Areva, Dassault et les autres…

Par René Le Honzec.

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Si Flanby peut se pavaner chez Papy Dassault et lui faire la bise, c’est qu’il n’est pour rien dans le succès du Rafale, passé ou très récent. Je ne dirai pas non plus qu’il est responsable de l’incroyable gouffre d’Areva, fleuron de notre capitalisme de connivence à la française, quand l’État est l’actionnaire d’une entreprise d’État soi disant privée. La haute figure d’Anne Lauvergeon, grande commis(e) de l’État, qui a gagné ses galons en jouant les sherpas de Mitterrand voici bien longtemps, qui a continué une carrière dans les plus hautes sphères bureaucratiques pour finir avec un bâton de Maréchal(e) à la suite de sa nomination par DSK-nan – pas de commentaires indignes – à la Cogema domine cette gabegie érigée en modèle du genre. Avec le slogan, sans rire : « Nous n’avons rien à vous cacher ». Donc, on ne rit pas par la suite quand elle fonde Areva et gagne le surnom d’Atomic Anne. 10 ans de pouvoir quasi absolu, appuyé sur de solides réseaux d’influence.

Là où l’on rit encore moins, c’est qu’après son débarquement par Sarkozy (qui lui proposa d’être ministre de l’Économie, c’est dire le flair) en 2011, des quantités de casseroles dégringolèrent des placards où la belle les avait planqués. Je ne vous en ferai pas le détail, entre les usines non vendues et les ratées vendues qui coûtent la peau des fesses, les mines d’or (au prix d’achat) qui ne produisent aucun uranium, les diktats de la patronne, bref, elle se tire et s’en tire avec un salaire de plus de 300 000 euros sur ses belles années, et un pot de départ d’un million. Sans doute pour la remercier d’avoir été fidèle à la devise socialiste : « Dépensons, dépensons, c’est pas nos sous ». Ce sont les sous du contribuable, qui découvre une perte de 4,8 milliards en 2014. C’est un parfait exemple de capitalisme de connivence, souvent dénoncé dans ces colonnes, un exemple de ces sommes énormes englouties dans les marais d’un socialisme étatique rose ou bleu jamais sanctionné, puisqu’aux élections suivantes, ce sont les mêmes énarques qui continuent de monopoliser le pouvoir.

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