Le « shutdown » américain donne la fièvre aux étatistes français

Publié Par Nicolas Nilsen, le dans Amérique du Nord

Ce que ce shutdown américain devrait provoquer chez nos incorrigibles gaulois étatistes, c’est une réflexion sur le degré d’intervention de l’État dans une société libre.

Un billet d’humeur de Nicolas Nilsen.

Les gens des médias adorent les trucs épiques qu’ils montent en épingle. Alors cette impasse budgétaire américaine est un grand moment d’hystérie pour eux. Je les entendais à la radio tout à l’heure, ils s’étouffaient d’indignation contre ces méchants républicains qui allaient « fermer le gouvernement américain ». L’année dernière, rappelez-vous, ils nous avaient sorti leurs trémolos et donné le vertige devant la « falaise fiscale », et puis tout le monde à oublié… ils ont parlé d’autre chose… show must go on…

D’abord ce shutdown n’est pas un truc si nouveau que ça : depuis 1976, il y a déjà eu 18 shutdowns du gouvernement américain. 18 fois ! Et ils s’en sont remis. Faut pas paniquer comme ça les gars, c’est du billard politicien à Washington, pas la fin du monde ! Le dernier shutdown remonte à 1996, il y a 18 ans, et il avait duré 21 jours, donc pas de panique. La NSA continue à travailler…

Les gens que j’entendais à la radio s’indignaient parce que les parcs nationaux, les musées ou les zoos allaient fermer. Évidemment, si l’État s’occupe de tout, quand il ferme, tout s’arrête. Mais imaginez un peu que l’État justement ne s’occupe pas de tout : qu’il ne s’occupe que de ses grandes fonctions régaliennes, et que ce soit le secteur privé qui finance et gère les musées, et les zoos, et la plupart des services sociaux ou de soins. Ça marcherait aussi – et beaucoup mieux d’ailleurs comme le souligne tous les ans la Cour des Comptes dans ses rapports dévastateurs pour la gestion de l’État. Quand l’État s’en occupe vous trouvez sincèrement que c’est bien géré (pensez politique de la ville, immigration, placement des chômeurs, culture, etc.) ?

C’est ça qu’on n’arrive plus à imaginer aujourd’hui dans notre France bloquée idéologiquement dans le XIXe siècle. L’État a tellement envahi nos vies en voulant tout prendre en main, qu’il a été obligé d’organiser un véritable racket fiscal pour se financer. Détournant ainsi tout l’argent qui aurait dû normalement financer l’économie au lieu de financer l’État et sa grande bureaucratie. Depuis 1975, pas un budget n’a été voté en équilibre : pas un ! Et la dette a atteint des hauteurs d’Annapurna. L’État a voulu tout faire : créer des emplois, gérer la culture, faire marcher les trains, placer les chômeurs, s’occuper de la ville, etc. Et, comme chacun l’a vu, il l’a fait de plus en plus mal. Mais si on veut l’arrêter, il nous répond en s’indignant : « ah mais vous ne pouvez pas, sinon tout va s’arrêter ! » Tu parles ! En Belgique, il leur arrive de ne pas avoir de gouvernement pendant des mois et des mois : fin 2010, ça a duré… 541 jours ! Entre temps l’équipe en place n’a pu qu’expédier les affaires courantes (mon rêve pour un gouvernement) et – même sans gouvernement – il y avait à manger dans les restaurants, du kitkat dans les grandes surfaces et des films dans les cinémas.

En France, avant que l’oppression fiscale ne ponctionne la majorité des revenus des Français, le gouvernement ne se mêlait pas de tout. Et figurez-vous qu’il y avait des écoles, et des dentistes, et des cordonniers, et des taxis, et des restaurants, et des infirmières, et des centres de soins, et des cinémas et – oui, il y avait même des routes pensez donc.

Ce que ce shutdown américain devrait provoquer chez nos incorrigibles gaulois (étatistes, colbertistes, interventionnistes, keynésiens), c’est donc une réflexion sur le degré d’intervention de l’État dans une société libre. Il n’y a pas de raisons que l’État se mèle de tout. Il n’y a pas de raison qu’il distribue le courrier et pourtant, rappelez-vous, la CGT avait fait trembler la France quand on proposait de privatiser la poste ! Aujourd’hui, l’État veut encore être le grand distributeur public de primes et d’allocations en tout genre. Il ne le peut plus et il doit arrêter.

