ete sidéré par la formation professionnelle. En fait ils ont un budget ils ont un quota d’heures, et ils mettent n’importe quoi, par exemple yoga (la copine du directeur fait du yoga) ou video (le centre a un studio video).

      1. La formation professionnelle, comme le calendrier des éboueurs, cela s’appel de la corruption. Si tu raques pas, on te fait des misères.

  3. st just aurait pu dire:

     » tout règlement est stupide et malfaisant, on ne peut administrer innocement ! vous dites qu’il faut suivre les règlements ? et moi je vous dit que dans les siècles à venir, nos descendant s’etonneront que nous ayont mis temps de temps à nous défaire de ses supertitions d’un autre age  »

    l’agriculture française est trés bien administrée, il y a d’ailleurs bientot plus de fonctionnaires pour la surveiller que d’agriculteurs pour la pratiquer. résultat: la production se délocalise à l’etranger.
    depuis 20 ans que je fait ce metier, j’en ai vu de toutes sortes: à rire et d’autre à pleurer:

    si une vache perds malencontreusement ses deux boucles d’identification ( une à chaque oreilles: les vaches ont deux oreilles, comme les énarques… ) elle peut ( elle doit ! ) etre eutanasiée et retirée du circuit de commercialisation, c’est à dire jetée à l’équarissage…

    j’ai connu deux voisins qui ne savaient pas sur quelle parcelle de leur ferme, ils avaient le  » droit  » de semer du mais !!! personne n’a su leur dire, ni la DDA ( sur que le fonctionnaire qui a étudié leur dossier a du se dire en lui mème: pauv’con, tu peut bien le semer ou tu veut ton mais… ), ni la chambre d’agriculture, ni le syndicat.

    un an aprés, ses cons mettaient une partie de leur cheptel en pension chez le voisin ( et allaient les alimenter tout les jours ) pour diminuer artificiellement leur chargement et toucher une prime à l’extensification…

    un copain d’école c’est suicidé pour ne pas avoir pu payer la deuxième stabulation qu’il avait construite à coté de la première car celle la, ne pouvait pas etre aux normes environnementales ( les nitrates qui font mourir les nourrissons ! ), étant trop prés de la maison de son frère… gnan gnan gnan… mème dans un film ont y croirait pas, on dirait que le scénariste galège…

    pour moi, la croyance qu’ont les français en leurs règlements est un symptome grave de crétinisation avancé. un tel peuple est -il récupèrable ? probablement que c’est les meilleurs qui sont restés dans les tranchées entre 14 et 18 ?

    1. Sur votre dernière phrase, mes grand-pères rescapés de la guerre disaient qu’on avait tué la « fine fleur » du pays. C’est effectivement les meilleurs que la levée en masse consomme comme du bois de chauffe. Il ne faut pas s’étonner du déclin subséquent.
      Le système collectiviste mis en place au sortir de la deuxième guerre par la Conseil national de la Résistance n’a pas aidé à reviriliser un peuple battu. On en voit la conséquence dans l’aplatissement général devant l’ordre ubuesque d’une social-démocratie déjantée qui prétend materner l’individu de berceau à la tombe, et même avant désormais.

  4. La bureaucratie ne règne pas que dans les administrations…. Il y a pire dans les syndicats …. et c’est pas mal non plus dans les grosses entreprises…

    1. Le problème des grandes entreprises en France c’est qu’elles ont calqué leur modèle sur celui de l’administration, et que basiquement, très peu de gens sortent du système scolaire en étant capable de penser « outside the box »…et ceux qui essaient de le faire se voient souvent placardisés et n’ont au final que d’autre choix que de s’exiler vers des contrées ou les gens sont moins formattés et ont gardé leur esprit critique et leur pragmatisme naturel.

      1. Certes, le jacobinisme à la française a gangrené toute les couches de la population. Cf ma mésavneture avec la pharmacie.

        1. J’ai connu une pharmacie qui avancait facilement des médicaments…le problème c’est l’administration. Cette pharmacie a eu un contrôle et a du payer de lourdes amendes…du coup, elle a changé du tout au tout. La pharmacienne à laquelle vous avez eu affaire n’était pas spécialement sadique…il y a des règles et si elle ne les respecte pas, l’administration d’Etat tombe sur le coin du nez de son patron et elle se fait virer, si ce n’est pas la pharmacie qui ferme.

