Tombe pas dans le panopticon !

Le ministère de l’Intérieur souhaite disposer des bases de données des assureurs pour lutter contre certaines infractions. Un pas de plus dans la mauvaise direction, celle du Panopticon.

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Caméra de vidéosurveillance (Crédits LeChinchi, licence CC-BY-NC 2.0), via Flickr

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Tombe pas dans le panopticon !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 5 septembre 2015
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À la fin du 18ème siècle, Jeremy et Samuel Bentham concevaient le Panopticon, une architecture destinée à permettre à une seule personne d’en surveiller des centaines d’autres. Envisagé entre autres pour les hôpitaux, écoles (sic) et asiles, c’est pour concevoir des prisons plus efficaces que le Panopticon a été conçu. Le principe est relativement simple : la position centrale du surveillant lui permet de voir n’importe quel détenu à tout instant, et les détenus ne peuvent savoir s’ils sont effectivement observés ou non. Cette possibilité d’être observé sans pouvoir le vérifier devait favoriser l’exemplarité : si on peut être vu, on peut être pris. Une idée simple pour laquelle ses inventeurs avaient de grandes ambitions :

« La morale réformée, la santé préservée, l’industrie revigorée, l’instruction diffusée, les fardeaux de la société allégés, l’économie reposant pour ainsi dire sur un roc, le nœud gordien de la loi sur les pauvres non pas tranchée mais déliée ; le tout par une simple idée d’architecture ! » – Bentham

Le Panopticon moderne n’est pas un concept architectural. Dès 2003, Jerome Dobson et Peter Fischer prédisaient un « géoesclavage », défini comme « la pratique par laquelle une entité, le maître, surveille et exerce un contrôle coercitif ou subreptice sur une autre personne, l’esclave ». Ce qui aurait pu n’être que le délire paranoïaque de deux chercheurs est devenu une réalité : la surveillance de masse s’est généralisée, dans le cadre de la guerre contre la drogue puis contre le terrorisme.

La quantité de données relatives à un individu (par exemple, vous) – communications, géolocalisation ou triangulation du signal, achats effectués par carte bancaire, billets nominatifs, inscriptions et activité sur Internet… – donne une idée de l’ampleur potentielle de la surveillance. Et cet ampleur n’est pas que potentielle : en France, l’ensemble des communications de chaque citoyen est analysé.

L’entité « maître », l’État, n’a même plus besoin de collecter ces données elle-même ; elle peut se contenter de collecter les données de tierces parties. Et c’est exactement ce qu’elle fait. Auprès des opérateurs de télécommunications, des services de messagerie, et désormais des assurances : le ministère de l’Intérieur planche sur un projet de croisement des bases de données des assurances avec le registre des immatriculations pour faciliter la détection des défauts d’assurance en cas d’infraction sans interpellation directe. Quand un radar automatique constate une infraction, l’immatriculation du véhicule sera utilisée pour déterminer s’il est assuré ou non. Les modalités pratiques sont encore à déterminer : croisement des bases de données ou requêtes individuelles auprès des assureurs.

Un tel système facilite évidemment le travail de la puissance publique et inciterait les propriétaires récalcitrants à assurer leur véhicule. Tout comme croiser les données bancaires avec les informations transmises aux organismes sociaux permettrait de limiter la fraude, et comme analyser l’ensemble des télécommunications pourrait permettre de mieux détecter les comportements suspects, en particulier les potentiels terroristes. Mais les avantages du Panopticon, déjà mis en avant par Bentham, ne doivent pas faire oublier ses inconvénients : la vie privée disparaît, et nous sommes tous de facto ciblés par une surveillance avant tout conçue pour des prisonniers. Il est impossible de savoir si on est effectivement surveillé, mais il est certain qu’on peut l’être.

Le Panopticon n’est plus un concept architectural, qu’il n’a en réalité jamais été, mais un concept social, qui avance derrière un discours en trois phrases :

  • C’est pour votre bien. La surveillance n’est qu’un moyen, au service d’une juste et bonne fin.
  • La fin justifie les moyens. Lutter contre la fraude, contre le coût économique du défaut d’assurance ou contre le terrorisme justifierait que l’État puisse tout savoir de chaque citoyen.
  • Si on n’a rien à cacher, on n’a rien à craindre. Après tout, quel problème un citoyen modèle devrait-il trouver à ce que l’État bienveillant sache tout de son exemplarité ?

Malheureusement, ce discours séduit : comme l’anticipaient Dobson et Fischer : « Les inconvénients n’apparaîtront qu’après que nous ayons été séduits par les avantages. » Si cela permet de mettre les coupables en prison, beaucoup semblent prêts à accepter qu’on place les innocents en liberté surveillée.