Il faudrait que les gouvernements s’habituent à faire uniquement ce pour quoi ils sont fait : les missions régaliennes. Cela concerne, de façon limitative, la défense, la diplomatie, l’éducation [1]. La télé également : sous le Général de Gaulle elle était nationalisée. Aujourd’hui on trouve normal que l’audiovisuel échappe à l’État (pas encore complètement malheureusement). Et les Filippetti et Pellerin n’ont pas à décider ce que des citoyens libres pourraient faire.

Il y en a pourtant encore beaucoup qui pensent que l’État n’en fait pas assez et que ce serait mieux si les boulangeries et les cafés aussi étaient gérés par l’État. Mais bon, ce n’est pas le cas et c’est très bien ainsi. Comme ça, s’il y a un shutdown de l’État français, je pourrai encore aller prendre mon café au coin de la rue. Et comme Google n’est pas encore étatisé, je pourrais encore me connecter à internet.

À force de vouloir se mêler de tout sans en avoir les moyens, notre État-providence ne pourra bientôt plus faire face à ses engagements et ses obligations. Il a organisé un système à la Madoff – genre chaîne ou pyramide de Ponzi qui finira par nous exploser à la figure. C’est pour ça que j’adore ce shutdown américain : il va peut-être faire réfléchir les citoyens sur le bienfondé de l’intervention massive de l’État dans tous les secteurs. J’en doute car tous les médias sont pro-étatistes, forcément, mais on peut toujours rêver.


Sur le web.

Note :

  1. Je mets l’éducation dans la liste mais en fait, plus ça va et plus je pense que même l’éducation devrait lui échapper : il l’a trop mal gérée et, si j’avais des enfants, je les enverrais sans la moindre hésitation dans une école privée.
  1. Le kitkat, c’est comme les twinkies : quand il n’y en a plus, c’est (vraiment) la fin du monde.

  2. Le traitement de cette histoire de Shutdown par les médias français laisse réveur.
    C’est, bien sûr, de la faute des Républicains. Hier sur i-télé, on a entendu que le seul Obama (qui ne faisait vraiment pas dans la dentelle).
    Pas un seul instant, il n’aurait été question d’entêtement de la part d’Obama.

    1. C’est effectivement un forcing de la part d’Obama: il utilise la vieille technique du « syndrome du Washington Monument », par lequel on prive les citoyens de services monopolisés par l’état mais populaires (exemple actuel: la NASA et ses missions martiennes, ainsi que nombre de musées), pour tourner l’opinion public à son intérêt et contre ses opposants politiques, en l’occurrence les républicains des deux chambres, pour les pousser à adopter son Obamacare.

      1. Si vous lisiez la presse américaine, vous seriez plus nuancé dans vos propos, car, figurez-vous que ce sont surtout les « extrémistes » républicains, i.e. le TeaParty qui fait obstruction et gêne même les Républicains modérés. En d’autres termes il y a eu de l’obstruction des deux extrêmes du Congrès!

        1. Ah bon. Depuis quand les extremistes sont du Tea-party ?

        2. Eole nous a mouché proprement! En qualifiant les tea parti d’extremistes il a jeté un argument auquel aucun libéral de peut répondre. Si vous ensez que l’Etat en fait trop vous etes un salopard d’extremiste. Vous ne devriez pas avoir le droit de vivre, et Chuck Norris devrait vous dépecer pour fabriquer ses punching balls.
          En plus Eole il sait bien quil est le seul à lire la presse américaine. Vous les libéraux vous ne savez pas lire l’anglais de toute facon. Les extrémistes ne savent pas lire.
          Comment on fait la distinction entre un modéré et un extrémiste? C’est simple: Il faut demander à Eole qu’il vous traduise le NYT et vous savez tout.

          Plus sérieusement Eole, vous croyez vraiment que vous nous apprenz quelque chose sur la presse américaine? Vous pensez aussi que LA PRESSE AMERICAINE existe? Ou qu’il y a des analyses différentes selon les journaux? Pensez vous que vous lisez A PRESSE AMERICAINE ou une certaine presse americaine pro democrate pro obama?

          Tartuffe!

          1. Ne comptez pas sur Chuck Norris pour dépecer ce genre d' »extrémiste », , il est un fan de Ron Paul …

      2. Obamacare à déjà été adopté. Ce que propose les républicains c’est un délai dans la mise en oeuvre d’Obamacare en contrepartie de l’adoption d’un budget.