    2. Sauf qu’il y a deux grosses différences avec les entreprises :

      – la première, les entreprises cherchent constamment à améliorer leur processus, si elles ne le font pas, elles coulent (à l’exception de rares cas)

      -La deuxième c’est qu’une entreprise, quand son process commence à être foireux, à lui faire perdre des parts, elles s’y penchent sérieusement et l’optimisent pour l’améliorer. Une administration peut rester 20 ans avec le même process foireux, sans même chercher à l’améliorer (voire RSI, agriculture).

      1. L’entreprise est sanctionné de ses errements. Tôt ou tard (même Heuliez).

        Mais en ce qui concerne l’administration publique, elle n’assume rien, ni n’est jamais sanctionné de ses erreurs.

        Le problème est la.

    3. Ah, merci de l’avoir remarqué. Cet article ne parle pas des fonctionnaires, contrairement à ce que ML suppose sans l’avoir lu.

  5. Ce n’est pas que derrière les portes closes que ça se passe. Devant elles, les fonctionnaires ont de bons petits esclaves qui leur lêchent les bottes.

    Par exemple, il y a 15 jours je vais dans ma pharmacie (qui est la pharmacie dans laquelle je m’approvisionne depuis 7 ans) pour demander de me dépanner de mon médicament que je consomme depuis 7 ans, médicament faiblement dosé, sans absolument aucun danger pour moi-même ou quiconque. Mon RDV chez le médecin ayant été pris pour le début du mois de janvier.

    Au mépris de toute empathie, de toute humanité, la nana au guichet a refusé de me dépanner, les bras croisés sur la poitrine, ne cessant de me répéter : « il y a des règles, il y a des règles ». Abus de pouvoir, sadisme, mesquinerie, tout y était. Je n’ai pas eu mon médicament …

    Inutile de vous dire que je n’irai plus dans cette pharmacie et que je compte par ailleurs leur faire savoir pourquoi.

    Alors jalouse de personnes aussi petites et étriquées que ça ? Jalouse d’une esclave aux ordres de ses maîtres et qui manque de la plus élémentaire des humanités pour venir en aide à son prochain, réfugiée deriirère « les règles » ? Non, je la plains, et je plains tous ces esclaves prisonniers des règles qui les, nous empêchent de vivre comme les Hommes que nous sommes .

    1. Elle a raison. Les règles sont les règles. Si elle ne peut y déroger, il n’y a rien à lui reprocher.

      1. Les règles sont faites pour être transgressees. Sans transgression , c’est lamort. Heureusement que sous le nazisme certains ont eu le courage de transgresser les règles. On voit comment sont traités, 60 ans plus tard, ceux qui n’ont pas eu le courage de le faire et qui ont bêtement obéi aux règles ….

        1. A lire: le livre ‘la mort est mon metier’. Je l’avais lu a l’ecole et je l’ai relu recemment et c’est l’exemple meme du type meticuleux, soucieux de toujours faire mieux pour satisfaire son boss… sans se poser trop de question.

          Et quand son boss est une crapule et lui demande de mettre au point la solution finale, il le fait bien, y met du ‘coeur’ a l’ouvrage…

          Quand je vois des fonctionnaires qui sont a cheval sur les regles, cela me fait toujours penser a ce livre, et ca me rend bien triste.

          1. À lire: Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem : rapport sur la banalité du mal.
            Personne mieux que cette philosophe a expliqué les dynamiques à la base des totalitarismes,

    2. Je chie sur les règles…

      Et ça soulage!

  6. Les Français sont devenus addicts à leur esclavage et ils en redemande encore plus.
    J’ai été à peine surprise quand j’ai lu le résultat du sondage paru sur Le Figaro à la suite de l’accident de Schumarer.
    La question posée était de savoir s’il falait une loi pour obliger le port du casque en ski. 66% des réponses étaient positives. Cela signifie que 66% des personnes demandent encore plus d’encadrement, ne font pas confiance en l’être humain, nous prennent pour des enfants irresponsables, veulent imposer leur vision aux autres, sont peureux et se sentent protégés par les règlements, méprisent tout simplement la Liberté.
    Effarant !

    1. Ne soyons pas si pessimistes. Je suis sûr que si la question avait été « Pensez-vous qu’on doive laisser les gens libres de porter ou non un casque à ski ? », il y aurait eu 75% pour la liberté. Les questions sont orientées, elles mélangent l’acte et l’obligation de le faire. Les deux-tiers des gens portent un casque, si vous leur demandez si l’on doit en porter un, ils vont évidemment répondre oui…

    2. Question absurde puisque Schumacher portait un casque…
      Mais l’homo sovieticus français ne voit et n’agit que par l’Etat.

