L’écologie fasciste : la branche verte du parti nazi

L’écologie n’est-elle qu’un nouveau moyen pour les réactionnaires socialistes de maintenir les libéraux hors de la gauche ?

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L’écologie fasciste : la branche verte du parti nazi

Publié le 31 octobre 2019
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Par Alain Cohen-Dumouchel.

L’article de Peter Staudenmaier sur les racines de l’extrême-droite de la philosophie écologiste et sur sa mise en œuvre pratique et théorique sous le IIIe Reich a été initialement publié en 1995 dans Ecofascism: Lessons from the German Experience (San Francisco: AK Press, 1995).

L’ouvrage a été réédité en 2011 dans Janet Biehl and Peter Staudenmaier, Ecofascism Revisited (Porsgrunn: New Compass Press, 2011).

Curieusement, aucune traduction française de ce texte n’avait jamais été rendue disponible avant ce jour. C’est pourquoi, avec l’accord de l’auteur, j’ai pris l’initiative de traduire cet article qui éclaire les relations de l’écologie avec l’idéologie nazie.

 

Aux sources de l’écologie, conservatisme, racisme et nationalisme

Les thèmes écologistes ne datent pas d’hier et notamment pas de la deuxième moitié du XXe siècle comme on le croit trop souvent.

C’est au XIXe siècle que s’est construite cette idéologie de résistance à la modernité, aux Lumières et au bouleversement introduit par l’ordre spontané capitalien.

Mouvement conservateur par essence, l’écologie s’est d’emblée positionnée comme un mouvement profondément réactionnaire, adoptant tous les thèmes régressifs liés à la paysannerie traditionnelle, à la résistance au changement, aux racines terriennes des peuples, et à l’anticosmopolitisme, ce qui, à l’époque, était pratiquement toujours synonyme de racisme.

Peter Staudenmaier rappelle que les structures de la pensée écologique se sont développées dès le début du XIXe siècle.

Ainsi Ernst Moritz Arndt, raciste et nationaliste militant écrivait dès 1815 « en des termes étonnamment similaires à ceux du biocentrisme contemporain » :

« Quand on voit la nature comme un lien et une inter-relation nécessaires, alors toutes les choses sont d’égale importance – arbuste, ver, plante, humain, pierre, rien en premier ou en dernier, mais une seule unité. »

Riehl, élève d’Arndt, est un autre exemple d’un activisme environnemental ouvertement nationaliste et antisémite. Auteur d’un essai intitulé Field and Forest, Arndt appelait à se battre pour « les droits des étendues sauvages ».

Plus près de nous Haeckel, inventeur du mot écologie et fondateur de la ligue moniste, soutenait avec enthousiasme l’eugénisme racial.

Il a contribué à façonner le courant de pensée qui allait servir de base au national-socialisme, en plus de ses activité directes dans la société de Thulé, une organisation secrète qui joua un rôle important dans l’avènement du nazisme.

La mise en œuvre de l’écologie sous le IIIe Reich, méconnue ou niée

Si ces prémisses d’extrême droite de l’écologie sont peu connues du grand public, l’activisme écologiste du IIIe Reich l’est encore moins.

C’est le grand mérite de l’article de Peter Staudenmaier de montrer que l’administration nazie a bien mis en œuvre un vrai programme écologiste, dont les contours possèdent beaucoup de points communs avec l’écologie contemporaine.

Cet activisme écologiste nazi est complètement nié par Joann Chapoutot, universitaire et chercheur français spécialiste de l’idéologie nazie.

Il faudrait consacrer un chapitre entier à l’argumentaire de Chapoutot développé dans Les nazis et la « nature » Protection ou prédation ?.

Ce curieux texte, très politique, manque en effet cruellement de références historiques précises et Yoann Chapoutot y abandonne son habituelle rigueur pour un déroulé d’affirmations qui, sous couvert d’analyses sémantiques frisant le ridicule, sont indignes d’un chercheur de son envergure.

Ainsi, il ne craint pas d’écrire :

« L’idée d’un impératif de préservation universel, ou celle d’une solidarité et d’une indépendance des phénomènes naturels et de leur perturbation a l’échelle du monde, est radicalement absente [de l’idéologie nazie]. »

Radicalement absente ? Peter Staudenmaier donne des exemples précis, textes à l’appui, qui permettent de prouver le contraire.

