La non-informatique étatique parvient à produire le non-logiciel Scribe

Au moins l’administration française excelle dans un domaine : la production fort coûteuse de non-logiciels de gestion pour elle-même.

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Police by mirsasha (CC BY-NC-ND 2.0) https://www.flickr.com/photos/mirsasha/2061694764/in/photolist-49bJ2s-yQ8Ti-sAoZgm-21GiTx-4nG92V

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La non-informatique étatique parvient à produire le non-logiciel Scribe

Publié le 3 novembre 2021
- A +

par h16

Certaines sommes sont décidément plus faciles à dépenser que d’autres.

C’est ainsi qu’il est maintenant admis en toute décontraction, au plus haut niveau de l’État, qu’il vaut mieux dépenser 60 millions d’euros par mois pour des vigiles à l’entrée des hôpitaux plutôt que d’améliorer l’infrastructure, augmenter les salaires ou recruter du personnel soignant. C’est un choix de société définitivement hardi.

Et à côté de ces dépenses bizarrement orientées alors que le système hospitalier montre tous les signes clairs d’un effondrement complet, il y a heureusement de saines dépenses sur des sujets et avec des méthodes que l’État maîtrise maintenant totalement, et même avec brio. C’est le cas de la production de non-logiciels.

Car en matière de production de non-logiciels à échelle nationale, l’administration est devenue une véritable référence dans le monde entier : c’est en effet devenu une habitude fermement ancrée pour toute la bureaucratie française de produire à grands frais du non-logiciel dont la fonction effective sera de réaliser, de façon à la fois discrète et efficace, un transfert d’argent des popoches du contribuable vers les popoches de sociétés d’ingénierie logicielle bien introduites.

Cette solide production de vaporware s’est de nombreuses fois illustrée ces dernières années.

Bien sûr, on se souvient ici de Louvois : Louvois, c’est ce gros, cet énorme, cet hippopogiciel de gestion de la solde des militaires français dont la facture totale, impossible à calculer complètement, aborde largement les 500 millions d’euros. Au départ prévu pour coûter seulement 7 millions d’euros, l’énorme usine à gaz a brillamment merdouillé sur des centaines de milliers de soldes, des dizaines puis des centaines de millions d’euros d’encours, entraînant un pataquès mémorable dont les coûts de gestion sont venus s’additionner au dérapage déjà massif du développement et de la correction du programme informatique.

Louvois a été totalement abandonné courant 2013. Les sociétés informatiques ayant travaillé sur ce fiasco ont bien été payées.

Un autre non-logiciel magnifiquement non-réalisé fut celui destiné à centraliser les payes de toute l’administration française que le gouvernement a choisi d’abandonner avec courage. Là encore, l’argent dépensé n’a pas été perdu pour tout le monde.

Peut-être est-il utile de rappeler la réussite flamboyante de la non-gestion informatique des cartes grises ? En 2018, on apprenait ainsi que la gestion des cartes grises, soi-disant devenue automatisée et informatisée de bout en bout, aboutissait à un mémorable embouteillage de dossiers et un merdoiement intense de toute la chaîne administrative chargée de délivrer ces précieuses cartes aux automobilistes privés et professionnels.

Plusieurs années après, le fait est que l’ANTS (chargée de ce non-logiciel) continue à s’embourber avec délices dans sa médiocrité, à tel point que tout un petit business d’aide à l’assujetti a vu le jour, depuis des portails d’aide aux professionnels jusqu’aux sites ad hoc s’occupant de la paperasse pour vous. Comme quoi, quand l’administration le veut, elle peut créer de l’emploi !

Enfin, on pourrait revenir sur le mémorable non-cloud souverain à la française qui a permis à certains politiciens de se la jouer novateurs, technophiles et branchouilles tout en claquant un assez juteux paquet d’argent gratuit des autres pour parvenir à un abandon complet : l’histoire de Numergy et de Cloudwatt est parfaitement illustrative de toute la puissance de la non-production logicielle de nos administrations.

Tous ces exemples permettent de mieux comprendre la réussite olympique d’une nouvelle non-production logicielle concernant cette fois-ci la police, et plus précisément la gestion des plaintes enregistrées : après quatre années de labeur et près de douze millions d’euros claqués en pure perte, le logiciel Scribe arrive en fanfare au même cimetière que les autres non-logiciels administratifs français.

