L’État dans notre chambre

Il serait temps que les États deviennent vraiment modernes, se contentant de gérer l’ordre collectif et non nos choix personnels.

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couple gay (Crédits : Agathe, licence Creative Commons)

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L’État dans notre chambre

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 juillet 2014
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Par Guy Sorman

couple gay CC Agathe

Notre corps, à qui appartient-il ? La réponse varie selon les époques et selon les sociétés. Les controverses que suscitent le mariage homosexuel, l’avortement, le nombre d’enfants autorisés illustrent que nous ne sommes pas totalement propriétaires de notre corps : il reste un objet social autant que personnel. Sans trop remonter dans un passé lointain où tous les cas de figure ont existé, on rappellera qu’en Chine il reste interdit pour un couple de garder plus d’un enfant. Il est question d’en autoriser deux mais ceci est loin d’être acquis. Ce qui justifie cette répression ? L’enfant coûterait à la société, il serait donc cohérent que la société, « représentée » par le Parti communiste, gère ce que l’on nomme en économie les « externalités ». Mauvais calcul parce que les enfants deviendront producteurs et rapporteront à la société plus qu’ils n’ont coûté. Ce pseudo calcul économique est en réalité le déguisement d’une volonté de contrôler les citoyens dans ce qu’ils ont de plus intime.

Passons aux sociétés occidentales où le débat sur le mariage homosexuel déchire aussi bien les États-Unis que la France. Ce qui justifie cette controverse laisse perplexe. En France qui fut chrétienne, à peine 5% de la population pratique encore sa foi : l’opposition au mariage homosexuel ne saurait honnêtement être religieuse. Les mariages homosexuels ne coûtent rien à la société : l’opposition n’est donc pas économique. Les hétérosexuels mariés considéraient-ils que la banalisation du mariage dévalorise leur propre engagement ? Mais les divorces sont plus nombreux chez les hétérosexuels que chez les homosexuels. Le débat est plus paradoxal encore aux États-Unis : les citoyens américains préfèrent d’ordinaire que l’État reste éloigné de leur vie. Sauf pour le mariage où adversaires et partenaires de l’alliance homosexuelle comptent sur le gouvernement pour faire triompher leur cause. À terme, il est évident qu’aux États-Unis, comme dans la plupart des pays européens, le mariage homosexuel sera légalisé parce qu’au fonds, il ne s’agit que d’un contrat entre adultes consentants.

Ne devrait-on pas poursuivre cette logique jusqu’à son terme ? Pourquoi l’État devrait-il célébrer les mariages ? Longtemps le mariage fut un accord civil entre familles, entre individus, de l’ordre du contrat personnel ou de l’engagement religieux. Les États modernes se mêlent du mariage dans la mesure où, de fait et en droit, ils se sont substitués aux Églises : la sacralité du mariage est passée de l’Église ou du Temple, à la Mairie. La légalisation du mariage homosexuel n’est sans doute qu’une étape vers le retour au mariage scellé par un contrat purement privé entre adultes consentants : ces contrats seront aussi variés que les intentions et le sexe des époux, à condition que leur union ne porte pas atteinte à des tiers. L’État ne disparaîtra donc pas : il contrôlera les externalités, les droits des enfants mineurs par exemple qu’ils soient procréés ou adoptés ou les clauses du contrat de mariage qui porteraient atteinte à l’ordre public. Aux Églises il appartiendra de célébrer ou non les mariages conformes aux exigences des religions choisies par les contractants. Ainsi le débat sur le mariage homosexuel disparaîtra à mesure que le mariage sortira du champ de la politique.