Une écologie réinvestie par la droite

L’écologie de droite retrouve aujourd’hui des couleurs sous des formes variées : écologie raciste et décroissante de groupes d’extrême droite allergiques au mélange des populations et des cultures d’une part, écologie intégrale portée par un catholicisme traditionaliste et préconisée par le pape François d’autre part.

Point commun de cet écologisme de droite, son antilibéralisme virulent et affiché.

Ainsi Éric Zemmour dans son discours à la convention de la droite du 28 septembre 2019 a-t-il réussi à glisser :

« Nous devons assumer notre conception de l’écologie : celle qui défend d’abord la beauté de nos paysages, de nos sites, de notre art de vivre, de notre culture, de notre civilisation. »

Ou Alain Soral qui, interviewé en 2010 à propos de la percée écologiste aux élections européennes de 2009, déclarait :

« L’écologie fait partie de la pensée conservatrice, fait partie de la pensée réactionnaire, c’est un truc qui est passé à gauche que très récemment. C’est au cœur de la réflexion réactionnaire et conservatrice. […] c’est un sujet important, c’est sans doute le sujet le plus important aujourd’hui qui est la manière dont le capital par sa fuite en avant destructrice commence à détruire la planète. »

Réinvestie par la droite l’écologie est donc en passe de retrouver ses racines, concept qui lui est si cher…

Une écologie de gauche est elle vraiment crédible ?

Reste un autre débat : à la lumière de son passé et de ses thèmes profonds, l’écologie peut-elle vraiment s’afficher comme un mouvement de gauche ?

Un mouvement dont l’essence même est la conservation peut-il se revendiquer de la gauche et pourquoi les origines d’extrême droite de l’écologie ne sont-elles pas assumées par ceux qui ont endossé la plupart de ses thèmes ?

En d’autres termes, l’écologie n’est-elle qu’un nouveau moyen pour les réactionnaires socialistes, de maintenir les libéraux hors de la gauche où ils devraient se trouver ?

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  • gauche libérale?
    je me marre , le fond de commerce de la gauche c’est l’égalitarisme au nom duquel on dépouille pierre pour habiller Paul..en se servant au passage
    a moins que la gauche libérale soit une administration de gauche pour racketter le travailleur libéral?
    je ne vois pas trop.. quand aux bataillons nazis peints en vert , ne pas oublier qu’ils sont issus du socialisme national

  • Les libéraux n’ont pas plus leur place à gauche qu’à droite.
    Au contraire, c’est le libéralisme qui doit accepter de faire une place aux gens de gauche – en ne se limitant pas aux questions économiques – et aux gens de droite – en ne se limitant pas aux questions sociétales…
    Par ailleurs, ne pas confondre l’écologie (étude des interactions espèces/environnement) avec l’écologisme (prise de position politique) est essentiel pour ne pas faire de ce thème un gigantesque point Godwin.
    Les nazis, Pétain, les écologistes « intégraux » (cette nouvelle droite ultra-conservatrice qui s’est bâtie sur les ruines de la manif pour tous) ont tous en commun une chose : ils confondent la terre physique et la patrie ou le groupe humain. Rien ne résume mieux cette idéologie que ces quelques mots : « La terre, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours. Elle est la patrie elle-même. » dont tout le monde aura reconnu l’orateur.
    C’est une « écologie » réduite aux seuls intérêts des espèces ; pour elle, l’environnement ne fait plus partie de l’équation.
    Evidemment, pour les partisans de cette idéologie, il est tentant de parler d’écologie en lieu et place d’écologisme ; c’est donner au militantisme les habits de la science ; ne soyons pas dupes.
    Les gauches actuelles, quand elles se revendiquent écologistes, ne se placent pas sur le même plan : leur agenda n’est pas celui de la pureté raciale ou spirituelle, mais celui de l’anti-capitalisme. L’écologie a été récupérée par la gauche dans les années 70, à la fin des Trente glorieuses, sans qu’on sache bien si cette opération était à l’origine la conséquence d’un faux constat (la finitude des ressources) ou une volonté délibérée de mettre en place un autre régime politique. Un peu des deux sans doute.
    Il est donc difficile à mon sens de trouver une communauté de pensée, une continuité idéologique, ou encore des « contours aux points communs » entre l’écologisme actuel et l’écologisme originel. Sauf à vouloir gagner un point Godwin…

