Et si on (re)lisait Stefan Zweig cet été ? (18)

Une série destinée à vous faire découvrir ou redécouvrir l’œuvre de l’auteur autrichien Stefan Zweig. Aujourd’hui, présentation de « L’étoile au-dessus de la forêt », un court recueil de trois nouvelles qui remontent à ses débuts.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Et si on (re)lisait Stefan Zweig cet été ? (18)

Publié le 5 août 2017
- A +

Par Johan Rivalland.

Ce recueil ne me semble pas être le meilleur de Stefan Zweig, loin de là. Mais on y trouve déjà la force du style et tout le talent de l’auteur, sa capacité extraordinaire à s’immiscer dans la psychologie profonde de ses personnages et à y détecter ce qui motive leurs actes.

Ses thèmes de prédilection, qui déboucheront sur ses meilleures œuvres, et la diversité de ses personnages ou situations, y sont également déjà présents. On sent les débuts très prometteurs de celui qui deviendra le très grand écrivain de la renommée que nous savons.

L’étoile au-dessus de la forêt 

Sous des enchaînements rapides, et certainement très excessifs (fruits peut-être des emportements de la jeunesse de l’époque ?), nous suivons ici le fol amour secret que voue un jeune serveur d’un grand hôtel à une comtesse polonaise. Un amour assurément impossible entre gens de conditions si différentes.

Où cet amour secret et intense va-t-il le mener ? Là où il se trouvera le visage tourné vers une brillante étoile au-dessus de la forêt… Et vers une issue qui semble, aujourd’hui tout au moins, très peu réaliste. Néanmoins pas étrangère à l’esprit de Stefan Zweig lui-même, et dans le ton de ce que l’on peut aussi trouver chez certains grands auteurs comme Tolstoï ou Goethe, notamment.

La marche

Changement de décor et d’univers radical, ici, puisque nous nous trouvons projetés vers les débuts de l’ère chrétienne et suivons la marche décidée et précipitée d’un jeune pèlerin en direction de Jérusalem.

Cet être, dont le cœur est empli de foi et d’espérance, ressent comme un fort appel à aller à la rencontre de ce Messie, ce Sauveur, dont de nombreuses rumeurs font état de la présence dans cette ville de Judée.

Stefan Zweig nous entraînera de nouveau, par la suite, dans l’univers biblique, à travers deux nouvelles du Chandelier enterré. Mais il n’en fait pas particulièrement un thème de prédilection.

Les deux jumelles

Déjà présentée dans notre tout premier volet, car incluse également dans le volume « Brûlant secret », cette narration met en scène deux soeurs en tous points exceptionnelles, mais terriblement jalouses l’une de l’autre. Une jalousie qui va les mener, arrivées à l’âge adulte, sur des chemins très opposés, et en même temps selon des points communs indéniables, au-delà des paradoxes.

Sans conteste, la meilleure nouvelle de ce recueil. Un récit d’une grande force, où s’exprime déjà tout le talent du grand maître de la psychologie humaine.

Stefan Zweig, Létoile au-dessus de la forêt, Pocket (édition Bilingue français-allemand), avril 2013, 176 pages.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Philippe Silberzahn.

2020 se termine mais la crise commencée il y a un an, elle, est loin d’être terminée. L’espoir de voir l’épidémie disparaître au printemps s’est évanoui et nous semblons nous être installés pour longtemps avec elle. Il est difficile de ne pas se laisser gagner par le pessimisme.

Et pourtant, il existe des raisons d’espérer. Ne faisons pas comme l’écrivain Stefan Zweig, qui s’est suicidé par désespoir durant la Seconde Guerre mondiale, pensant que tout était perdu au moment même où le sort tournait en fav... Poursuivre la lecture

Par Francis Richard.

Le monde d'hier, qui va de 1881 à 1941, n'est pas meilleur que le monde d'aujourd'hui : ce n'était pas mieux avant. Même si par certains aspects, et à certains moments, ce monde était meilleur, il ne l'était pas par d'autres et, quand il était meilleur, il ne l'était pas longtemps. Les deux mondes sont tout simplement différents. Tous deux imparfaits et éphémères.

Dans ce livre-testament, qui recouvre les soixante ans de sa vie, Stefan Zweig, à l'aide de sa seule mémoire (il a tout perdu ou presque), en 1941... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Francis Richard.

Désirs et servitudes est un recueil de quatorze nouvelles dont les héroïnes sont toutes des femmes : Mariette, Justine, Adeline, Marion, Chantal, Claudine, Régine, Marcia, Patricia, Martine, Aude, Line, Sylviane et Léa.

Anne Bottani-Zuber a divisé ce recueil en trois parties qu'elle a dédiées :

- à ses arrière-grands-mères et à ses grands-mères

- à sa mère et à ses tantes

- à sa fille

C'est dire que son livre parle de cinq générations de femmes qui ont toutes en commun d'avoir eu... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles