La peur de rappeler les racines socialistes du fascisme

Publié Par Daniel Hannan, le dans Histoire, Politique

L’ascendant culturel de la gauche est si fort que plus personne n’ose rappeler les racines socialistes du fascisme.

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume Uni.

Un indice se cache dans cette affiche.

« Je suis Socialiste, et un Socialiste plus authentique que votre riche ami le Comte Reventlow », disait Hitler en 1930 à Otto Strasser.

À l’époque, personne n’aurait considéré cette phrase comme controversée. Les nazis auraient difficilement pu afficher plus ouvertement leur socialisme, ils se définissaient avec la même terminologie que notre SWP [Socialist Workers Party, le plus grand parti d’extrême gauche anglais, NDT] : Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands.

Il était évident pour tous que le fascisme est une émanation de la gauche révolutionnaire. Ses militants défilaient le premier mai sous des drapeaux rouges. Ses dirigeants défendaient le collectivisme, la nationalisation de l’industrie, le protectionnisme, les conseils d’ouvriers. Partout en Europe, ils pensaient comme Hitler qui dit à un Mussolini enthousiaste en 1934 : « le capitalisme a fait son temps ».

Une des réussites les plus impressionnantes de la gauche moderne est d’avoir imposé un climat culturel qui refuse d’entendre ces simples faits. L’Histoire est réinterprétée en partant du principe que le fascisme est de droite, la logique étant semble-t-il que « gauche » signifie gentil, « droite » méchant, et que les fascistes étaient très méchants. Cette analyse qui semble sortie tout droit de Twitter est déplacée de la part de commentateurs sérieux.

Quand avez-vous entendu pour la dernière fois la BBC évoquer le BNP [British National Party, parti nationaliste anglais NDT] sans l’épithète « extrême droite » ? Cette terminologie délibérément tendancieuse nuit à la droite mainstream plus qu’au BNP puisqu’elle implique que son programme se réduit finalement à une forme plus intense de conservatisme.

On ne peut croire ça qu’en fermant les yeux sur la plus grande partie de ce que le BNP défend.

Comme l’écrit le New Statesmen :

Un simple survol des textes du BNP permet de trouver les propositions suivantes : forte augmentation des retraites, plus d’argent pour la santé publique, meilleure protection des travailleurs, nationalisation d’industries stratégiques. Sous Griffin, l’extrême droite moderne se positionne à gauche du Labour [équivalent anglais du PS, NDT].

L’ethno-nationalisme n’est d’ailleurs qu’une autre forme de protectionnisme. Ce parti refuse la libre circulation des personnes de la même manière qu’il refuse celle des biens. Pas étonnant qu’il se vende à présent comme « le Labour Party tel que vos parents le connaissaient ».

Je ne dis pas que le BNP et le Labour sont équivalents. Ce serait commettre la même erreur, en symétrique, que la populace de Twitter. Il y a de toute évidence d’énormes différences entre les convictions de Nick Griffin et celles d’Ed Miliband. Le BNP partage aussi des propositions avec les verts, les libéraux démocrates et les conservateurs. Avoir des propositions en commun ne signifie pas forcément qu’on partage la même doctrine.

J’espère simplement que les personnes de gauche qui m’ont lu jusqu’ici savent maintenant ce que peuvent ressentir les conservateurs quand on leur affirme qu’il n’y a qu’une différence de degré entre eux et le fascisme. Chaque fois que quelqu’un souligne les racines socialistes du fascisme on entend des cris d’indignation, pourtant ceux qui hurlent le plus fort sont souvent les premiers à soutenir qu’il y a un lien idéologique entre fascisme et conservatisme. Peut-être que les deux camps devraient songer à cesser d’utiliser cet argument.


Sur le web.

Lire aussi :

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  1. « La gauche est une salle d’attente pour le fascisme ».
    Léo Ferré.

    On rappellera que Benito venait de l’extrême gauche anarchiste et que le NSDAP a été fondé non par Hitler mais par Anton Drexler, qui venait très probablement du SPD.