    • l’écologisme politique est une escroquerie de gauche,
      la mort du communisme a laissé un vide pour les « croyants »
      mais si l’internationale a failli a sauver le genre humain, la « vertitude » a donné un nouveau souffle a une gauche carbonisée par les évidences..
      personne n’est dupe

      • Ca ne colle tout simplement pas avec la réalité historique !
        L’écologisme actuel (en France tout du moins) remonte au milieu des années 70, au moment où le communisme était particulièrement vivace. Souvenez vous des scores du PC à cette époque. Mitterrand gagne en 1981 grâce au PC et au programme commun.
        De plus le communisme a toujours été productiviste, un sous-jacent totalement absent de l’écologisme actuel, à forte tendance décroissante !
        Aujourd’hui, le vote écolo recouvre en gros le peuple urbain, aisé, mondialisé, celui qui il y a peu encore (avant le flyskam de Greta) prenait l’avion tout en vomissant la voiture. Des gens qui vivent si bien qu’ils ne redoutent pas la décroissance (surtout pour les autres). La gauche bobo, caviar et homard, quoi. Pas vraiment la famille communiste !

        • mais la famille socialiste qui en est un derivé

        • Les partis verts avait une taille lilliputienne dans les années 70. Ils ont pris de l’ampleur au fur et à mesure de la décroissance du parti communiste.

          • Vous plaisantez !?
            Revoyez donc les résultats des partis écolos aux presidentielles depuis 81.
            Le deuxième plus gros score est atteint dès 1981 par Lalonde. A part Mamère en 2002, tous les autres candidats feront moins.
            Et pire, en 2017, les écolos ne présentent même pas un candidat ; ils s’allient au PS, qui fait à peine plus de 6 % .
            Ne confondez pas le poids des partis politiques et la lente infusion des questions environnementales dans l’opinion publique.

            • oui car les migrants du ps qui sont allés a LREM on fait leur les théories vertes , 70% de LREM c’est ex PS

            • Il n’y a pas forcement de contradiction, il convient peut-être de distinguer entre « organisateur » et « suiveur ».
              Les « organisateurs » des partis écolos sont bien ces bobos, aisés bien que plutôt « mal-comprenant » de l’économie, et conscient de l’échec du communisme. Derrière toujours des braves gens qui pensent que puisque voter sert le bien commun, alors quoi de plus commun que « notre » environnement.

        • Le point commun entre les deux est le mépris de l’homme et de la réalité. En vérité, communisme et écologisme sont deux avatars de la même idéologie mondialiste.

      • Oui, l’escrologisme est le nouveau communisme et ne sert qu’a imposer les deux choses que les citoyens ne veulent pas :
        – l’immigration (les fameux migrants climatiques)
        – les taxes et impots

        • N’importe quoi !
          Personne n’a envie de voir arriver une nouvelle vague d’immigration, poussée à quitter les pays pour cause de dérèglement climatique (montée du niveau de la mer).
          C’est justement un des risques mis en avant pour inciter les pays et les peuples à adopter des mesures anti-RCA !

    • Les gens de gauche sont anti-libéraux car ils ne supportent pas la liberté, ils ne rêvent que de contraintes… et de piller l’argent de autres!

      • La gauche, en France, n’est pas libérale sur le plan économique. Mais le libéralisme ne se réduit pas à la dimension économique.
        C’est à peu près tout ce qu’on peut dire d’intelligent sur la question.
        Quant aux contraintes et au niveau de prélèvements élevés, c’est notre Etat (ses institutions, son logiciel ?) qui en est responsable ; quelle que fût la couleur du parti au pouvoir, le résultat était identique.

    • Punaise… si j’arrivais à m’exprimer aussi clairement et synthétiquement que vous…
      Je suis d’accord à 98% avec vous !
      Merci Jean.