img contrepoints482 Hollande JulieReste l’avortement qui divise particulièrement les Américains, les Polonais, les Irlandais et de nouveau, les Espagnols. Le gouvernement espagnol ne souhaite pas revenir sur la légalité de l’avortement mais il envisage de le restreindre pour les mineurs. En Irlande, en Pologne, aux États-Unis, la vivacité de la controverse reflète à la fois les convictions religieuses des chrétiens et un conflit de pouvoirs entre les Églises et les États : dans ces pays le fœtus est un enjeu spirituel et politique. La situation espagnole est plus inattendue : la nation est devenue peu chrétienne et l’avortement y est légalisé depuis trente ans. À droite, les partisans qui souhaitent rétablir un droit de regard des parents sur les mineurs agissent certainement en conscience (« pour la vie ») mais aussi pour restaurer une autorité paternaliste ou étatique : ou le peu qu’il en reste. Or, comme pour le mariage homosexuel, ou le nombre d’enfants autorisés, en quoi l’État serait-il concerné ? Si l’État moderne a remplacé l’Église, on admettra qu’il peut agir au nom de la morale : mais quelle morale dans des sociétés athées ? Et si l’État est laïc, seulement défenseur du droit, l’avortement comme le mariage ou la natalité ne devraient relever que des choix individuels. On est pour la vie ? On n’avorte pas : inutile d’appeler la police. On veut épouser un conjoint de son sexe ? Pour quelle raison convoquer le maire ? On veut se marier à l’Église ? Aucun représentant de l’État ne devrait interférer.

Au total, il serait temps que les États deviennent vraiment modernes, se contentant de gérer l’ordre collectif et pas nos choix personnels : à quoi bon un fonctionnaire sous chaque lit ? La désacralisation de l’État et son retrait vont de pair. Il est enfin paradoxal que des tenants d’un État minimum, en Espagne, en France, aux États-Unis, exigent moins d’interventions publiques dans l’ordre économique et plus dans la sphère privée. Les partisans de la gauche et de la droite pourraient restaurer quelque cohérence dans leurs programmes : la gauche demande plus d’État dans notre vie de travail et moins dans notre vie intime. La droite exige moins d’État dans notre vie de travail et plus dans nos choix intimes : une même contradiction irréfléchie et surannée.


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  • L’état doit il se mêler des relations contractuelles entre individus ? Non mais pour autant l’état doit il imposer la modification du sens du mariage qui pour les opposants à la dernière loi voulait dire union d’un homme et d’une femme, vus dans leur complémentarité, en vue de procréer? Et ses conséquences pma gpa, peut on délibérément priver un enfant des ses parents biologiques? L’opposition à l’avortement ne voit pas le problème comme une contrainte sur le corps mais sur la préservation sur ce que les opposant considèrent comme étant un individu dès sa procréation et méritant alors le respect à la vie.

    • L’État doit-il imposer un sens du mariage ?

    • Certes. Il est aussi à noter que si l’opprobre publique ne s’abattait pas sur les filles qui enfantent trop jeunes, hors mariage, etc. il y aurait moins eu d’avortements. Si l’on pouvait décider librement des personnes auxquelles on lègue des biens, les homos n’auraient pas eu à demander l’égalité. Le manque de tolérance a conduit à ces exacerbations sur la place publique.

      • L’opprobre sur les filles-mères, mais aussi le devoir d’assumer pour le père de leur enfant, sont des réactions aux considérables problèmes sociaux posés à terme par ce type de situation.
        Il faut en tenir compte.

        Je prône un enseignement moral traditionnel, limitant raisonnablement la sexualité; et la facilitation de l’abandon à la naissance, y compris socialement – après les candidats à l’adoption ne manquent pas.

        Certainement pas l’avortement, qui consiste à rendre la dignité humaine conditionnelle à un avis extérieur.
        Les libéraux devraient être les premiers à combattre l’avortement:
        La liberté ne peut être la valeur fondamentale que la vie humaine est intrinsèquement sacrée.
        Et réciproquement.