Scribe, c’est ce qui aurait dû voir le jour après un appel d’offres placé en 2017 et remporté en novembre d’alors par CapGemini ; ce logiciel devait faciliter la rédaction des procédures judiciaires mais il ne verra jamais le jour puisque le ministère vient de fermer le robinet de ce vaporware. Accumulant retards sur retards, le développement de ce qui devait remplacer l’abominable usine à gaz impraticable actuellement déployée en France a été parsemé d’embûches, le départ du chef de projet avec la moitié de son équipe n’étant pas la moindre.

On apprend au passage que le dossier, bétonné juridiquement, ne permettra pas à l’État de mitiger la perte financière bien qu’on puisse soupçonner que le prestataire informatique ne soit pas totalement innocent même s’il est vrai que développer un truc (quel qu’il soit, depuis des sous-marins jusqu’à des logiciels) pour l’administration française se solde très souvent par des complexités invraisemblables et un don pour le dépassement de budget et la médiocrité du résultat. Rassurez-vous cependant, du point de vue d’un responsable syndical policier qui s’en est ouvert à France Inter,

« Ce n’est pas le plus gros fiasco côté financier de ces dernières années »

… Ce qui permet immédiatement de pousser un soupir de soulagement : après tout, la production du non-logiciel s’est arrêtée à 12 millions d’euros mais les autorités compétentes auraient pu choisir de placer le curseur beaucoup plus haut comme l’ont prouvé les exemples précédents.

Devant cette réussite totale de l’absence de résultat positif, le ministère a fait savoir qu’il allait procéder à un nouvel appel d’offres en respectant donc grosso modo la même méthode qui a permis de ne rien obtenir la première fois, en partant du principe que plus on se banane violemment à forcer d’essayer, plus on a de chance de parvenir à un résultat (peu importe lequel, c’est vous qui payez, pas lui).

Comme, parallèlement, la Justice arrive elle aussi à la conclusion qu’une informatisation un peu plus poussée devient là aussi nécessaire et compte tenu de l’historique particulièrement solide de l’État dans le domaine, on peut raisonnablement imaginer que les prochaines années verront donc se multiplier de nouveaux non-logiciels, du vaporware étatique et du ghostwriting industriel comme seules les républiques bananières et les dictatures soviétiques furent à même d’en pondre jadis.

Forcément, tout va bien se passer mais n’oubliez pas de sortir votre chéquier.


—-
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  • Pourquoi ne pas expliciter les raisons des échecs?

    Pour Louvois par exemple, il me semble qu’une des raisons de la complexité était, malgré qu’il s’agisse d’un système national, chaque base avait ses spécificités et ses régimes, démultipliant les profils, et donc la complexité.
    Idem, pour la réforme des aides au logement, il y a eu des cafouillages…

    On ne peut pas faire un logiciel simple face au millefeuille administratif qu’on a en face.

    Remettre à plat tout le système économique, administratif, fiscal, devrait être planifié, ne serait-ce que pour un court laps de temps (1 à 3 ans), quitte à supprimer niches/aides durant ce temps.

    Et rappeler à nos chers dirigeants ou représentant, que c’est idiot de s’amuser à pondre des règlements puis les modifier l’année d’après ou le mandat d’après…
    Ce n’est pas forcément compatible avec les cycles de développement, même en agile.

    Même les gens du terrain (ceux qui bossent dans les administrations sur le long terme), ne peuvent avoir/proposer des visions de long terme, quand les décideurs, ce sont des politiques qui majoritairement n’ont soit que des visions court-termes (quitte à saboter une vision long terme précédente histoire de mettre sa marque), soit des lubies du moment.
    Sans parler des parachutes et copinages….

    • Je connais quelqu’un qui a travaillé sur l’ancêtre de Louvois quand il a fait son service militaire. Effectivement les règles de paies dans l’armée sont tellement complexes que c’était une énorme boite noire que personne ne souhaitait toucher. Personne n’était d’ailleurs capable de recalculer la paie à la main tellement les règles et les contre règles étaient nombreuses
      La simplification administrative est bien le premier pas à faire.
      Nos dirigeants semblent avoir avoir choisi l’automatisation logiciel pour ne pas avoir à le faire. Le problème étant que dans les cas où des modifications ou des cas particuliers sont à gérer c’est impossible de s’en sortir

    • Avec une modélisation correct, on peut gérer n’importe quelle complexité tant qu’on arrive pas dans du combinatoire.

  • Pour avoir travaillé pour des ESN française, ainsi que sur des projets pour l’administration, je peux confirmer. Les grosses ESN françaises sont globalement incompétentes, et l’administration ne sait pas diriger un projet. Ajoutons à cela la complexité des lois française à retranscrire en informatique, et vous comprendrez pourquoi on arrive toujours à ce résultat.