    On lira avec profit les ouvrages de Zeev Sternhell ou le très beau livre de Philippe Burrin, La dérive fasciste. Doriot, Déat, Bergery.

  2. le problème de ce texte c’est que l’auteur ne définit pas le socialisme, il confond les doctrines sociales et le socialisme tels qu’on l’entend aujourd’hui …exemple les premiers socialismes datent de l’antiquité …
    ..aujourd’hui le mot socialisme regroupent les courant politique de gauche non marxiste, les marxistes préfèrent le terme de communisme..

    1. Il oublie déjà de préciser que le Comte de Reventlow est le leader du parti nationaliste Anglais de l’époque !

      Sinon, se balancer des points Godwin à la figure toute la journée c’est bien mignon mais il en faudra beaucoup plus pour faire gober aux gens que leurs emmerdes pourraient devenir des solutions, si vous voulez mon avis.

  3. l’ennemie commun des nazi et des bolchevik etait le liberalisme et la democracie parlementaire, les premiers haissaient les idées issue de la revolution francaise, et les seconds en etait une deviation extrème.
    d’une certaine manière, les nazi admiraient les rouges: lors de l’offensive a l’est ( 1941 ) certains dirigeant nazi revinrent admiratifs des territoire conquis en disant:  » ce que nous avons fait a coté d’eux n’est rien !  »
    le pacte germano-sovietique de 39 ne s’explique pas que par la geopolitique. essayez d’imaginer hitler s’alliant avec la france pour attaquer la russie. tous simplement impossible!
    associer au fascisme tous ce qui n’est pas d’accord avec vous, est une vieille ficelle de staline, elle marche toujours: les liberaux sont contre la gauche, ce sont donc des fascistes !

  4. L’article est intéressant car il remet en cause la vielle dichotomie gauche droite mais tendancieux parce qu’il observe les concepts de socialisme et de droite avec des lunettes des années 2000. Aujourd’hui ce qui définit principalement l’appartenance à la gauche ou la droite est adhérer au libéralisme économique ou à un état protecteur (état qui intervient dans la société, dans l’économie etc.). Du coup effectivement on pourrait penser que les nazis étaient très proches du PS de maintenant et surtout pas de l’UMP. Donc très proche de la gauche.

    Le problème c’est que la pensée ultralibérale c’est seulement imposée avec l’arrivée de Reagan dans les années 80. Avant ça, la droite européenne ne se définissait pas du tout par « le collectivisme, la nationalisation de l’industrie, le protectionnisme » qui sont les critères utilisés dans l’article pour distinguer la gauche et la droite. En fait à l’époque tout le monde était d’accord sur l’intérêt économique national et le protectionnisme. Pétain, Laval n’on jamais dit allons délocaliser PSA en Chine.

    Ce qui distinguait la droite de la gauche dans les années 30 c’était plutôt quel niveau de protection devait- on offrir aux travailleurs. Le PS issu du parti communiste lui même issu des idées de Marx voulait que tous les travailleurs peu importe leur pays soient protégés par des droits sociaux (Léon Blum). Ce qui est très important aussi dans le socialisme de l’époque est l’internationalisme du socialisme. Le socialisme ne disait pas on va défendre les intérêts de la France mais plutôt on va défendre les intérêts des ouvriers dans le monde entier. La droite ne s’intéressait pas tellement à ca, mais s’intéressait plutôt aux intérêts nationaux, économiques et politiques de la France peu importe les conditions de travail.

    Du coup, le programme des nazis n’est surtout pas socialiste. Ce n’est pas un programme fondé sur la défense des travailleurs. Ce n’est pas un programme de défense des intérêts des ouvriers à l’international. Surtout pas, c’est bel et bien un programme de défense des intérêts nationaux (de droite) avec une composante raciste qui n’est vraiment pas dans l’idéologie de gauche (pour Marx, les ouvriers de tous les pays doivent combattre ensemble les grands patrons).

    Après le fait qu’il y a le mot « socialiste » dans le parti nazi ne signifie pas pour autant que c’est un parti socialiste ou dans ce cas, la République populaire démocratique de Corée est un pays démocratique. Cela signifie juste que le parti nazi est un parti populiste qui a mis dans son nom tout ce qui était cool à l’époque pour ratisser large.