        • Sauf qu’un embryon (jusqu’à 8 SD) et un foetus inférieur à 24/26 SD n’est pas capable de vivre indépendamment de sa mère. Or la mère reste propriétaire de son propre corps, et a donc le droit sacré et inaliénable de refuser l’hospitalité à un autre organisme.

          Votre vision n’est donc pas libéral pour un sous.

          • Refuser à un autre être humain l’assistance qui seule peut lui permettre de survivre, un droit ?
            Moralement, c’est l’affirmation la plus impitoyable que je connaisse.
            Légalement, dans bien des contextes correspondant à cette description, ce serait faux et même sévèrement réprimé.

            C’est pourquoi les partisans de l’avortement ajoutent généralement ces arguments
            – Le foetus n’est pas humain (sans préciser si c’est un poisson, une grenouille ou un castor)
            – Pas de projet parental, pas de droit de vivre

            Le premier est absurde, et le second affirme clairement que la vie humaine n’est pas intrinsèquement sacrée.
            Sa valeur lui est conférée de l’extérieur, par une autorité humaine.
            Les conséquences d’une telle rupture sont incalculables.

            • La loi sur la NAPP (Article 223-6 du CP) n’est l’objet d’aucuns consensus libéral.
              Par conséquent, affirmer que pouvant être rapproché (ce qui est parfaitement faux, qui plus est : nous y reviendront immédiatement) de faits répréhensibles en vertu de la loi sur la NAPP, ce que je dis sur le droit à l’avortement n’est pas libéral, et par conséquent le contraire, c’est-à-dire ce que vous dites, est libéral, est parfaitement non avenue.
              Je vais tout de suite détaillé deux points :
              – je ne suis pas opposé à la loi sur la NAPP, qui bien que non libéral pour certains me semble indispensable en société et très peu privative de libertés individuelles : puisque le minimum pour une personne lambda est d’appeler les secours professionnels,
              – le 223-6 du CP, contrairement à ce que vous semblez croire, dispose très clairement l’absence de risque pour le bon samaritain, ce que n’est pas une grossesse, et n’est que très peu privative de liberté ce que n’est pas une grossesse puis une parentalité.

              Votre premier argument écarté poursuivant les suivants.

              Vous nous dites que le foetus/embryon est un être humain. Je ne vous contredirai absolument pas la dessus. C’est a priori un « être », c’est a priori « humain ». C’est donc un « être humain ».
              En revanche je vous répéterai ce que j’ai déjà déclaré : ce n’est pas biologiquement viable hors du corps de sa mère. Exactement comme un pied le serai si un idiot venait à se le couper avec une hache. Faudrait-il alors poursuivre l’idiot pour le meurtre de son pied ?
              On est exactement dans la même problématique.

              Vous nous dites « pas de projet parental, pas de droit de vivre ». Je vous réponds : « malheureusement oui ». Tant que l’enfant n’est point capable de survivre hors du corps de sa mère par ses propres moyens ou ceux de la Science, le foetus et l’embryon même s’il n’appartient qu’à lui même et à lui seul, et à personne d’autre (ce n’est pas une marchandise qui appartient aux parents) : à un droit de vivre, et non un droit à vivre. Voilà toute la subtilité. Son droit de vivre ne supplante pas, pour moi, le droit de propriété de son corps de la mère.
              Si maintenant il existait des utérus artificiels et des techniques permettant de recueillir des embryons et des foetus pour les y placer : je serai parfaitement contre l’avortement amenant à la mort d’un foetus ou d’un embryon (hors cas pathologiques incurables et douloureux).

              La vie humaine est sacré dans le libéralisme, mais le droit de vivre d’un individu n’est en aucun cas supérieur au droit de propriété d’un autre. Dire le contraire revient à renier l’essence même du libéralisme, et ouvre la porte à toutes les fenêtres.

              Je rajouterai que vos seuls vrais droits sont ceux que vous êtes personnellement capable de défendre (soit directement par vous-même, soit indirectement par l’intermédiaire de l’Etat) : ni plus, ni moins. Voilà pourquoi je suis pro-armes et pro-choix. Il n’y a rien de sacré ou de divin la dedans.
              Soyez parfaitement pragmatique la dessus.