  3. « Il y en a pourtant encore beaucoup qui pensent que l’État n’en fait pas assez et que ce serait mieux si les boulangeries et les cafés aussi étaient gérés par l’État. Mais bon, ce n’est pas le cas et c’est très bien ainsi. »

    Mais si, c’est le cas ! La licence IV, les permis d’installation, les quotas, la gestion de la proximité des écoles, les lois sur la répression de l’ivresse publique, et j’en passe… Ca, c’est pour les bars.
    Pour les boulangeries, le poids et les dimensions d’une baguette de pain sont décidées par l’état. D’où la profusion de banettes, baguépis, etc. La fermeture pour vacances en été à Paris est gérée par… le préfet ! Hé oui, sinon, tous les boulangers fermeraient en même temps et il y aurait famine à Paris ! etc.

    Je crains fort que TOUS les secteurs de la vie soient règlementés. J’ai cherché des exception, je n’en ai pas trouvé…

    1. Il y a le secteur de l’habillement. Certes la composition des tissus doit être obligatoirement indiquée mais l’État ne s’est pas encore mêlé de déterminer la longueur des manches ou n’a pas interdit de vendre des vêtements en laine en été.

  4. Délice de vous lire, j’ai exactement le même sentiment !

    Pourquoi diable faut-il des fonctionnaire pour faire visiter la Statue de la Liberté, quand toute société sous contrat le ferait parfaitement ?

    Pourquoi le Met fonctionne-t-il si bien, en vivant uniquement de « tax shelters » et de bénévoles soigneusement triés (il n’y a que 5 salariés).
    Et bien, le Met n’est évidemment pas fermé !

    Pourquoi les universités dégoulinent-elles de moyens, quand elles ne recoivent aucun subside ?

    Tout ce qui est étatique est pourri par destination !

    1. L’attribution de monopoles par l’Etat (i.e, les partenariats publics privés) est encore pire que la gestion par des fonctionnaires. Ces types de contrats accroissent de manière dramatique les situations de conflit d’intérêt. Par définition, le rôle de l’Etat est d’accomplir des tâches dont ne peuvent ou ne doivent pas s’occuper les acteurs privés. Si l’Etat s’aventure à régenter un domaine dont pourrait s’occuper le privé, la solution à ce problème n’est pas de déléguer au privé mais de privatiser complètement.

      Ici, ci vous considérez que s’occuper de cette statue n’est pas le rôle de l’Etat, il faut la vendre, point.

      Et au passage les universités américaines débordent de moyens en grande partie parce que l’Etat fédéral soutien une bulle du crédit pour permettre aux étudiants de payer leurs frais de scolarité.

      1. @FabriceM
        Bon vendre la statue de la Liberté vous y allez un peu fort quand meme!

        Pour la bulle des frais d’université americains (due aux emprunts federaux etudiants), c’est un immense scandale qu’il est bon de rappeler quand un socialiste francais commence à pleurnicher en disant: « Mais si on privatise les universités francais, les inscriptions couteront une fortune comme aux USA! » …

        1. Je ne dis pas que je suis pour une telle vente. Je ne fais qu’exposer ce qui me semblent être les seules possibilités cohérentes dans une optique libérale.

          1. Les réponses libérales à ce genre de problème ne sont pas aussi tranchées qu’il y paraît. Si on ne peut mettre une activité entièrement en concurrence du fait de sa nature spécifique, on peut cependant organiser la concurrence à divers niveaux. Exemple : des guides privés en concurrence pour visiter la Statue. Ici, nul besoin de fonctionnaires !

            En outre, la technologie permet de privatiser des activités qui semblaient naturellement monopolistiques à leur début : la téléphonie est un bon exemple de ce progrès. On peut même postuler à raison que la reconnaissance de la propriété privé pour des activités qu’on imagine à tort « naturellement » monopolistiques (distribution d’eau, électricité, les réseaux en général) accélère les mutations technologiques aux fins de privatisation et de renforcement de la concurrence, au bénéfice de tous (cf les travaux de Lepage).

      2. Pourquoi en France aucun étudiant n’emprunte pour financer ses études ? Avez-vous idée du coût réel d’études dignes de ce nom ? On sait malheureusement ce que valent les universités bon marché où s’entassent les victimes de ce système étatiste. Inutile de préciser que ce sont les enfants des familles modestes.

  5. « Je mets l’éducation dans la liste mais en fait, plus ça va et plus je pense que même l’éducation devrait lui échapper : il l’a trop mal gérée et, si j’avais des enfants, je les enverrais sans la moindre hésitation dans une école privée »

    Ahhh, malheureux, pas « même l’éducation » mais plutôt « surtout l’éducation ». L’éducation est du ressort exclusif des parents. Pour l’instruction on peut discuter (mais là encore le marché fait beaucoup mieux que les bureaucrates, cf les discours de Bastiat au parlement sur les sujets du bac).
    Placer l’éducation entre les mains de l’État et la penser comme régalienne c’est préparer la tyrannie, l’oppression de la majorité, la dictature de la bien-pensance.

