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C’est quelque chose, de Fabienne Radi

Publié le 4 février 2017
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Par Francis Richard.

La maison n’est ni vraiment belle ni franchement laide. Une construction des années soixante, un toit à deux pans en tuiles rouges, des murs en crépi blanc, une baie vitrée donnant sur une pelouse fraîchement tondue, des volets en bois qui devaient être verts dans une autre vie.

Ainsi commence la fable que raconte, avec malice et humour, Fabienne Radi, et qu’elle a intitulée C’est quelque chose, une expression qui souligne l’importance de la chose et qui peut tout aussi bien signifier l’horreur que l’émerveillement qu’elle suscite chez celle ou celui qui la découvre.

Car cette fable a pour protagoniste cette maison, dont le principal atout est de ne pas avoir de vis-à-vis. Elle doit d’être restée coupée du monde aux plans d’aménagement du territoire successifs qui tantôt ont donné de la valeur aux terrains, tantôt la leur ont ôté…

Paul et Suzie, un couple de médecins, jette son dévolu sur ce qui n’est encore qu’un terrain à bâtir, situé entre collines et forêt. Ils n’ont aucune peine à convaincre les propriétaires, Joseph et Janine, de le leur vendre : ses changements de déclivité le rendent difficile à cultiver…

Le plan d’aménagement qui inverse les valeurs

Paul et Suzie font donc construire sur ce terrain leur maison de campagne et pendant des années, ils viennent y passer leurs weekends, d’abord seuls, puis avec leurs enfants, des jumeaux. Le dernier plan d’aménagement du territoire inverse les valeurs :

Situé pile au milieu d’une immense zone agricole de basse montagne, le terrain appartenant à Paul et Suzie ne vaut donc pas un clou, mais la maison en revanche a gagné une plus-value inestimable du fait qu’elle restera isolée, ou du moins pour une bonne cinquantaine d’années.

Au milieu des années septante, dans les hôpitaux, la concurrence des médecins étrangers pousse Paul – Suzie a arrêté de travailler pour élever les enfants – à se perfectionner : il trouve une place intéressante dans un grand hôpital à Oslo, dans un centre de recherche sur les traumatismes sportifs.

Pour améliorer leur ordinaire, ils louent leur maison de campagne à cinq étudiants de bonnes familles… suédois : le hasard scandinave fait bien les choses. Et Suzie demande à Joseph d’aller de temps en temps jeter un coup d’oeil discret pour voir si ces jeunes gens ne font pas trop de dégâts.

Lesdits cinq étudiants suédois ne sont pas des enfants de chœur et, dès les beaux jours, ils y font la nouba avec des filles. Avant le retour de Paul et Suzie, Joseph est chargé par eux d’une tâche : ce qu’il découvre alors lui fait pousser l’expression qui donne son titre au livre…

La morale de cette fable impertinente pourrait être que l’on récolte toujours ce que l’on sème, mais c’est parfois dans l’art et la manière dont les fruits sont obtenus que la surprise peut être de taille. Il n’est pas fortuit que les étudiants suédois soient au nombre de cinq, comme les cinq sens…

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