          • On peut objecter que, sauf en cas de viol, il ne s’agit pas « d’hospitalité » puisque l’acte qui a provoqué la grossesse a été initié par la mère et par le père, adultes consentants et volontaires. Le fœtus n’a donc pas demandé « l’hospitalité », car sa venue a été provoquée. Or, il me semble que la liberté ne peut avoir de sens qu’en liaison avec son corolaire évident : la responsabilité.

            • Dans un autre sens, nous pourrons objecter que l’ovocyte 2 et le spermatozoïde ayant conduit à produire l’embryon puis le foetus appartenant aux parents, ce dernier devient leur propriété inaliénable de la même manière que le propriétaire du verger devient propriétaire des pommes qui en sont issues.

              Vous voyez alors que votre problème devient insoluble.

          • Est ce que notre corps est une propriété? Pouvons nous nous posséder ?

            • Le corps est la propriété inaliénable, non cessible et unique de la personne.

              • La mère a le droit de refuser l’hospitalité mais n’a t’elle pas la responsabilité de vie de l’être à qui elle a donné vie?

                • Le droit de vivre n’est point supérieur au droit de propriété, et ne saurai être un droit à vivre.

                  Dans ma conception du libéralisme, en tout cas.

  • Dans ce cas pourquoi s’opposer à la polygamie ou la polyandrie, si c’est le fait d’adultes consentants ?

    • Rassurez vous, certains libéraux ne s’y opposent pas, au contraire !

    • A vrai dire la question est plus complexe : parle t on d’union civile ou de mariage ?

      L’union civile (mariage civil) doit disparaitre dans tous les cas : une homme une femme, un homme et une chaise, une chauve-souris et un disque dur. Le problème de certains « libéraux » est qu’ils veulent augmenter la portée de ces unions civiles au lieu de la restreindre.

      Quand au mariage, qu’on séparera bien des unions civiles, c’est une institution religieuse, n’en déplaise à certains « libéraux ». La valeur morale et le prestige associé à cette institution ont bien sur dans l’histoire attiré l’attention de l’état, qui en plus de lois civiles spéciales, a voulu s’approprier ce prestige de marier les gens. Dans le même ordre d’idée, il y a eu peu des tentatives de faire des baptêmes républicains. Dire que l’état ou la « société » sont aptes à marier, c’est de la statolatrie simple.

      Si les gens veulent de la polygamie et l’acceptent, c’est un problème de mœurs plus que de loi. Si les gens veulent du « mariage pour tous », qu’ils n’embêtent pas ma secte mais qu’ils fassent donc leur secte où on le fête. Qu’ils demandent une cérémonie au Grand Orient de France, ils ont leur chance.

      Tout cela serait moins embrouillé sans les 20 ans de propagande LGBT étatiste derrière nous. Même en Corée du Nord, les gens finissent par croire que le régime promeut le Progrès.

      • Le « mariage pour tous » est effectivement une de nature institution religieuse, car visant explicitement la sexualité et proposant une recette pour le bonheur.

        Le mariage traditionnel, en revanche, est une institution fondée sur le devoir envers la patrie de fonder une famille.
        Questionner sa légitimité, c’est donc questionner la réalité objective de ce devoir.
        Il y a plusieurs raisons d’y souscrire: La dislocation de la famille est effectivement un problème social considérable.
        Les enfants éduqués par leur père et leur mère biologiques (pléonasme imposé par la novlangue!) sont une bien meilleure affaire pour la société que les autres, de nombreuses mesures le démontrent.
        Nous vivons dans une société, dont le nombre d’enfants et la qualité de leur éducation nous impacte inévitablement.