  • à vrai dire que le parti nazi ait été « écolo », ne nous aide pas à comprendre pourquoi l ‘écologie est une idéologie qui peut devenir très aisément un totalitarisme autoritaire.
    hilter aimait les chiens parait il..

    et l’important est que l’ecologie est bien un telle idéologie..

    par le simple fait qu’on peut adopter une définition de la » nature » est inclus ou non..l’idée de protéger la « nature » permet d’inclure les hommes ou pas..
    la France est un pays dont quasiment TOUS les paysages sont artificiels.. quasiment tous les écosystèmes sont artificiels en France.. protéger la nature en france est un façon de dire ne changeons rien non pas à la « nature » mais à la façon dont l’homme agit..
    et si un homme agit d’une façon qui vous déplaît..prétendez que c’est la nature d’avant cet homme qu’il fallait préserver…tient si on réintroduisait des loups? comprenez vous les loups sont utiles sont nécessaires à l’équilibre de l’écosystème … en fait non…les loups était nécessaires à l’équilibre de l’écosystème pré pastoral.. le gibier qu’il régulait est de toutes façons facilement régulé par les humains.. on le sait on le voit, un écosystème sans loups en france « fonctionnait ».

    c’est un outil qui permet de TOUT contrôler, comme d’avoir la main sur l’énergie d’ailleurs.

    • j’ai encore subi quelques minutes de télévision..où j’ai pu voir en l’espace de quelques minutes un bande de loustics faire jurer à des enfants d’une espèce de classe de mer de protéger TOUS les animaux marins…
      bien entendu toute personne logique se rend compte que ça implique aussi de supprimer les classes de mer..et tout le bazar auquel ils sont en train de participer..
      on supprime donc la pêche d’abord.. les moins nombreux les plus distants les plus « évidents »..
      le commerce international tant qu’il n’est pas associé à des hydrocarbures des ballastages.etc..
      le simple fait d’aller sur les plages…
      mais aussi tout rejet de quelque polluant que ce soit ayant un impact sur quelqu’animal marin..
      dans la mer et les rivières bien entendu..

      un tel serment est EVIDEMMENT absurde…il s’agit juste d’une injection vaccinale afin de faire tolérer aux enfants n’importe quelle idiotie…
      tu as le droit d ‘accuser un méchant de faire du mal aux animaux marins..mais si on te reproche de faire du mal à un animal marin tu peux plaider le symbolisme de l’argument et tes bonnes intentions.

    • et pour être honnête vous avez trois types de personnes ( au moins) qui se revendiquent de l’ecolo, ceux qui se soucient mal et confusément de la nature et des animaux , et les autoritaristes qui se servent de cet amour confus de la « nature » et les pires les autoritaristes qui se soucient mal..de la nature.

      n’oublions pas que le militant écolo de base est souvent à l’instar du communiste de base un brave type..

    • et je dois dire que le concours des totalitarismes est un peu vain…
      je placerais néanmoins une idéologie qui écrit noir sur blanc qu’il faille éliminer une partie de la population au plus haut.. donc le nazisme est au top…et on voit certains ecolos être tentés et être juste retenus par un reste de cohérence puisque ‘il n’ont pas vraiment de façons de s’exclure de la population à éliminer…ils cherchent néanmoins.

    • « à vrai dire que le parti nazi ait été « écolo », ne nous aide pas à comprendre pourquoi l ‘écologie est une idéologie qui peut devenir très aisément un totalitarisme autoritaire. »
      C’est pourtant simple, il s’agit essentiellement de la recherche du paradis perdu. Ce paradis, légendaire et phantasmé, auquel chaque écolo croit dur comme fer, est également l’archétype du bien absolu.
      Donc quiconque n’adhère pas à ce projet représente le mal.
      CQFD.
      Ce concept, religieux et chrétien à la base, nous explique pourquoi seuls les pays occidentaux sont concernés… Les autres aussi, mais uniquement si ça rapporte…

    • Et justement le but de ceux qui promeuve l’écologisme (je ne oarle pas des idiots utiles) est de tout contrôler, y compris la démographie. Ils sont d’ailleurs les héritiers des eugénistes d’il y a un siècle

  • Toutes les societes imposent des contraintes ,elles sont toutes fascistes. L’astuce est de faire accepter ces contraintes pàr les peuples sous contrôle d’où l’ecologisme actuel .,demain cela sera autre chose . Gauche droite meme combat mais moyens de persuation différents ….tout ca est bien loin du libéralisme ,mais c’est sans doute des maux necessaires pour passer le bouleversement que subissent les societes par un progres technologique trop rapide ,de la charrue attele on est passe au tracteur ,de l’herboriste aux manipulations génétiques ,de quelques millions d’individus a des milliards…

  • On peut ajouter à cet article que les mouvements écologistes d’après guerre ont été financés et promus par ceux-là mêmes qui ètaient de fervents eugénistes avant la guerre…
    (Huxley, Rockefeller…)

  • L’écologie politique actuelle est réactionnaire, conservatrice, elle est anti-liberale, elle est anti-progres.
    Elle est anti-humaniste, pour un ordre transcendant, Gaïa.
    Historiquement, elle a été de droite, mais aujourd’hui elle se dit de Gauche, parce que la gauche est le camp du bien.