Une telle liberté surveillée comporte cependant de nombreux risques. Elle n’a pas de réelles limites. On voit bien comment les outils de lutte contre la drogue ont été étendus à la guerre contre le terrorisme, puis contre la fraude et les infractions. Agissant pour le compte de l’État, et donc en théorie au service des citoyens, les surveillants ne font donc que s’attribuer des outils supplémentaires pour mieux faire leur travail, c’est-à-dire mieux servir les citoyens. Mais partout où elle a été déployée, la surveillance a prouvé qu’elle n’était respectueuse ni des principes censés fonder la légitimité de l’État, ni du cadre juridique qui lui est donné.

Les surveillants ont à maintes reprises étendu leurs prérogatives de leur propre initiative ou de celle de leurs dirigeants, et en tout cas sans aucun contrôle démocratique. Les justifications à la surveillance sont parfois trouvées hors de leur cadre théorique, et elle s’exerce régulièrement sans aucun mandat. La liberté est surveillée, mais les surveillants ne le sont pas, n’ayant aucun compte à rendre de leurs activités et faisant face à des sanctions mal définies.

L’extension permanente des motifs de surveillance et leur définition vague font également planer le risque d’une surveillance irréversible. Si la surveillance est un enjeu de sûreté nationale ou d’intérêt général, s’y opposer ou chercher à s’en préserver ne devraient-ils pas être punis ? Ceux qui ont jusqu’à présent dénoncé la surveillance (e.g. Edward Snowden) font déjà l’objet de poursuites dans leur pays d’origine, alors même que les activités qu’ils dénonçaient étaient illégales.

Être surveillé peut aussi inciter les citoyens à changer leur comportement, illégal ou non ; avec d’autant plus d’impact que les limites de la surveillance sont mal définies et que le réel usage des données collectées est impossible à connaître. Un gouvernement pourrait-il faire chanter un candidat, un chef d’entreprise ou un leader d’opinion ? Transmettre des informations sensibles à la presse sous le couvert de l’anonymat ? Pourraient-ils agir différemment par simple peur d’être sous surveillance ?

Pour ne pas tomber dans le piège du Panopticon, il faut veiller au respect de la vie privée – qui, quoi qu’en pense le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, est bien sinon une liberté, une condition de la liberté.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » – Thomas Jefferson

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  • Je chipote mais il me semblait que la dernière citation était plutôt de Benjamin Franklin.

    • La phrase originale attribuée à Franklin est

      « Those who would give up Essential Liberty
      to purchase a little Temporary Safety,
      deserve neither Liberty nor Safety »

      Le principe décrit étant général et intemporel (souvenez vous du plat de lentille), il est difficile d’attribuer toute phrase combinant « liberté », « sécurité » et « ou exclusif » au seul Franklin !

  • c’est quoi la vie privée , pas grand chose , juste une histoire de mœurs ..le monde libéral se résumerait donc qu’a une histoire de Q , non, seulement le monde libertin 😉

    nota : votre exemple d’assurance est vraiment mal choisi , c’est surement un des cas où l’informatique ferait des miracles , rien de pire que d’avoir un accident avec une ‘voiture’ non assurée !

    • Donc, reprenons :
      Etape 1 : Je suis séduit par les avantages…

      • je passe par une étape de modération je ne suis donc pas quelqu’un de vraiment libre d’exprimer le fin fond de ma pensée..très nauséabonde sur le sujet


        Note de la modération.
        Quelques rappels :
        Chacun est libre d’ouvrir un blog personnel.
        Chacun peut soumettre librement à la rédaction de Contrepoints ses propositions d’articles pour exprimer ses points de vue « approfondis ». Propositions que Contrepoints peut également, tout aussi librement, accepter ou refuser.
        Les espaces de commentaires sous les articles sont, au premier chef, destinés à commenter l’article au-dessus. Ce ne sont, en aucun cas, des tribunes gratuites et open-bar.
        Contrepoints n’attente à la liberté d’expression générale de personne, mais dans l’espace privé Contrepoints, ce sont tout bonnement les règles de Contrepoints qui s’appliquent.

        xkcd free speech

        • ce n’était pas un reproche juste une constatation et la justification de mon propos
          mais merci pour les belles images , cool 😉

    • « rien de pire que d’avoir un accident …. »
      Tout court ! On s’en fout que le tiers soit assuré ou non si vous l’êtes vous. C’est son problème, c’est lui qui morflera, pas vous.