        Donc l’État est légitime à promouvoir le choix de vie qui y est le plus favorable: La famille traditionnelle.
        Corollaire: Il est illégitime à en promouvoir un qui soit contraire.
        Le mariage civil doit donc être limité au couple hétérosexuel.

        Si des couples homos veulent un simulacre de mariage, qu’ils s’adressent ailleurs.
        À noter qu’on peut être homosexuel et avoir le sens du devoir, à l’image de ceux qui défendent le mariage traditionnel.

    • L’objet du débat n’est pas ce que les gens peuvent faire de leur vie.
      Voulez-vous que la loi définisse la liste des positions sexuelles agréées, à deux ou plus ?
      Le kama-soutra et le guide du partouzeur, prochaines plublications du journal officiel ?

      Le mariage civil est une institution définissant un devoir.
      On accomplit un devoir social en fondant une famille traditionnelle, donc le mariage civil traditionnel est justifié.
      Mais on n’accomplit aucun devoir social en ayant des rapports sexuels avec une personne de même sexe.
      Au contraire, puisque les individus qui font le second choix ne font pas le premier.

      C’est parce que le mariage est un devoir qu’il implique un représentant de la patrie, de la famille, ou de Dieu, qui explique aux mariés consentants à quoi ils s’engagent.
      Ceux qui parlent de contrat n’ont donc rien compris au mariage.

      Le mariage pour tous a remplacé le devoir, envers quoi les libéraux sont méfiants mais pas fermés, par le « droit à », à quoi les libéraux devraient s’opposer bec et ongles.

    • Je suis libéral et je ne m’y oppose pas.

      Tant que chacun est consentent cela ne me regarde ni moi ni l’Etat.

  • « la gauche demande plus d’État dans notre vie de travail et moins dans notre vie intime. »

    Non, c’est faux. La gauche ne veut pas moins d’État dans notre vie intime, elle veut planifier notre émancipation face à l’ordre social.
    La gauche est toujours dans une optique de « liberté réelle » marxiste contre la liberté formelle libérale.

    • Exactement !

      Je dirais même que la démarche égalitariste du mariage pour tous est intellectuellement identique à celle de la redistribution des revenus.

  • « Les mariages homosexuels ne coûtent rien à la société » : ben si : notamment les histoires de pension de reversion, …

    « Les hétérosexuels mariés considéraient-ils que la banalisation du mariage dévalorise leur propre engagement ? » : ben si, la définition du terme mariage a été changé !

    de même que je ne suis pas un parent 1 (ou 2), mais un père ou une mère…

    A l’origine, le mariage a été mis au rang d’institution (cf. code civil) parce qu’il contribue à la construction de la société et favorise la pérennisation de la société (cadre stable et protéger pour procréer et éduquer les enfants, avenir de la société).

    Bref, faut creuser un peu sur des sujets sérieux.

  • L’Etat doit-il s’occuper du Mariage ?
    Pour moi la réponse est NON. Le mariage est un rite religieux et sociétal. Deux domaines dans lesquels l’Etat n’ a aucun droit d’intervenir !
    Ensuite pour comprendre l’opposition au « mariage homosexuel » en dehors du fait religieux, politique ou économique… Il faut comprendre la biologie de notre espèce (malheureusement beaucoup trop de gens ont oublié que nous étions une espèce animale issue de l’évolution) : notre espèce est a reproduction sexuée. L’homosexualité est une impasse, une erreur évolutive, qui réduit les échanges de gènes et donc la probabilité de survit de l’espèce. Nous sommes viscéralement contre l’homosexualité car c’est inscrit dans nos gènes : comme toute les autres paraphilie l’homosexualité est un frein à l’évolution et à la survit de nos gènes !!!

    Après, dans une société libre, les adultes consentants font comme ils veulent. Les grecs le faisaient déjà. Mais ils faisaient la distinction entre relations sexuelles et « mariage » … Dans la société grecque ou romaine l’homosexualité était répandue. Mais aucun mariage homosexuel n’existait.