  • Cher Alain, je vois que tu n’as pas abandonné ton idée de libéralisme de gauche, qui selon moi n’a qu’une origine exacte dans le fait que Bastiat, comme député, siégeait à gauche dans un hémicycle qui n’avait rien à voir au 19ème siècle avec ce qu’il est aujourd’hui. Quant à l’écologisme d’aujourd’hui il me fait plus penser à une secte qui n’a rien à voir avec la protection intelligente de la nature. La partie de discours de Zemour que tu cites en exemple n’ai rien autre que du « conservatisme » assumé par beaucoup de libéraux dont je suis.

  • Comme l’explique Luc Ferry dans «Le nouvel ordre écologique », il existe 3 catégories d’écologistes :
    Les anthropocentristes qui conçoivent une écologie uniquement dans l’intérêt de l’homme
    Les utilitaristes considèrent que la souffrance animale doit être prise en compte et qu’ils sont des sujets de droit (Militants de la cause animale)
    L’écologie profonde (deep écologie) qui veut attribuer des droits à la nature elle-même et qui classe les priorités dans l’ordre, la nature puis les animaux et ensuite accessoirement l’homme (limitation de la population, rationnement et autres positions extrêmes)
    C’est cette dernière catégorie qui a tendance à s’imposer actuellement en s’appropriant le réchauffement climatique pour imposer ses idées collectivistes, tout en rappelant que l’extrême droite comme la gauche sont d’essence collectiviste.

  • L’ « Asepsie » est une donnée fondamentale pour la santé publique. Pour autant un Parti « Assepsiste » Avec des militants excités et violent est il nécessaire ? Non !
    Les partis écolos , Nazo-Gochos, ne sont que des ramassis de Tarés. Ils sont les plus néfastes a une écologie de bon sens efficace.

  • Sujet piégeux, car les mots y sont souvent piégés, ne voulant pas dire la même chose selon les gens.
    Mais quand on a fait le distinguo entre écologie et écologisme, on a déjà fait un pas dans le bon sens.
    L’écologisme ou écologie politique, dans la mesure où il nie la spécificité de l’être humain – ce qui est foncièrement absurde et contradictoire, puisque justement ce sont des humains, et seulement des humains, qui tiennent ce genre de raisonnement – et place l’humain au même niveau que l’animal, voire que la plante, voire que le minéral, ne peut que se traduire par des actes et mesures liberticides, donc une politique totalitaire, qu’elle soit « de gauche » ou « de droite » (à ce stade, l’étiquette n’a plus guère d’importance, d’ailleurs placer Alain Bonnet dit Soral à droite de l’échiquier politique est parfaitement absurde).

  • Mon commentaire est « en attente de modération »… j’ai parfois du mal à comprendre comment fonctionne la modération sur Contrepoints…

    • Ça doit être principalement une histoire de mots clé.
      Sur un autre fil, au bout d’échanges musclés avec Luther, qui n’ont été pas du tout modérés, j’ai fait une (dernière) réponse qui attend toujours la modération, même si je n’ai pas été plus agressif ou injurieux que dans mes précédents messages (c’est à dire pas du tout).
      Je suis curieux de voir le contenu, pour identifier les possibles mots-clé.
      Il y a aussi « commando », sur un des articles de ces derniers jours, qui rapportait un message à lui resté en modération du 26 jusqu’au 29 octobre…

    • Si vous mettez un lien, la modération est très fréquente (sauf si ce sont des liens d’articles de CP). Sans doute pour vérifier la teneur des articles/sites mis en lien.

    • je dirais « soral »..

  • Les conservateurs idéalisent une nature telle qu’elle est et les écolos socialistes idéalisent une nature telle qu’elle devrait être. Parfois les premiers ont raison (il y a des choses à conserver comme le patrimoine) et parfois les seconds ont raison (il y a des choses à réhabiliter quand c’est possible comme un site exploité, une carrière par exemple). Le principal étant que ni l’un ni l’autre ne devienne une religion d’Etat.