      • Si vous n’etes qu’assures au tiers (tres courant en Belgique, moins en France), meme en droit, si le tiers n’est pas assure, c’est pour votre pomme. Vous pouvez vous retourner contre lui, mais bien souvent, s’il n’est pas assure, c’est qu’il est insolvable. Et dans ce cas, vous n’aurez aucun recours. Tout au plus vous le mettrez en « faillite personnelle » et apres quelques annees, il recommencera.

        • Humm..
          En france il y a un fond de solidarité qui paye.
          C’est pas cher c’est l’état qui paye (en fait c’est une cotisation obligatoire sur les primes d’assurances).

        • Pas de fond de garantie à ce sujet en fRance et en Belgique?

        • « Si vous n’etes qu’assures au tiers »
          Là ça nous expose à plein de cas possibles dans les responsabilités de l’accident mais je crois de mémoire que les dommages corporels sont pris en charge quoiqu’il arrive.

  • Les socialistes(déclarés: ps, verts, fn, pc,… ou non: une bonne partie de la droite et du centre) arrivent aux limites de ce qui est facile à ponctionner, avec près de 60% de prélèvements obligatoires.

    Afin de poursuivre la collectivisations forcées, il faut: culpabiliser aux yeux de tous les fraudeurs, si possible prélever à la source, surveiller toujours plus.

    La dernière étape: museler ceux qui dénoncent ce système par le contrôle des médias et/ou la caricature des méchants libéraux ; pourquoi pas aussi, l’utilisation de la force pour combattre, par exemple, un « trouble à l’ordre public ».

    • Et il y a en plus l’incitation à la délation : les citoyens surveillent les citoyens et les signalent aux «autorités».

    • @cg, les prélèvements obligatoires sont déjà plus élevés que 60%. c’est la dépense publique qui arrive à 60%…seul point rassurant, c’est que tous les pays qui ont dépassés ce seuil se sont rapidement écroulés après.

  •  » Jeremy et Samuel Bentham concevaient le Panopticon » cela ne s’appelait pas le panoptique ??

  • Les 3 affirmations :

    – C’est pour votre bien.
    – La fin justifie les moyens.
    – Si on n’a rien à cacher, on n’a rien à craindre.

    supposent que celui qui juge est agit est lui-même parfait. En effet, dans le cas contraire c’est exactement le contraire :

    – ce qu’un idiot décide à ma place est mauvais et dangereux,
    – les fins des gens malhonnêtes, stupides, fous, fanatiques sont injustifiées et injustifiables,
    – on a tout à craindre et il est donc nécessaire de se cacher de ces gens.

    En toute logique, on ne peut donc s’appuyer sur ces pseudo vérités sans au préalable se poser la question de la qualification, de l’honnêteté, la fiabilité et la santé mentale des juges et détenteurs du pouvoir. Et on ne peut tolérer qu’ils augmentent leur pouvoir et leur contrôle sans au préalable s’améliorer eux-même et atteindre l’excellence.

    Or qu’observe-t’on en particulier et à commencer par les politiques :
    – ils sont incompétents et doctrinaires : on nomme les ministres en fonction de choix qui n’ont rien à voir avec leur fonction, ils ne maitrisent rien, ils nient les évidences,
    – ils sont malhonnêtes, doctrinaires, ne pensent qu’à leur carrière et leur boulot de dans 2 ans …
    – ils ont une volonté évidente d’imposer l’inacceptable par tous les moyens en s’appuyant sur des mensonges et en allant à l’encontre de la volonté de ceux qui les ont élus.

    Mais le plus grave est qu’ils ne font rien pour s’améliorer et que cette situation empire au point de devenir caricaturale. Les ripoux gardent leur mandat, l’incompétence aux postes les plus haut placés devient la norme, les exagérations sont devenus mensonges puis farce grossière. Dans ces conditions, le bien des gens et de la nation, la nécessité des moyens et le courage d’avancer à visage découvert s’appliquent à … faire la révolution !

    • @pragmat
      Excellent retournement dialectique pour les trois préjugés que vous démontez !
      Si la démocratie favorise le plus retord des bonimenteurs dans la course au pouvoir, se défier de son gouvernement nous serait salutaire.

  •  » La liberté est surveillée, mais les surveillants ne le sont pas »

    Tout à fait. Le débat tourne toujours sur les bienfaits ou non d’une surveillance. Rarement sur la réciprocité de cette surveillance.

    Ok pour jouer le jeu de la transparance, mais pourquoi à sens unique ?

    Pourquoi est ce que je devrais faire confiance à celui qui ne me fait pas confiance ?

    « Si on n’a rien à cacher, on n’a rien à craindre »
    Retournons la question, l’état a-t-il quelque chose à craindre ?
    Et si il y a des secrets d’état, il peut être normal que le citoyen ait aussi envie d’avoir ses secrets.