    1. C’est bien d’oublier que l’URSS et l’Allemagne Nazie, deux Etats qui selon vos affirmations sont à l’opposé l’un de l’autre, niaient l’existence de l’individu et de ses libertés. C’est pratique, ça évite de se rendre compte que ils sont par nature totalitaires, à moins bien entendu, qu’entre un totalitaire et un autre totalitaire, vous arriviez à en trouvez un plus aimable que l’autre…

    2. Rappelons tout de même la politique de grands travaux du 3ème reich: autoroutes, logements sociaux (oui, oui les mêmes qu’on voit pululler dans les communes en France), réfection des cantines ouvrières, loisirs de masse tel Paris-Plage etc… Le lancement de la filière automobile avec Volkswagen, telles les subventions que reçoit renault, avec des automobiles censées être accessibles aux plus pauvres…
      Le régime imposa la planification et une stricte autarcie obligeant les industriels à respecter des objectifs et à remplacer les produits d’importation par d’autres de moindre qualité made in Germany…pas loin de ce que prétend faire Mélanchon d’ailleurs.
      L’industrie fut complètement réorganisée par une série de lois, suivant un plan de remilitarisation. Cette politique s’est appuyée dès 1933-1934 sur une série de lois économiques qui favorisèrent la réorganisation complète de l’industrie, puis fut accentuée à partir de 1936 avec le lancement du plan de Quatre Ans confié à Hermann Göring. Celui-ci constitua le tout-puissant cartel des Hermann-Göring Reichswerke, devenu très vite l’une des plus grosses entreprises d’Allemagne puis, après la mise sous tutelle des industries des pays conquises, une des plus grosses du monde.

      L’Etat nazi promulga une loi supprimant chomage et emprunta 1 milliard de marks pour refaire tous les bâtiments, c’est simple de donner du travail comme ça évidemment, il créa le livret de travail avec les administrations qu’il fallait. De manière générale la bureaucratie et son cortège de fonctionnaires grossit de manière exponentielle, le droit du travail et les compensations envers les travailleurs sont allés largement plus loin que ce que réalisa même le front populaire à la même époque en France.Au total le Front du Travail allemand a versé, de mai 1933 à la fin de l’année 1938, à titre d’assistance, une somme de 424 millions de marks.
      Les politiques sociales pour favoriser les ouvriers et les familles étaient très développées, se développèrent énormément de locaux sanitaires, l’apprentissage, les congés payés obligatoires etc…
      Bref du socialisme sur toute la ligne.

    3. La tres grande majorité des collaborateurs en france étaient des gauchistes. En france, 80 % des colllabos venaient de la gauche. je conseille de lire Un paradoxe français, Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance de simon epstein http://www.albin-michel.fr/Un-paradoxe-francais-EAN=9782226179159 / http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_paradoxe_fran%C3%A7ais_:_antiracistes_dans_la_Collaboration,_antis%C3%A9mites_dans_la_R%C3%A9sistance

    4. on peut dire bcp de chose sur hitler mais surement pas qu’il était populiste, il n’a fait que mettre en pratique ce qu’il disait dans mein kamf

    5. le nazisme et le fascisme sont des national socialisme. mais cela reste du socialisme. c’est une branche du socialisme. la principale différence entre le communisme et le nazisme s’est que l’un est internationaliste tandis que l’autre est nationaliste. en gros pour vous ce qui est à gauche c’est le bien et ce qui est à droite c’est mal. il faut franchement etre stupide pour penser cela. et c’est ce qui fait que la gauche est si dangereuse à toujours penser qu’elle est le bien. au final elle devient fachiste et impose sa pensée unique, le politiquement correct (on voit d’ailleurs les résultats désastrueux en france de cette pensée unique). lisez: http://www.contrepoints.org/2014/05/17/166215-lenfer-est-pave-de-bonnes-intentions-8-les-vices-de-la-vertu la gauche est la première responsable de la monté du fn (mitterand est le père nourricier du fn). c’est à cause de la pensée unique (de plus en plus de francais en ont marre), du fait que les immigrés ont plus de droits que les francais (soins gratuits, droits sociaux,…..), des excès des immigrés, du laxisme de la justice, de la tentative de culpabilisation des francais (comme quoi ils sont tous racistes), de tous ces associations de gauche (sos racisme,…) subventionné avec l’argent public c’est tout cela qui fait monter le fn car les francais en ont marre et se tourne vers le fn.