      Un exemple : Un journaliste demande au PDG de Total si les station services ne devraient pas devenir un service publique…

    3. Je part du principe que les gens sont grands, qu’ils ont un minimum de capacité de reflexion et que s’ils font les cons et prennent des risque pour leur vie (sans mettre en danger celle d’autri), ils font ce qu’ils veulent, point barre. Si le mec qui ne porte pas de casque se prends une pierre et se tue, c’est son problème…et si le casque n’était pas assez solide…bah, il n’a franchement pas grand chose à se reprocher, c’est juste la faute à pas de chance.

      1. Si le casque ne fut pas assez solide, un député aurait eu la merveilleuse idée d’interdire les casques !

    4. Vous avez mis le doigt sur un vrai problème. Les Français attendent tout de l’Etat, et sont très nombreux à être incapables de se prendre en main pour rechercher, à leur niveau, des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent dans la vie quotidienne. Il suffit de voir combien d’associations sont dormantes, et combien de copropriétés sont au bord de la cessation des paiements. Et les politiciens professionnels qui dirigent le pays font croire aux Français depuis longtemps que pour régler ces problèmes, il suffirait de voter une loi. Loi de finances rectificative pour boucler l’exercice budgétaire en cours, en entérinant au passage les emprunts accrus effectués sur les marchés financiers pour combler l’insuffisance des recettes fiscales réellement encaissées ; loi pénale aggravant la répression des crimes et délits sexuels commis contre des mineurs votée, comme par hasard, juste après le dernier fait divers qui a ému l’opinion publique ; petit amendement sur mesure pour protéger des rigueurs de l’impôt telle catégorie bien spécifique de contribuables (restaurateurs, taxis, etc…) ; etc… Et les Français en redemandent ! C’est la fameuse jurisprudence Chirac, qu’on pourrait résumer ainsi : « Un problème ? Vite, une loi ! » Alors, je vous pose la question : de quoi se plaignent les Français au juste ? Beaucoup de libéraux sont incapables de répondre à cette question. Alors, ils s’en prennent à la bureaucratie

  7. Avec des dépenses publique valant 57% du PIB il ne faut pas oublier le pouvoir électoral qu’ont ces fonctionnaires et autres agents des services publics.
    Comme toute corporation ils défendent leur bout de gras, c’est assez naturel.
    Le seul contrepouvoir pouvant s’y opposer sont les politiciens, éphémères et inconstantes cigales.
    Lorsqu’il est si facile de passer de l’administration à la politique et vice-versa, il n’est pas étonnant que ce contrôle ne s’exerce pas.
    Mais n’oublions pas non plus que la bureaucratie existe aussi à l’intérieur des entreprises: elle procède du manque de confiance qui règne partout: à tout acte il faut un contrôle préalable, et encore un autre à posteriori, et aussi il faut que quelqu’un contrôle le contrôleur. Les métastases de ce cancer s’étendent partout.

    1. Pourquoi les fonctionnaires ont le droit de vote ?

      1. Question pertinente.

        Les militaires n’ont pas le droit de grève, de revendication, de manifestation, ni le droit de se syndiquer pour défendre leurs intérêts. Ils sont dévoués, au service de l’Etat.

        1. Question volontairement provocante 😉

          Le problème c’est qu’avec un tel nombre de fonctionnaires, et un tel nombre d’assistés, si quelqu’un se présente avec un programme visant à réduire le scope de l’Etat et de l’Assistanat, ces gens ont le pouvoir de faire barrage, et donc de réduire en esclavage la frange minoritaire de la population qui a un travail dans le privé.

          Je me permettrait de citer Ronald Reagan, dans sa petite fable « la petite poule rousse des temps modernes » :

          Il était une fois une petite poule rousse qui grattait le sol près de la grange, jusqu’à ce qu’elle trouve quelques grains de blé. Elle appela ses voisins et leur dit : « Si nous plantons ces grains, nous aurons du pain à manger. Qui m’aidera à les planter? »

          « Pas moi », dit la vache.

          « Pas moi », dit le canard.

          « Pas moi », dit le cochon.

          « Pas moi », dit l’oie.

          «Alors, je le ferai », dit la petite poule rousse. Elle le fit. Le blé poussa et mûrit, jusqu’à devenir bien doré. « Qui m ‘aidera pour la récolte ? », demanda la petite poule rousse.