    Pour l’adoption, je pense, là aussi basé sur la biologie de notre espèce, qu’elle ne doit pas être autorisée aux homosexuels. Ils ne peuvent pas génétiquement avoir d’enfants, et il faut toujours un mâle et une femelle pour concevoir un enfant. Ce qui est donc contradictoire : autoriser une relation homosexuelle et faire appel à une relation hétérosexuelle pour obtenir un enfant…
    En outre cela fait passer l’enfant pour un « besoin », un objet commercial… On va acheter des enfants pour assouvir un « besoin ». C’est de l’esclavagisme !!!
    Enfin, Le « mariage » (ou contrat de sexualité) est un engagement entre adultes, donc parfaitement informés de leurs droits, devoirs et limites (physiques, intellectuelles…). Mais l’adoption n’est absolument pas pareil : l’enfant ne signe aucun engagement, il n’est pas au courant, il n’a pas le droit de s’exprimer (et il ne le peut pas souvent !!!). Ce n’est donc pas un contrat… mais c’est presque une relation de subordination !!!

    • « On va acheter des enfants pour assouvir un « besoin ». C’est de l’esclavagisme !!! »

      Comme avec l’avortement: La dignité d’être humain n’est pas intrinsèquement associée à tout être humain, mais lui est conférée par le désir d’un couple (pourquoi un couple ?).

      Je pense aussi qu’il vaut mieux abolir le mariage civil qu’avoir le « mariage pour tous », qui dénature le mariage mais aussi l’État.

      Mais pratiquement je pense que les mêmes enjeux reviendront:
      1- pour la stabilité et la prospérité de la société, il ne sera sans doute pas possible de cesser de promouvoir le mariage traditionnel;
      2 – l’État socialiste a éradiqué le christianisme, précisément pour s’arroger son champ d’autorité
      3 – L’État socialiste contrôle tellement nos vies qu’il est impossible de fonder une famille sans se cogner à toutes sortes de lois

  • Le paroxysme de cette situation d’intrusion de l’État dans les choix individuels concernant la famille, est quand même la politique nataliste dont le (coûteux) bras armé sont les allocations familiales. L’État n’a plus a se mêler de cela. Une politique raisonnable consisterait a verser cette rente au premier enfant, zéro pour le deuxième, et taxer les suivants…non?

  •  » la gauche demande plus d’État dans notre vie de travail et moins dans notre vie intime. La droite exige moins d’État dans notre vie de travail et plus dans nos choix intimes  »

    Par cette phrase, GS démontre qu’il ne comprend absolument rien.
    Gauche et droite sont cohérentes.

    Avortement de masse, mariage homosexuel, et dirigisme étatique vont de pair.
    Sacralité de la vie, liberté, et mariage traditionnel vont aussi de pair.
    C’est logique, rationnel, et GS est complètement perdu.

  • La question de l’avortement m’a toujours fait rire car une fois mise en rapport avec celle de la peine de mort, on voit que chacun peut s’arranger avec ses propres convictions.
    – Généralement ceux qui soutiennent le droit à l’avortement sont aussi ceux qui nous expliquent que la peine de mort est une abomination puisqu’on tue un être humain. Très bien, mais n’est-ce pas non plus ce qu’une femme (même si l’humain est à l’état de fœtus) fait quand elle avorte?
    – Inversement, ceux qui sont opposés à l’avortement parce qu’on tue un être vivant sont les premiers à vouloir zigouiller la moitié (au moins) de la population carcérale.

    Personnellement je ne tiens pas de double discours, la femme fait ce qu’elle veut de son corps et la société fait ce qu’elle veut avec ses ouailles les plus dangereuses. Je soutiens aussi le mariage gay, la PMA, la GPA etc…Car que ce soit autorisé ou que ce ne soit pas autorisé ne change rien à ma vie.

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