    • « développer un truc (quel qu’il soit, depuis des sous-marins jusqu’à des logiciels) pour l’administration française se solde très souvent par des complexités invraisemblables et un don pour le dépassement de budget et la médiocrité du résultat. »

      Je pense qu’il y a un business du « truc » : les sociétés spécialisés en « truc » savent pertinemment que l’administration est incapable de fournir un cahier des charges cohérent et qu’ils n’ont pas une idée correcte du vrai coût du logiciel, pensant que faire jouer la compétition résout le problème.

      Ces sociétés vivent donc de la production de logiciels mal faits. Le but du jeu étant de respecter le cahier des charges mal fait pour ne pas être en tort et se rattrapper sur une facturation d’avenants au prix fort jusqu’à l’abandon du logiciel.

      Bien sur, d’un point de vue technique, les sociétés sont incompétentes mais ce n’est pas le but du jeu. A éviter pour les informaticiens.

      • Ayant travaillé en ESN et pour des grandes entreprises voici mon avis, ainsi que celui de développeurs ayant travaillé au forfait :

        – Les délais sont souvent tendus dans les projets au forfait (c’est a dire quand un client mandate une entreprise pour réaliser un projet) et les specs changent souvent. Dans ces conditions il est peu probable de développer un logiciel de qualité puisqu’il manque une vision long terme

        – les bons développeurs sont rares. Un développeur fait toujours des bugs, quoiqu’il arrive. Mais un bon développeur est une personne qui a une vision claire et souple de ce qu’il fait

        – Ayant toujours travaillé avec des entreprises privées je ne donnerai pas mon avis sur la collaboration avec le public. Néanmoins j’ai entendu de la part de développeurs qui ont eu le courage d’y travailler (puis d’en partir) que c’était un bordel sans nom. Le pire étant les équipes qui se transmettent la patate chaude jusqu’à la dernière qui ne peut plus rien y faire

        Pour relativiser, 12 millions d’euros c’est évidemment une somme, mais qui reste modeste si on la compare avec d’autres projets qui peuvent atteindre des montants bien plus conséquents, même dans le privé. Encore heureux qu’ils aient arrêté le fiasco à ce stade, même si l’on est en droit de se demander pourquoi ils ne l’ont pas fait avant

  • Ni l’état ni les ssii sont coupables, il est tout à fait impossible de bosser avec des ronds de cuirs inamovibles et gare à ceux voulant changer leur routine.

  • curieux, je viens d’aller sur le moteur de recherche sur le moteur de recherche officiel du gouvernement et je n’ai trouve AUCUNE des fakes news ici reportées..

    H16 confond dépense et investissement..

    le gouvernement ne dépense pas, il investit..et investir c’est bien sauf quand ça rapporte de l’argent auquel cas c’est cupide..

  • Bah. Investissements en logiciels où en autres choses, c’est toujours à perte ce que fait l’État.
    Une bande organisée d’incompétents qui se félicitent entre eux de leurs échecs au frais de nos impôts. Le gagnant est celui qui a jeté le plus gros budget.

  • D’un autre côté, il faut peut-être se réjouir de l’incapacité de l’état à mettre en place des logiciels.

    J’ai vu l’autre jour la moitié d’un très mauvais film (à mon sens) avec Brad Pitt (Ad Astra) où le héros va se faire psychanalyser sur Mars -et sauver le monde à temps perdu …

    L’informatique fonctionne très bien (modèle 1984), et permet de lui mettre des bâtons dans les roues et le soumettre à de multiples vexations sur son habilitation et sa santé physique et mentale (parfaite), tandis qu’on l’envoie sauver le monde sur un vol commercial (vers la lune par discrétion ?), qu’on le met en danger et qu’il arrive à destination par miracle aux milieu des cadavres à cause de l’incompétence des militaires, et que son chaperon lu fait défaut en cours de route pour problèmes cardiaque.

    Et tout ce qu’il trouve à dire, c’est que c’est pas bien qu’il y ait des distributeurs automatique sur les vols commerciaux !

    Drôle de futur !

  • La folie règlementaire française aboutit à la folie de modification en dynamique des specs. Même les fonx, c’est d’ailleurs à ça qu »on les reconnait, n’y comprennent rien. Et ce sont eux les donneurs d’ordre au travers de leurs marchés et leurs clauses d’adaptation. Donc les gamelles se produisent et vont continuer. Se rappeler de Chorus et voir où cela en est 15 bonnes années après.