          « Pas moi », dit le canard.

          « Ce n ‘est pas dans mes qualifications », dit le cochon.

          «Je perdrais mon ancienneté », dit la vache.

          «Je perdrais mes allocations chômage », dit l’oie.

          «Alors je le ferai », dit la petite poule rousse, et elle le fit.

          Enfin, vint le moment de cuire le pain. « Qui m’aidera à cuire le pain ? », demanda la petite poule rousse.

          « Cela m’obligerait à faire des heures supplémentaires », dit la vache.

          «Je perdrais mes avantages sociaux », dit le canard.

          «J’ai toujours été assisté, et je ne l’ai pas appris», dit le cochon.

          « Si j’étais la seule à participer, ce serait de la discrimination sociale », dit l’oie.

          «Alors, je le ferai», dit la petite poule rousse. Elle fit cinq miches de pain, et les montra à ses voisins.

          Tous en voulaient et demandaient leur part- Mais la petite poule rousse leur dit : « Non, je peux les manger toute seule. »

          « Profiteuse », cria la vache.

          « Sale capitaliste », hurla le canard.

          «Je demande le respect de mes droits», ajouta l’oie.

          Et le porc se contenta de grogner.

          Ils peignirent le mot « Injustice » sur les banderoles et manifestèrent contre la petite poule rousse en lui criant au passage des obscénités.

          Arriva un fonctionnaire qui dit à la petite poule rousse: « Tu ne dois pas être aussi cupide. »

          « Mais j’ai gagné ce pain », dit la petite poule rousse.

          « Exactement, dit le fonctionnaire, c’est ce qu’il y a de merveilleux avec le système de libre entreprise. Tout le monde à la ferme peut travailler et gagner autant qu’il veut. Mais selon les règles des gouvernements modernes, les plus productifs doivent partager leur production avec les paresseux.» Et ils vécurent tous heureux ensuite, y compris la petite poule rousse, qui dut dire poliment au fonctionnaire; «Je vous suis reconnaissante, je vous suis reconnaissante. » Mais ses voisins se de mandèrent pourquoi elle ne fit plus jamais de pain.

  8. L’administration française oui, mais aussi tout ceux qui vivent de l’Etat de près ou de loin aussi (politiciens, syndicats, agriculteurs, emplois aidés etc…).

  9. Oui, le point de non-retour a été atteint, la technostructure tuera ce pays car il n’y a pas de contrepouvoir pour la contenir. Je suis persuadé que ce naufrage français programmé finira par diviser l’Europe car le couple franco-allemand ne tiendra plus et donc l’euro sera menacé d’explosion. Cette tyrannie de fonctionnaires française est un fléau pour tout le continent. Que faire? Une révolution? Les fonctionnaires tiennent tout et contrôlent tout. Peu d’espoir. Il ne reste qu’à se sauver. Les jeunes le savent….

  10. L’ingénieur en systèmes complexes qui a vu la vie dans cinq pays différents avant de rédiger ce billet d’humeur est finalement quand même revenu en France. Pourquoi n’est-il resté vivre et travailler à l’étranger, si la bureaucratie est le coeur du cancer français ? Vu le nombre de Français qui ont une mentalité de fonctionnaire, c’est la meilleure solution pour un libéral.

  11. Chers français, vous allez nous rejoindre, nous belges, dans l’enfer du clientélisme et de la fonctionnarité reçue en remerciement de bons et loyaux services à une classe politique ne représentant plus qu’elle même. La démocratie n’existe plus, elle est devenue une illusion entretenue par une classe journalistique aveugle et timorée. Bienvenue au pays des crabes payeurs.

  12. Bien dit, bravo. Mon ami et moi venant d’en faire les frais de ce système et le manque d’information des administrations, en l’occurrence, ici il s’agit de la Sécurité Sociale et des tonnes de paperasses exigées afin qu’il
    Soit pris en charge. Il est grec, mais habite avec moi en France, je l’avais déclaré comme mon concubin, la demande avait été acceptée, mais la secu s’est bien gardée de nous prévenir qu’il fallait refaire cette demande chaque année. Nous devions partir bientôt parce que sa mère est malade et que c’est normal qu’il soit inquiet et désire aller la voir, seulement voilà, pour obtenir la carte européenne de soins, il faut tout recommencer. Résultat, nous allons partir sans couverture sociale, il faut compter au moins deux mois avant qu’il soit en règle. Merci la secu ! Parfois, j’ai honte d’être française.

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