    6. en allemagne, il y avait trois forces de gauche ( socialistes, communistes, nazis). ces trois forces se haissaient mutuellement. même si l’on parle souvent des affrontements entre le NSDAP et les communistes allemands, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi souvent des escarmouches entre socialistes et communistes. d’ailleurs, les différents courants du communisme se haissaient entre eux. il ne faut pas oublier qu’ en urss , les bochéviques ont liquidés d’autres communistes (menchéviques, socialistes révolutionnaires,…).

    7. Ce sont les soviétiques qui ont accusé en premier les Nazis d’être les agents du Grand Capital, et cette thèse a été utilisée abondamment par les historiens de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, elle est entièrement rejetée par l’historiographie du nazisme. On peut toujours citer les quelques cas individuels comme Fritz Thyssen, c’est vrai. Mais dans son ensemble, le grand capital resta loin d’Hitler, et appela même longtemps à lui barrer la route. Surtout depuis les travaux de l’historien américain Turner, les historiens du nazisme se sont détachés nettement de ce vieux mythe très utilisé dans les années de la Guerre froide.

    8. Comme l’a montré Ludwig von Mises, l’apport original du nazisme ne se situe pas sur le plan idéologique, mais sur celui de l’exécution : « Les principes fondamentaux de l’idéologie nazie ne diffèrent pas des idéologies sociales et économiques généralement acceptées. La différence concerne seulement l’application de ces idéologies aux problèmes spéciaux de l’Allemagne. » Et dès 1933, F. A. Hayek écrivait : « la persécution des marxistes et des démocrates en général, tend à occulter le fait fondamental que le National-Socialisme est un véritable mouvement socialiste, dont les idées principales sont le fruit des tendances antilibérales qui ont progressivement gagné du terrain en Allemagne depuis la fin de l’époque bismarckienne. » ce que rejette Hitler dans le communisme, ce n’est pas son socialisme, c’est son origine juive et sa tendance internationaliste. Et c’est pour les mêmes raisons qu’Hitler condamne le capitalisme. Le capitalisme libéral, mondialisé, financiarisé, était pour lui le mal absolu. Or les Juifs en étaient à la fois les créateurs et les maîtres absolus. Le capitalisme, pensait Hitler, était un système essentiellement Juif. De même, le bolchevisme était considéré par les nazis comme une création essentiellement juive. Bien qu’ayant largement versé dans l’antisémitisme, Karl Marx était lui-même d’origine juive, et même le descendant d’une longue lignée de rabbins. Si donc Hitler a dénoncé le marxisme comme un « faux » socialisme d’origine juive, ce fut pour mieux construire une économie socialiste dans laquelle chacun agirait pour le bien-être de la collectivité. C’est ainsi que de la législation sociale à la fiscalité, de la politique environnementale à la réglementation des entreprises, il fut un architecte de peuple et un dessinateur de nation. Il voulut façonner non seulement l’économie allemande mais aussi chaque sphère de la vie individuelle, partant du principe que l’individu n’est qu’un agent de l’État et qu’il doit se mettre au service du bien commun, c’est-à-dire du bien de l’État. Tout comme le système économique allemand, la vie sociale des Allemands fut également collectivisée. L’État prit à sa charge les activités sportives, les manifestations culturelles et tout le temps de loisir. Il y eu plus d’État dans la culture, le gouvernement se chargeant de subventionner grassement les manifestations culturelles « dignes » de l’Allemagne et de proscrire les autres. Le ministère de l’Éducation du Reich se chargea d’édicter les programmes et les manuels furent réécrits. Anciennement assurée par les écoles confessionnelles, l’éducation des jeunes Allemands fut désormais une mission d’État. Les professeurs devinrent des fonctionnaires du gouvernement. Or tout cela, cet État si large, disposant de pouvoirs si grands, si étendus, n’était-ce pas là le grand rêve des socialistes ?