    Non, si on doit donner un domaine régalien (et ça peut se discuter, ça aussi) il doit se restreindre aux purs « biens publics », la sécurité (police), la défense (diplomatie, armée), et la justice. C’est tout. Et c’est peut-être déjà trop. Ces trois domaines devront de toute façon être contrôlés de façon étroite pour éviter les dérives. Armée de milice à la Suisse, police de même, peut-être, et justice de type common law avec des jurys/juges élus. Des contre-pouvoirs et « checks and balances » devant être maintenus de toute façons.

    1. Tout à fait d’accord Franz !!

  6. Je ne crois pas qu’un shutdown serait un catastrophe pour nous. Au contraire, cela remettrait peut-être les choses à leur place. Ce gvt s’enferre dans ses inepties et consolide jour après jour un Etat Providence qui nous conduit à la catastrophe. Si la Fonction Publique devait s’arrêter tout d’un coup, quel branle-bas de combat ! Je ne crois pas que le gvt pourrait résoudre ce problème étant donné leur incapacité à appréhender l’économie. Nous pourrions alors peut-être reprendre en main notre vie et retrouver nos libertés d’agir, de travailler, de nous exprimer et de choisir surtout.

  7. Le problème du shutdown, c’est qu’aux US les fonctionnaires sont renvoyés chez eux sans salaires. En France cela ne servirait à rien.

    1. Certes mais… ils sont payé à la fin du « shutdown ». Autrement dit ce sont des congés payés supplémentaires (avec comme contrepartie un retard de paiement). Pas vraiment une source d’économie ni un grand sacrifice pour les fonctionnaires.

  8. Je me demandais quand est-ce que l’article de la mauvaise foi sur le shutdown allait arriver sur contrepoints. Le voici!

    Argument de l’article: Aux USA, la plupart des services publics sont fermés donc ce serait mieux si c’était privé. On n’a pas besoin d’expliquer le donc puisque le lecteur de contrepoint sait que l’Etat c’est plus ou moins le Mal. Puisque le shutdown concerne l’Etat, c’est bon on peut cracher sa rage sans soucis. A la limite le seul argument c’est « ils s’en sont remis »

    Sauf que partout on dit que le shutdown a des conséquences négatives, ça fait baisser le PIB. Pourquoi? Parce que les fonctionnaires sont renvoyés chez eux.
    QUOI?! Non ne me dites pas que les fonctionnaires, ici, toujours conspués, auraient une utilité.
    C’est pareil, la Belgique, ça a tenu sans gouvernement grâce aux fonctionnaires!!!

    Le shutdown c’est un problème de design du système parlementaire américain qui favorise (encore plus qu’en France) l’immobilisme et le bipartisme.
    Mais aller encore cracher sur l’Etat par plaisir, ça n’a rien à voir avec le sujet. En plus en France, un shutdown serait institutionnellement impossible.

    1. « Sauf que partout on dit que le shutdown a des conséquences négatives, ça fait baisser le PIB. Pourquoi? Parce que les fonctionnaires sont renvoyés chez eux.
      QUOI?! Non ne me dites pas que les fonctionnaires, ici, toujours conspués, auraient une utilité.
      C’est pareil, la Belgique, ça a tenu sans gouvernement grâce aux fonctionnaires!!!  »
      Le shut down coute cher au PIB non pas parce que les fonctionnaires sont utiles, mais parce que sans les nombreuses autorisations nessesaires que fournissent les fonctionnaires les gens ne peuvent pas travailler: par exemple sans permis, la construction d’un immeuble est bloquee, sans visa, une entreprise ne peut pas faire venir un brillant specialiste dont elle a besoin, sans carte grise le plombier ne peut pas utiliser son nouvel utilitaire… l’Etat est bien la cause de la baisse du PIB.

    2. Evidemment dans notre système politique cela ne risque pas d’arriver : il n’y a pas de séparation des pouvoirs et le parlement n’est que la chambre d’enregistrement de la volonté de l’exécutif. Le parlement ne risque pas de donner de fils à retordre à l’exécutif, rassurez vous.

      Sur le fond : le truc c’est que le « shutdown » n’empêche pas les impôts d’être prélevés, donc en gros le contribuable paye mais ne reçoit plus aucun service rien en retour. Cela ne risque effectivement pas d’être bon pour l’économie.