  • On sait que Hitler était un écolo, végétarien il adorait la nature et les animaux. Chez Himmler et les SS le culte de la nature sauvage était célébré!

  • Je ne partage pas une certaine vision développée dans cet article qui consiste à faire croire que le nazisme est une forme de conservatisme.
    Ca n’était absolument pas le cas. Les nazis avaient la prétention de modeler une société nouvelle, un homme nouveau, de la même que les communistes. La différence était seulement dans la méthode employée : les communistes ont tenté la politique de la table rase tandis que les nazis ont essayé de faire avancer leur modèle pas étape.
    Hormis cette différence dans la méthode, le but restait le même et était tout sauf du conservatisme.

    • Je pense effectivement que le nazisme devrait être qualifié de réactionnaire plutôt que de conservateur, car il y avait chez les nazis un rejet de la société moderne dans laquelle ils vivaient et le regard tourné vers un passé et un retour à une pureté fantasmée. Il y a cependant, il me semble, des points communs très importants entre conservateurs et réactionnaires : une importance accordée à la tradition, un rejet du progressisme, une méfiance de la raison (les ennemies d’Edmond Burke, père fondateur du conservatisme moderne, comme ceux des romantiques, à l’origine de la pensée fasciste et nazie, sont les Lumières) et une vision souvent organiciste des sociétés.

      • La principale différence entre les deux, c’est que les conservateurs me semblent se référer à un passé moins lointain et moins fantasmé que les réactionnaires.

    • Bonnes remarques !
      A l’appui de vos dires, citons Che Guevara : « Si le communisme ne devait pas conduire à la création d’un homme nouveau, il n’aurait aucun sens ».
      Sur le conservatisme, le malentendu vient probablement de la polysémie de fait de ce mot. Tantôt il est utilisé pour évoquer la conservation en l’état une société donnée. Tantôt il fait référence à l’observance d’une certaine « morale » (incluant de gros morceaux d’homophobie, de rejet de l’altérité, etc). Les nazis n’étaient assurément pas conservateurs selon le premier sens. Ils l’étaient absolument selon le second.
      Aujourd’hui, ce mot n’est guère plus utilisé qu’avec une connotation négative. Et gens de gauche et gens de droite de se traiter mutuellement de conservateurs, voire réactionnaire.

      PS : le réactionnaire est au conservateur ce que la marche arrière est au point mort…

    • Le nazisme et le communisme ont été financés et instrumentés par l’oligarchie financière anglo-saxonne pour s’opposer et servir leurs intéréts.
      Pn peut lire Anthony Sutton (« Wall Street et la révolution bolchévique » et « Wall Street et la montée en puissance d’Hitler »). Les mêmes instrumentent qujourd’hui l’écologisme.
      Sur l’oligarchie financière anglo-saxonne, Eustace Mullins (« les secrets de la Réserve Fédérale »).
      Après vous comprendrez que ce sont les comploteurs qui traitent leurs adversaires de complotistes…

    • Aucune mention dans l’article du nazisme comme une forme de conservatisme. Les nazis étaient révolutionnaires, au même titre que la Deep ecology tendance Greta d’aujourd’hui.
      C’est l’écologie au sens général qui est conservatrice, en ce sens qu’elle veut conserver l’existant. L’écologie est à l’évidence et par définition un mouvement conservateur.

  • Il me semble personnellement de moins en moins pertinent de définir les positions politiques sur un axe gauche-droite, avec le libéralisme au centre. Socialistes et conservateurs des deux extrémités de l’axe droite-gauche se rejoignent en effet souvent sur leur rejet du libéralisme économique et sur leur opposition à l’individualisme, si bien que le libéralisme est également éloigné d’eux sans pour autant être entre les deux. Avec Hayek, il me semble davantage pertinent de situer les positionnements politiques selon leur proximité avec les trois pôles que sont le conservatisme, le socialisme et le libéralisme. Après, il y a des conservateurs libéraux, qui prônent la liberté économique mais s’opposent à la liberté des mœurs. Il y a les socialistes libertaires, qui s’opposent à la liberté économique mais prônent la liberté des mœurs.
    Ce schéma en trois pôles rejoint dans une certaine mesure ce que Ernest Gellner avait décrit concernant le paysage philosophique général (qui dépasse la seule philosophie politique) : il y a également trois pôles : le rationalisme, le postmodernisme et la religion. Il me semble que si les deux schémas ne se confondent pas exactement, on voit quand même des lignes de convergence, avec le rationalisme et le libéralisme qui perpétuent toutes deux l’héritage des Lumières, les religions qui sont de nature fondamentalement conservatrices et le postmodernisme qui a des liens très étroits avec certaines formes dégénérées du marxisme et qui défend généralement une forme ou une autre de socialisme.