  5. Pour dépasser les préjugés et enrichir vos connaissances, parcourez le travail historique précieux de Simon Epstein : « Un paradoxe français » à partir des archives de la LICA (ancienne LICRA) : http://www.albin-michel.fr/Un-paradoxe-francais-EAN=9782226179159 / http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_paradoxe_fran%C3%A7ais_:_antiracistes_dans_la_Collaboration,_antis%C3%A9mites_dans_la_R%C3%A9sistance – Vous constaterez que le pacifisme était le moteur principal des personnalités de gauche (des politiques aux journalistes) épousant la collaboration tandis que la défense de la souveraineté fut celle de l’extrême droite française antisémite avant guerre pour entrer en résistance (;€

  6. C’est ça, la gauche domine l’intelligenstia actuelle, c’est pour ça qu’on entend à la radio et à la TV tous les quatre matins qu’il faut se préparer à travailler plus pour gagner moins!

    Quand à l’article, c’est du Contrepoints tout craché…on rappelle que Mussolini et Hitler ont été soutenus dans leur ascendance par millionnaires nationaux et internationaux (la Banque d’Amérique, pour Hitler, par exemple).

    Que les syndicats ont été immédiatement interdits, que les communistes et socialistes pourchassés, torturés et condamnés à morts?

    La première mesure économique de Mussolini fut…de supprimer les impôts qui pesaient sur les plus riches, les banques et les plus grandes entreprises. « Il faut en finir avec l’État ferroviaire, avec l’État postier, avec l’État assureur ». Voilà ce que Mussolini a déclaré en 1922.
    Déclaration du prêtre Luigi Struzo, contemporain: « La finance fasciste favorise la richesse capitaliste ».

    Ce n’est qu’avec l’aggravation de la situation économique que Mussolini s’est mis à adopter une législation corporatiste en 1927 (il lui aura fallu cinq ans, au bonhomme!), qui contenait une législation du travail qui limitait les abus du capitalisme (loi des 10 heures) mais renforçait aussi l’interdiction des syndicats!

    Quant à Hitler, on cherche encore les loi sociales votées sous le IIIème Reich…en revanche on trouve sans problème les noms des ultra-riches qui ont financé l’ascension au pouvoir d’Hitler!

    Dernière chose, que l’auteur ignore probablement: les racines philosophiques du nazisme et du capitalisme sont les MÊMES: cherchez « darwinisme social » sur internet, et vous comprendrez.

    Hitler: « dans la nature (…) tout ce qui est faible est éliminé. C’est avec la société (…) qu’on a maintenu artificiellement en vie le faible et le médiocre »

    Herbert Spencer, grand minarchiste: « c’est un fait avéré que depuis la nuit des temps, le fort a toujours opprimé le faible ».

    à méditer.

    1. Les socialistes poursuivi par Hitler, chef du parti National-Socialiste? Vous êtes sûr?
      Le fait qu’ils aient étés soutenus par les par des banques ou des riches prouve quoi selon vous? Aujourd’hui les banques et les particuliers prêtent à l’état aussi, sous Mitterrand aussi, quelle est votre conclusion?

      Comparer l’eugénisme et le capitalisme, c’est nouveau, mais c’est complètement con. Le capitalisme n’est pas un système qui cherche à éliminer les autres, c’est même ça grand force, il est indépendant.