    A force de tout faire à sens unique, de vouloir que l’on donne à sens unique, il ne faut pas s’étonner que le citoyen n’ait pas envie de s’impliquer dans la société ou cherche des moyens de contournement. Alors on utilise des moyens artificiels comme la surveillance pour « l’impliquer ». Et on tourne en rond, chacun se marchant sur les pieds.

    S’il y avait un échange réciproque les choses pourraient être différentes.

    Certaines sociétés de la silicon valley l’on bien compris en augmentant le bien être de leurs employés pour augmenter la productivité générale de l’entreprise. Et tout le monde est content.

  • Cette situation est tout à fait normale car l’état est comme l’ogre des légende, toujours affamé et jamais rassasié de pouvoir. La seule solution durable consiste à supprimer l’état. Je ne sais pas si c’est possible mais je sais que c’est la seule solution pour que les individus puissent un jour devenir vraiment libre. Imaginer un état aux pouvoirs limités et qui le resterait est une illusion.

  • Transmettre des informations sensibles à la presse sous le couvert de l’anonymat ?

    Hélas, c’est déjà le cas avec la justice. On ne rigole plus…
    On aurait préféré que le Panopticon soit « la panne au petit con » 🙂
    Mettons le en panne sérieusement.

  • « tombe pas dans le panopticon »

    J’adore le titre qui résume tout à lui seul. Je ne connaissais pas ce terme – j’ai du vérifier sur wikipedia tellement je trouve ça énorme. Ce mot a été bien sur forgé par un anglophone. C’est l’une de ces collisions malheureuses entre les langues qui posent parfois bien du soucis pour créer des marques par exemple. Mais dans ce cas présent, c’est un délice.

  • Dans un pays où les gens peinent à démarrer un window 10 et où l Etat galère à surveiller avec 25 policier, un type fiché S ou autre prêt à commettre un attentat je crois rêver

    La surveillance renforcé en france c’est pas pour ce siècle faudrait d’abord que pole emploi puisse traiter ses dossier mdr

  • je pense pas que la surveillance généralisé et la vérification d’assurance soit la même chose, l’assurance rc est obligatoire car le frais potentiel ne sont pas supportable pour un individu normal, de plus la vignette est visible sur la voie public donc pas du domaine privé… ne vous trompez pas de combat.

    • Hors-sujet. C’est le croisement des bases pour atteindre un but différent de celui initialement poursuivi qui est condamnable. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit d’aggraver la sanction par tous les moyens pour une infraction imaginaire (excès de vitesse constaté par un radar automatique) qui n’a rien à voir avec le fait d’être assuré ou non. Typiquement, on recueille des données dans un but légitime (contrôler l’obligation d’assurance), puis on les détourne dans un but illégitime (réprimer la vitesse) à l’occasion d’un croisement des bases de données. Ne vous trompez pas de combat.

  • C’est quoi, ce panneau, P’tit C.. ?

  • Admettons que cela soit possible !!!!

    Si c’est le cas alors il faut se poser la question du bas niveau dans les sondages de Francois notre fuhrer, qui peine à prendre la moindre décision de bon sens. Est ce que son PC est télécommandé par méchant illuminati de la CIA qui veut détruire méchant pays qui produit de la baguette de pain enrichie lol

  • Gageons dans les semaines qui vont suivre il y aura bien un terroriste qui se fera arrêter après avoir circulé à très grande vitesse et sans permis.

    Le peuple applaudira donc les 2 mesures conjointes :

    – encore plus de radars
    – et le croisement des bases

  • Pour moi il s’agit d’une autre preuve de la capacité toute franchouillarde à inventer des solutions complexes.

    La vraie solution à ce problème étant un délivrement des plaques d’immatriculation par l’assurance. Plaques = assurance à jour. Assurance pas à jour = police à la maison pour retirer les plaques.

    Bon, vous me direz, c’est applicable dans des pays où les représentants de la loi ne risquent pas de caillassage à chaque fois qu’ils se pointent en bas d’une barre d’immeuble…

    • La sympathie pour les forces de l’ordre sera applicable le jour ou l’on ne prendra plus le risque de se faire provoquer, insulter, frapper par les forces de l’ordre lorsque l’on sort de chez soi et que l’on a rien à se reprocher.

      Vaste débat. Mais les réalités ne sont pas toujours les mêmes pour tout le monde. Difficile de juger sans avoir vécu ce type d’oppression couvert par la loi.

      Ce qui est dramatique c’est que lorsque l’on est pas au courant de cette situation on est amené à demander plus de répression, ce qui se traduira par plus de provocations, insultes, etc. Donc ce qui augmentera davantage l’antipathie envers les forces de l’ordre et les problèmes qui en découlent.

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