    • Tout à fait d’accord. Le monde est un peu plus complexe que la dichotomie libéralisme-socialisme que certains nous rabâchent ici à longueur de commentaires…

      • sans doute, le monde est complexe , tout est complexe à partir du moment où on dit par exemple » la liberté d’expression bien sûr MAIS… »
        mais alors ..il n’y pas plus de valeurs centrales..
        on peut tout négocier..

        beaucoup de gens partagent des valeurs libérales si on rappelle les enjeux..

      • Les opposants les plus acharnés aux socialistes sont les conservateurs libéraux. Il existe bien plus de ces derniers que de libéraux (une espèce mythique).

    • il me semble qu’on peut le faire mais ce n’est pas l’enjeu actuel… droite ou gauche n’ont plus d’intérêt dans beaucoup de débats actuels où la liberté individuelle est le déterminant.

    • Il y a certes à droite de l’échiquier politique classique des conservateurs étatistes et des conservateurs libéraux (économiquement), mais à gauche dudit échiquier vous ne trouvez pas de gens favorables au libéralisme économique ; la gauche, française au moins, est foncièrement étatiste. La gauche libertaire étant la pire de tout, car spécialiste de l’inversion des valeurs.

      • Si, on est quelques-uns à vouloir faire revivre le libéralisme à la place où il retrouverait une efficacité, c’est à dire à gauche. Et nous sommes bien entendus libéraux économiquement et sociétalement. Ce besoin est d’ailleurs partagé par plusieurs groupes que j’ai pu côtoyer dans plusieurs pays.
        Développer un libéralisme qui ne craint pas de s’affirmer à gauche suppose évidemment de chasser les usurpateurs socialistes de ladite gauche. Curieusement cette perspective semble déplaire à certains libéraux qui préfèrent le statut quo. Pourtant l’échec cuisant du libéralisme de droite devrait inciter les libéraux de cœur à faire bouger les lignes.

    • Les socialistes libertaires ne défendent pas la liberté des moeurs, il obligent à accepter et légaliser la licence des moeurs.

  • « CLIMATE JUSTICE or RIOT ! » ; « SAVE THE PLANET KILL YOURSELF »
    Voilà ! L’écologi(sm)e c’est ça !

  • Luc Ferry dans « Le nouvel ordre écologique : L’arbre, l’animal et l’homme » a pointé l’aspect écologique du nazisme.

  • Je découvre le site de l’auteur, « Gauche libérale », c’est intéressant. Et je m’y retrouve sur plusieurs points. J’espère que d’autres personnes iront y faire un tour (hors de leur bocal).

  • Les commentaires sont fermés.

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Une fois encore, l’actualité nous interpelle sur les finalités de l’argent public. Comment peut-on en arriver, et sous prétexte d’intérêt général, à financer des actions hostiles aux lois du pays via un financement public, donc au nom des contribuables ? N’est-ce pas là pure hérésie ?

 

Une conception étonnante de l’intérêt général

Stupeur dans la ville de Poitiers : une association se définissant comme un « mouvement citoyen pour le climat et la justice sociale », Alternatiba, organise – dans le cadre de ses rencontres ann... Poursuivre la lecture

Réputée avoir eu la peau de Superphénix, Dominique Voynet ne fit en réalité que cueillir les fruits de l'inlassable travail de sape accompli par Corinne Lepage durant la décennie 1987-1997. C’est donc à juste titre que la seconde traita la première d'usurpatrice dans les colonnes du journal Le Monde, en juillet 1997.

Toutefois, la plaignante oubliait à son tour de souligner le rôle terriblement efficace que, en tant que ministre de l'Environnement, la toute jeune et fraîche protégée du président Mitterrand, Ségolène Royal, joua dans la... Poursuivre la lecture

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