    2. Rappelons tout de même la politique de grands travaux du 3ème reich: autoroutes, logements sociaux (oui, oui les mêmes qu’on voit pululler dans les communes en France), réfection des cantines ouvrières, loisirs de masse tel Paris-Plage etc… Le lancement de la filière automobile avec Volkswagen, telles les subventions que reçoit renault, avec des automobiles censées être accessibles aux plus pauvres…
      Le régime imposa la planification et une stricte autarcie obligeant les industriels à respecter des objectifs et à remplacer les produits d’importation par d’autres de moindre qualité made in Germany…pas loin de ce que prétend faire Mélanchon d’ailleurs.
      L’industrie fut complètement réorganisée par une série de lois, suivant un plan de remilitarisation. Cette politique s’est appuyée dès 1933-1934 sur une série de lois économiques qui favorisèrent la réorganisation complète de l’industrie, puis fut accentuée à partir de 1936 avec le lancement du plan de Quatre Ans confié à Hermann Göring. Celui-ci constitua le tout-puissant cartel des Hermann-Göring Reichswerke, devenu très vite l’une des plus grosses entreprises d’Allemagne puis, après la mise sous tutelle des industries des pays conquises, une des plus grosses du monde.

      L’Etat nazi promulga une loi supprimant chomage et emprunta 1 milliard de marks pour refaire tous les bâtiments, c’est simple de donner du travail comme ça évidemment, il créa le livret de travail avec les administrations qu’il fallait. De manière générale la bureaucratie et son cortège de fonctionnaires grossit de manière exponentielle, le droit du travail et les compensations envers les travailleurs sont allés largement plus loin que ce que réalisa même le front populaire à la même époque en France.Au total le Front du Travail allemand a versé, de mai 1933 à la fin de l’année 1938, à titre d’assistance, une somme de 424 millions de marks.
      Les politiques sociales pour favoriser les ouvriers et les familles étaient très développées, se développèrent énormément de locaux sanitaires, l’apprentissage, les congés payés obligatoires etc…
      Bref du socialisme sur toute la ligne.

    3. apres la premiere guerre mondiale, les communistes ont tenté en allemagne un coup d’état et ce sont les corps francs (des milices d’anciens soldats) qui ont sauvé la république de weimar, qui apres ont été désarmés et se sont retrouvé au chomage, ils se sont sentis abandonnés alors ils se sont tournés vers hitler (ce sont eux qui ont formés le sa). le nsdap et le parti communiste avait le meme électorat donc était concurrent, ce qui justifie leur haine réciproque. il y avait également une haine entre socialiste et communiste. une partie de la population allemande a voté et mis hitler au pouvoir en raison de la haine du communisme. sans le communisme, il n’y urait pas eu de nazis et de fascistes. la bourgeoisie a soutenu hitler et mussolini par haine car elle avait une peur bleue du communisme. hitler s’est contenté d’utiliser la bourgeoisie pour arriver au pouvoir. regardez le programme économique du nsdap et les mesures économiques mises en place par les nazis au pouvoir et osez dire que ce n’est pas socialiste. ce qui différencie le communisme, fascisme et le communisme c’est que le nazisme est nationaliste alors que le communiste est internationale.

    4. vous oubliez que les anticapitalistes utilisent EXACTEMENT les meme arguments que les nazis (sauf qu’eux mettait juif: la finance juive, le 1 % juif, les banques juives,….)

    5. arrêtez votre révisionnisme. lisez Fascisme et communisme de François Furet et Ernst Nolte. vous ferez à quel point l’italie fasciste était socialiste. je vous recommande aussi la lecture de la doctrine du fascisme de Mussolini. Les ressemblances avec les discours d’extrême gauche contemporains sont hallucinantes.
      L’ouvrage est censuré en France mais vous pouvez le trouver facilement (en anglais) sur Google

  7. le totalitarisme (nazisme ,fascisme et communisme )est dérivée du socialisme.le parti nazi s’appelait national SOCIALISTE des ouvriers allemands, contrairement à ce que la plupart des gens pensent s’étaient un parti d’extreme GAUCHE (comme le fascisme et le communisme). Ce n’est qu’APRES la seconde guerre mondiale que l’on a dit que c’était d’extreme droite.Mussolini avant de fonder son parti fasciste a été rédacteur en chef d’un journal SOCIALISTE. LAVAL a été communiste avant la 2 guerre mondiale. Miterrand et son pere ont collaborer avec le régime de pétain. La tres grande majorité des collaborateurs en france étaient des gauchistes. En france, 80 % des colllabos venaient de la gauche. je conseille de lire Un paradoxe français, Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance de simon epstein