      Les libéraux ne disent pas que les fonctionnaires n’ont aucune utilité*. Simplement qu’il vaudrait mieux que les services qu’ils fournissent le soit par des entreprises privées agissant dans un cadre concurrentiel plutôt que d’être financé par l’impôt et organisé en monopole. Bizarrement les libéraux pensent que la liberté vaut mieux que la contrainte.

      *certains sont effectivement inutiles ou même nuisible (je payerais pour qu’on ferme la NSA). Mais personne ne conteste l’utilité des enseignants par exemple : ils ne devraient simplement pas être fonctionnaire.

    3. qui a dit « mauvaise foi » … :-)
      En France, c’est bien connu, on est les plus fort et les meilleurs du monde. Aucune catastrophe n’est jamais possible chez nous, pourvu que l’Etat y veille (car il est omniscient, omnipotent et bienveillant). les nuages radioactifs restent aux frontières, les banques ne peuvent pas faire faillite, la sécurité sociale est insubmersible, etc. Et donc bien sûr un shutdown est impossible (car on a les meilleures institutions du monde, c’est pas comme ces cons de ricains, les barbares).
      Le shutdown fait baisser le PIB ? ah bon ? comment ? les services indispensable fonctionnent toujours. Les autres sont, par définition, dispensable, et même en réalité souvent carrément nuisibles à l’économie. L’EPA par exemple, la redoutée agence de l’environnement, est obligée de se concentrer sur sa raison d’être réelle, et d’arrêter le reste, à savoir faire chier pour développer son pouvoir (ce qui représente hélas + de 90 % de son activité !)

  9. « contre ces méchants républicains qui allaient « fermer le gouvernement américain »
    Sauf que les Républicains ont fait plusieurs propositions de réglement amiable de la situation. Propositions refusées net par Obama et les gentils démocrates…
    Dont les méchants républicains refusent l’augmentation de la dette que les gentils démocrates veulent imposer !!!
    Finalement les Etatistes sont vraiment des gens dangereux !!!

  10. Pour abonder dans votre sens, ou quand la vérité sort de la bouche du patron de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid:
    « We support the Federal Government. That’s our job. That’s what we do »…
    On peut difficilement faire plus clair et on comprend mieux la levée de boucliers provoquée par une poignée d’activistes des Tea Parties élus au Congrès qui ont l’outrecuidance de revendiquer faire ce pourquoi ils ont été élus: porter les mandats de leurs électeurs.
    D’ailleurs, le même Harry Reid, très en pointe, ne les a pas loupés puisqu’il les a très légitimement traités d’anarchistes… à deux reprises en à peine 15 jours… et d’extrémistes radicaux… du grand art!

    http : //www. Youtube. Com/watch ? V=Okt_Y6c3Qvg.
    http://www.breitbart.com/Breitbart-TV/2013/09/12/Harry-Reid-Anarchists-have-taken-over-Congress

  11. Comme souvent je suis d’accord avec le billet, mais a peine convaincu par les arguments. Puisqu’un « Shutdown » à été décidé par l’administration démocrate d’Obama où l’on prend les 315000 d’individus en otage d’une partie de services publiques. Tout ça pour une décision qui devrait être prise dans des chambres démocratique. Si on parle de blocage c’est d’abord le fait d’une désision arbitraire du gouvernement.
    C’est comme en France quand les syndicats reproche aux patronats de faire du chantage à l’emploi lorsqu’ils cherchent à se défendre ou essaye d’expliquer leur activité. Le droit de grève : C’est j’arrete de travailler, je ne suis pas payé, si je n’ai pas gain de cause je ne remplrend pas le travail. C’est un droit violent accorder aux salariés et donc un chantage autorisés. De plus, nos syndicats refusent toujours les fondements de l’économie de marché qui éxistent depuis dix mille ans. Exemple parole d’un syndicaliste à Aulnay  » Ils veulent fermer notre usine ». Le premier homme qui cultive la terre, sa récolte lui appartient. L’ouvrier : L’usine? elle est pas a toi, CAMARADE;

  12. Henri : « Le problème du shutdown, c’est qu’aux US les fonctionnaires sont renvoyés chez eux sans salaires.  »
    ————————-
    C’est ce que les merdias répètent en boucle. Visiblement, plus un mensonge est gros, mieux ça passe !

    Sauf qu’en réalité, aucun fonctionnaire n’a perdu un seul centime sur sa paye lors des précédents « shutdowns » (qui n’a rien d’un shutdown d’ailleurs). Eh oui, juste un petit « oubli » d’informer, rien que de la crapulerie ordinaire des merdias gauchistes quoi…

  13. C’est marrant de découvrir que cette abomination libérale honnie que sont les USA sont en fait un enfer socialiste porté aux nues par les gauchiasses.

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