« À quoi servent les riches ? » de Jean-Philippe Delsol et Nicolas Lecaussin

Publié Par Aleps, le dans Lecture

Les riches servent-ils à quelque chose à part à être des boucs émissaires faciles dans une campagne qui traîne au niveau du caniveau ? On pourrait en douter quand on écoute nos politiciens, mais Jean-Philippe Delsol et Nicolas Lecaussin viennent apporter un peu de bon sens dans ce débat.

Un article de l’Aleps.

Deux raisons expliquent les attaques dont les riches sont l’objet au cours de cette campagne électorale : l’une est la traditionnelle jalousie qui caractérise le peuple de France, l’autre l’ignorance totale de toute notion élémentaire d’économie. Toutes ces idées ont inspiré Jean-Philippe Delsol, administrateur de l’ALEPS, et Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF, dans un livre paru ce mois-ci, et dont nous reparlerons : À quoi servent les riches, Jean Claude Lattès, 2012.

La cause est entendue, pour remplir les caisses de l’État, il faut plus de rentrées fiscales donc plus d’impôts. Et qui doit payer ? Les « riches », bien sûr. Pour la première fois, un ouvrage propose de démonter, les nombreux clichés sur les « riches » véhiculés par les médias et le pouvoir politique. Sait-on combien d’emplois créent les riches ? Quels sont les impôts exacts qu’ils payent ? Il est faux de dire que les riches ne paient pas d’impôts ou qu’ils en paient moins que les autres. Il ne s’agit pas de les défendre à l’heure où leur comportement est parfois rendu déplaisant, voire odieux, par des excès qui leur font croire, à tort, que tout leur est permis. Beaucoup de fortunes sont constituées par l’intelligence et le travail et il ne doit pas y avoir de honte à gagner une fortune honnêtement.

À force de s’attaquer aux riches du privé, on oublie souvent ceux qui s’enrichissent sur le dos de l’État et des contribuables. Politiques, hauts fonctionnaires, certaines catégories d’agents du service public profitent pleinement des dépenses publiques faites par un État hors-contrôle. Cet essai cherche aussi à démontrer qu’à l’inverse de ce qu’énonce le discours politiquement correct, il faut récompenser l’initiative et favoriser la richesse pour réduire la pauvreté. Plus le nombre de riches augmente, moins on a de pauvres.


Sur le webRéserver le livre sur Amazon (sortie le 21 mars)

Laisser un commentaire

  1. Concentrer des capitaux n’impliquant pas de les concentrer dans la poche de quelqu’un, j’aurais été très intéressé par la réponse.
    Sachant que le riche peut consommer moins efficacement, corrompre, monopoliser, etc.. Quelle utilité peut bien compenser ces désagréments ?

  2. Il y en a qui trouent toujours des éditeurs pour répandre les mêmes clichés depuis 40 ans.

    Comme si les riches avaient littéralement inventé le travail.

    Grotesque et stupide.

    Les riches ne sont que des intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs, mais ils structurent le marché du travail en leur faveur.

    Ce sont en fait de simples gestionnaires qui tirent parti d’un système. Ils ne méritent en rien ces rémunérations et ces privilèges et devraient être moins rémunérés qu’un médecin.

    Les riches servent essentiellement à financer les partis politiques et à acheter les journaux, les artistes et les stars, qui ensuite, leur cirent les pompes.

  3. Ping : L’univers totalitaire en littérature et au cinéma (3/6) | Contrepoints