    • « L’application Chorus est partagée par l’ensemble des acteurs financiers de la comptabilité publique des ministères et de leurs services déconcentrés » – Wiki, avec un involontaire jugement de valeur

  • L’illustration de fin d’article est mesquine : quand on aime ( l’Administration ), on ne compte pas

  • Ici H16 se trompe de cible. Deja les projets informatiques qui se plantent c est aussi courant dans le privé. par ex Lidl a developpé un systeme pour passer sous SAP puis l a abandonné avant le passage en production pour garder son vieux systeme. Et ca a couté 50 fois plus (https://www.lemagit.fr/actualites/252446988/Lidl-abandonne-un-projet-SAP-a-500-millions-deuros)

    Ensuite, la principale cause de l echec est chez Cap Gemini. Ce qui n a rien d etonnant quand on connait ce type de société (les SSII, rebatisé ESN, comme Cap ou Alten sont ce qu on appelle des « marchand de viande ». autrement dit ils vendent de l ingenieur a la journee et c est tout ce qu ils savent faire (dans le cas de Cap c est souvent pire, l objectif est de delocaliser au max pour augmenter le benefice. donc le logiciel a probablement ete ecrit en inde par des gens peu motivé qui ne comprenaient pas ce qu on leur demandait de faire)

    Le principal reproche de l administration ici serait d avoir choisit Cap, et ayant choisit un baton merdeux de ne pas avoir blindé le contrat

    PS: j ai a un moment travaillé sur un projet ou une petite partie avait ete sous traité a Cap Gemini. Ils nous ont pondu une bouse. Normal la principale personne affectée dessus etait peu motivée et a meme demissioné (ce qui n a pas empeché Cap de la maintenir dessus jusqu au bout sans prevoir de doublure)

    • La régie étant plus ou moins interdite, on est passé au forfait ou aux prestations de services.
      Les ESN disposent de centre de développement, destiné au développement et à la réalisation d’un produit « fini » pour les clients.
      C’est ce qu’ils appellent les offres « structurées ».

      Par contre, ça ne change pas au souci de ces ESN : souvent des juniors sans beaucoup d’expérience (alors côté bug), qui viennent et partent comme ils respirent (pas de blâme envers eux, mais sur des cycles de 3 ans, ben il y a du roulement de chaises).
      Delivery pas forcément contrôlé (intégration, qualité)..
      Pilotage incertain (celui qui recueille le besoin client, il doit bien le comprendre).
      Alors le développement agile permet de palier certain défaut, mais il a lui-même le défaut de faire perdre la vision de l’importance du travail réalisé dans le contexte du projet. Alors pour gérer la motivation et la vision d’ensemble, zero quoi
      Bref, le gros problème des ESN.
      Alors il y a bien des DT. Mais vu que les ESN sont de vraies pieuvres, pas évident de structurer quelque chose. A la limite, ça peut se structurer au sein d’un plateau, mais la durabilité n’est pas garantie si virtuellement, à un moment ou un autre, du DT à l’intégrateur, le roulement est toujours là.

      Après, ce n’est pas pour défendre les ESN, mais il y a quand même des choses qui tournent rond.

      Après, du côté des donneurs d’ordre, ce n’est pas carré non plus. Beaucoup sont encore habitués à la régie (alors les CCTP sont floues), voire incompétent (dans la gestion de projet, voire dans le sujet sous traité lui-même).

      Mais pour revenir au contexte de l’article, la complexité du système français ne fait qu’aggraver ces éléments.

    • Sauf que l’argent utilisé par Lidl ne devait pas venir des impôts des Français… Qu’une entreprise privée fasse des erreurs, ça arrive et c’est bien d’ailleurs, elle saura mieux rebondir qu’une entreprise public qui n’apprendra rien…

    • Il y a aussi des plantages dans le privé mais ce n’est pas avec l’argent du contribuable.

      Les fautes comme les réussites sont toujours partagées entre les parties prenantes. Ça se voit quand ça derape. Je presume qu’il devait y avoir des reportings hebdomadaires pour discuter de l’avancement.

      Pour avoir plus ou moins vécu le même genre de situation je m’imagine très bien comment ça s’est passé: d’un côté un cahier des charges exigeant et de l’autre une esn qui a pratiqué des prix à la baisse lors de l’appel d’offre pour remporter le contrat.

  • en résumé:
    « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément » (Boileau) d’où la faillite du fonctionnarisme allié aux politichiens formant une cacophonie abscons.

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